Ma ferme attente et mon espérance sont que je n'aurai honte de rien,
mais que maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps,
avec une pleine assurance... Philippiens 1, v. 20.
Tout ce que je puis, pour qu'Il règne dans toute sa gloire! "Mon
désir ardent et mon espoir étant que je n'aie jamais honte de
rien." Nous serons couverts de honte si nous ne cédons pas à
Jésus sur le point précis où Il nous demande de le faire!
"Tout, je veux tout faire, dit Paul, pour qu'Il triomphe." C'est
une question de volonté et non de raisonnement, une capitulation de la
volonté, une capitulation absolue et irrévocable sur ce point
particulier. Ce qui nous retient, c'est que nous nous préoccupons par-dessus
tout de nous-mêmes, en prétendant avoir égard aux autres.
Nous reculons devant l'obéissance totale, sous prétexte que d'autres
en souffriront. En raisonnant ainsi nous accusons Dieu de ne pas comprendre
le prix de l'obéissance. Soyons tranquilles! Dieu est au courant. A nous
d'êtres fidèles, ne pensons plus qu'à une chose : Tout, pour
qu'Il règne.
Comment pourrions-nous hésiter devant le Dieu très saint ? "Qu'importe
la vie ou la mort" nous dit Paul. Il est résolu à ne jamais
reculer, quoi que Dieu lui demande. L'ordre de Dieu produira une tempête
dans notre vie, si nous ne cédons pas lorsqu'il nous parle avec douceur.
Il veut que nous nous donnions tout entiers pour Lui. Ainsi dans son amour Il
nous place devant le grand choix : pour ou contre Lui! Si vous en êtes
là, abandonnez votre volonté à Dieu, irrévocablement,
totalement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Voulez-vous marcher par la foi ?
2 Janvier
Voulez-vous marcher par la foi ?
Abraham... partit, sans savoir où il allait. Hébreux 11, v. 8.
Avez-vous tout quitté, comme Abraham ? Dans ce cas, logiquement, vous
ne pouvez rien répondre quand on vous demande ce que vous allez faire!
Vous ne le savez pas mais votre seule certitude, c'est que Dieu sait ce qu'Il
fait. Examinez aujourd'hui votre attitude envers Dieu. Est-ce l'abandon total,
la confiance entière ? S'il en est ainsi vous serez continuellement émerveillés,
car vous ne savez pas où Dieu va vous conduire. Chaque matin, au réveil,
vous allez au-devant de la journée, appuyés sur Dieu. "Ne
vous inquiétez pas pour votre vie... ni pour votre corps...", ne
vous inquiétez de rien avant de "partir" par la foi !
Si vous demandez à Dieu ce qu'il va faire, Il ne vous le dira jamais
mais vous révélera qui Il est. Croyez-vous qu'Il est le Dieu des
miracles ? Etes-vous entièrement à Lui ? Alors rien ne pourra
vous surprendre.
Il est bien le Dieu dont l'amour se révèle quand vous vous tenez
tout près de Lui, mais vos soucis l'offensent! Abandonnez-lui toute votre
existence et elle aura un charme ineffable qui réjouira Jésus!
Apprenons à sortir de nous-mêmes, à abandonner convictions,
doctrines et expériences, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien entre
nous et Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Nuages et obscurité
3 Janvier
Nuages et obscurité
Les nuages et l'obscurité l'environnent. Psaume 97, v. 2.
Un homme qui n'est pas "né de l'Esprit" vous dira que l'enseignement
de Jésus est tout simple. Mais dès qu'il a été baptisé
du Saint-Esprit, il découvre que "les nuages et l'obscurité
l'environnent". Nous voulons pénétrer plus profondément
dans l'enseignement de Jésus, mais ne pouvons rien comprendre sans la
lumière intérieure de l'Esprit de Dieu. Si nous ne nous sentons
pas contraints de nous dépouiller de nos habitudes religieuses - comme
Moïse dut ôter ses souliers devant le buisson ardent - si nous nous
approchons encore de Dieu avec une familiarité indiscrète, demandons-nous
si nous nous sommes jamais tenus en sa présence. Ceux qui parlent avec
désinvolture de leurs expériences religieuses n'ont jamais compris
ce qu'est la présence de Jésus-Christ. Après avoir connu
une joie et une libération merveilleuses en découvrant ce que
Jésus fait, on pénètre dans d'épaisses ténèbres
en réalisant ce qu'Il est.
"Les paroles que je vous dis (Jésus parle au présent) sont
Esprit et Vie". La Bible n'est pour nous qu'un amas de paroles - nuages
et obscurité - jusqu'à ce que soudain les mots deviennent Esprit
et Vie, parce que Jésus les révèle, à chacun en
particulier. C'est ainsi que Dieu nous parle, non par des visions ou des rêves,
mais simplement par des mots qui nous conduisent à Lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Pourquoi ne puis-je te suivre maintenant ?
4 Janvier
Pourquoi ne puis-je te suivre maintenant ?
Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Jean
13, v. 37.
A certains moments, vous ne comprenez pas ce qui vous empêche d'agir
selon votre volonté. Si Dieu vous met ainsi dans une impasse, n'essayez
pas d'aller plus loin, attendez. Il veut peut-être vous apprendre la sanctification
ou vous enseigner le service. Ne courez jamais plus vite que Dieu ne le veut.
Si vous avez un doute au sujet de sa volonté, arrêtez-vous!
Il arrive que vous voyiez tout de suite clairement la volonté de Dieu
pour vous : le renoncement à telle amitié, à telle relation
d'affaires. Mais n'agissez pas sur une impulsion inconsidérée;
vous pourriez vous mettre dans une situation bien difficile à redresser.
Attendez que Dieu vous ouvre la voie, et Il le fera sans heurts, sans rancoeurs
inutiles. Attendez qu'Il agisse.
Pierre n'a pas su attendre. Il a voulu prévoir l'épreuve de sa
foi, et l'épreuve est venue alors qu'il ne l'attendait pas. "Je
donnerai ma vie pour toi", avait-il dit. Naïve inconscience! "Le
coq ne chantera pas, lui répliqua Jésus, que tu ne m'aies renié
trois fois." Jésus connaissait Pierre, mieux que Pierre lui-même.
Il ne pouvait suivre Jésus, parce qu'il ne savait pas ce dont il était
capable. Un attrait instinctif pour la personne de Jésus ne suffit pas
à faire de nous ses disciples. Tôt ou tard, un tel attrait aboutit
au reniement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La puissance de Dieu dans la faiblesse humaine
5 Janvier
La puissance de Dieu dans la faiblesse humaine
Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus
tard. Jean 13, v. 36.
Nous lisons plus loin (Jean 21, v. 19) : "Après avoir ainsi parlé,
Jésus lui dit: "suis-moi". Trois ans auparavant, Jésus
avait déjà dit à Pierre "suis-moi!" et Pierre
avait suivi sans peine, séduit par Jésus, mais sans le secours
du Saint-Esprit. Il aboutit au reniement, et son coeur se brisa. C'est alors
qu'il reçut le Saint-Esprit, et Jésus lui dit à nouveau:
"suis-moi!" Jésus seul était devant lui. Le premier
"suis-moi" n'avait rien de mystique et Pierre suivit Jésus
sur le chemin; le deuxième le conduira jusqu'au martyre (Jean 21, v.
18).
Entre ces deux appels, Pierre a renié Jésus avec des imprécations,
et il s'est effondré avec sa suffisance. Il ne lui reste plus rien de
sa confiance en lui-même. Il est prêt à recevoir le Saint-Esprit
de la part du Seigneur ressuscité (Jean 20, v. 22).
Quels que soient les changements que Dieu ait opérés en vous,
ne vous appuyez sur personne, sinon sur le Seigneur Jésus-Christ, et
sur le Saint-Esprit qu'Il donne.
Tous nos efforts, toutes nos bonnes résolutions, aboutissent au reniement,
parce que nous n'avons pas de puissance pour les réaliser. Mais quand
nous sommes effondrés, réellement vidés de nous-mêmes,
nous pouvons recevoir le Saint-Esprit : "Recevez le Saint-Esprit".
Laissez-vous envahir par lui, et il n'y aura dans votre vie qu'un vainqueur,
le Seigneur Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Adoration
6 Janvier
Adoration
Abram... dressa sa tente, ayant Béthel à l'occident et Aï
à l'orient : il bâtit là son autel à l'Eternel, et
l'invoqua. Genèse 12, v. 8.
Adorer Dieu, c'est lui redonner tout ce qu'il nous a donné de meilleur.
Chaque fois que Dieu vous accorde un bienfait, rendez-le lui comme un témoignage
de votre amour. Prenez votre temps, recueillez-vous devant Dieu et, par un acte
d'adoration, redonnez-lui ce qu'il vous a donné. Si au contraire vous
le mettiez de côté pour votre usage personnel, cela moisirait en
vous, comme la manne que les Israélites mettaient en réserve.
Les trésors spirituels que Dieu vous donne, il ne veut pas que vous les
gardiez pour vous-même, il faut que vous les lui rendiez pour que d'autres
en profitent.
Béthel est le symbole de la communion avec Dieu; Aï le symbole du
monde. Abram dresse sa tente entre les deux. Notre activité pour Dieu
dans le monde n'a de valeur que par notre intime communion avec lui, dans notre
for intérieur. La précipitation est toujours coupable, le temps
ne manque jamais pour adorer Dieu. Vouloir s'isoler du monde pour rester seul
avec Dieu, cela n'est pas sans danger. Il nous faut dresser notre tente de manière
à pouvoir toujours nous recueillir devant Dieu, quelque tintamarre que
mène le monde. Il est faux de concevoir comme trois étapes distinctes
l'adoration, l'attente et l'action. Certains chrétiens sautent, comme
des grenouilles, de l'adoration à l'attente, puis de l'attente à
l'action. Dieu ne l'entend pas ainsi : les trois doivent marcher ensemble, comme
dans la vie de Jésus. Jamais il ne se hâtait, jamais il ne restait
sans rien faire. C'est une discipline à conquérir, qui ne s'acquiert
pas en un jour.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'intimité avec Jésus
7 Janvier
L'intimité avec Jésus
Il y a si longtemps que je suis avec vous, Philippe, et tu ne me connais pas!
Jean 14, v. 9.
Ce n'est pas une réprimande, pas même l'expression d'un étonnement :
Jésus fait l'éducation de Philippe. L'intimité avec Jésus
est la plus longue à conquérir. Avant la Pentecôte, Jésus,
pour ses disciples, était Celui grâce auquel ils pouvaient vaincre
les démons et réveiller les âmes endormies (Luc 10, vv. 18
à 20). Ils avaient déjà avec lui une intimité précieuse,
mais il y en avait une autre, bien plus profonde, qui devait venir : "Je
vous ai appelés mes amis." La véritable amitié
est rare sur la terre. Elle implique l'union parfaite, dans la pensée,
dans le coeur, dans l'esprit. La vie tout entière est une discipline
qui doit nous permettre de réaliser cette union intime avec Jésus-Christ.
Nous recevons ses bienfaits, nous connaissons Sa Parole, mais Lui, le connaissons-nous?
"Il est avantageux pour vous que je m'en aille." Jésus veut
dire qu'il pourra mieux les faire pénétrer dans son intimité.
Jésus se réjouit quand un de ses disciples s'applique à
conquérir son amitié. C'est grâce à elle seule que
nous pouvons porter du fruit (Jean 15).
Une fois parvenus à cette intimité, il n'y a plus pour nous de
solitude. Notre coeur sait toujours où trouver de la sympathie. Nous
avons toujours de quoi parler aux autres, sans user d'aucun artifice. Celui
qui possède l'intimité de Jésus ne laissera jamais d'autre
impression de lui-même, sinon que Jésus est là, sans rien
qui lui fasse obstacle; car Jésus a satisfait toutes les profondeurs
de son âme. Une telle vie, c'est l'équilibre puissant, c'est la
merveilleuse sérénité que notre Seigneur communique à
ses intimes.
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"Tout pour qu'Il règne" - Mon sacrifice est-il vivant ?
8 Janvier
Mon sacrifice est-il vivant ?
Abraham bâtit l'autel.., et lia Isaac, son fils, sur l'autel. Genèse
22, v. 9.
Le sacrifice d'Isaac est le symbole de l'erreur où nous tombons en nous
imaginant que Dieu réclame de nous le sacrifice qui aboutit à
la mort. Dieu nous demande le sacrifice de nous-mêmes à travers
la mort, qui nous rend capables, comme Jésus l'a fait, de sacrifier nos
vies. Il ne faut pas dire : "Je suis prêt à marcher à
la mort avec Toi." Mais bien : "Je suis prêt à m'unir
à Ta mort rédemptrice, pour pouvoir ainsi offrir ma vie à
Dieu." Nous nous imaginons que Dieu nous demande de renoncer à une
foule de choses. Dieu a voulu débarrasser Abraham de cette erreur; la
discipline que Dieu nous impose dans notre vie quotidienne nous en délivre
à notre tour. Dieu ne nous dit jamais de renoncer à quoi que ce
soit, pour le plaisir d'y renoncer. Quand il nous ordonne de renoncer à
quelque chose, c'est pour acquérir la seule chose qu'il vaille la peine
de posséder, la communion avec Lui. Il s'agit avant tout de briser les
liens qui font obstacle à cette vie. Une fois ces liens brisés,
par l'union de notre âme à la mort de Jésus, notre communion
avec Dieu devient assez intime pour pouvoir vraiment lui offrir notre vie en
vivant sacrifice.
A quoi servirait-il que vous donniez à Dieu votre vie, si ce n'était
que pour mourir ? Ce qu'il réclame de vous, c'est votre personne même,
offerte en sacrifice vivant; c'est qu'il puisse disposer de toutes vos capacités,
de toutes vos énergies, rachetées et sanctifiées par le
sacrifice de Jésus. Cela seul est agréable à Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - En nous l'Esprit intercède pour nous, par des soupirs que nul langage ne peut exprimer
9 Janvier
En nous l'Esprit intercède pour nous, par des soupirs que nul langage
ne peut exprimer
Que votre esprit tout entier, votre âme, votre corps, tout votre être,
soit conservé irréprochable. I Thessaloniciens 5, v. 23.
"Votre esprit tout entier." La grande action mystique du Saint-Esprit
se fait dans les régions obscures de notre personnalité, où
nous ne pouvons atteindre. Le psaume 139 peut se résumer ainsi : "Tu
es le Dieu de l'aurore, et le Dieu de la nuit; le Dieu des sommets, le Dieu
des abîmes. Mais mon âme, ô Dieu, a des horizons plus lointains
que l'aurore, des ténèbres plus épaisses que la nuit, des
sommets plus hauts qu'aucune montagne, des abîmes plus profonds qu'aucun
océan. Dieu de toute la nature, sois mon Dieu. Ce qui est en moi me dépasse
en tout sens : mes mobiles, mes impulsions, mes rêves m'échappent,
O mon Dieu, sonde-moi".
Avons-nous compris que Dieu peut garder pure notre imagination bien au-delà
de notre pensée consciente ? "Le sang de Jésus-Christ nous
purifie de tout péché." S'il ne s'agissait là que
de notre pensée claire et distincte, nous serions bien à plaindre.
