Fils de l'homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? Ezéchiel 37, v. 3.
Ce pécheur peut-il devenir un saint ? Cette vie tordue peut-elle se redresser ?
Il n'y a pour cela qu'une seule réponse : "Seigneur, tu le sais, mais je ne le
sais pas." Ne prétendez pas ici faire intervenir votre bon sens, en disant :
"Oh! oui, avec la lecture plus assidue de la Bible, un peu plus de piété,
un peu plus de prière, nous arriverons à un résultat."
Il est beaucoup plus facile de faire quelque chose que d'avoir confiance en
Dieu. Stimulés par la peur, nous agissons. Mais ce n'est pas de l'inspiration,
ce n'est pas de la foi véritable. Et c'est pourquoi tant de gens travaillent
pour Dieu, sans collaborer vraiment avec lui. Au fond, est-ce que je crois que
Dieu pourra faire ce qui m'est impossible ? Moins je me rends compte que Dieu
est capable de venir à mon aide, et plus je suis enclin à désespérer
de la conversion des autres. Si j'étais, grâce à mon expérience
personnelle, tout pénétré de la grandeur et de la puissance
de Dieu, alors je ne douterais plus qu'il pût sauver les autres, quelle
que fût leur déchéance. Plus je manque de vie spirituelle,
plus je suis envahi par le doute et la crainte.
"Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Je vais ouvrir vos tombeaux..."
Quand Dieu veut me révéler la corruption de la nature humaine,
il ouvre mon tombeau. Il me fait voir en moi, pour autant que je suis en dehors
de sa grâce, bien plus de possibilité de mal que le pire criminel
n'en a jamais réalisé. "En moi, dit Paul, dans mon être
charnel, il n'y a rien de bon." Dieu nous révèle ainsi par
son Esprit ce que nous sommes naturellement, avant que sa grâce toute-puissante
ait agi en nous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Quelle est la vision qui vous hante ?
2 Juin
Quelle est la vision qui vous hante ?
Quel est l'homme qui craint l'Éternel ? Psaume 25, v. 12.
Quelle est la vision qui vous hante ? "Aucune", direz-vous peut-être.
Mais aucun de vous n'échappe à une telle hantise. La vision peut
venir d'en bas ou d'en haut. Le psalmiste nous dit que nous devons être
hantés par la vision de Dieu. Cette vision doit faire partie intégrante
de toutes nos pensées, sans aucun raisonnement de notre part. La pensée
de l'enfant est toujours hantée par la vision de sa mère, même
quand il ne s'en rend pas compte. On le voit bien dès qu'il lui arrive
quelque infortune. C'est ainsi que nous devons avoir en Dieu la vie, le mouvement
et l'être, que nous devons considérer toute chose du point de vue
de Dieu, la vision de Dieu surgissant sans cesse de notre subconscient.
Si nous sommes hantés par la vision de Dieu, aucune autre ne peut nous
hanter, aucun souci, aucun tracas, aucun découragement. Et voilà
pourquoi Jésus condamne si sévèrement le péché
de l'inquiétude. Comment osons-nous douter ainsi de la bonté de
Dieu, quand il nous environne de toute part ? Être hanté par la
vision de Dieu, c'est le rempart le plus efficace contre les assauts de l'ennemi.
"Son âme reposera dans le bonheur." Malgré la persécution,
la calomnie, toutes les misères, si notre vie est cachée avec
le Christ en Dieu, Il nous fera reposer dans le bonheur. Nous nous privons nous-mêmes
de cette communion merveilleuse et bienfaisante. "Dieu est notre refuge."
C'est un abri où rien ne peut nous atteindre.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'intimité avec Dieu
3 Juin
L'intimité avec Dieu
L'amitié de l'Éternel est pour ceux qui le craignent. Psaume
25, v. 14.
A quoi reconnaît-on un véritable ami ? A ce qu'il nous raconte
ses chagrins secrets ? Non, mais à ce qu'il nous fait part de ses joies
secrètes. Vous trouverez bien des gens pour vous confier leurs chagrins;
l'intimité seule permet d'échanger ses joies intimes. Avons-nous
jamais permis à Dieu de nous faire part de ce qui le réjouit ?
Sommes-nous si pressés de lui raconter tous nos secrets que nous ne lui
laissons pas un instant pour nous parler lui-même ? Au début de
notre vie chrétienne, nous sommes débordants de requêtes.
Plus tard, nous comprenons que Dieu veut nous mettre en rapport direct avec
lui, afin que nous prenions part à ses desseins. Sommes-nous assez pénétrés
de la conception que Jésus-Christ a de la prière : "Que ta
volonté soit faite..." pour pouvoir saisir les plus secrètes
intentions de Dieu ? Dieu touche nos coeurs, non pas tant par ses grandes bénédictions
que par les petits détails : il est au courant de tout ce qui nous concerne,
il sympathise avec nos moindres préoccupations.
À l'homme qui craint l'Éternel, Dieu montrera la voie qu'il doit
choisir. Au début, nous avons besoin de nous rendre compte que Dieu nous
dirige. Plus tard, notre pensée est si pénétrée
par l'Esprit de Dieu qu'il n'est pas besoin que nous cherchions sa volonté;
l'idée même de choisir autre chose ne nous viendra plus. Chaque
fois que nous ne sommes pas sûrs d'être sur la bonne voie, il faut
s'arrêter net, et non pas se mettre à raisonner, en se disant :
"Pourquoi pas, après tout ?" Dieu, à ce moment-là, nous
instruit par nos choix spontanés, il dirige notre bon sens; nous ne faisons
plus obstacle à son Esprit en lui demandant sans cesse : "Seigneur,
quelle est donc ta volonté ?"
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Il ne te délaissera point
4 Juin
Il ne te délaissera point
Dieu lui-même a dit : Je ne te laisserai pas; non, je ne t'abandonnerai
pas. Ainsi pouvons-nous dire avec assurance : Le Seigneur est mon secours, je
n'aurai pas peur; que pourrait me faire un homme ? Hébreux 13, vv. 5-6.
Quelle direction ma pensée est-elle en train de suivre ? Est-elle attentive
aux paroles de Dieu ? Ou bien n'est-elle préoccupée que de ses
craintes ? "Dieu lui-même a dit..." Est-ce que je prétends,
au lieu de l'écouter, n'être attentif qu'à ce que disent
mes instincts laissés à eux-mêmes ?
"Je ne te délaisserai pas." Dieu ne me délaisse pas,
malgré mon péché, malgré mon égoïsme,
malgré ma résistance, malgré ma révolte. Quelle
promesse! Et comment ne pas l'écouter ?
"Je ne t'abandonnerai pas." Ce n'est pas toujours les vraies difficultés
qui me font croire que Dieu m'abandonne : c'est tout simplement le terre à
terre de la vie quotidienne. Il n'y a point de roc escarpé à gravir,
il n'est pas question d'héroïsme, il n'y a point de vision merveilleuse,
il y a le train-train de la vie de tous les jours. Suis-je capable d'entendre
encore la voix de Dieu ?