Le péché rend notre pensée obtuse; aussi n'en avons-nous
pas conscience. La purification de notre âme doit atteindre ses plus lointaines
régions, si nous voulons demeurer dans la lumière, comme Dieu
est dans la lumière. Alors le même Esprit dont la force animait
Jésus nourrira notre esprit. C'est quand Dieu met en nous ce gardien
formidable, l'Esprit de sainteté, c'est seulement alors qu'en nous l'esprit,
l'âme et le corps, sont conservés irréprochables - sans que Dieu
puisse réprouver - jusqu'à la venue de Jésus lui-même.
Ces grandes vérités, qui nous viennent de Dieu, savons-nous y
faire attention ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Les yeux qui s'ouvrent
10 Janvier
Les yeux qui s'ouvrent
pour leur ouvrir les yeux... afin qu'ils reçoivent... Actes 26, v. 18.
Je ne connais aucun verset dans tout le Nouveau Testament qui résume
en un raccourci plus grandiose ce que doit être le message d'un disciple
de Jésus-Christ.
L'oeuvre souveraine de la grâce divine, c'est d'abord ceci : "Afin
qu'ils puissent recevoir le pardon de leurs péchés." Quand
un homme n'arrive pas à la véritable vie chrétienne, c'est
presque toujours qu'il n'a jamais rien reçu dans ce domaine. Un homme
n'est jamais sauvé que s'il a reçu directement quelque chose de
Jésus-Christ. Notre fonction à nous, les ouvriers de Dieu, c'est
d'ouvrir les yeux des gens, pour qu'ils se tournent des ténèbres
vers la lumière. Mais ce n'est pas encore là le salut complet.
C'est seulement la conversion, l'effort de l'âme qui se réveille.
Je ne crois pas exagérer en disant que la majorité des chrétiens
de nom sont comme cela. Leurs yeux se sont ouverts, mais ils n'ont rien reçu.
La conversion - on l'oublie trop aujourd'hui - n'est pas la régénération.
Quand un homme est vraiment né d'en haut, il sait bien que cela ne vient
pas de lui, mais que c'est un don qu'il a reçu de la main du Tout-Puissant.
Les gens prennent des engagements, signent des promesses, sont décidés
à tenir jusqu'au bout, mais rien de tout cela ne peut les sauver. Le
salut suppose que nous sommes en mesure de recevoir directement de Dieu, grâce
à Jésus-Christ, le pardon de nos péchés.
Après cela vient l'autre oeuvre souveraine de la grâce divine :
"L'héritage promis à ceux que Dieu lui-même a sanctifiés."
Grâce à la sanctification l'âme régénérée
abandonne à Jésus-Christ tous ses droits sur elle-même,
et ne s'intéresse plus qu'aux desseins de Dieu en faveur des hommes.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Si j'obéis à Dieu, d'autres en souffriront
11 Janvier
Si j'obéis à Dieu, d'autres en souffriront
Ils réquisitionnèrent un nommé Simon... et le chargèrent
de la croix. Luc 23, v. 26
Si nous obéissons à Dieu, d'autres en souffriront plus que nous,
et cela nous tourmente. Pour nous, si nous avons de l'amour pour notre Seigneur,
l'obéissance ne nous coûte pas, c'est une joie, mais elle coûte
à ceux qui ne l'aiment pas. En obéissant à Dieu, nous renverserons
les plans de certaines personnes, qui nous diront : "C'est cela que vous
appelez être chrétien!" Pour éviter de les faire souffrir,
il nous faudrait tout simplement désobéir à Dieu.
Retranchés dans notre orgueil, nous disons : "Jamais je n'accepterai
de recevoir quoi que ce soit de quelqu'un d'autre." Il le faut bien pourtant,
ou sinon désobéir à Dieu. Avons-nous le droit de refuser
ce que notre Maître a lui-même accepté ? (Luc 8, vv. 2-3)
Si nous disons : "Je veux supporter seul toutes les conséquences",
nous paralysons notre vie spirituelle. Car c'est impossible. Nous sommes
tellement dépendants de tous les desseins de Dieu qu'en lui obéissant,
nous agissons nécessairement sur les autres. Si nous voulons obéir
à Dieu, il nous faut accepter humblement toutes les conséquences.
Certes, nous pouvons désobéir à Dieu pour nous épargner
cette humiliation, nous pouvons contrister notre Seigneur. Mais si nous choisissons
de lui obéir, il veillera lui-même sur tous ceux qui auront subi
le contrecoup de notre obéissance. Obéissons : Dieu pourvoira.
Ne dictez rien à Dieu. A Lui de prévoir et de pourvoir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Savez-vous ce que c'est d'être seul avec Dieu ?
12 Janvier
Savez-vous ce que c'est d'être seul avec Dieu ?
Ses disciples une fois seuls, il leur expliquait tout. Marc 4, v. 34.
SEULS AVEC JESUS ! Jésus ne peut pas toujours nous prendre à
part et nous expliquer ce que nous ne comprenons pas : il est forcé de
tenir compte de ce que nous pouvons comprendre à un moment donné.
Les vies des autres sont pour nous des paraboles, grâce auxquelles Dieu
nous fait déchiffrer peu à peu le contenu de nos propres âmes.
C'est un long travail : Dieu a besoin de toute l'éternité pour
façonner à sa guise un homme ou une femme. Notre rôle à
nous est simplement de permettre à Dieu de nous conduire à travers
tous les replis tortueux de notre personnalité. Notre ignorance de nous-mêmes
est fantastique. Nous ne voyons pas ce qui crève les yeux, notre jalousie,
notre paresse, notre orgueil. Jésus nous révèle le triste
contenu de notre triste personne, tout ce qu'elle recelait en elle avant que
Sa grâce ait commencé d'agir en nous. Qui sont ceux qui ont appris
à se regarder avec courage ?
Il faut nous débarrasser de l'idée, du préjugé
tenace, que nous nous comprenons nous-mêmes. Dieu seul nous comprend.
Cette suffisance instinctive est le ver rongeur de notre vie spirituelle. Pour
peu que nous ayons pu entrevoir ce que nous sommes aux yeux de Dieu, nous ne
parlerons plus jamais de notre grande indignité, parce que nous savons
qu'elle existe, et qu'elle est inexprimable. Tant que nous ne sommes pas convaincus
de notre indignité, Dieu pèsera sur nous pour nous arracher à
nous-mêmes. Tant que persiste notre suffisance, Jésus ne peut rien
nous expliquer. Il lui faut frapper à mort notre orgueil, mettre à
nu nos attachements coupables. Il faut, pour que Dieu nous parle, la solitude
du dépouillement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Savez-vous ce que c'est d'être seul avec Dieu ?
13 Janvier
Savez-vous ce que c'est d'être seul avec Dieu ?
Lorsqu'il fut seul.., ils l'interrogèrent... Marc 4, v. 10.
JESUS SEUL AVEC NOUS ! Quand Dieu nous a fait enfin atteindre la solitude,
grâce à l'affliction, au désespoir, à l'épreuve,
à la maladie, par la rupture d'une vieille amitié ou la formation
d'une amitié nouvelle - quand enfin nous sommes seuls, absolument seuls,
brisés et confondus, alors il commence à nous expliquer ce qu'il
faut que nous sachions. Considérez la manière dont Jésus
faisait l'éducation des Douze. Ils lui posaient bien plus de questions
que la foule. Ils le pressaient de questions, et lui ne se lassait pas de leur
répondre. Mais ils n'ont vraiment compris qu'après avoir reçu
le Saint-Esprit. (Jean 14, 26.)
Si vous marchez avec Dieu, la seule chose qui vous apparaît clairement,
la seule chose dont Dieu veut que vous la voyiez clairement, c'est la manière
dont il s'y prend pour conduire votre âme. Quant aux tristesses, quant
aux perplexités de votre prochain, tout cela n'est pour vous que pénombre
et mystère. Nous nous imaginons que nous savons où est tel ou
tel de nos frères, jusqu'à ce que Dieu nous administre, comme
une noire potion, la vision de notre propre pourriture. Il y a en nous d'épaisses
couches d'obstination et d'ignorance que le Saint-Esprit peut seul nous révéler,
et il ne peut le faire tant que Jésus ne nous a pas là, devant
lui, seul à seul. Regardez bien : êtes-vous parvenu à cette
solitude, ou bien votre esprit est-il sans cesse occupé de mille futilités
encombrantes, relatives à votre santé, à votre extérieur,
à vos petites activités, soi-disant au service de Dieu ? Jésus
ne peut rien nous expliquer, tant que nous n'avons pas fait taire tout ce tintamarre,
tant qu'il n'est pas seul avec nous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'appel de Dieu
14 Janvier
L'appel de Dieu
Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? - Me voici, répondis-je,
envoie-moi. Isaïe 6, v. 8.
Dieu n'adressa pas d'appel direct à Isaïe. Isaïe entendit
seulement Dieu demandant : "Qui enverrai-je ?" L'appel de Dieu n'est
pas seulement pour quelques-uns, il s'adresse à tous. Si mes oreilles
sont ce qu'elles doivent être, j'entendrai l'appel de Dieu. "Beaucoup
sont appelés, peu sont élus." Cela veut dire simplement
que parmi les appelés, peu écoutent de manière à
être élus. Les élus sont ceux qui, entrés en contact
avec Dieu par Jésus-Christ, ont changé leur attitude, et dont
les oreilles, débouchées, perçoivent "le murmure
doux et subtil" répétant sans cesse : "Qui marchera
pour nous ?"
Il ne s'agit pas d'un appel direct à un individu, à qui Dieu
disait : "Toi, il te faut aller !" Dieu n'a pas du tout contraint
Isaïe. Isaïe se tenait devant Dieu, il entendit l'appel, et il se
rendit compte qu'il n'avait qu'un seul parti à prendre, une seule réponse
à faire : "Me voici, envoie-moi." Débarrassez-vous
de l'idée que Dieu viendra vous chercher, avec des injonctions ou des
requêtes. Quand notre Seigneur appela ses disciples, il n'exerça
sur eux nulle contrainte. Son appel, à la fois ardent et serein :
"Suis-moi", s'adressait à des hommes en possession de tout leur
sang-froid. Si nous permettons à l'Esprit de Dieu de nous amener devant
Dieu, face à face, nous entendrons, comme Isaïe, le murmure doux
et subtil, et librement, sans crainte, nous dirons : "Me voici, envoie-moi."
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"Tout pour qu'Il règne" - Avons-nous été réduits à rien ?
15 Janvier
Avons-nous été réduits à rien ?
Nous avons été ensevelis avec Lui.., afin que... nous aussi nous
puissions vivre d'une vie nouvelle, et marcher en avant. Romains 6, v. 4.
Il est impossible d'entrer dans la voie de la sanctification totale sans que
notre moi, notre "vieil homme" soit dûment enseveli. Tant
que nous n'avons pas été réduits à rien, la sanctification
n'est qu'un rêve. Il nous faut mourir, d'une mort où l'on ressuscite,
pour vivre de la vie de Jésus, de la vie que rien ne peut détruire;
de la vie où l'on est un avec Dieu, où l'on a un seul but : être
témoin de Dieu.
En êtes-vous là réellement, et non pas seulement en imagination ?
Pour être enseveli, il ne s'agit pas de se monter la tête, il s'agit
de cesser de vivre par nous-même. Acceptez-vous ce que Dieu vous demande,
de cesser d'être un "bon chrétien" ? Nous louvoyons autour
du cimetière, mais nous refusons d'y entrer. Pourtant ce qu'il nous faut,
c'est être baptisés, c'est-à-dire plongés dans la mort
du Christ.
Encore une fois, en êtes-vous là ? Ou bien, à l'égard
de la vie de votre âme, continuerez-vous à jouer la comédie ?
Pouvez-vous dire, en regardant en arrière, pouvez-vous dire, avec une
très douce, très apaisante, avec une immense reconnaissance :
"Tel jour, je suis mort à moi-même et j'ai fait ma paix avec
Dieu" ? Si vous ne l'avez pas fait encore, ne voulez-vous pas le faire
aujourd'hui ? Cela dépend uniquement de vous
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"Tout pour qu'Il règne" - L'appel de Dieu traduit la nature de Dieu
16 Janvier
L'appel de Dieu traduit la nature de Dieu
J'entendis la voix du Seigneur disant : "Qui enverrai-je ?" Isaïe 6, v. 8.
Quand nous parlons de l'appel de Dieu, nous oublions trop souvent ce qui est
le plus essentiel, la nature même du Dieu qui nous appelle. Il y a bien
des appels : celui de la mer, celui des sommets, celui des glaces polaires; ils
ne sont entendus que par ceux qui sont faits pour les entendre. Car pour entendre
un tel appel, il faut quelque chose en nous qui s'y rapporte. L'appel de Dieu
exprime la nature divine, et non la nôtre. Il y a certains accents de
l'appel de Dieu qu'Il nous destine et que nous sommes seuls à percevoir.
C'est Dieu même qui s'adresse à nous et à nous seuls sur
tel point particulier. Il faut que nous puissions être en communion directe
avec Lui.
L'appel de Dieu n'est pas du tout l'écho de ma nature propre; mon tempérament,
mes tendances personnelles n'ont rien à y voir. Tant que je suis préoccupé
de ma nature propre et de mes aptitudes spéciales, je suis incapable
d'entendre l'appel de Dieu. Pour en être capable, il faut que je traverse,
comme Isaïe, une crise qui me transforme et accorde mon âme au diapason
de Dieu. La plupart d'entre nous n'ont d'oreille que pour eux mêmes et
n'en ont point pour Dieu.
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"Tout pour qu'Il règne" - Ce qu'est en nous l'appel de Dieu
17 Janvier
Ce qu'est en nous l'appel de Dieu
Quand Dieu.., jugea bon de révéler en moi son Fils...
Paul aux Galates, 1, vv. 15-16.
L'appel de Dieu n'est pas un appel à Le servir de telle ou telle manière
particulière; mais je puis l'interpréter, par mon contact avec Dieu :
je me rends compte alors de ce que je voudrais faire pour Lui. Mais l'appel
de Dieu en nous, c'est avant tout l'expression de ce qu'Il est. La manière
dont je puis le servir, c'est l'expression de ce qu'il y a en moi. "Quand
Dieu jugea bon de révéler en moi son Fils, dit Paul, afin
que je puisse l'annoncer...", c'est-à-dire en somme exprimer le
fait de Sa présence en moi.
Le service de Dieu n'est pas autre chose que l'amour et l'adoration assez abondants
pour déborder et se répandre au dehors. Mais, à dire vrai,
Dieu ne nous appelle pas expressément à le servir; c'est une toute
petite chose qui vient de moi, c'est l'effet naturel de ma vie transformée,
Dieu me met en rapport avec Lui, de façon que je puisse comprendre son
appel; alors, de moi-même, par amour pour Lui, je fais ce que je puis.
Servir Dieu est l'humble hommage d'un être à qui Dieu s'est révélé.
Quand Il me communique quelque chose de Lui-même, cette énergie,
qui est en moi comme en Lui, me permet d'agir avec Lui. Le Fils de Dieu s'étant
révélé en moi, je le sers donc tout naturellement dans
tous les détails de ma vie.
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"Tout pour qu'Il règne" - C'est le Seigneur !
18 Janvier
C'est le Seigneur !
Thomas lui répondit en s'écriant : "Mon Seigneur et mon
Dieu." Jean 20, v. 28.
"Donne-moi à boire." Combien d'entre nous réclament
avidement que Jésus-Christ les désaltère, alors que nous
devrions, nous, rechercher ce dont il a besoin. Nous devrions épuiser
pour lui tous nos biens, toutes nos facultés, toutes nos forces, et non
pas l'épuiser, Lui, pour satisfaire à nos désirs.
"Vous serez mes témoins." Cela suppose une vie de dévouement
complet à notre Seigneur bien-aimé, de dévouement authentique,
sans la moindre réserve, sans la moindre fraude, sans la moindre faiblesse :
une vie consacrée à le satisfaire en toute chose, partout où
il jugera bon de nous placer.
Méfiez-vous de tout ce qui peut revêtir le masque et usurper la
place de votre loyal dévouement à Jésus-Christ. Le pire
des usurpateurs, c'est le service déloyal. Il est plus aisé de
servir Dieu que de se laisser vider par Lui jusqu'à la lie. Le but que
Dieu veut atteindre, c'est la révélation de Lui-même en
nous, et non pas la consigne de faire quoi que ce soit pour Lui. Dieu ne nous
envoie pas combattre pour Lui, il veut seulement pouvoir nous utiliser comme
il l'entend dans les combats qu'il livre lui-même.
Faisons bien attention de n'être pas plus attachés à notre
activité chrétienne qu'à Jésus-Christ.
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"Tout pour qu'Il règne" - Vision et ténèbres
19 Janvier
Vision et ténèbres
Une terreur sombre et profonde tomba sur lui. Genèse 15, v. 12.
Chaque fois que Dieu accorde une vision à un croyant, Dieu le met pour
ainsi dire à l'ombre de Sa main, où il n'a qu'à se taire
et à écouter Dieu. Il y a une obscurité qui résulte
de l'excès de lumière : c'est le moment d'écouter en silence.
Quand Dieu, après une vision lumineuse, nous plonge dans les ténèbres,
nous n'avons qu'une chose à faire, c'est d'attendre. Dieu réalisera
ce qu'il vous a fait voir, si vous savez attendre. Mais n'intervenez jamais
à la place de Dieu pour accomplir sa promesse. Abraham dut traverser
treize ans de silence, pendant lesquels toute sa confiance en lui-même
fut détruite. Il comprit qu'il ne pouvait plus s'en tenir aux conseils
du bon sens (voyez le chap. 16). Ces années de silence étaient
une période d'éducation, non de réprobation. N'essayez
pas de susciter en vous artificiellement la joie et la confiance. Fiez-vous
à Dieu et laissez Dieu agir. (Isaïe 50, 10. & 11.)
Ma confiance repose-t-elle en moi-même, en tel ou tel enfant de Dieu,
tel livre, telle prière, telle extase ? Ou bien ma confiance est-elle
toute en Dieu lui-même, et non dans ses bienfaits ? "Je suis le Dieu
Tout-Puissant, El Chaddaï, le Père et la Mère de tous."
Le but unique de toute l'éducation que Dieu nous dispense, c'est de nous
apprendre à saisir la réalité de Dieu. Dès que Dieu
devient pour nous réel, tous les autres deviennent des ombres. Quoi que
puissent dire, quoi que puissent faire les autres croyants, rien ne peut troubler
celui qui se fonde sur Dieu.
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"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous dispos, prêt à tout ?
20 Janvier
Etes-vous dispos, prêt à tout ?
Quelqu'un qui n'est pas né d'en-haut ne peut pas voir le Royaume de
Dieu. Jean 3, v. 3.
Il nous arrive d'être tout prêts pour une réunion de prière,
mais peu disposés à cirer des souliers.
Etre né de l'Esprit, c'est l'effet d'une action directe de Dieu, mystérieuse
comme le vent qui souffle, prodigieuse comme Dieu lui-même, cachée
au plus profond de notre vie individuelle. Etre né d'en-haut, c'est une
nouveauté perpétuelle, un perpétuel commencement jusque
dans l'éternité; une pensée jeune, un langage clair, une
vie alerte, la perpétuelle surprise de la vie en Dieu. La moindre sécheresse,
le plus léger dépit, c'est le signe que nous ne sommes plus en
communion directe avec Dieu : "Ah! disons-nous, si je ne fais pas cela
maintenant, cela ne se fera jamais." Etre frais et dispos, ce n'est pas
le fruit de l'obéissance, c'est le fruit du Saint-Esprit. L'obéissance
nous maintient simplement dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière.
Veillez sur votre communion avec Dieu. Jésus, pour tous ses disciples,
demande à Dieu la même communion qui existe entre son Père
et Lui. Gardez votre vie ouverte à Jésus-Christ, ne vous contentez
jamais d'une apparence. Est-ce que vous puisez votre vie à une autre
source que Dieu lui-même ? Dans ce cas, s'il vous arrive de perdre le contact
avec Dieu, vous ne pourrez jamais vous en rendre compte.
Etre né de l'Esprit, cela nous procure une jeunesse perpétuelle,
qui nous rend toujours absolument dispos.
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"Tout pour qu'Il règne" - Dieu se souvient, souvenez-vous
21 Janvier
Dieu se souvient, souvenez-vous
Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune. Jérémie 2, v. 2.
Est-ce que j'ai pour Dieu le même amour qu'autrefois, ou bien est-ce
que je me contente de son amour pour moi ? Est-ce que je suis sans cesse préoccupé
de ce qui peut réjouir le cur de Dieu, ou bien est-ce que je gémis
sur moi-même et sur les pénibles circonstances où je me
trouve ? Il n'y a aucune joie dans l'âme qui a oublié ce dont Dieu
se réjouit. Quel honneur pour moi de penser que Jésus-Christ peut
avoir besoin de moi ! "Donne-moi à boire." Quel amour lui
ai-je témoigné durant la semaine dernière ? Ai-je manifesté
par ma vie un vif souci pour sa réputation ?
Dieu dit à Jérusalem : "Tu n'as plus d'affection pour moi
maintenant, mais je me souviens du temps où tu en avais. Je me souviens
de ton amour lorsque tu étais fiancée." Mon enthousiasme
pour Jésus-Christ est-il resté le même ? Ai-je gardé
intacts mon amour et mon dévouement pour lui, ou bien me suis-je repris,
et ma prudence a-t-elle diminué mon amour ? Suis-je assez attaché
à lui pour accepter d'aller avec lui n'importe où, ou bien préoccupé
de ce qui m'est dû, et en train de calculer jusqu'à quel point
je dois renoncer à mes aises ?
Si, me remémorant ce que Dieu voit dans mon passé, je m'aperçois
que Dieu n'est plus pour moi ce qu'il était alors, puisse cette découverte
me couvrir de honte et d'humiliation, car de cette honte naîtra la tristesse
selon Dieu et la vraie métamorphose de la pensée.
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"Tout pour qu'Il règne" - Où regardons-nous ?
22 Janvier
Où regardons-nous ?
Tournez vos regards vers Moi, et soyez sauvés. Isaïe 45, v. 22.
Sommes-nous de ceux qui s'attendent à ce que Dieu vienne de lui-même
les combler de bienfaits et les sauver? Il dit :
"Tournez-vous vers Moi, et soyez sauvés." Dans la vie spirituelle,
ce qui est le plus difficile, c'est de concentrer nos regards sur Dieu, et cette
difficulté provient de ses bienfaits eux-mêmes. L'affliction, presque
toujours, nous fait regarder à Dieu; mais ses bienfaits détournent
nos regards sur autre chose. Le Sermon sur la Montagne peut se résumer
ainsi :
Renoncez, s'il le faut, à tout le reste, jusqu'à ce que tout en
nous, le corps et l'âme, le coeur et l'esprit, soit tourné
vers Jésus-Christ.
Beaucoup d'entre nous se font une certaine conception de ce qu'un chrétien
doit être, et la vie des saints devient un obstacle qui nous détourne
de Dieu. Ce chemin compliqué ne va pas au salut. "Tournez-vous
vers Moi, et vous êtes sauvés" - non pas : vous serez sauvés.
Quoi que ce soit que nous voulions atteindre,
nous l'atteindrons en regardant à Lui de toute notre âme. Nous
nous faisons mille soucis, nous boudons notre Dieu, alors qu'Il est là
et qu'il nous répète : "Regarde en haut, et sois sauvé !"
Mes tracas, mes soucis, mes questions : "Que ferai-je cet été ?
Que ferai-je demain ?" tout cela disparaît si je regarde à
Dieu.
Ame dolente, secoue-toi ! et regarde à Dieu, n'espère qu'en Lui.
Même si tu es débordé par mille choses urgentes, aie le
courage de les laisser toutes de côté. Regarde à Dieu, et
le salut est là pour toi, instantanément.
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"Tout pour qu'Il règne" - La vision intérieure qui nous transforme
23 Janvier
La vision intérieure qui nous transforme
Nos visages découverts reflètent comme un miroir la gloire du
Seigneur; nous sommes transformés en son image; par l'action de l'Esprit,
sa gloire devient la nôtre. II Corinthiens 3, v. 18.
Le caractère le plus frappant d'un véritable chrétien,
c'est cette ouverture, cette franchise absolue à l'égard de Dieu,
qui font de sa vie un miroir, où d'autres peuvent discerner Dieu. L'Esprit
qui est en nous nous transforme, et notre regard devient un reflet. On reconnaît
aisément celui qui a contemplé Dieu; on sent qu'il est l'image
de son Seigneur. Méfiez-vous de tout ce qui peut ternir votre miroir
intérieur : c'est généralement quelque chose qui paraît
bon, mais de cette bonté qui n'est pas la meilleure.
Pour vous comme pour moi, le secret du bonheur, c'est ce regard central, toujours
tourné vers Dieu. Que tout le reste s'efface devant cette unique préoccupation :
travail, vêtement, nourriture, tout au monde. La poussée de tout
ce qui nous harcèle tend sans cesse à étouffer notre élan
vers Dieu. Il nous faut lutter pour maintenir sur tous les points nos positions
spirituelles. Que tout le reste s'arrange comme il pourra, que les gens disent
tout ce qu'ils voudront, ce qui importe, c'est que rien n'obscurcisse en nous
la vie cachée avec le Christ en Dieu. Ne vous laissez jamais bousculer
hors de cette communion, souvent si ondoyante, et qui ne devrait jamais l'être.
La tâche peut-être la plus ardue pour un chrétien, c'est
de refléter comme un miroir la gloire du Seigneur.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La direction qui s'impose à nous
24 Janvier
La direction qui s'impose à nous
Voici pourquoi je te suis apparu... Actes 26, v. 16.
La vision de Paul sur le chemin de Damas n'était pas une extase passagère,
mais bien une vision qui, s'imposant à lui, lui donnait un commandement
précis; aussi Paul ajoute : "Je n'ai pas désobéi
à la vision céleste." Notre Seigneur lui dit au fond ceci :
"J'aurai désormais la main haute sur toute ta vie : tu n'auras
d'autre but, d'autre dessein, d'autre idéal que le mien. Car je t'ai
choisi."
Une fois nés d'en-haut, nous ne pouvons manquer, si peu qu'il y ait
en nous de vie spirituelle, d'avoir la vision de ce que Jésus nous demande
d'être pour lui. Il est essentiel que nous apprenions à obéir
à cette vision, et à ne pas déclarer que c'est impossible.
Il ne suffit pas de savoir que Dieu a opéré le salut du monde,
et que le Saint-Esprit peut me mettre au bénéfice de toute l'oeuvre
rédemptrice de Jésus-Christ. Il faut encore que je sois en rapport
direct avec Lui. Paul ne reçut pas une doctrine à proclamer, il
fut mis en vivant contact avec la personne vivante et souveraine de Jésus-Christ.
Le verset 16 est magnifiquement impératif : "Je te suis apparu pour
faire de toi mon serviteur..." C'est un maître qui parle. Il s'agit
uniquement d'une relation personnelle entre lui et son serviteur. Paul n'était
pas au service d'une cause, mais au service exclusif et absolu de Celui dont
il disait : "Je résolu de ne rien savoir parmi vous sinon Jésus-Christ,
et Jésus-Christ crucifié."
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"Tout pour qu'Il règne" - Laissez de la place pour Dieu
25 Janvier
Laissez de la place pour Dieu
Mais quand Dieu jugea bon... Galates 1, v. 15.
En travaillant pour Dieu, il nous faut apprendre à Lui laisser de la
place, à ne pas le gêner dans ses mouvements. Nous faisons des
calculs, des prévisions, nous disons : "Voilà ce qui arrivera"
ou bien "Voilà comment les choses se passeront" et
nous n'oublions qu'un seul point : laisser à Dieu toute la place nécessaire
pour qu'il intervienne où et quand Il le jugera bon. Nous serions fort
surpris si Dieu, tout à coup, interrompait notre réunion ou notre
homélie d'une manière tout à fait inattendue. Ne comptez
pas que Dieu interviendra de telle ou telle manière que vous prévoyez,
mais comptez qu'Il viendra, et attendez-Le. C'est le vrai moyen de lui faire
place. Comptez fermement qu'Il viendra, mais ne comptez pas du tout qu'il viendra
d'une manière déterminée. Si bien que nous connaissions
Dieu, nous avons toujours à nous mettre dans la tête cette grande
leçon qu'à n'importe quel instant, Il peut surgir. Nous oublions
trop facilement cet élément de surprise, et pourtant c'est toujours
ainsi que Dieu agit. Tout d'un coup, Dieu est là devant nous :
"Quand, dans Son bon plaisir, Dieu décida..."
Que votre contact avec Dieu soit si souple et si constant que Dieu puisse vous
surprendre, sans peine, de tous les côtés, à gauche aussi
bien qu'à droite. Attendez-vous à tout de Sa part, et laissez-lui
toute la place pour entrer comme il lui plaît dans votre vie.
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"Tout pour qu'Il règne" - La consécration perpétuelle
26 Janvier
La consécration perpétuelle
Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs... combien plus ne vous habillera-t-il
pas ? Matthieu 6, v. 30.
Une affirmation de Jésus, si simple qu'elle soit, est pour nous une
énigme tant que nous manquons de simplicité. Notre vie ne sera
vraiment simple que si nous recevons l'Esprit de Jésus-Christ, afin de
compter sur Lui et de Lui obéir en toute chose. "Si votre Père,
nous dit-il, revêt de splendeur l'herbe des champs, à combien plus
forte raison vous donnera-t-il le nécessaire, si vous êtes unis
à Lui." Les défaillances de notre communion avec Dieu viennent
toujours de ce que nous nous imaginons sottement en savoir plus que Jésus-Christ.
Les soucis du monde nous ont envahis, et nous avons laissé de côté
le "combien plus" du Père céleste.
"Regardez les oiseaux du ciel..." Leur seul but est de suivre leur
instinct de vie et Dieu les fait vivre. Jésus nous dit : "Dieu
vous protégera de même, si vous obéissez à son Esprit."