Nous sommes dans l'idée que Dieu va faire pour nous quelque chose d'extraordinaire,
et qu'il nous prépare pour cela. Mais si nous avançons dans la
vie chrétienne, nous découvrons que Dieu peut être glorifié
en nous à tout instant. Alors, si nous sommes fidèles à
ce que Dieu nous dit, une énergie prodigieuse nous viendra, et nous pourrons
chanter de joie au milieu des plus triviales occupations.
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"Tout pour qu'Il règne" - Ce que Dieu me dit
5 Juin
Ce que Dieu me dit
Dieu lui-même a dit : ... Aussi pouvons-nous dire avec assurance...
Hébreux 13, v. 5-6.
Ce que je dis doit se fonder sur ce que Dieu me dit. Dieu dit : "Je ne
te laisserai pas." Alors, de mon côté, je puis dire avec courage :
"Le Seigneur est mon secours, je n'aurai pas peur." Alors je ne serai
plus hanté par la crainte. Si je suis jamais tenté d'avoir peur,
je me souviendrai de la promesse de Dieu, et je serai plein de courage, comme
un enfant qui s'élance pour accomplir un désir de son père.
Il y a bien des croyants dont la foi faiblit quand surgit la crainte; ils oublient
de respirer profondément leur force en Dieu.
Qu'est-ce donc qui vous fait si peur ? Vous n'êtes pas un lâche,
vous allez de l'avant, mais la crainte vous tenaille. Vous ne savez où
trouver du secours. Dites-vous donc : "Le Seigneur est mon secours, là
où je suis, en ce moment même." Avez-vous appris à
écouter Dieu d'abord, et puis à régler vos paroles sur
les siennes ? Ou bien commencez-vous par dire ce qui vous paraît juste,
en essayant après coup d'ajuster à cela la parole de Dieu ? Vous
n'aurez qu'une chose à faire : vous emparer de la promesse de Dieu, et
puis dire : "Je n'aurai pas peur." Quelque obstacle qui puisse obstruer
votre chemin, Dieu a dit : "Je ne t'abandonnerai jamais."
La fragilité de notre foi nous empêche de nous fier à la
parole de Dieu. Quand nous sentons notre faiblesse devant les difficultés,
ces difficultés deviennent des montagnes, nous ne sommes plus que des
vermisseaux, et Dieu n'existe plus. Rappelez-vous que Dieu a dit : "Je ne
te délaisserai pas." Et répondez-lui courageusement : "Oui,
le Seigneur est mon secours."
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"Tout pour qu'Il règne" - Élaborez ce que Dieu met en vous
6 Juin
Élaborez ce que Dieu met en vous
Mettez en oeuvre votre salut. Paul aux Philippiens 2, vv. 12-13.
Votre volonté s'accorde avec celle de Dieu, mais dans votre organisme
il y a une tendance profonde qui vous rend impuissant à faire votre devoir.
Quand le Seigneur entre dans votre pensée, cela éveille en vous
la volonté du bien, qui est toujours d'accord avec Dieu. Si vous en doutiez,
regardez à Jésus, et vous vous en rendrez compte. Ce qui vous
fait dire : "Non, je ne veux pas!" ce n'est pas votre volonté,
c'est votre perversité, ou bien votre obstination, qui luttent toujours
contre Dieu. La volonté dans l'homme va plus profond que le péché,
car la volonté, c'est le caractère essentiel que Dieu a mis dans
l'homme, sa créature, tandis que le péché est une perversion
qui s'est introduite après coup dans la nature humaine. Chez un homme
régénéré, la volonté est une énergie
qui provient directement du Tout-Puissant. "Car c'est Dieu qui produit
en nous la volonté et l'action, pour l'accomplissement de Ses desseins."
Vous avez à élaborer, avec l'aide de Dieu, ce que Dieu met en
vous. Vous n'êtes pas l'auteur de votre salut, mais vous avez à
le mettre en oeuvre, en vous fondant, d'une foi inébranlable, sur la Rédemption
parfaite accomplie par le Seigneur. De cette manière, votre volonté
s'unit à celle de Dieu, vous agissez en tout selon les desseins de Dieu,
et votre âme respire librement. Dieu étant la source de votre volonté,
vous pouvez aisément vous ajuster à ce qu'Il veut de vous. Notre
obstination est comme un paquet de préjugés qui refuse d'être
éclairé; il n'y a qu'une chose à faire, le faire sauter
à la dynamite, par l'obéissance résolue au Saint-Esprit.
Est-ce que j'ai saisi par la foi le Dieu Tout-Puissant, source de ma volonté ?
Dieu me demande de faire Sa volonté, et il met en moi tout ce qu'il faut
pour la faire.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le point central
7 Juin
Le point central
Tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai. Jean 14, v. 13.
Est-ce que je m'acquitte fidèlement du service de l'intercession ?
Dans ce service caché, il n'y a aucun piège, aucun danger
de vanité ou d'orgueil; mais il porte du fruit à la gloire du
Père. Est-ce que je laisse ma vie spirituelle se dissiper à tous
les vents, ou bien est-ce qu'elle est concentrée sur un seul point : l'Expiation ?
Est-ce que Jésus-Christ domine de plus en plus tous les élans
de ma vie ? Si l'Expiation est le point central de toute ma pensée, sous
son influence je porterai du fruit à la gloire de Dieu, dans chaque phase
de mon existence.
Il faut que je prenne le temps de me recueillir, si je veux saisir ce point
central, d'où me viendra toute énergie. Est-ce que je donne à
cette pensée ne fût-ce qu'une minute par heure, dans toute ma journée ?
"Si vous demeurez en moi", dit Jésus (c'est-à-dire si
vous pensez et si vous agissez continuellement en partant de ce point central),
"demandez ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez". Est-ce que je
demeure en lui ? Est-ce que je prends pour cela le temps nécessaire ? Quelle
est la source principale de mon énergie ? Est-ce mon travail lui-même,
le service que j'accomplis pour Dieu, mes sacrifices pour les autres, ou bien
mon effort de travailler pour Dieu ? Ce qui doit être la source capitale
de mon énergie, c'est le sacrifice de Jésus, c'est l'Expiation.
Ce qui exerce sur nous la plus forte influence, c'est non pas ce qui absorbe
le plus de notre temps, mais ce qui a sur nous le plus de pouvoir. Il faut nous
concentrer sur ce qui est essentiel.
"Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai." Celui qui demeure
en Jésus ne fait qu'un avec la volonté de Dieu, et son choix,
qui nous apparaît tout à fait libre, coïncide avec l'éternel
décret de la volonté divine. C'est là, dites-vous, un mystère ?
une contradiction ? une absurdité ? Oui, sans doute, et pour le croyant
c'est une vérité glorieuse.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Pour mieux connaître Dieu
8 Juin
Pour mieux connaître Dieu
Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en
pratique. Jean 13, v. 17.
Si vous n'avez pas le courage de couper vous-même les amarres, Dieu les
brisera par une tempête, et vous serez bien forcé d'aller au large.
Fort de l'appui de Dieu, lancez-vous sur l'océan où il vous appelle,
et vos yeux s'ouvriront. Si vous croyez en Jésus, vous n'avez plus le
droit de rester toujours à l'intérieur de la rade, où
il fait si bon vivre, toujours attaché au rivage. Il faut franchir la
barre, et vous lancer sur la haute mer. C'est alors que vous connaîtrez
mieux, que vous y verrez clair.
Lorsque vous voyez une chose à faire et que vous la faites sur-le-champ,
immédiatement votre connaissance grandit. Remarquez-le bien : s'il arrive
que votre vie spirituelle soit en panne, c'est depuis le moment où vous
aurez négligé un appel précis, parce que cela ne vous semblait
pas très urgent. Votre intuition spirituelle s'est obscurcie : au moment
critique, vous n'êtes plus maître de votre âme, vous êtes
le jouet des circonstances. Il est toujours dangereux de différer l'obéissance
à un appel.
Il y a une pseudo-obéissance qui consiste à se créer à
soi-même des occasions de dévouement et de sacrifice; on
est plein d'un zèle admirable, et au fond l'on n'y voit pas clair. Il
est plus facile de se sacrifier de la sorte que d'obéir en toute simplicité.
"L'obéissance, dit Paul dans sa lettre aux Romains, vaut mieux que
le sacrifice." Prenez garde de ne pas soupirer après votre ancienne
vie tranquille à l'intérieur du port, lorsque Dieu vous demande
d'être ce que vous n'avez jamais été. "Si un homme
veut faire..., il connaîtra..."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Demandez
9 Juin
Demandez
Car quiconque demande, reçoit. Luc 11, v. 10.
Au fond, rien n'est plus difficile que de demander véritablement. Nous
désirons, nous soupirons, nous exigeons, nous sentons l'aiguillon du
besoin, mais c'est seulement à la dernière extrémité
que nous demandons tout simplement. C'est quand nous sentons réellement
ce qui nous manque que nous nous décidons à demander. Avez-vous
jamais demandé comme celui qui est, spirituellement, dénué
de tout ? "L'un de vous manque-t-il de sagesse, qu'il la demande à
Dieu." Mais pour la demander vraiment, il faut vraiment sentir qu'elle
vous manque. Vous ne pouvez pas jongler avec la réalité. Si la
réalité spirituelle vous manque, vous n'aurez plus qu'une chose
à faire : demandez à Dieu son Esprit Saint, en vous fondant sur
la promesse de Jésus (Luc 11, v. 13). Le Saint-Esprit rendra réels
en vous tous les effets de la rédemption accomplie par Jésus.
"Car quiconque demande, reçoit." Cela ne veut pas dire que
Dieu n'accorde pas ses dons à celui qui ne demande pas, mais qu'il faut
demander pour vraiment recevoir, c'est-à-dire pour saisir par toutes
vos facultés, par votre coeur et votre intelligence, que ce sont là
les dons d'un Père à son enfant.
"Si l'un de vous manque de sagesse..." Pour vous rendre compte de
ce qui vous manque, il faut que vous ayez entrevu la réalité :
ne remettez pas les oeillères du bon sens. On entend des gens qui vous
disent : "Prêchez-nous l'Évangile pur et simple; ne nous parlez
plus de sainteté, en nous donnant l'idée désagréable
que nous sommes dénués de tout, comme des mendiants." Demander
au fond veut dire mendier. Il y a des pauvres qui s'accommodent très
bien de leur pauvreté. Mais celui qui n'a plus rien du tout n'a plus
honte de mendier. "Heureux, dit Jésus, les mendiants de l'esprit!"
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Cherchez, et vous trouverez
10 Juin
Cherchez, et vous trouverez
Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, et pour
satisfaire vos passions. Jacques 4, v. 3.
Si vous demandez pour satisfaire vos passions, et non pas pour plaire à
Dieu, vous demandez mal, vous demandez pour vous-même. Et plus vous vous
cherchez vous-même, moins vous cherchez Dieu. Cherchez comme il faut chercher,
c'est-à-dire cherchez Dieu, et vous le trouverez. Mettez-vous en marche,
et concentrez vos efforts vers ce but. Avez-vous jamais cherché Dieu
de tout votre coeur, ou bien ne l'avez-vous invoqué que lorsque votre
âme était un peu indolente ? Cherchez énergiquement, et vous
le trouverez.
"Vous tous qui avez soif, venez! les eaux sont là." Avez-vous
vraiment soif, ou bien êtes-vous béatement satisfait de votre médiocrité ?
"Frappez, et l'on vous ouvrira." "Approchez-vous de Dieu."
Frappez! la porte est fermée, et pendant que vous frappez, votre coeur
bat à coups redoublés." Nettoyez vos mains, pécheurs!"
Frappez un peu plus fort. Vous vous apercevez que vos mains sont sales."
Purifiez vos âmes, hommes irrésolus!" Ceci vous touche encore
davantage, vous sentez qu'il faut à tout prix aboutir. "Sentez votre
misère, affligez-vous et pleurez!" Vous êtes-vous jamais vraiment
affligés devant Dieu de votre misère intérieure ? Ce n'est
plus une complaisante pitié de vous-même, c'est la douloureuse
stupéfaction de voir ce que vous êtes en réalité.
"Humiliez-vous devant le Seigneur!" C'est une humiliation, sans contredit,
de devoir frapper à la porte, tout comme le brigand crucifié.
Mais, à celui qui frappe, on ouvrira.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Venez à moi
11 Juin
Venez à moi
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés,
et je vous donnerai du repos. Matthieu 11, v. 28.
Est-ce que je suis vraiment désireux de trouver le repos et la sérénité ?
Les problèmes qui ont une véritable importance dans la vie ne
sont pas nombreux. Et tous trouvent leur solution dans cette parole : "Venez
à moi." Jésus ne nous dit pas "Faites ceci; ne faites
pas cela." Il nous dit : "Venez à moi." Si je viens à
Lui, je serai déchargé de mon péché, ma vie deviendra
ce que je sens bien qu'elle devrait être; je pourrai chanter de joie.
Avez-vous jamais consenti à cet acte si simple, si enfantin : venir à
Jésus ? Mais votre coeur est si obstiné! Et cependant, si vous
voulez être libéré de votre péché, c'est le
seul moyen.
La réponse que nous faisons à Jésus est ce qui nous juge.
Au moment où nous nous y attendons le moins, sa voix murmure à
notre oreille : "Viens à moi." Si je me laisse attirer, alors
tout en moi se transforme. Ne raisonnez pas, mais jetez-vous dans ses bras.
Fiez-vous à lui seul, abandonnez tout le reste.
"Je vous donnerai du repos." C'est-à-dire je vous délivrerai
de votre inquiétude, je vous soutiendrai en toute chose. Jésus
n'a pas l'intention de nous mettre au lit, pour que nous nous y endormions en
le tenant par la main. Oh! non, il veut nous tirer hors du lit, hors de notre
langueur, de notre épuisement, de notre léthargie spirituelle.
Il veut nous donner l'énergie, l'activité, la vie. Nous parlons
de résignation à la volonté de Dieu! Jésus veut
nous donner l'énergie et la puissance du Fils de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Venez à moi
12 Juin
Venez à moi
Rabbi, où demeures-tu ? - Venez, leur dit-il, et vous verrez. Ils allèrent,
et... restèrent auprès de lui ce jour-là. Jean 1, vv. 38-39.
"Venez avec moi", nous dit quelquefois Jésus. Nous restons
auprès de lui ce jour-là, et puis c'est fini; nous retournons
à nos affaires, à nos intérêts personnels. Nous ne
comprenons pas qu'on peut rester avec Jésus en toute circonstance.