"Regardez les fleurs des champs...", elles croissent là où
elles ont été placées. Beaucoup d'entre nous refusent de
croître là où nous avons été placés,
et alors nous ne prenons racine nulle part. Jésus nous dit que pourvu
que nous suivions la règle de vie que Dieu nous a donnée, Dieu
se charge de nous donner tout le reste. Jésus nous a-t-il menti? Si nous
n'éprouvons pas la bonté de Dieu, c'est parce que nous ne lui
obéissons pas. Nous nous perdons dans mille soucis divers, nous ne savons
pas nous consacrer à Dieu, en laissant de côté tout le reste.
Cette consécration ne saurait se faire une fois pour toutes. Il nous
faut la renouveler chaque jour.
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"Tout pour qu'Il règne" - La vraie prudence
27 Janvier
La vraie prudence
Ne vous faites donc pas de souci pour votre subsistance. Matthieu 6, v. 25.
Un avertissement dont nous avons besoin qu'on nous le répète
souvent, c'est bien celui-ci : les soucis de ce monde, la séduction des
richesses et les plaisirs de la vie tendent sans cesse à étouffer
en nous la divine semence. C'est tantôt la nourriture et le vêtement,
tantôt l'argent qu'on possède ou le manque d'argent, les amis qu'on
a ou qu'on voudrait avoir, les difficultés de tout genre. C'est un flot
qui monte toujours, et qui risque de nous submerger, si l'Esprit de Dieu n'est
pas en nous, digue sûre et infranchissable.
Ne vous faites pas de souci pour votre subsistance. Ne vous inquiétez
que d'une seule chose, nous dit le Seigneur, de votre position à mon
égard.
Le sens commun se rebiffe là-contre :
"Mais c'est absurde ! Il faut bien que je m'inquiète de comment
je vivrai, de ce que je mangerai, de ce que je boirai." - "Non,
dit Jésus, il ne le faut pas." N'allez pas vous imaginer là-dessus
qu'Il ne sait rien de vos circonstances particulières. Il les connaît
mieux que vous, et il vous dit : "D'abord Dieu, et le reste ensuite."
"A chaque jour suffit son mal." Quel est donc le mal qui vous harcèle
aujourd'hui ? Serait-ce des esprits malins qui vous soufflent à l'oreille :
"Que faire cet été? Que faire dans un mois ?" - "Ne
vous inquiétez de rien", dit Jésus. La vraie prudence,
c'est de penser au "combien plus" de votre Père céleste.
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"Tout pour qu'Il règne" - Comment croire qu'on puisse ainsi persécuter Jésus ?
28 Janvier
Comment croire qu'on puisse ainsi persécuter Jésus ?
Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Actes 26, v. 14.
Est-ce que je suis décidé à ne laisser agir Dieu qu'à
ma guise ? Terrible piège auquel nous sommes toujours pris, tant que nous
n'avons pas été baptisés d'Esprit et de feu. L'entêtement
et l'amour-propre nous amènent toujours à poignarder le Christ.
Nous ne faisons peut-être de tort à personne, mais nous crucifions
Jésus. Chaque fois que nous voulons, obstinément, "maintenir
nos droits, notre dignité", chaque fois que nous voulons faire
triompher nos ambitions, nous persécutons et nous crucifions Jésus.
Il n'y a pas de plus affreuse découverte qu'une telle découverte.
Quand je vous transmets le message de Dieu, est-il vivant en moi, ardent et
vibrant ? Ou bien ma vie dément-elle ce que j'essaye de prêcher
? Je puis prêcher la sanctification et manifester en moi l'esprit de
Satan, l'esprit qui persécute Jésus. L'Esprit de Jésus
n'admet qu'une attitude : être un avec le Père. Aussi quelle humilité
que la sienne : "Ecoutez mon enseignement, dit-il, car je suis doux et
humble de coeur." Tout ce que je fais doit se fonder sur ma parfaite
union avec Lui, non pas sur ma propre volonté de m'élever vers
Dieu. Cela implique sans doute qu'on profitera de moi, qu'on me trompera sans
peine, qu'on me laissera de côté. Mais en acceptant tout cela pour
l'amour de Lui, j'ai la joie de n'être pas parmi ses persécuteurs.
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"Tout pour qu'Il règne" - Comment croire qu'on puisse être tellement ignorant ?
29 Janvier
Comment croire qu'on puisse être tellement ignorant ?
Qui es-tu, Seigneur ? Actes 26, v. 15.
"Ainsi m'a parlé l'Eternel, quand sa main m'a saisi" (Isaïe
8, v. 11.) Quand le Seigneur nous parle, nul moyen de Lui échapper. Il s'empare
sur-le-champ de notre intelligence. Est-ce que Dieu vous a parlé directement
? Dans ce cas, vous n'avez pas pu ne pas saisir l'insistance pénétrante
avec laquelle Il vous a parlé, non pas par vos oreilles, mais par vos
circonstances, langage que vous pouvez le mieux comprendre.
Dieu doit détruire notre confiance entêtée dans nos propres
convictions. "Oh! je sais très bien que c'est là ce que je
dois faire." Et soudain la voix de Dieu nous renverse et nous confond
en nous révélant les abîmes de notre ignorance. Nous avons
manifesté notre ignorance à l'égard de Dieu dans la manière
même dont nous avons prétendu le servir. Nous servons Jésus
dans un esprit qui n'est pas le sien, nous lui faisons tort en prétendant
l'exalter, nous combattons pour lui dans l'esprit de Satan. Nos paroles sont
irréprochables, notre âme empoisonnée. "Il les réprimanda,
et leur dit : Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés."
Le cantique à l'amour de l'apôtre Paul (I Corinthiens 13) définit
l'Esprit du Seigneur chez celui qui veut être son porte-parole.
Ai-je fait tort à Jésus par la manière dont j'ai prétendu
le servir ? Alors, je me suis trompé. Nous nous imaginons que notre devoir,
c'est tout ce qui nous coûte. Combien différent est l'Esprit du
Seigneur : "Faire ta volonté, ô Dieu, est tout mon plaisir."
(Psaume 40, v. 8.)
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Obéir ou désobéir
30 Janvier
Obéir ou désobéir
Samuel n'osait pas raconter la vision à Eli. I Samuel 3, v. 15.
Il est rare que Dieu nous parle d'une façon qui nous émeuve fortement.
Souvent nous nous méprenons sur ce qu'il veut nous dire et nous disons :
"Est-ce bien la voix de Dieu ?" Isaïe nous dit que la main
de l'Eternel l'a saisi. Il s'agit là de tout ce qui nous arrive, et qui
pèse sur nous. Rien ne nous arrive qui ne soit un message de Dieu lui-même.
Savons-nous percevoir Sa voix dans tout ce qui est, aux yeux des hommes, accidentel ?
Apprenez à dire en toute circonstance : "Parle, Seigneur"
et votre vie sera un enchantement. Dites : "Parle, Seigneur", mais
prenez le temps d'entendre Sa réponse. Les corrections que Dieu nous
envoie ne sont pas seulement une discipline, elles sont là pour nous
amener à dire : "Parle, Seigneur." Dieu ne vous a-t-il jamais
parlé, par tel ou tel verset ? En écoutant mieux, notre oreille
s'exerce, et peu à peu, comme Jésus, nous entendrons Dieu sans
cesse.
Oserons-nous dire à Eli, c'est-à-dire à ceux que nous
vénérons le plus, le message que Dieu nous a transmis ? Nous nous
érigeons nous-mêmes en providence : nous voulons épargner
à Eli ce qui pourrait le troubler. Dieu n'ordonne pas à Samuel
d'aller raconter sa vision à Eli, il faut qu'il en prenne lui-même
l'initiative. En voulant épargner à autrui une souffrance, nous
dressons un mur entre nous et Dieu. Nous assumons une terrible responsabilité
en nous opposant à ce que le coupable se coupe la main droite ou s'arrache
l'oeil droit.
Quand Dieu vous indique Lui-même ce que vous avez à faire, ne
consultez personne. Vous risqueriez trop de vous laisser guider par Satan.
"J'obéis aussitôt, dit Paul, sans consulter ni la chair ni le sang."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - A quoi êtes-vous appelés ?
31 Janvier
A quoi êtes-vous appelés ?
Mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle. Romains 1, v. 1.
Nous ne sommes pas appelés avant tout à être des saints
et des saintes, mais bien à proclamer la Bonne Nouvelle, l'Evangile de
Dieu. Ce qui importe par-dessus tout, c'est qu'on se rende bien compte que l'Evangile
est la réalité suprême et permanente. Ni la vertu des hommes,
ni la sainteté, ni le ciel ni l'enfer, ne sont la réalité
fondamentale, qui n'est autre que la Rédemption. Le chrétien qui
veut travailler pour Dieu a plus que jamais besoin de se pénétrer
de cette vérité. Rien n'est réel que la Rédemption,
c'est Dieu même qui nous le révèle, il faut nous habituer
à cette pensée. La sainteté individuelle est un effet,
non pas une cause. Si nous mettions notre confiance en cette qualité
humaine, qui est l'effet en nous de la Rédemption, nous ferions naufrage.
Paul ne dit pas qu'il s'est mis à part lui-même, il dit : "Quand
Celui qui m'a mis à part le jugea bon..." Paul n'était pas
intensément préoccupé de sa propre sainteté. Tant
que nos yeux seront fixés sur notre pureté personnelle, nous ne
saisirons jamais la réalité de la Rédemption. Les chrétiens
tombent en route, parce que leur pureté les occupe - et non pas Dieu.
La réalité dure et rugueuse de la Rédemption en rapport
avec le bourbier de la vie humaine, cela ne leur dit rien. Ils veulent avant
tout que Dieu les rende plus dignes de leur propre estime. Tant que je ne me
suis pas abandonné à Dieu sans réserve, Dieu ne peut pas
me sauver.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'appel de Dieu
1er Février
L'appel de Dieu
Le Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la Bonne
Nouvelle. I Corinthiens 1, v. 17.
Paul déclare ici que l'appel de Dieu, c'est l'appel à proclamer
la Bonne Nouvelle, c'est-à-dire la réalité de la Rédemption,
dans la personne de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes portés
à faire de la sanctification le but final de notre enseignement. Paul
se sert de ses expériences personnelles simplement à titre d'exemple,
mais ce n'est jamais pour lui le but dernier. Aucun texte dans la Bible ne nous
ordonne de prêcher le salut ou la sanctification; notre rôle est
d'élever Jésus-Christ (Jean 12, v. 32). C'est une mauvaise plaisanterie
que d'oser dire : "Jésus a souffert pour que je devienne, moi,
un saint." Jésus a souffert pour racheter le monde entier, et le
placer, restauré, purifié, sans tache, devant le trône de
Dieu. Le fait que la Rédemption peut manifester en nous son efficacité
est une marque de sa puissance et de sa réalité, mais non pas
son but. Si Dieu avait notre nature humaine, comme il serait fatigué,
écoeuré de nos incessantes prières pour notre salut, pour
notre sanctification. Du matin au soir, nous l'accablons de nos requêtes :
il nous faut ceci, il faut qu'Il nous délivre de cela! Quand nous aurons
touché le roc profond de l'Evangile, nous ne L'ennuierons plus de nos
jérémiades.
Paul n'avait qu'une passion : proclamer la Bonne Nouvelle. Il acceptait avec
empressement les chagrins, les déceptions, les persécutions, parce
que tout cela contribuait à faire de lui un serviteur ferme et dévoué
de l'Evangile.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'appel qui nous contraint
2 Février
L'appel qui nous contraint
Malheur à moi, si je n'annonce pas la Bonne Nouvelle ! I Corinthiens 9, v. 16.
Prenez garde de ne pas boucher vos oreilles à l'appel de Dieu. Sans
doute, quiconque est sauvé est appelé à rendre témoignage
de ce fait. Mais ce n'est pas encore là l'appel à prêcher
l'Evangile, il ne s'agit que d'un exemple dont on pourrait se servir au cours
d'une prédication. Paul, dans ce texte, parle de la contrainte douloureuse
qu'il a éprouvée, lorsqu'il s'est agi pour lui d'annoncer la Bonne
Nouvelle. Le salut est une affaire toute simple où Dieu se charge de
tout : "Venez à moi et je vous sauverai." La croix de Jésus-Christ
nous impose le salut. Mais pour être son disciple, il faut un choix que
nous seuls pouvons faire.
Pour que je sois, comme Paul, un véritable serviteur de Jésus-Christ,
Dieu me façonne à son gré, sans me demander ma permission.
A son gré, Dieu fait de nous le pain rompu, le vin répandu.
Etre mis à part pour l'Evangile, c'est un déchirement, c'est une
agonie : toutes nos ambitions broyées, tous nos désirs supprimés,
tout en nous s'effaçant devant cet unique devoir : "Mis à
part pour l'Evangile." Malheur à celui qui essaye de marcher dans
une autre direction, dès qu'il a entendu cet appel ! Quand Dieu vous a
saisi, arrière tout autre appel !
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"Tout pour qu'Il règne" - Acceptons-nous d'être mis au ban de la société ?
3 Février
Acceptons-nous d'être mis au ban de la société ?
Nous sommes traités comme les ordures de l'univers. II Corinthiens 4, v. 13.
Ces mots ne sont point une exagération. S'ils ne s'appliquent pas à
nous qui nous appelons serviteurs de l'Evangile, ce n'est pas que Paul s'en
soit servi à tort, mais que nous sommes trop avisés et trop délicats
pour accepter d'être des balayures. "Compléter en ma chair
ce qui manque à mes souffrances pour le Christ", ce n'est pas un
effet de la sanctification, mais de ce que j'ai été "mis
à part pour l'Evangile".
"Bien-aimés, dit l'apôtre Pierre, ne vous étonnez
pas de l'ardeur des tourments destinés à vous éprouver."
Si au contraire nous en sommes tout étonnés, c'est que nous sommes
des lâches. Nous reculons instinctivement devant la boue. Nous refusons
de nous baisser, de nous courber. Libre à vous d'être sauvé
tout juste; vous pouvez refuser à Dieu d'être mis à part
pour l'Evangile. Ou bien alors vous pouvez accepter d'être traité
vous-même comme le rebut de la terre, pourvu que la Bonne Nouvelle soit
proclamée. Le serviteur de Jésus-Christ ne craint pas de marcher
au martyre. Lorsqu'on se fonde sur la morale purement humaine et qu'on se trouve
en présence de la pire abjection, on a un sursaut de répugnance
instinctive et l'on ferme son coeur. La Rédemption divine, cette merveilleuse
vérité, est si profonde qu'aucune bassesse n'y peut surnager.
L'amour absorbe tout : Paul ne dit pas que Dieu l'a mis à part pour en
faire une âme d'élite, mais bien "pour révéler
son Fils en moi".
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La domination souveraine du Christ sur une âme
4 Février
La domination souveraine du Christ sur une âme
Car l'amour du Christ me domine et m'étreint. I Corinthiens 5, v. 14.
Paul nous dit ici que l'amour du Christ le domine et le tient serré
comme dans un étau. Il en est bien peu parmi nous qui savent ce que c'est
que d'être ainsi tenus et dirigés par l'amour de Dieu. Ce qui nous
tient, c'est ce que nous sentons, c'est la poussée des circonstances.
Paul n'était tenu que par l'amour du Christ. Chez un homme ou une femme
qui en est là, on sait que l'Esprit de Dieu agit sans obstacle.
Quand nous naissons d'en-haut, nous avons sans doute à témoigner
de ce que Dieu a fait pour nous. Mais après le baptême du Saint-Esprit,
tout cela ne compte plus, et nous commençons à comprendre la parole
de Jésus : "Vous serez Mes témoins." Il ne s'agit plus
du témoignage élémentaire, portant sur ce que Jésus
peut faire, mais d'être les représentants de Jésus, acceptant
tout ce qui nous arrive comme fait à Lui-même, louange ou blâme,
persécution ou approbation.
Impossible de jouer ce rôle si nous ne sommes pas entièrement
sous la domination de Jésus. C'est la seule chose qui compte, et c'est
pourtant la dernière, souvent, dont le chrétien s'aperçoit.
Paul dit que l'amour de Dieu s'est emparé de lui; peu importe qu'on le
traite de fou. Il ne vit plus que pour une seule chose : convaincre les hommes
du jugement de Dieu, et de l'amour du Christ. Cet abandon à l'amour du
Christ est la condition d'une vie féconde, où l'on voit éclater
la sainteté de Dieu, non pas celle de l'homme.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous prêt à être offert en sacrifice ?
5 Février
Etes-vous prêt à être offert en sacrifice ?
Si même je dois verser mon sang en libation pour achever le sacrifice
de vous-mêmes que vous offrez a Dieu par votre foi, j'en suis heureux
et je m'en réjouis avec vous tous. Philippiens 2, v. 17.
Acceptez-vous d'être offert en sacrifice pour parachever ce que la foi
des autres tâche de faire ? Acceptez-vous de verser votre sang en libation
pour Dieu au bénéfice de vos frères ? Ou bien est-ce que
vous regimbez, en disant : "Non, je ne tiens pas à être sacrifié
à ce moment-ci. Je ne veux pas que Dieu m'impose ainsi son choix. Je
veux pouvoir choisir moi-même le cadre de mon sacrifice et aussi les assistants,
des gens qui puissent me comprendre et m'approuver."
Il y a une grande différence entre celui qui marche vers le sacrifice
dans la fierté de son héroïsme, et celui à qui Dieu
demande d'être le paillasson sur lequel chacun s'essuie les pieds. Si
Dieu veut vous apprendre l'abaissement et l'humiliation, êtes-vous prêt
à vous offrir en sacrifice de cette manière-là ? Etes-vous
prêt à n'être rien du tout, moins encore qu'une goutte d'eau
dans un baquet tout plein ? Etes-vous prêt à ne compter pour rien
du tout, tellement qu'il ne sera jamais plus question de vous à propos
de l'âme que vous aurez contribué à sauver ? Etes-vous prêt
à vous dépenser, à vous laisser user au service des autres
? Non pas à vous faire servir, mais à servir les autres. On trouve
des saints qui ne consentent pas à faire un travail humiliant, tout en
restant des saints. Leur amour-propre les retient.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous prêt à être offert en sacrifice ?
6 Février
Etes-vous prêt à être offert en sacrifice ?
Pour moi, l'offrande de ma vie à Dieu s'achève. II Timothée 4, v. 6.
"Je suis prêt à m'offrir à Dieu", dites-vous,
c'est une affaire de volonté, non de sentiment. Dites à Dieu,
de toute votre âme, que vous êtes prêt au sacrifice. Arrivera
ce qui pourra, vous n'aurez pas à vous plaindre, quelque épreuve
que Dieu choisisse pour vous. L'épreuve est toute personnelle, nul ne
peut vous aider à la porter. Votre vie extérieure peut rester
la même : c'est votre volonté qui a changé. Une fois que
votre volonté s'est courbée, le sacrifice lui-même ne vous
coûtera plus rien. Mais si vous ne savez pas courber votre volonté
devant Dieu, vous aboutirez fatalement à vous apitoyer sur vous-même.
"Attachez avec des cordes la victime pour le sacrifice, amenez-la aux
cornes de l'autel." Le feu de l'autel est destiné à nous
purifier entièrement de tout désir qui n'est pas le désir
de Dieu. Ce n'est pas vous qui brûlez en vous l'interdit, c'est Dieu.
Vous amenez la victime attachée aux cornes de l'autel.
Ne vous laissez pas aller à vous apitoyer sur vous-même, lorsque
le feu s'allume. Cette épreuve du feu nous délivre de tout ce
qui nous accable, de tout ce qui nous déprime. Ce qui nous séduisait
ne nous séduit plus. Avez-vous passé par le feu ?
Présentez-vous à Dieu, prêt au sacrifice, et Dieu se révèlera
à vous, dans toute Sa splendeur.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La dépression ne nous est pas permise
7 Février
La dépression ne nous est pas permise
Nous espérions bien que... mais maintenant tout est fini, et voilà
le troisième jour... Luc 24, v. 21.
Les disciples d'Emmaüs ne mettaient en avant que des faits exacts, mais
les conséquences qu'ils en tiraient étaient erronées. Dans
le domaine spirituel, la dépression est toujours coupable. Quand je suis
abattu, c'est moi qui suis en faute : ce n'est pas Dieu, ni quelqu'un d'autre.
La dépression a deux sources possibles : ou bien j'ai satisfait une convoitise
ou bien je n'ai pas pu le faire. Toute convoitise est une impatience. La convoitise
spirituelle me pousse à exiger de Dieu une réponse, au lieu de
chercher Dieu, pour qu'Il puisse, s'Il le veut, me donner la réponse.
La convoitise des disciples, c'est qu'ils avaient conçu le Christ à
leur façon. J'ai compté que Dieu m'exaucerait de telle manière :
voilà déjà le troisième jour. N'ai-je pas le droit
d'être déprimé et de blâmer Dieu?
Chaque fois que nous réclamons ainsi la réponse à notre
prière, c'est que nous faisons fausse route. La prière, c'est
l'union avec Dieu, et non pas la mainmise sur l'objet de notre désir.
La dépression physique est un symptôme de maladie. Il en est de
même du point de vue spirituel.
Nous voudrions des manifestations éclatantes de la puissance de Dieu,
et nous ne soupçonnons pas que Dieu est là, autour de nous, dans
notre vie de tous les jours : c'est là, si nous sommes fidèles,
que la gloire de Jésus-Christ nous apparaîtra.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce que doit être en nous la sanctification
8 Février
Ce que doit être en nous la sanctification
Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie tout entiers. I Thessaloniciens
5, v. 23.
Quand nous demandons à Dieu de nous sanctifier, osons-nous affronter
l'idéal que Paul nous propose ? Nous ne voyons pas assez tout ce qu'implique
la sanctification. Tout ce qui, en nous, nous attache à la terre doit
se rétrécir étroitement, et ce qui nous attache à
Dieu s'élargir d'une façon prodigieuse. Pour devenir saint, il
faut concentrer toutes ses forces sur ce qui intéresse Dieu lui-même,
assujettir à ce seul but toutes les puissances de notre être. Sommes-nous
prêts à nous laisser transformer par Dieu ? Une fois cette oeuvre
opérée, sommes-nous prêts à nous donner entièrement
à Dieu, comme l'a fait Jésus ?
"Pour eux je me consacre et je donne ma vie." On n'est vraiment consacré
que lorsqu'on s'est tellement uni à Jésus que la règle
de Sa Vie devient la règle de notre vie. Sommes-nous prêts à
toujours accepter ce que cela nous coûtera, c'est-à-dire l'abandon
de tout ce qui en nous ne vient pas de Dieu ?
Sommes-nous prêts à nous laisser emporter vers les cîmes par cette
prière de l'apôtre Paul ? Sommes-nous prêts à dire :
"Seigneur, crée en moi toute la sainteté dont Tu peux revêtir
un pécheur sauvé par Ta grâce." Jésus a prié
Dieu que nous soyons tous un avec lui, comme il est UN avec le Père.
Ce qui caractérise la présence du Saint-Esprit dans une âme
humaine, c'est une ressemblance marquée avec Jésus-Christ, et
l'éloignement à l'égard de tout ce qui ne lui ressemble
pas. Sommes-nous prêts à nous abandonner à l'action du Saint-Esprit
?
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"Tout pour qu'Il règne" - Vous sentez-vous épuisé spirituellement ?
9 Février
Vous sentez-vous épuisé spirituellement ?
Le Dieu d'éternité... ne se lasse pas, il ne se fatigue point.
Isaïe 40, v. 28.
L'épuisement vient quand nos forces vitales sont à bout.
L'épuisement spirituel n'est jamais la conséquence du péché,
mais du travail que nous faisons pour Dieu. Pour échapper à l'épuisement,
il faut savoir où puiser la force. Si Dieu vous demande d'être
le pain rompu et le vin répandu, cela veut dire que vous avez à
être vous-même la nourriture des autres, jusqu'à ce qu'ils
apprennent à la trouver en Dieu. II vous faut bien compter qu'ils vous
épuiseront jusqu'au fond. Appliquez-vous à vous ravitailler à
mesure, ou vous succomberez bientôt.
Nous devons à Dieu de nous donner aux autres, qui sont Ses enfants,
aussi complètement qu'à Lui-même.
Est-ce que par la manière dont vous servez Dieu vous vous êtes
laissé aller jusqu'à l'épuisement ? S'il en est ainsi,
passez en revue tous vos mobiles d'action. Qu'est-ce qui vous a poussé
à travailler pour Dieu ? Est-ce votre inclination personnelle, ou bien
vous êtes-vous fondé sur la Rédemption accomplie par Jésus-Christ ?
Ne vous lassez pas de surveiller les sources de votre activité, et n'oubliez
pas où se trouve la seule source authentique. Vous n'avez pas le droit
de dire à Dieu : "Oh! Seigneur, je me sens tellement épuisé!"
Il vous a sauvé, il vous a consacré, il vous a sanctifié
pour pouvoir vous épuiser. Laissez-vous épuiser pour le service
de Dieu, mais rappelez-vous que tout vous vient de Lui. "Toutes mes sources
de Vie, en Toi je les trouverai."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Votre vision de Dieu meurt-elle d'inanition ?
10 Février
Votre vision de Dieu meurt-elle d'inanition ?
Levez les yeux en haut, et regardez. Qui a créé toutes ces choses ?
Isaïe 40, v. 26.
Le peuple de Dieu, au temps d'lsaïe avait desséché son coeur
et son imagination en contemplant des idoles. Le prophète tourne leurs
regards vers les cieux étincelants. La nature pour le croyant est un
symbole qui mène à Dieu, un moyen de grâce. Pour un enfant
de Dieu, la nature apparaît comme un vaste trésor. Chaque brise
qui souffle, chaque nuit, chaque journée, chaque buisson qui fleurit,
chaque fleur qui se fane, tout cela, c'est Dieu même qui vient à
nous, si seulement nous savons le voir.
La marque d'une vie spirituelle authentique, et concentrée en Dieu, c'est
qu'elle tient notre imagination captive. Regardez où vous en êtes.
Est-ce que votre pensée s'attache à une idole? Peut-être
à vous-même, à votre travail, à votre expérience
personnelle du salut et de la sanctification ? Alors votre pensée, par
rapport à Dieu, se meurt d'inanition, et en présence des difficultés
de la route, rien ne vous éclaire. Réveillez-vous de cette léthargie.
Ne regardez pas à votre passé, regardez à Dieu. C'est Dieu
dont vous avez besoin.
Si vos prières s'enlisent dans les marécages de la médiocrité,
c'est que votre pensée de Dieu n'est pas assez forte pour que vous vous
mettiez vraiment en Sa présence. Il faut apprendre à sortir de
nous-mêmes, à être le pain rompu, le vin répandu,
non pas pour nous et pour notre union personnelle avec Dieu, mais pour les autres.
Dieu seul peut nous donner cette vision des autres et ce désintéressement.
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"Tout pour qu'Il règne" - Votre espérance en Dieu est-elle sur le point de s'évanouir ?
11 Février
Votre espérance en Dieu est-elle sur le point de s'évanouir
?
Tu garderas dans une paix parfaite celui qui appuie sa pensée sur Toi;
car il se confie en Toi. Isaie 26, v. 3.
Votre pensée s'appuie-t-elle sur Dieu ? ou est-elle en train de périr
d'inanition, ce qui aboutit fatalement, chez un chrétien, à la
banqueroute ? Si votre pensée ne s'est jamais attachée à
Dieu, commencez tout de suite. N'attendez pas que Dieu vienne vous chercher;
mais détournez vos regards de vos idoles, et regardez à Dieu,
pour être sauvé. Notre pensée, notre imagination, c'est
le plus grand don que Dieu nous ait fait; c'est à Lui par conséquent
que nous devons la consacrer. Si vous avez su faire prisonnière chacune
de vos pensées, pour qu'elle obéisse au Christ, cela sera pour
votre foi une garantie de premier ordre quand l'épreuve sera là,
parce que votre foi et l'Esprit de Dieu seront à l'unisson. Apprenez
à n'avoir que des pensées dignes de Dieu devant tous les grands
phénomènes de la nature, et votre imagination, au lieu d'être
l'esclave de vos impulsions charnelles, sera toujours au service de Dieu.
"Nous avons péché comme nos pères... et nous avons
oublié." Alors plantez un stylet à l'endroit où vous
vous êtes endormi. - "Dieu, dites-vous, ne me parle pas en ce moment."
C'est votre faute. Rappelez-vous que vous appartenez à Dieu. Pensez à
tout ce qu'il a déjà fait pour vous, et votre amour pour Lui grandira
sans mesure. Votre imagination ne sera plus stérile, mais agile et féconde,
et votre espérance deviendra éblouissante.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Faut-il que j'écoute ?
12 Février
Faut-il que j'écoute ?
Le peuple dit à Moïse : "Parle-nous, toi et nous écouterons;
mais que Dieu ne nous parle pas, cela nous ferait mourir!" Exode 20, v. 19.
Nous ne faisons pas exprès de désobéir à Dieu;
tout simplement, nous ne faisons pas attention à Lui. Dieu nous a donné
ses commandements; ils sont là, et nous n'y prenons pas garde, parce
que nous n'avons pour Lui ni respect ni amour. "Si vous m'aimez, dit Jésus,
vous garderez mes commandements." Quand nous nous rendons compte que nous
avons toujours manqué de respect à l'égard de Dieu, nous
ne pouvons qu'être plongés dans la honte et dans l'humiliation.
"Parle-nous, toi; mais que Dieu ne nous parle pas!" Cela prouve
combien peu nous aimons Dieu. Nous préférons entendre ses serviteurs,
nous écoutons volontiers leurs témoignages. Mais nous ne voulons
pas que Dieu Lui-même nous parle. Pourquoi donc en avons-nous si peur ?
Parce que nous savons bien que si Dieu nous parle, il faudra que la chose se
fasse, ou alors que nous refusions carrément de lui obéir. Quand
c'est seulement le serviteur de Dieu, nous estimons que ce qu'il dit n'est pas
contraignant pour nous, car c'est tout bonnement sa manière de voir,
à lui, même si au fond nous sentons que c'est peut-être celle
de Dieu.