"Tu es Simon; on t'appellera Céphas." Dieu ne peut écrire
notre nouveau nom que là où il a effacé notre orgueil,
notre suffisance, notre égoïsme. Il y en a parmi nous qui ne sont
enfants de Dieu que par-ci par-là, comme les taches de rougeole. Si vous
nous regardez seulement sur tel point, ou bien sous telle lumière, quand
nous sommes tout à fait bien disposés, vous croiriez que nous
sommes des modèles de piété. Mais quand nous sommes mal
disposés, patatras! Le vrai disciple de Jésus porte Son Nom sur
toute sa personne; l'égoïsme, l'orgueil, la suffisance ont partout
disparu.
L'orgueil est la déification du moi. Et cet orgueil peut être
chez plusieurs d'entre nous, aujourd'hui, non pas celui du pharisien, mais celui
du péager. Vous dites : "Oh! je ne suis pas ce que je devrais être.
" Votre orgueil d'homme s'en accommode, mais au fond vous blasphémez
contre Dieu, car votre pensée, c'est que Dieu ne peut pas vous transformer.
"Je suis trop faible, trop découragé, dites-vous; le salut
n'est pas pour moi." Humble au regard des hommes, vous êtes un blasphémateur
à l'égard de Dieu : vous ne croyez pas à la puissance de
Dieu. "Il faudrait, dites-vous, que Dieu vienne me prendre et m'emporte
au ciel." Mais Il est prêt à le faire. Allez à Jésus,
restez auprès de lui, sans rien exiger d'autre. Jésus vous prendra
avec Lui, non pas pour un jour, mais pour toujours.
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"Tout pour qu'Il règne" - Venez à moi
13 Juin
Venez à moi
Jésus leur dit : Venez, suivez-moi. Marc 1, v. 17.
L'un des arguments que nous invoquons le plus volontiers pour ne pas suivre
Jésus, c'est notre tempérament, nos dispositions naturelles. Mais,
quand une fois nous allons à lui, la première chose dont nous
nous rendons compte, c'est qu'il n'attache aucune importance à nos dispositions
naturelles. Nous nous imaginons que nous pouvons consacrer à Dieu nos
dons et nos capacités. Mais comment consacrer à Dieu ce qui ne
vous appartient pas ? Il n'y a qu'une chose que vous puissiez lui consacrer,
votre personne même (Romains 12, v. 1), tous vos droits sur vous-même.
Si vous faites cela, Dieu se servira de vous pour faire une de Ses divines expériences.
Les expériences de Dieu réussissent toujours. Ce qui caractérise
un enfant de Dieu, c'est le rayonnement moral qui résulte d'un abandon
total à Jésus-Christ. La vie n'est plus alors qu'une source limpide
et toujours jaillissante, alimentée sans cesse en nous par le Saint-Esprit.
L'enfant de Dieu se rend compte que c'est son Père céleste qui
règle lui-même toutes les circonstances de sa vie, aussi jamais
il n'est disposé à se plaindre, il sait que Jésus est là,
il s'abandonne à lui sans aucune réserve. Mais gardez-vous d'ériger
votre propre expérience en règle universelle. Laissez Dieu agir
à sa manière avec votre prochain, comme il l'a fait pour vous.
Si vous savez obéir à l'appel de Jésus : "Viens à
moi", il se servira de vous pour renouveler cet appel. Votre vie sera l'expression
de l'appel même de Jésus.
"Viens à moi." Mon frère, ma soeur, es-tu venu(e) ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Fais un pas en avant
14 Juin
Fais un pas en avant
Demeurez en moi. Jean 15, v. 4.
Grâce à l'Expiation, l'Esprit de Jésus pénètre
en moi. Mon rôle, à partir de ce moment, est d'ajuster et d'organiser
toutes mes pensées pour qu'elles soient d'accord avec le Christ. Dieu
ne se charge pas pour moi de cette besogne : j'ai à faire prisonnières
toutes mes pensées pour les amener à l'obéissance, pour
les soumettre au Christ. Il me faut "demeurer en Lui" dans le domaine
intellectuel, le domaine financier, dans tous les domaines, dans toute la rudesse
de la vie.
Est-ce que je fais obstacle à l'action de Dieu, dans les circonstances
où il m'a placé, sous le prétexte que telle ou telle
chose pourrait gêner ma communion avec Lui ? Quelle impertinence! Dans
n'importe quelles circonstances, je puis "demeurer en Jésus",
aussi sûrement que dans une réunion de prière. Ce n'est
pas à moi de modifier les circonstances où Dieu m'a placé.
Jésus, partout où il était, gardait avec son Père
la communion la plus entière. Il acceptait humblement toutes les circonstances
que Dieu lui dispensait. Il n'était jamais agité, il trouvait
tout le temps de se recueillir. Notre vie religieuse se nourrit d'excitation,
nous n'avons pas la sérénité d'une vie cachée avec
le Christ en Dieu.
Quels sont les obstacles qui vous empêchent de demeurer en Jésus ?
"Oui, Seigneur, dites-vous; mais attends une minute, il faut que je finisse
cette besogne urgente. La semaine prochaine, je serai tout à Toi."
Faites un pas en avant. Décidez-vous. Demeurez en Jésus dès
maintenant. Cela vous coûtera d'abord quelques efforts, mais ensuite cela
se fera tout seul, sans le moindre effort. Décidez-vous à demeurer
en Jésus, là où vous êtes, et dès maintenant.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Fais un pas en avant
15 Juin
Fais un pas en avant
Faites de votre côté tous vos efforts pour ajouter à votre
foi la vertu, à la vertu la science, à la science... la patience...
II Pierre 1 v. 5.
Devenus "participants de la nature divine", dit Pierre, appliquez-vous
maintenant à former en vous de bonnes habitudes. Ajoutez, ajoutez encore;
formez ainsi votre caractère. Le caractère d'un homme n'est jamais
une chose toute faite; nous ne naissons pas avec un caractère tout formé,
ni dans le domaine naturel ni dans le domaine spirituel. Nous ne naissons pas
non plus avec des habitudes toutes faites. Quand nous avons passé par
la nouvelle naissance, nous devons nous former des habitudes conformes à
la vie nouvelle que Dieu a mise en nous. Nous ne sommes pas destinés
à être mis dans une vitrine, nous devons manifester les merveilles
de la grâce de Dieu dans le train-train de la vie ordinaire. Le terre à
terre de la vie quotidienne est la pierre de touche de notre caractère.
Nous perdons notre vie spirituelle parce que nous voulons absolument faire
de grandes choses. "Jésus prit un torchon.., et se mit à
laver les pieds de ses disciples."
Nous avons des jours sans inspiration, sans émotion religieuse, sans
rien d'autre que le train-train de la vie de tous les jours. Cette routine est
un moyen dont Dieu se sert pour nous sauver de nous-mêmes entre deux phases
d'illumination. Ne comptez pas avoir toujours de tels instants, mais apprenez
à vivre dans la vie terre à terre, soutenus par la grâce
de Dieu.
Marchez, allez de l'avant, ajoutez : voilà le difficile. Nous voudrions
que Dieu fît tout pour nous. Chacun de nos efforts, si minime soit-il,
est soutenu par toute la grâce de Dieu. Le croyons-nous ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Êtes-vous un ami de Jésus ?