Est-il possible ? Dieu m'a traité jusqu'à présent comme
son enfant, et moi j'ai fait comme s'il n'existait pas ! Cet affront, cette
humiliation que j'ai infligée à Dieu, elle retombe sur moi. Comment
ai-je pu être à ce point sourd et rebelle ? Quand enfin nous parvenons
à écouter Dieu, la joie de l'entendre est accompagnée de
la honte d'avoir été sourds à sa voix jusque-là.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ecouter de toute son âme
13 Février
Ecouter de toute son âme
Parle, ton serviteur écoute. I Samuel 3, v. 10.
Je puis avoir une fois écouté Dieu ponctuellement : cela n'implique
pas que je sache toujours l'écouter. Par la dureté de mon coeur
et la paresse de mon esprit, il est manifeste que je n'ai pour lui ni amour
ni respect. D'un ami qu'on aime vraiment, on devine les moindres désirs.
Or, Jésus n'a-t-il pas dit :
"Vous êtes mes amis" ?
Ai-je désobéi ces jours-ci
à un commandement de mon Sauveur ? Sans doute, je ne l'ai pas fait consciemment.
Mais la plupart d'entre nous ont si peu de respect pour Dieu que nous n'entendons
même pas ce qu'Il nous dit.
C'est comme s'il ne disait rien.
Ma vie spirituelle doit devenir une union si intime avec Jésus-Christ
que j'entende toujours la voix de Dieu, et que je sache que Dieu entend la mienne
(Jean 11, vv. 41-42). Uni à Jésus-Christ, j'écoute et j'entends
Dieu de toute mon âme, à chaque instant de ma vie. Il me parle
par une fleur, par un arbre, par un de ses serviteurs. Ce qui m'empêche
de l'entendre, c'est que j'ai l'esprit occupé par autre chose. Ce n'est
pas que je sois résolu à ne pas l'entendre, c'est que mon âme
s'attache là où il ne faudrait pas, à ce qui m'environne,
à mon activité, à mes convictions : et Dieu a beau parler,
je ne l'entends pas. L'âme de l'enfant est toute unie : "Parle, Seigneur,
ton serviteur écoute." Il faut arriver à écouter Dieu
de la sorte, toujours, et de toute son âme, sans quoi l'on est absorbé
par mille soucis et intentions, et l'on est sourd à la voix de Dieu.
L'ai-je entendue aujourd'hui ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Apprendre à écouter Dieu
14 Février
Apprendre à écouter Dieu
Ce que je vous dis dans l'ombre, redites-le en plein jour; ce qui vous est
dit à l'oreille, publiez-le du haut des toits. Matthieu 10, v. 27.
Il arrive que Dieu nous fait passer par l'épreuve de l'ombre, pour nous
apprendre à l'écouter. C'est dans l'obscurité qu'on élève
les oiseaux chanteurs. Dieu nous met parfois à l'ombre de sa main pour
faire notre éducation. "Ce que je vous dis dans l'ombre..."
Une fois dans les téhèbres, restez là où Dieu vous
a mis, et ne dites plus rien, attendez en silence. Si vous vous mettiez à
parler, vous feriez fausse route. Quand on est dans l'obscurité, c'est
le moment d'écouter. Ne parlez pas aux autres de ce qui vous arrive,
ne cherchez pas des explications dans des livres. Ecoutez seulement ce que Dieu
veut vous faire entendre.
Vous recevrez de sa part un précieux message que vous pourrez donner
à d'autres, quand vous serez de nouveau dans la lumière.
Après chaque période de ténèbres vient en nous
de la joie mêlée d'humiliation. (Si c'était de la joie sans
mélange, il serait fort douteux que nous ayons entendu la voix de Dieu.)
Notre joie vient de ce que Dieu nous parle. Notre humiliation est terrible :
"Comme il a fallu longtemps pour que j'entende la voix de Dieu, pour que
je comprenne ce qu'il avait à me dire ! Que de jours, que de semaines
où Dieu me parlait pour rien !" Il vous accorde maintenant le don
précieux de l'humiliation. Votre coeur s'attendrira. Désormais
vous écouterez Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Suis-je le gardien de mon frère ?
15 Février
Suis-je le gardien de mon frère ?
Aucun de nous ne vit pour lui-même. Romains 14, v. 7.
La pensée vous est-elle jamais venue que vous portez devant Dieu la
responsabilité d'autres âmes que la vôtre ? Par exemple, chaque
fois que je m'éloigne de Dieu dans ma vie personnelle, tous en souffrent
autour de moi. Nous sommes liés les uns aux autres. "Quand un membre
souffre, tous les membres souffrent avec lui." Quand vous vous laissez
aller à l'égoïsme, à la négligence, au désordre,
à l'indifférence, à l'endurcissement spirituel, tout votre
entourage en pâtit. "Mais, direz-vous, c'est la perfection que vous
réclamez ! qui peut réaliser un tel idéal ?" Je réponds :
"Dieu seul; de Lui viendra toute notre puissance."
"Vous serez mes témoins." Qui de nous est prêt à
dépenser pour Jésus-Christ tout ce qu'il possède d'énergie
nerveuse, d'énergie morale, d'énergie spirituelle ? Il faut cela
pourtant pour être son témoin. Cela ne se fait pas d'un seul coup :
soyez patients envers vous-même. Pourquoi Dieu nous a-t-il placés
sur la terre ? Pour être sauvés et sanctifiés ? Non, mais
pour besogner à sa besogne. Suis-je prêt à être, à
son service, le pain rompu, le vin répandu ? à tout perdre, à
tous les points de vue, sauf un seul : que j'amène comme je le pourrai
des âmes à servir à leur tour Jésus-Christ. Ma vie,
en tant qu'elle est au service de Dieu, c'est la seule façon que j'aie
de dire à Dieu : "Merci!" pour le salut incomparable qu'Il m'a
donné. Rappelez-vous que n'importe qui d'entre nous peut très
bien être mis de côté, comme une pièce fausse ("...de
peur qu'après avoir prêché aux autres, dit Paul, je ne sois
moi-même rejeté").
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'Esprit de Dieu nous rend capables d'effort
16 Février
L'Esprit de Dieu nous rend capables d'effort
Lève-toi d'entre les morts ! Ephésiens 5, v. 14.
Tout effort que nous entreprenons n'est pas l'effet de l'Esprit de Dieu. Quelqu'un
peut nous dire : "Hardi ! prends au collet ta répugnance, jette-la
par-dessus bord et vas-y !" C'est l'effort humain que nous connaissons bien.
Mais quand l'Esprit de Dieu nous souffle à l'oreille : "Hardi !"
alors c'est l'effort inspiré, c'est la victoire.
Chacun de nous, quand il est jeune, a mille projets merveilleux, des visions
d'avenir qui le ravissent. Mais un jour vient, tôt ou tard, où
chacun de ces projets nous paraît irréalisable. La force nous manque,
et nous nous résignons à considérer tout ce que nous avions
vu briller devant nous comme mort et enterré. Il faut que Dieu lui-même
vienne nous dire : "Lève-toi d'entre les morts !"
Quand l'Esprit souffle sur nous, c'est une puissance miraculeuse, irrésistible :
nous nous levons d'entre les morts, et l'impossible devient possible. Ce qui
est frappant dans cette inspiration dynamique, c'est que, de notre part, il
faut un effort initial pour que Dieu nous donne la puissance d'agir. Dieu ne
nous donne pas d'emblée la vie qui surmonte tous les obstacles. C'est
à mesure que nous surmontons nous-mêmes un obstacle que Dieu nous
donne la vie. Quand Dieu se révèle à nous, et nous dit :
"Lève-toi d'entre les morts", il faut d'abord que nous nous
levions, de nous-mêmes; Dieu ne le fait pas pour nous. Jésus dit
à l'homme dont la main était paralysée : "Etends ta
main", et tout de suite elle fut guérie. Dès que nous avons
fait le premier effort, Dieu nous donne Sa force, en abondance.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le remède à la dépression
17 Février
Le remède à la dépression
Lève-toi et mange. I Rois 19, v. 5.
L'ange n'a pas donné à Elie une vision, il ne lui a pas expliqué
les Ecritures, il n'a rien fait de sensationnel. Il s'est contenté de
dire à Elie la chose la plus ordinaire : "Lève-toi et mange."
Pour n'être jamais déprimé, il faudrait que je ne sois pas
un être vivant : un cristal n'est jamais déprimé. Si un être
humain était à l'abri de toute dépression, il serait incapable
aussi d'exaltation. Il existe des causes de dépression, tout ce qui participe
à la mort. En essayant de vous rendre compte de quoi vous êtes
capable, n'oubliez pas que vous êtes capable de dépression.
Quand l'Esprit de Dieu vient en nous, ce n'est pas pour nous donner des visions;
il nous dit de faire les choses les plus humbles, les plus ordinaires. La dépression
tend à nous éloigner de toutes ces réalités banales
et quotidiennes qui font partie intégrante de la création. Mais
quand Dieu nous visite, il nous ramène à ces réalités
familières et toutes simples : en nous appliquant à ces humbles
tâches, nous sommes tout surpris d'y trouver Dieu. C'est là le
vrai remède à la dépression. Nous avons tout simplement
à faire ce qui est là devant nous, en cherchant notre force en
Dieu. En faisant telle ou telle chose en vue de combattre notre dépression,
nous l'aggravons. En la faisant pour obéir à l'Esprit qui nous
dirige, la dépression s'évanouit. En nous levant pour obéir
à Dieu, nous sommes transportés dans une vie plus haute.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le remède au découragement
18 Février
Le remède au découragement
Allons, levez-vous, en marche ! Matthieu 26, v. 46.
Les disciples s'étaient endormis alors qu'ils auraient dû veiller,
et lorsqu'ils s'en rendent compte, le découragement les envahit. Devant
ce qui nous semble irréparable, nous cédons au découragement :
"C'est fini, disons-nous; ce n'est plus la peine d'essayer de nouveau."
Ce genre de découragement n'a rien d'exceptionnel, il est au contraire
extrêmement fréquent. Chaque fois que nous avons laissé
échapper une occasion magnifique d'accomplir quelque chose, nous sommes
au désespoir. Alors Jésus vient à nous et nous dit, comme
à Gethsémani : "Eh! quoi, vous dormez encore ! cette occasion-là
est perdue à jamais, vous n'y pouvez rien. Mais maintenant levez-vous
pour saisir l'occasion nouvelle qui s'offre à vous d'agir." Le passé
n'est plus, confiez-le à Celui qui est le Maître du temps, et avec
Lui marchez en avant vers l'irrésistible avenir.
Chacun de nous a connu de telles expériences. Le découragement
nous saisit, et nous ne savons pas comment en sortir. Les disciples avaient
commis une faute impardonnable en s'abandonnant au sommeil au lieu de veiller
avec Jésus. Mais il vient à eux, et leur apporte le remède
à leur découragement :
"Levez-vous, et faites quelque chose."
Pour nous, si l'Esprit de Dieu nous travaille, ce que nous avons à faire,
c'est de prier Dieu avec toute notre confiance et en comptant sur Sa Rédemption.
Que l'impression de la défaite ne corrompe jamais votre action nouvelle.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le remède contre le dégoût du terre à terre
19 Février
Le remède contre le dégoût du terre à terre
Lève-toi, resplendis. Isaïe 60, v. 1.
Il nous faut toujours faire le premier pas, comme si Dieu n'existait pas. Cela
ne sert à rien d'attendre que Dieu vienne à notre secours, il
n'en fera rien. Mais que nous nous levions seulement, et il est là tout
de suite. Et quand l'Esprit de Dieu est là, tout ce que nous faisons
devient spirituel. Il n'y a qu'à y aller carrément, à ne
pas rester planté comme un soliveau. "Lève-toi, resplendis"
et la besogne la plus vile devient rayonnante.
Les besognes les plus terre à terre sont la meilleure pierre de touche
de la qualité de notre âme. Il s'agit là, semble-t-il, de
ce qui est le plus bas, le plus loin de l'idéal : le terre à terre
le plus abject. Mais par leur contact nous savons tout de suite si notre vie
spirituelle est une réalité. Relisez le chapitre 13 de Jean. Vous
y verrez Celui qui est l'incarnation de Dieu se livrant à la corvée
la plus terre à terre : il lave les pieds de ses douze compagnons, et
Il leur dit : "Si moi, qui suis votre Seigneur et votre Maître, j'ai
fait cela pour vous, vous aussi vous devez le faire entre vous." Il faut
avoir l'Esprit de Dieu en soi pour accomplir ces humbles besognes en les illuminant.
En voyant un enfant de Dieu s'acquitter d'une tâche pareille, il semble
que toujours elle en paraîtra sanctifiée. C'est la chose la plus
terre à terre, mais elle nous semble désormais tout autre. Quand
le Seigneur fait, à travers nous, n'importe quelle besogne, elle est
transfigurée. Notre Seigneur, ayant revêtu notre corps humain,
l'a transfiguré, et c'est pour chacun de ses disciples le temple du Saint-Esprit.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le remède contre la rêverie
20 Février
Le remède contre la rêverie
Levez-vous, partons d'ici. Jean 14, v. 31.
Rêver à une chose pour pouvoir l'exécuter convenablement,
c'est fort bien. Mais y rêver encore quand ce serait le moment d'agir,
c'est fort mal. Après que notre Seigneur eut dit à ses disciples
tant de choses merveilleuses, il nous semble qu'il aurait pu leur dire d'aller
méditer sur tout cela. Mais il n'a jamais encouragé la rêvasserie.
Quand nous cherchons à nous rendre compte de ce que Dieu nous
demande de faire, il est légitime d'y songer. Mais si nous prenons l'habitude
de rêver longuement avant de faire ce qui nous est ordonné, c'est
une habitude déplorable et que Dieu réprouve. L'inspiration qui
nous vient de Dieu, c'est toujours pour couper court à cette rêvasserie:
"Ne reste pas là, va de l'avant !"
Si nous sommes tranquilles, en présence de Dieu, et qu'Il nous ait dit :
"Venez vous-mêmes à l'écart", il s'agit là
d'une méditation pour mieux discerner le chemin qu'il veut nous tracer;
mais prenez bien garde de ne pas vous laisser aller à la rêverie,
une fois que Dieu a parlé. Ne cherchez plus rien en vous-mêmes :
que Dieu seul soit la source de vos pensées, de vos visions, de vos joies;
pour vous, allez et faites sa volonté. Une amoureuse ne passe pas tout
son temps à rêver à celui qu'elle aime, elle s'applique
à faire quelque chose pour lui. Voilà ce que Jésus attend
de nous. Rêver encore, quand Dieu a parlé, c'est le signe que nous
n'avons pas confiance en lui.
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"Tout pour qu'Il règne" - Vous êtes-vous jamais laissé emporter au delà des bornes pour l'amour de Jésus ?
21 Février
Vous êtes-vous jamais laissé emporter au delà des bornes
pour l'amour de Jésus ?
Laissez-la faire; pourquoi la tracasser ? Ce qu'elle vient de faire pour moi,
c'est une belle chose. Marc 14, v. 6.
L'amour humain lui-même, s'il n'emporte pas celui qui aime au delà
des bornes de la vie ordinaire, ce n'est pas de l'amour. L'amour qui est toujours
discret, toujours raisonnable, toujours calculateur, ce n'est pas de l'amour.
C'est peut-être une tendre affection, un sentiment généreux,
ce n'est pas de l'amour.
Est-ce qu'il ne m'est jamais arrivé d'être emporté par amour
pour Dieu à faire quelque chose non pas par devoir, non pas même
parce que c'était utile, mais tout simplement pour Lui témoigner
mon amour ? Me suis-je jamais rendu compte que je puis malgré tout apporter
à Dieu de petites choses qui Le réjouiront ? Ou bien est-ce que
je perds mon temps à rêvasser sur la grandeur de la Rédemption,
pendant qu'il y a un tas de choses que je pourrais faire ? Non pas des choses
merveilleuses et colossales, mais de petites choses humaines, toutes simples
et ordinaires, qui prouveront à Dieu que je Lui appartiens. Ai-je jamais
donné à Jésus, mon Seigneur, la douce joie que lui procura
ce jour-là Marie de Béthanie ?
Il y a des moments où Dieu semble attendre que nous lui donnions une
petite preuve, quelle qu'elle soit, de notre amour. S'abandonner à Dieu
vaut mieux que rechercher notre sainteté personnelle. Absorbés
par la préoccupation de notre pureté, nous évitons scrupuleusement
tout ce qui pourrait offenser Dieu. L'amour parfait chasse toutes ces craintes.
C'est entendu : nous sommes des serviteurs inutiles, mais Dieu saura se servir
de nous, si nous savons nous abandonner à Lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La ténacité spirituelle
22 Février
La ténacité spirituelle
Arrêtez, et sachez que moi, je suis Dieu ! Psaume 46, v. 11.
La ténacité, c'est plus que l'endurance. C'est l'endurance combinée
avec la certitude absolue que ce que nous attendons va se produire. La ténacité
n'est pas seulement le fait de s'accrocher ou de se suspendre à quelqu'un
ou à quelque chose, ce qui peut n'être que la crainte de se laisser
tomber par faiblesse. La ténacité, c'est l'effort intense d'un
soldat qui n'admet pas que son chef puisse être vaincu. Un disciple de
Jésus-Christ n'est pas dominé par la crainte d'aller en enfer.
Ce qu'il craint par-dessus tout c'est que son Maître ne triomphe pas,
et que les grandes causes pour lesquelles il a lutté : pardon, justice,
concorde, amour, ne parviennent pas à l'emporter à la fin; on
dirait tellement, à voir ce qui se passe, que ce ne sont là que
des feux follets ! C'est le moment de faire appel à la ténacité.
Au lieu de nous accrocher à Dieu sans rien faire pour Lui, travaillons
avec résolution, avec la certitude que Dieu ne sera pas vaincu.
Si nos espérances ne sont pas encore, à l'heure qu'il est, accomplies,
cela prouve qu'elles sont en train d'être purifiées. Aucun idéal
conçu par l'esprit humain qui ne doive s'accomplir un jour. Un des efforts
les plus difficiles que nous ayons à faire en cette vie est l'effort
pour attendre que Dieu accomplisse ce que nous espérons. "Parce
que tu as observé la loi de ma patience." (Apocalypse 3, v. 10)
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La volonté de servir
23 Février
La volonté de servir
Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir.
Matthieu 20, v. 28.
Paul a la même conception du service que notre Seigneur lui-même.
"Je me suis fait l'esclave de tous", écrit-il aux Corinthiens.
Il nous semble que ceux qui sont appelés au saint ministère sont
destinés à former une classe d'hommes bien différente des
autres. Or, selon Jésus-Christ, ils doivent être le paillasson
sur lequel on s'essuie les pieds; ils doivent être des guides spirituels,
non pas des supérieurs. "Je sais vivre petitement", dit Paul.
Pour lui, servir, c'est se dépenser jusqu'au bout pour les autres, sans
s'inquiéter ni de l'éloge ni du blâme.
Tant qu'un seul être humain est là qui ne connaît pas Jésus-Christ,
Paul se doit à lui pour le lui apprendre. Le ressort principal de ce
ministère de Paul n'est pas l'amour des hommes, c'est l'amour de Jésus-Christ.
Si c'est pour les hommes que nous nous dépensons, nous allons à
la déception et au découragement, car nous trouverons chez eux
plus d'ingratitude souvent que chez un humble chien. Mais si c'est pour Dieu
que nous travaillons, là point d'ingratitude qui puisse nous arrêter
dans notre activité au service des autres. C'est parce que Paul se rendait
clairement compte de la façon dont Jésus l'avait traité
lui-même qu'il était si résolu à servir les autres.
"J'étais auparavant un adversaire acharné, un blasphémateur
de Jésus-Christ." Donc jamais les hommes n'auront à mon égard
autant de haine et d'exécration que j'en avais pour Lui. Quand
nous pensons que Jésus-Christ s'est donné pour nous malgré
toute notre indignité, aucun mauvais traitement de la part des autres
ne nous empêchera de les servir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La joie du sacrifice
24 Février
La joie du sacrifice
Pour vous, je me dépenserai, je m'épuiserai avec joie. Paul aux
Corinthiens II, 12, v. 15.
Quand l'Esprit de Dieu luit en nous, nous regardons les autres avec l'esprit
de Jésus-Christ, et pour Lui tous sans exception sont à titre
égal dignes d'intérêt. Dans l'activité chrétienne,
on ne doit jamais se laisser guider par ses préférences personnelles;
c'est là une des meilleures pierres de touche pour savoir si nous sommes
unis au Christ.
La joie du sacrifice, c'est que je donne ma vie pour mon grand Ami. Je ne la
rejette pas comme une chose sans valeur; je la dépose devant Dieu volontairement
pour qu'il s'en serve à son gré dans le service des autres, de
tous ceux auxquels il s'intéresse. Paul n'avait d'autre but en se dépensant
que de gagner des âmes à Jésus-Christ. C'est à Jésus
qu'il les amenait, non à lui-même. "Tout à tous, afin d'en sauver
au moins quelques-uns." Un homme qui prétend parvenir à la sainteté
en restant tout seul avec Dieu, se met lui-même sur un piédestal,
où il ne fait rien pour les autres. Paul était un instrument docile
par où la grâce de Dieu pouvait agir. Jésus-Christ pouvait
s'en servir comme il voulait. Quand nous choisissons nous-mêmes notre
but, Jésus ne peut pas se servir de nous comme il veut. Une fois que
nous nous sommes abandonnés à Jésus, nous n'avons plus
aucun but qui soit nôtre.
Paul était prêt à servir de paillasson pour les autres,
parce qu'il était l'homme lige de Jésus. Nous, nous cherchons
plutôt à nous grandir spirituellement, Paul au contraire : "Je
voudrais... je serais capable de prier Dieu qu'il me frappe de malédiction
et me sépare du Christ pour sauver mes frères..." C'est fou,
n'est-ce pas ? Quiconque n'est pas fou de la sorte ne sait pas ce qu'est
l'amour de Christ.
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"Tout pour qu'Il règne" - Servir, sans demander rien pour soi
25 Février
Servir, sans demander rien pour soi
Pour vous, je me dépenserai, je m'épuiserai avec joie, quand
même, à mesure que je vous aime davantage, vous m'aimiez, vous,
toujours moins. Paul aux Corinthiens II, 12, v. 15.
L'amour humain s'attend à être payé de retour, mais Paul
ne pense qu'à une seule chose : gagner à Dieu des âmes. "Vous
connaissez la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ
qui, étant riche, s'est fait mendiant à cause de nous, afin que
par sa pauvreté vous soyez enrichis." Paul, lui aussi, est tout
prêt à s'épuiser lui-même, joyeusement, pour les autres.
L'idée ecclésiastique de ce que doit être un serviteur
de Dieu n'est pas du tout celle de Jésus. Son idée, c'est que
nous, ses ministres, nous le servions en étant au service des autres
hommes. Il est plus socialiste que les socialistes. Le plus grand dans son Royaume
sera, nous dit-il, le serviteur de tous. La vraie preuve qu'on est à
Dieu, ce n'est pas qu'on prêche l'Evangile, c'est qu'on lave les pieds
de Ses enfants, c'est-à-dire qu'on laisse de côté l'estime
des hommes, pour ne penser qu'à l'estime de Dieu. Paul trouvait sa joie
à se dépenser pour amener les hommes à Dieu, et il ne regardait
pas ce que ça lui coûtait.
Nous autres nous regardons le côté financier : "Si Dieu veut
m'envoyer là-bas, quel sera mon traitement ? Le climat est-il bon ? Quelles
ressources trouverai-je ? Il faut bien le savoir." Nous faisons en un mot
nos réserves. Paul n'en faisait aucune. Je vois dans l'apôtre Paul
l'image parfaite du fidèle disciple, selon Jésus-Christ et selon
le Nouveau Testament : non pas simplement le messager de la Bonne Nouvelle, mais
celui qui se donne tout entier, qui devient entre les mains de Jésus
le pain rompu et le vin répandu au service des âmes.
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"Tout pour qu'Il règne" - Sur bien des points nous n'avons pas confiance en Jésus
26 Février
Sur bien des points nous n'avons pas confiance en Jésus
Etranger, tu n'as rien pour tirer l'eau du puits. Jean 4, v. 11.
"J'admire, disons-nous, tout ce que Dieu nous dit, mais comment pourrais-je
réaliser tout cela dans les mille détails de ma vie quotidienne ?"
En face de Jésus-Christ, nous avons une secrète tendance à
le juger de haut : "Idéal magnifique, mais en pratique cela ne peut
pas marcher." Chacun de nous, sur tel ou tel point, prend cette attitude
à l'égard de Jésus. Nous y sommes poussés par les
propos ironiques de nos amis : "Mais alors, comment allez-vous faire pour
vivre ? Quelles ressources aurez-vous ?" Ou bien c'est de nous-mêmes
que nous déclarons à notre Maître que ses moyens ne suffisent
pas pour nous tirer d'affaire. Peut-être, par un pieux mensonge, dites-vous :
"Oh! j'ai bien confiance en Jésus; c'est en moi que je n'ai pas
confiance." En réalité, chacun de nous sait bien ce dont
il est capable. Mais nous n'avons pas confiance en Jésus, et en outre
nous sommes vexés de penser qu'Il peut faire pour nous ce que nous ne
pouvons pas faire.
Ce manque de confiance vient de ce que, fouillant en nous-mêmes,
nous demandons comment Jésus pourra bien s'y prendre pour que l'impossible
se réalise. Il vient en somme des profondeurs de ma propre misère.
Dès que je découvre en moi cette secrète méfiance,
il me faut l'exposer au grand jour :
"Seigneur, j'ai douté de Toi et de Ta puissance infinie. J'ai jugé
de Toi d'après ma pauvre petite intelligence. Je me suis cru capable
de Te juger et de Te comprendre."
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"Tout pour qu'Il règne" - Nous appauvrissons le ministère de Jésus
27 Février
Nous appauvrissons le ministère de Jésus
D'où peux-tu donc tirer cette eau vive ? Jean 4, v. 11.
"Le puits est profond..." Oui, beaucoup plus profond encore que ne
le soupçonne la Samaritaine. Quelles profondeurs dans la nature humaine,
dans la vie de chacun de nous, dans notre propre coeur ! Avez-vous diminué
et appauvri le ministère de Jésus, en l'empêchant d'agir
en vous ? S'il y a dans votre coeur un insondable puits de profonde misère,
et que Jésus vienne vous dire : "Que ton coeur ne se trouble point !"
peut-être haussez-vous les épaules, en répondant : "Mais,
Seigneur, le puits est profond : comment pourrais-tu en tirer le calme et la
sérénité ?"
Non, ce n'est pas d'en-bas, c'est d'en-haut qu'Il les tirera pour vous les
donner. Jésus ne tire rien des profondeurs de la nature humaine. Nous
limitons arbitrairement le pouvoir du Saint d'lsraël, en récapitulant
ce que nous Lui avons laissé faire pour nous dans le passé, et
en disant : "Bien entendu, ceci, Dieu ne peut pas le faire." Ce qui
suppose la toute-puissance, c'est cela même que nous devrions attendre
de Celui qui peut tout, si vraiment nous croyons en Lui. Cet appauvrissement
de son ministère a sa source en nous, non pas en Lui. Nous venons à
lui comme au Consolateur, nous refusons d'aller à lui comme au Tout-puissant.
Voilà pourquoi plusieurs parmi nous sont de si médiocres spécimens
du christianisme. C'est que notre Christ n'est pas tout-puissant. Nous avons
fait certaines expériences chrétiennes, mais nous ne nous sommes
pas abandonnés à Jésus-Christ. Nous n'avons pas confiance
en Lui, nous essayons de descendre dans le puits et de tirer de l'eau pour nous-mêmes.
Au lieu de dire : "C'est impossible !" regardons à Jésus.
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"Tout pour qu'Il règne" - Vous croyez à présent ?
28 Février
Vous croyez à présent ?
A cause de cela nous croyons maintenant... Jésus répondit : Vous
croyez à présent ! Jean 16, vv. 30-31.
"Maintenant nous croyons. Vraiment ? leur dit Jésus; et pourtant
l'heure vient où vous me laisserez seul." Combien de chrétiens
dans leur activité laissent de côté Jésus-Christ,
en prenant pour guide le sentiment de leur devoir, ou bien une nécessité
discernée par leur propre intelligence. Tout cela parce qu'il leur manque
l'intuition de la présence en eux de Jésus ressuscité.
Leur âme a perdu le contact avec Dieu parce qu'elle s'est fiée
à ses propres lumières. Il ne semble pas qu'il y ait là
un péché, ni rien de répréhensible, mais quand le
chrétien s'aperçoit combien il a compromis sa connaissance de
Jésus-Christ, et combien il a forgé pour lui-même d'embarras,
de chagrins et d'obstacles, c'est avec honte et confusion qu'il doit rebrousser
chemin.
Il faut absolument nous appuyer d'une façon plus profonde sur la présence
de Jésus dans notre âme, acquérir l'habitude d'en référer
à Lui pour toute chose. Au lieu de cela, notre bon sens prend des décisions,
et nous demandons à Dieu de les bénir. Il ne le peut pas : nous
ne sommes pas à Son point de vue, nous sommes hors de la réalité...
En agissant par devoir, nous substituons à Jésus-Christ notre
idéal moral. Il ne nous est pas dit de marcher selon notre conscience,
mais dans la lumière de Dieu, comme Dieu est dans la lumière.
Quand nous agissons par devoir, nous pouvons mettre en avant nos raisons. Quand
nous obéissons au Seigneur nous n'avons point de raisons à donner.
Aussi le croyant est-il un homme dont on peut rire aisément.
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"Tout pour qu'Il règne" - Que demandez-vous au Seigneur ?
29 Février
Que demandez-vous au Seigneur ?
Seigneur, que je recouvre la vue. Luc 18, v. 41.