16 Juin
Êtes-vous un ami de Jésus ?
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime...
- Je vous ai appelés mes amis. Jean 15, vv. 13-15.
Jésus ne me demande pas de mourir pour lui, mais bien de donner ma vie
pour lui. Pierre, de tout son coeur, disait : "Je donnerai ma vie pour toi."
Où en serait le chrétien qui n'aurait pas le courage de faire
une telle déclaration ? Le sentiment du devoir suppose toujours un peu
d'héroïsme. Le Seigneur vous a-t-il déjà posé
cette question : "Veux-tu donner ta vie pour moi ?" Il est plus facile
de mourir que de donner sa vie, jour après jour, en sacrifiant toutes
ses plus hautes ambitions. Nous ne sommes pas faits pour vivre toujours dans
la lumière de l'inspiration, mais nous avons à nous souvenir de
ces moments-là pour nous aider à vivre dans la vie ordinaire.
Jésus n'a eu dans toute sa vie qu'un seul moment d'entière illumination,
sur la montagne de la transfiguration. Et puis il s'est de nouveau dépouillé
de toute sa gloire pour redescendre dans la plaine, parmi les démoniaques.
Pendant trente-trois ans, Jésus a donné sa vie pour faire la volonté
de son Père. "Nous aussi, dit l'apôtre Jean, nous devons donner
notre vie pour nos frères." Mais cela est contraire à la
nature humaine.
Si je suis un ami de Jésus, il faut que je donne, résolument
et attentivement, ma vie pour lui. Certes, cela est difficile, mais il faut
remercier Dieu pour cette difficulté. Le salut pour moi est facile, parce
qu'il a tant coûté à Dieu, mais la manifestation du salut
en moi est difficile. Dieu me sauve, me revêt du Saint-Esprit, et puis
Il me dit : "Va de l'avant; sois fidèle à ton Dieu, bien que,
tout autour de toi, te pousse à l'infidélité." - "Je
vous ai appelés mes amis", nous dit Jésus. Soyez fidèle
à votre Ami, et souvenez-vous que vous le représentez ici-bas,
et que vous êtes responsable de son honneur.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne jugez point
17 Juin
Ne jugez point
Ne jugez point, afin de n'être point jugés. Matthieu 7, v. 1.
Jésus, on le voit, nous interdit absolument de juger les autres. Or,
le chrétien ordinaire est extrêmement porté à critiquer
son prochain. La tendance à juger et à critiquer fait partie intégrante
de la nature humaine. Mais dans le domaine spirituel, on n'arrive à rien
par la critique. Par votre critique, vous diminuez, vous affaiblissez celui
qui en est l'objet; le Saint-Esprit seul est capable de critiquer comme il faut,
de signaler le mal sans blesser ni froisser. Par votre critique, vous vous diminuez
vous-même; quand on est possédé par l'esprit de jugement,
on ne peut pas entrer en communion avec Dieu : on devient dur, méchant,
cruel, tout en se persuadant qu'on est un être supérieur. Jésus
nous enseigne qu'il faut combattre en nous la tendance critique. Cela suppose
tout un entraînement. Il faut surtout nous défier de tout ce qui
nous amène à nous considérer comme au-dessus des autres.
Rien n'échappe au regard pénétrant de Jésus.
Comme il l'a si bien vu, la raison qui me fait critiquer la paille dans votre
oeil, c'est que j'ai une poutre dans le mien. Tout ce que je critique en vous,
Dieu me le fait voir en moi. En jugeant les autres, je me condamne moi-même.
Ne vous imaginez pas que vous pouvez apprécier les autres équitablement.
Il y a toujours, chez celui que vous jugez, un point qui vous échappe,
et qui est peut-être essentiel. Le remède que Dieu emploie pour
nous guérir de notre orgueil, c'est une bonne douche qui nous fait sentir
notre propre misère. Quand je vois ma propre misère, en dehors
de la grâce de Dieu, je ne me sens plus le droit de condamner aucun homme,
ni de désespérer de lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne doute pas, marche seulement
18 Juin
Ne doute pas, marche seulement
Pierre, marchant sur les eaux, s'avança vers Jésus. Mais, voyant
que le vent était fort, il eut peur... Matthieu 14, vv. 29-30.
Le vent était fort, les vagues étaient hautes avant que Pierre
sortit de la barque pour aller vers Jésus. Mais Pierre n'y prenait pas
garde : son Maître était là, il l'appelait à lui;
Pierre, sans voir autre chose, marchait vers Jésus. Mais en chemin, il
réfléchit que le vent était fort, et immédiatement
il se mit à enfoncer. Pourtant le Seigneur pouvait lui donner le pouvoir
de marcher dans le creux des vagues aussi bien qu'à leur sommet. Mais
la condition indispensable, dans les deux cas, c'était de regarder au
Seigneur Jésus et de se fier à Lui.
Il nous arrive à nous aussi, de nous avancer pour aller vers Dieu; et
tout à coup, nous réfléchissons au danger que nous courons,
et nous nous mettons à enfoncer. Si vous avez clairement entendu l'appel
du Seigneur, vous n'avez pas à vous préoccuper des circonstances
qu'il a disposées et organisées pour vous. Elles sont là,
c'est vrai, mais vous n'avez pas à vous laisser hypnotiser par elles,
car alors vous seriez englouti, vous auriez perdu de vue votre Maître,
et vous l'entendriez vous dire : "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté
?" Quelles que soient vos circonstances, restez les yeux fixés sur
Jésus, ayez en Lui pleine confiance.
Si vous hésitez, ne fût-ce qu'une seconde, quand Dieu vous a parlé,
tout est perdu. Surtout ne vous mettez pas à dire : "M'a-t-il vraiment
parlé ?" Jetez-vous en avant, sans penser à rien d'autre.
Vous ne savez pas d'avance quand Dieu vous parlera. Mais dès qu'Il le
fait, si faiblement que vous perceviez Sa voix, abandonnez-vous à Lui,
et Sa voix deviendra toujours plus distincte.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le dévouement à Jésus
19 Juin
Le dévouement à Jésus
"M'aimes-tu ?... Pais mes brebis." Jean 21, v. 16.
Jésus ne nous dit pas : "Convertissez les gens à votre manière
de penser", mais "Occupez-vous de mes brebis, donnez-leur la nourriture qu'il
leur faut", c'est-à-dire : "Enseignez-leur à me connaître."
Nous considérons que nous servons Jésus par notre activité
chrétienne. Mais Jésus considère que nous le servons par
notre attitude à son égard, et non pas par ce que nous faisons
pour lui. Être disciple de Jésus-Christ, c'est lui être entièrement
dévoué : ce n'est pas adhérer à une croyance ou à
un dogme quelconque. "Si celui qui vient à moi ne hait pas... il
ne peut pas être mon disciple."
Jésus ne raisonne pas, il ne nous contraint pas, il constate : "Si
tu veux être mon disciple, il faut que tu te donnes entièrement
à moi." Dès que l'Esprit de Dieu agit en moi, je m'écrie :
"Mon Seigneur et mon Dieu!" et voilà comment je me donne tout
entier.
Aujourd'hui nous avons substitué la doctrine sur Jésus à
la personne de Jésus. Nous nous dévouons à telle ou telle
cause, mais bien rarement à Jésus lui-même. Les représentants
de l'intelligence humaine ne voient en Jésus qu'un maître comme
les autres : Notre Seigneur, lui, mettait en première ligne son obéissance
à la volonté du Père. Le salut des hommes venait en seconde
ligne, comme une conséquence naturelle. Si je me dévoue seulement
à la cause de l'humanité, je serai bientôt épuisé,
et mon amour faiblira. Mais si j'aime Jésus-Christ passionnément,
je servirai toujours l'humanité, même si les hommes me traitent
comme le paillasson où ils s'essuient les pieds. Le secret de la vie
chrétienne, c'est le dévouement de toute l'âme à
Jésus-Christ, et son caractère essentiel, c'est qu'elle ne se
fait pas remarquer. C'est le grain de blé qui tombe à terre et
qui meurt, pour lever ensuite et transformer l'aspect du champ, c'est-à-dire
du monde.
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"Tout pour qu'Il règne" - La prière d'intercession
20 Juin
La prière d'intercession
L'Eternel rétablit Job dans son premier état, parce qu'il intercédait
pour ses amis. Job 42, v. 10.
Cette sorte de prière égoïste et plaintive, où l'on
exige de Dieu que tout en nous soit en règle, je ne la trouve nulle part
dans le Nouveau Testament. Le fait que je veux avant tout être en règle
avec Dieu prouve que je suis rebelle à l'Expiation.
"Seigneur, je purifierai mon coeur si Tu réponds à ma prière;
je marcherai droit si Tu veux m'aider." Mais je ne puis pas me mettre en
règle avec Dieu. Je ne puis pas rendre ma vie parfaite.
Je ne puis être en règle avec Dieu que si j'accepte l'Expiation
comme un don absolument gratuit. Suis-je assez humble pour cela ? Il me faut
abandonner toute exigence, et même tout effort, m'abandonner entièrement
entre les mains de Dieu, et m'adonner à la tâche sacrée de l'intercession.
Beaucoup de prières supposent qu'au fond on ne croit pas à l'Expiation.
Jésus n'a pas à s'atteler à l'oeuvre de notre salut, elle
est accomplie déjà, et c'est l'insulter que de l'implorer pour
qu'il l'accomplisse.
Si vous ne portez pas de fruits abondants, si vous ne saisissez pas les enseignements
de la parole de Dieu, adonnez-vous au ministère de l'intercession. "L'Eternel
rétablit Job dans son premier état parce qu'il intercédait
pour ses amis." Votre rôle, si vous êtes sauvé, c'est
avant tout de prier pour les autres. Partout où Dieu vous place, priez
ardemment, priez pour que l'oeuvre de la Rédemption puisse se manifester
dans d'autres vies comme elle s'est manifestée dans la vôtre. Priez
maintenant pour vos amis. Priez maintenant pour tous ceux avec qui Dieu vous
a mis en contact.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le ministère de l'intercession
21 Juin
Le ministère de l'intercession
Pour vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal. I Pierre
2, v. 9.
Par quel droit pouvons-nous devenir "un sacerdoce royal" ? Par le
droit de l'Expiation. Sommes-nous prêts à tourner le dos résolument
à notre égoïsme spirituel et à nous consacrer à
cette fonction royale, à ce sacerdoce de la prière ? En grattant
sans cesse notre conscience pour voir si tout va bien, nous faisons de nous-mêmes
des chrétiens pleins d'eux-mêmes, chétifs et malades, et
non pas des enfants de Dieu simples, droits et robustes. Jusqu'à ce que
nous ayons pris la bonne attitude à l'égard de Dieu, nous faisons
des efforts désespérés, et nous disons : "Oh! quelle
merveilleuse victoire j'ai remportée sur moi-même!"
Que devient dans tout cela le miracle de la Rédemption ? Croyez de toute
votre âme, et sans la moindre réserve, que la Rédemption
vous a sauvé entièrement, et puis ne vous tracassez plus au sujet
de vous-même, mais faites ce que Jésus-Christ vous demande : priez
pour l'ami importun qui vient vous déranger à minuit, priez pour
les enfants de Dieu, priez pour tous les hommes. Priez en ne comptant que sur
Jésus-Christ pour faire de vous ce que vous devez être, et non
pas en invoquant vos efforts méritoires pour obtenir le secours du Seigneur.
Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour nous débarrasser de
notre habitude malsaine de toujours penser à nous-mêmes ? Il faut
que nous arrivions à être dégoûtés de nous-mêmes
jusqu'à la nausée, jusqu'à ce que rien ne puisse nous étonner
de ce que Dieu nous fera voir en nous. Par nous mêmes, nous sommes incapables
de saisir notre profonde corruption. La seule façon pour nous d'être
en règle, c'est de nous abandonner à Jésus-Christ, après
quoi nous devons, de toutes nos forces, nous consacrer au ministère de
l'intercession.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment Dieu nous juge
22 Juin
Comment Dieu nous juge
Comme vous jugez les autres, vous serez vous-mêmes jugés; et la
mesure que vous appliquez à autrui vous sera, à vous-mêmes,
appliquée. Matthieu 7, v. 2.
Il ne s'agit pas ici d'une simple hypothèse : c'est une loi établie
par Dieu. Le jugement que vous portez, on le portera sur vous. Ce n'est pas
une vengeance, c'est une juste rétribution. Plus vous êtes habile
à déceler les défauts des autres, plus
on le sera à votre égard. On vous rend la monnaie de votre pièce.
Dieu lui-même applique cette loi (voyez Psaume 18, vv. 25-28).
Au second chapitre de sa lettre aux Romains, Paul précise encore plus
cette loi, en nous montrant que celui qui critique le péché de
son prochain est lui-même coupable du même péché.
Dieu ne tient pas compte seulement des actes accomplis, mais des intentions
qui les préparent. Nous ne savons pas croire aux enseignements de la
Bible, et en particulier à celui-là.
Ce qui nous rend si perspicaces à discerner chez les autres l'hypocrisie,
la fraude, la fausseté, c'est qu'elles habitent notre coeur. Ce qui caractérise
l'enfant de Dieu, c'est l'humilité. "Tous ces péchés,
et bien d'autres encore, se seraient manifestés en moi si Dieu ne m'avait
accordé sa grâce; je n'ai nul droit de les condamner chez autrui."
"Ne jugez point, dit Jésus, pour que vous ne soyez point jugés."
Qui de nous oserait se tenir devant Dieu, en lui disant : "O Dieu, juge-moi
comme j'ai jugé mes frères." Nous avons condamné nos
frères. Si Dieu nous condamnait de la sorte, nous irions en enfer. Mais
Dieu nous juge à travers l'Expiation merveilleuse accomplie par Jésus-Christ.
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"Tout pour qu'Il règne" - La douleur, conséquence du péché
23 Juin
La douleur, conséquence du péché
Homme de douleur et familier avec la souffrance. Esaïe 53, v. 3.
Nous ne pouvons pas être familiers avec la souffrance au même degré
que notre Seigneur; nous la traversons, nous la supportons, nous n'arrivons
pas à être familiers avec elle.
Au commencement de notre vie nous ne pouvons pas accepter le fait du péché.
Nous nous faisons une idée rationnelle de la vie humaine. Nous croyons
qu'en surmontant ses mauvais instincts et en faisant sa propre éducation,
un homme par une évolution graduelle peut atteindre à la vie selon
Dieu. Mais quand nous avançons dans la vie, nous rencontrons un fait
dont nous n'avions pas tenu compte, à savoir le péché,
et ce fait à lui seul renverse tous nos beaux raisonnements. Le péché
a rendu la vie laide et irrationnelle. Le péché n'est pas une
simple déficience, c'est une terrible réalité, c'est une
révolte ouverte contre Dieu. Dans ma vie, c'est une lutte à mort
entre le péché et Dieu lui-même.
Le Nouveau Testament nous l'enseigne très clairement : si le péché
règne en moi, il tuera en moi toute la vie qui me vient de Dieu; si c'est
Dieu qui règne en moi, il tuera en moi le péché. Il n'y
a pas d'autre alternative. L'aboutissement suprême du péché
dans le monde, c'est la crucifixion de Jésus-Christ; et ce sera la même
chose dans ma vie, et dans la vôtre. Dans notre conception de la vie et
du monde il faut nous habituer à cette idée, que le péché
est un fait, le seul qui explique à la fois la venue de Jésus-Christ
sur la terre, et l'existence dans notre vie de l'affliction et de la souffrance.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Il faut accepter le fait du péché
24 Juin
Il faut accepter le fait du péché
C'est ici votre heure; vous avez pour vous la puissance des ténèbres.
Luc 22, v. 53.
C'est parce que nous ne savons pas accepter le fait du péché
que tant de malheurs nous arrivent. On peut faire de beaux discours sur la noblesse
de la nature humaine, mais il y a quand même au fond de la nature humaine
quelque chose qui se moque de tout ce qui est grand et de tout ce qui est élevé.
Si vous vous refusez à reconnaître l'existence réelle de
l'égoïsme et du péché, de l'instinct de révolte
et de méchanceté, vous serez amené à pactiser avec
le mal, à renoncer à le combattre.
Vous n'avez pas su discerner l'heure noire, la puissance des ténèbres.
Si vous ne saisissez pas la réalité du péché, dans
votre vie et dans celle des autres, vous serez pris dans ses filets et vous
serez vaincu. Si vous la saisissez, vous pourrez lutter et vous mettre en garde.
En vous rendant compte de la réalité du péché, vous
ne détruisez pas le fondement de vos rapports avec les autres, de vos
affections, de vos amitiés. Mais d'un commun accord, vous et votre ami,
vous reconnaissez que la vie est tragique.
Jésus-Christ n'avait aucune confiance en la nature humaine, et pourtant
jamais il ne fut sceptique, désabusé, soupçonneux, parce
qu'il avait toute confiance dans l'oeuvre qu'il pouvait accomplir pour l'humanité.
Ce n'est pas l'innocence qui peut nous donner la sécurité, c'est
la pureté que Dieu nous donne. L'innocence n'appartient qu'à l'enfant.
Chez l'adulte elle ne signifie rien. L'adulte doit se rendre compte de la réalité
du péché, et demander à Dieu la victoire.
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"Tout pour qu'Il règne" - Se trouver soi-même dans la fournaise de l'affliction
25 Juin
Se trouver soi-même dans la fournaise de l'affliction
Maintenant mon âme est troublée... Et pourquoi dirais-je : Père,
délivre-moi de cette heure ?... Mais c'est pour cette heure-là
que je suis venu! Père, glorifie ton nom! Jean 12, vv. 27-28.
Comme enfant de Dieu, je n'ai pas à Lui demander de m'épargner
la peine de l'affliction, mais seulement que je puisse rester et devenir ce
que je dois être à travers la fournaise. C'est dans la fournaise
que notre Seigneur s'est trouvé lui-même. L'affliction ne lui a
pas été épargnée, mais en elle il s'est trouvé,
il s'est enrichi.
Nous disons que l'affliction ne devrait pas exister, mais elle existe, et c'est
dans cette fournaise que nous devons nous trouver nous-mêmes. Si nous
essayons d'y échapper, si nous refusons d'en tenir compte, nous sommes
des insensés. L'affliction est un des faits capitaux de la vie; il ne
sert de rien de le nier. Le péché, l'affliction, la souffrance
sont des réalités, et si Dieu les permet, ce n'est pas à
nous de dire qu'Il se trompe.
L'affliction fait disparaître beaucoup de notre frivolité, mais
elle ne nous rend pas toujours meilleurs. Ou la souffrance m'élève,
ou elle m'abaisse. Vous ne pouvez pas vous trouver vous-même dans le succès,
vous perdriez la tête, ni dans la médiocrité quotidienne,
vous seriez dégoûté de vous-même. Vous ne pouvez vous
trouver vous-même que dans la fournaise de l'affliction. La raison en
est peut-être difficile à connaître, mais c'est un fait confirmé
par l'Ecriture et par notre expérience. Vous reconnaissez tout de suite
l'homme qui s'est trouvé lui-même dans la fournaise de l'affliction :
lorsque vous êtes désemparé, allez à lui, il vous
accueillera, il trouvera toujours du temps à vous donner. Les autres
vous dédaigneront et n'auront pas de temps à vous consacrer. Celui
qui s'est ainsi trouvé lui-même peut venir au secours des autres.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Maintenant
26 Juin
Maintenant
C'est maintenant le temps favorable; c'est maintenant le jour du salut.
II Corinthiens 6, vv. 1-2.
La grâce que vous avez reçue hier ne peut pas vous suffire pour
aujourd'hui. La grâce est une source toujours jaillissante; vous pouvez
y puiser à chaque instant. Elle est là "dans les afflictions,
dans les détresses, dans les angoisses..." C'est là que se
manifeste la grâce de Dieu, dans notre patience. A des moments pareils,
vous est-il arrivé de ne pas saisir cette grâce divine ? Est-ce
que vous dites : "Ce sera pour plus tard" ? Vous priez Dieu de venir
à votre aide. Mais Sa grâce est là, devant vous; vous n'avez
qu'à la saisir. Nous considérons la prière comme une préparation
à notre travail, mais dans la Bible elle est bien autre chose : elle est
l'acte de puiser à même la grâce de Dieu. Ne vous dites pas :
"Je supporterai cela jusqu'à ce que je puisse aller me recueillir
et prier Dieu qu'il me délivre." Priez maintenant.
Puisez au moment du besoin à cette source qui est toujours là.
La prière doit être une action pratique, et non pas une
simple élévation de l'âme pieuse. Nous avons tant de peine
à comprendre que la prière est l'acte de puiser à même
la grâce de Dieu.
"Sous les coups, dans les cachots, dans les émeutes, dans les fatigues..."
Comme l'apôtre Paul, sachez puiser à même la grâce
de Dieu. Vous serez émerveillé vous-même, autant que ceux
qui en seront les témoins. Mais puisez maintenant. Aucune douleur, aucune
humiliation ne vous empêchera de manifester la grâce de Dieu.
Donnez, comme Paul, tout ce que vous avez. Ne gardez rien pour vous, de tout
ce que Dieu vous donne. C'est la pauvreté triomphante.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne regardez qu'à Dieu
27 Juin
Ne regardez qu'à Dieu
Je suis avec toi pour te délivrer, dit l'Eternel. Jérémie
1, v. 8 et 30, v. 11.
Dieu promit à Jérémie qu'Il le délivrerait : "Je
te donnerai ta vie sauve, comme un butin qu'on emporte avec soi." C'est
tout ce que Dieu promet à ses enfants. Où qu'Il nous envoie, il
protège notre vie. Quant à nos biens, quant à notre argent,
cela n'a pas d'importance, nous ne devons pas nous en inquiéter; sans
quoi, nous serons dans les alarmes, nous connaîtrons les pires angoisses.
Si Dieu protège notre vie, nous sommes à couvert. N'allons pas
entretenir dans notre coeur les inquiétudes de toute espèce.
Le Sermon sur la Montagne nous enseigne que, chargés d'exécuter
les ordres de Jésus-Christ, nous n'avons pas à nous préoccuper
de nos intérêts personnels. Jésus nous dit : ne vous tourmentez
pas pour savoir si les hommes vous traitent avec justice. Une telle préoccupation
nous éloigne de notre devoir essentiel : le dévouement à
Jésus. Ne vous attendez jamais à être traité avec
justice dans ce monde, mais vous-même pratiquez-la. Si nous comptons sur
la justice des autres, nous nous laisserons aller à grogner, à
nous apitoyer sur nous-mêmes : "Pourquoi suis-je donc traité
comme cela ?"
Soumis à Jésus-Christ, dévoués à son service,
tout le reste ne compte plus pour nous. Jésus nous dit : "Allez de
l'avant, faites ce que je vous demande : je protège votre vie. Mais ne
cherchez pas à la protéger vous-mêmes, vous ne seriez plus
sous ma garde".
Sous ce rapport les plus pieux d'entre nous sont comme des athées. Nous
ne croyons pas à la protection divine, et nous ne nous fions qu'à
notre bon sens, dont nous faisons une idole. C'est notre intelligence que nous
suivons, et non pas Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Saisis par Dieu
28 Juin
Saisis par Dieu
Non que j'aie déjà obtenu le prix... mais je m'efforce de le
saisir, ayant été moi-même saisi par Jésus, le Messie.
Paul aux Philippiens 3, v. 12.
Ne choisissez jamais par vous-même d'être ministre de l'Evangile.
Mais une fois que vous avez reçu l'appel de Dieu, malheur à
vous si vous vous détournez du chemin, que ce soit à gauche ou
à droite! Nous ne sommes pas ici parce que nous l'avons décidé
de nous-mêmes, mais parce que Dieu nous a saisis. Il n'est donc pas question
de se dire : "Oh, je ne suis pas à la hauteur!" Ce que vous
avez à prêcher, c'est Dieu qui l'ordonne, ce n'est pas vos tendances
personnelles.
Gardez votre âme en communion constante avec Dieu, et rappelez-vous que
vous n'avez pas seulement à rendre votre témoignage, mais à
prêcher l'Evangile. Tout chrétien doit rendre son témoignage,
mais quand on se sent appelé à prêcher, c'est que la main
de Dieu nous a saisi comme un étau : elle nous fait souffrir, mais ne
nous lâche pas. En est-il bien ainsi pour chacun d'entre nous ?
N'affaiblissez jamais, n'atténuez en rien la parole de Dieu : prêchez-la
dans sa sévère rigueur. Vous devez être loyalement fidèle
à la parole de Dieu. Mais dans vos rapports personnels avec vos frères,
rappelez-vous bien qui vous êtes, non pas un ange venu du ciel, mais un
pauvre pécheur sauvé par la grâce de Dieu.
"Mes frères, dit Paul aux chrétiens de Philippes, je ne
me figure pas y être encore arrivé; je ne sais qu'une chose : oublieux
du passé, tendant de toutes mes énergies vers l'avenir, je m'efforce
vers le but..."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La discipline du chrétien
29 Juin
La discipline du chrétien
Si ta main droite te fait tomber, coupe-la et jette-la loin de toi;
car il est avantageux pour toi qu'un de tes membres périsse et que
ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Matthieu
5, v. 30.
Jésus ne dit pas que tout le monde doit se couper la main droite, mais
que si votre main droite vous empêche de le suivre, eh! bien, il faut
la couper (au sens figuré du terme, bien entendu). Il y a des choses en
elles-mêmes irréprochables qui
ne sont pas conciliables avec le don total de soi-même à Dieu.
Votre main droite est un de vos biens les plus précieux. Même cela,
dit Jésus, vous devez le sacrifier, si cela est nécessaire pour
me suivre. Aucune discipline plus sévère ne fut jamais proposée
à l'humanité.
Quand Dieu nous fait naître de nouveau, notre vie semble à bien
des égards mutilée. Il y a une foule de choses que vous n'osez
plus faire, des choses qui vous touchent de si près que, pour vous et
pour ceux qui vous entourent, c'est comme si vous arrachiez votre oeil ou si
vous coupiez votre main droite, et les incroyants se récrient : "Mais
c'est absurde!" Aucun croyant véritable ne peut se dispenser de
ces restrictions et de ces suppressions, au début de sa vie chrétienne.
Mais il vaut mieux être borgne ou manchot aux yeux des hommes, et harmonieux
aux yeux de Dieu. Jésus-Christ, par son Esprit, est obligé de
vous soumettre à toutes ces restrictions. Au moins n'en profitez pas
pour critiquer les autres!
On commence par une vie mutilée, mais on aboutit à la perfection :
"Soyez parfaits, dit Jésus, comme votre Père céleste
est parfait."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Faites-le maintenant
30 Juin
Faites-le maintenant
Dépêche-toi de te mettre d'accord avec ton adversaire. Matthieu
5, v. 25.
Jésus-Christ pose ce principe : faites ce que vous savez que vous devez
faire, faites-le maintenant, faites-le promptement; sans quoi, le procès
suivra son cours, et vous aurez à payer jusqu'au dernier centime, dans
la douleur, dans la détresse, dans l'agonie. Les lois de Dieu sont irrévocables :
on ne peut pas y échapper.
Réclamer à mon adversaire ce qu'il me doit, sans doute, j'en
ai le droit. Mais Jésus insiste sur le devoir capital qu'il y a pour
moi, à payer avant tout à mon adversaire tout ce que je lui dois.
Peu importe que je sois ou non lésé. Ce qui importe c'est que
je ne fasse rien pour léser autrui.
Agissez promptement, jugez-vous vous-même sans plus tarder. Dès
qu'il s'agit de votre salut, ne tardez pas un seul instant. Sinon, le procès
suivra son cours. Dieu veut que son enfant soit pur et blanc comme la neige.
Tant qu'il reste en vous la moindre désobéissance, Dieu ne vous
épargnera aucun des avertissements nécessaires. Quand nous prétendons
avoir raison, c'est généralement que nous avons tort au moins
sur un point. Et l'Esprit de Dieu insiste alors, avec quelle énergie!
pour que nous venions à la lumière.
"Dépêche-toi de te mettre d'accord avec ton adversaire."
Est-ce que vous avez soudain découvert que vous aviez la moindre rancune
contre quelqu'un ? Confessez-vous à Dieu, et réconciliez-vous tout
de suite, sans plus tarder, maintenant!