Quel est l'obstacle insurmontable qui non seulement vous trouble vous-même,
mais fait de vous un trouble-fête ? "Ils le grondaient pour qu'il
se taise... mais il n'en criait que plus fort." Continuez à troubler
les autres jusqu'à ce que vous soyez en présence du Seigneur lui-même;
ne vous faites pas du sens commun une idole. Quand Jésus nous demande
ce que nous voulons qu'il fasse pour nous, rappelons-nous que sa méthode
n'est pas celle du sens commun, mais qu'elle est surnaturelle.
Voyez quelles limitations nous imposons à Dieu! "Là j'ai
toujours échoué, et j'échouerai toujours." Il en résulte
que nous ne demandons pas ce dont pourtant nous aurions besoin : "Demander
à Dieu cela, serait ridicule." Si cela nous apparaît comme
impossible, c'est justement cela que nous avons à demander. Si ce n'était
pas impossible, cela ne troublerait personne. Dieu fera pour nous l'impossible.
L'aveugle recouvra la vue. Pour vous, la chose la plus impossible, n'est-ce
pas, c'est que vous soyez si intimement uni au Seigneur que le vieil homme ait
tout à fait disparu en vous. Il fera cela pour vous si vous le lui demandez.
Mais il faut que vous croyiez à sa toute-puissance. Il ne s'agit pas
de croire aux paroles de Jésus, mais en Jésus lui-même.
Si nous nous contentons de regarder à ce qu'il dit, nous ne croyons jamais.
Quand notre regard est enfin fixé sur Jésus, Il accomplit en nous
l'impossible, aussi aisément qu'un enfant respire. Notre angoisse vient
de l'état de notre propre cur, endurci et présomptueux.
Nous ne voulons pas croire, nous ne voulons pas couper l'amarre, nous préférons
continuer à nous tracasser.
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"Tout pour qu'Il règne" - La question qui va droit au but
1er Mars
La question qui va droit au but
M'aimes-tu ? Jean 21, v. 17.
Pierre, cette fois-ci, ne dit rien de ses sentiments (voy. Matthieu 26, vv. 33-35).
L'individu égoïste et charnel les manifeste volontiers. Mais l'amour
véritable, qui vient de l'âme régénérée,
de la véritable personnalité, n'apparaît en nous que lorsque
Jésus-Christ, par sa question directe, nous a blessés au vif.
L'amour de Pierre, jusque-là, n'était que l'amour humain et naturel
d'un coeur sensible pour un homme qui a de belles qualités. Cet amour-là
peut pénétrer l'individu, il ne pénètre pas jusqu'à
l'âme. L'amour véritable n'a pas besoin de paroles. C'est par nos
actes que nous devons témoigner de notre amour, pour Jésus.
Pour que la parole de Dieu ait prise sur nous, il faut que nous perdions, fût-ce
par une blessure de notre amour-propre, toutes nos illusions sur nous-mêmes.
La parole de Dieu nous blesse bien plus qu'aucun péché ne peut
le faire, parce que le péché engourdit notre sensibilité
morale. La question que Jésus nous pose aiguise notre sensibilité,
et la blessure qu'il produit en nous est une douleur plus aiguë que toute
autre, car elle n'atteint pas seulement notre coeur d'homme charnel, mais
notre âme profonde. La parole du Seigneur, plus acérée qu'une
épée à deux tranchants, pénètre jusqu'aux
plus intimes profondeurs de notre âme, jusqu'à nos plus secrètes
pensées. Il n'y a plus moyen de nous faire illusion sur nous-mêmes,
de faire du sentiment : nous ne pouvons plus raffiner ni ergoter; ce que Jésus
nous dit va droit au but, la blessure est trop vive pour que nous puissions
penser à autre chose. Nous ne pouvons pas nous y tromper, car cette blessure
est une révélation.
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"Tout pour qu'Il règne" - Avez-vous senti la blessure ?
2 Mars
Avez-vous senti la blessure ?
Jésus lui dit pour la troisième fois : "M'aimes-tu ?"
Jean 21, v. 17.
Avez-vous senti la blessure de la parole du Seigneur, au tréfonds de
votre âme, ce point sensible par excellence, mais que rien n'atteint,
ni le diable, ni le péché, ni aucune influence humaine, rien,
sinon la parole de Dieu. "Pierre fut attristé de cette question :
"M'aimes-tu ?" renouvelée à trois reprises." Il
sentait enfin au fond de lui-même un attachement véritable pour
son Maître, et il devinait le sens de cette patiente répétition.
Toute illusion sur lui-même avait disparu. Il ne pouvait plus être
question de protestations de dévouement, il se rendait enfin compte qu'il
aimait profondément le Seigneur, et il le lui disait ainsi : "Seigneur,
tu sais toutes choses." Mais il ne disait plus : "Voilà ce que
je ferai; voilà les preuves de mon amour." Pierre commençait
à découvrir la profondeur de son amour pour Jésus, que
Jésus était plus pour lui que tout au monde, au ciel ou sur la
terre. Mais il avait fallu pour cela cette interrogation pénétrante,
douloureuse, blessante, de Jésus. Les questions que le Seigneur nous
pose nous révèlent ce qu'il y a en nous.
Quelle maîtrise, quelle rectitude, quel art admirable Jésus a
déployé à l'égard de Pierre! Notre Seigneur sait
à quel moment il lui faut poser les questions. Une fois au moins dans
notre vie, il arrivera sans doute qu'il nous mettra ainsi au pied du mur, il
nous blessera avec ses questions acérées, et nous découvrirons
alors que nous l'aimons beaucoup plus profondément qu'aucune parole ne
peut le faire voir.
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"Tout pour qu'Il règne" - La mission que Dieu nous impose
3 Mars
La mission que Dieu nous impose
Pais mes brebis. Jean 21, v. 17.
En servant les autres, on se forme à l'amour. L'amour, en Dieu, n'est
pas un sentiment qui grandit et se forme peu à peu, c'est son essence
même, puisque Dieu est amour. Le Saint-Esprit nous unit à Dieu,
afin que son amour se manifeste en nous. Mais ce n'est pas tout : il nous faut
arriver à être un avec le Père, comme l'était Jésus.
Cette unité de Jésus avec Son Père s'est manifestée
en ceci que Dieu l'a envoyé sur la terre pour être sacrifié
à notre place. "Comme le Père m'a envoyé, dit Jésus,
moi-même aussi je vous envoie."
Pierre s'étant rendu compte, grâce à la question pénétrante
et douloureuse de son Maître, de son amour pour Lui, il faut qu'il dépense
cet amour au service des autres. Il ne s'agit pas de se répandre en exclamations
ou en cris d'enthousiasme. "Pais mes brebis!" Jésus a des brebis
bien bizarres et bien extravagantes; il y en a qui se sont traînées
dans la fange, d'autres têtues et obstinées, d'autres qui s'égarent
dans le désert. L'amour de Dieu est inlassable, et mon amour le sera
aussi, s'il prend sa source en Dieu. L'amour de Dieu ne fait pas acception de
personnes : tous les individus, si différents qu'ils soient, sont pareils
à Ses yeux. Si j'aime vraiment Dieu, je ne me laisserai rebuter par rien,
car j'ai à paître Ses brebis. Cette mission s'impose à moi
d'une manière absolue. Ne vous laissez pas aller à substituer
à l'amour divin cette grimace et cette contrefaçon qu'est l'amour
humain, car c'est là un blasphème contre l'amour de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Est-ce que j'en suis arrivé là ?
4 Mars
Est-ce que j'en suis arrivé là ?
Mais que m'apporte la vie ? Elle ne m'est précieuse à aucun degré.
Actes 20, v. 24.
Il est plus facile de travailler pour Dieu quand on n'a pas eu de vision ni
d'appel direct, parce qu'alors on n'a pas l'embarras de se plier à tout
ce que Dieu exige de nous. Nous nous laissons guider par le bon sens, avec un
léger vernis de sentiment chrétien. Vous réussirez mieux
peut-être du point de vue humain, vous vous sentirez plus à l'aise,
si l'appel de Dieu vous est étranger. Mais si une fois Jésus-Christ
vous charge d'une mission à remplir, vous aurez dans votre esprit un
perpétuel aiguillon. Il ne vous sera plus possible de travailler pour
Lui en vous fondant sur votre bon sens.
Qu'est-ce que j'estime précieux ? Tant que Jésus-Christ n'a pas
jeté le grappin sur moi, j'estimerai que mon travail pour Dieu est précieux,
que le temps que je lui consacre est précieux, que ma vie m'est précieuse.
Paul nous dit que sa vie n'a d'autre prix à ses yeux que de lui permettre
d'accomplir l'ordre de Jésus : "Tu me serviras de témoin."
Il ne voulait employer sa vie à rien d'autre. Paul, avec un sublime dédain,
s'écrie : "Que m'importe ma vie ?" Le travail que nous faisons
pour Dieu peut être un obstacle à l'abandon que nous devons à
Dieu. Car nous sommes tentés de nous dire : "Comme il est utile que
je sois ici!" ou bien : "Quels services ne pourrais-je pas rendre dans
ce domaine spécial!" En pensant de la sorte, ce n'est pas Jésus-Christ
que nous prenons pour nous indiquer notre chemin, mais notre jugeote. Nous n'avons
pas à nous demander si nous sommes utiles pour ceci ou pour cela. Nous
n'avons qu'à nous souvenir sans cesse que nous n'appartenons pas à
nous-mêmes, mais à Lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Jésus est-il mon Seigneur ?
5 Mars
Jésus est-il mon Seigneur ?
Que m'importe la vie, pourvu que j'accomplisse ma course, et la tâche
que j'ai reçue du Seigneur Jésus. Actes 20, v. 24.
Paul ne demande qu'une chose : la satisfaction d'accomplir jusqu'au bout la
tâche que le Seigneur lui a prescrite. Je ne dois pas chercher ma joie
dans le succès, mais dans le parfait achèvement de ce que Dieu
avait en vue quand il m'a créé et m'a régénéré.
Notre Seigneur mettait sa joie à faire ce pour quoi son Père l'avait
envoyé. "Comme mon Père m'a envoyé, dit-il, moi aussi
je vous envoie." Si le Seigneur m'a confié une tâche, je dois
m'y vouer tout entier, et n'attacher de prix à ma vie que pour l'accomplissement
de cette mission. Quelle joie vous aurez, quand vous entendrez Jésus
vous dire : "Cela va bien, bon et fidèle serviteur." Nous avons
tous à trouver notre emploi dans la vie, et au point de vue spirituel
nous le trouvons dans la mission que nous recevons du Seigneur. Pour cela, il
faut avoir vécu dans la compagnie de Jésus, avoir trouvé
en lui plus que notre salut personnel. "Je lui ferai connaître ce
qu'il doit souffrir pour l'amour de moi."
"M'aimes-tu?" alors "pais mes brebis." Nous n'avons pas
à choisir notre tâche. Nous avons à nous consacrer à
celle que le Seigneur nous donne, dans un moment de communion directe avec Dieu.
L'appel des circonstances n'est jamais l'appel du Seigneur, mais seulement l'occasion
d'agir. Dieu vous appelle directement. Cela n'implique pas que tout le programme
de votre mission soit tracé d'avance. Mais cela signifie que vous devez
mettre résolument de côté toute autre tâche qui pourrait
s'offrir à vous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dans la banalité du terre à terre
6 Mars
Dans la banalité du terre à terre
Par une grande patience dans les afflictions, dans les détresses, dans
les angoisses... II Corinthiens 6, v. 4.
Il vous faut toute la grâce du Dieu Tout-Puissant pour aller de l'avant
lorsque vous n'avez ni élan intérieur ni encouragement extérieur;
pour aller de l'avant dans votre vie religieuse, dans votre travail intellectuel,
ou bien dans les besognes de la cuisine; pour aller de l'avant dans l'accomplissement
de votre devoir, quand vous n'avez point d'inspiration, point d'enthousiasme,
point de spectateurs. Pour aller de l'avant dans ces conditions, la grâce
de Dieu, à laquelle vous vous suspendez de toute votre énergie,
vous est encore bien plus nécessaire que pour prêcher l'Évangile.
Tout chrétien doit participer en quelque mesure à l'oeuvre
de l'Incarnation. Il s'agit pour lui de réaliser sa vision intérieure
dans la vie concrète, en mettant hardiment la main à la pâte.
Nous fléchissons quand nous ne sentons plus en nous ni élan ni
inspiration, mais la fastidieuse et banale monotonie de la tâche quotidienne.
Pour que nous aboutissions à des résultats positifs, soit à
I'égard de Dieu soit à l'égard des hommes, c'est la persévérance
qu'il nous faut, le travail assidu et constant caché à tous les
yeux. Mais pour cela, pour ne pas se laisser écraser par la vie, il faut
vivre en regardant sans cesse à Dieu. Demandez à Dieu de voir
sans cesse devant vous le Christ ressuscité, et les tâches les
plus banales et les plus terre à terre ne parviendront pas à vous
obscurcir. Pensez toujours à votre Maître lavant les pieds de ses
douze compagnons.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le rayonnement inaltérable
7 Mars
Le rayonnement inaltérable
Parmi toutes ces détresses, nous sommes plus que vainqueurs, par l'amour
de Celui qui nous a aimés sur la croix. Romains 8, v. 37
Paul parle ici de tout ce qui semblerait devoir s'interposer et faire obstacle
entre l'enfant de Dieu et l'amour de Dieu. Mais, chose merveilleuse ! rien ne
peut jamais s'interposer entre eux. Sans doute il y a des obstacles qui viennent
gêner les manifestations de notre piété envers Dieu; mais
aucun d'eux n'a le pouvoir de séparer de Dieu l'âme de Son enfant.
Le rocher sur lequel est fondée notre foi, c'est l'amour prodigieux,
c'est le miracle du Calvaire. Voilà pourquoi nous sommes "plus que
vainqueurs" en toutes nos détresses, et ces détresses elles-mêmes,
au lieu de nous terrasser, ne font qu'augmenter notre joie.
Triompher d'un obstacle, c'est en tirer un surcroît de joie. Au lieu
de chercher avant tout à supprimer nos détresses, sachons en tirer
ce surcroît de joie. Par Celui qui nous a aimés, nous sommes plus
que vainqueurs, non pas en dépit de nos détresses, mais grâce
à elles, au sein même de nos misères. "Je déborde
de joie, dit Paul, au milieu de toutes mes épreuves."
Le rayonnement de notre âme ne provient pas de choses humaines et passagères,
mais de l'amour de Dieu que rien ne peut ternir. Les circonstances de notre
vie, tragiques ou monotones, ne peuvent rien contre l'amour de notre Dieu, manifesté
en Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie abandonnée à Dieu
8 Mars
La vie abandonnée à Dieu
Je suis crucifié avec le Christ. Paul aux Galates 2, v. 20.
L'union avec Jésus-Christ est impossible pour qui n'est pas résolu
à quitter non seulement son péché, mais toutes ses prétentions,
toute sa manière de voir les choses. Pour naître de l'Esprit, il
faut d'abord lâcher prise avant de saisir, c'est-à-dire commencer
par abandonner toutes nos prétentions. Ce que notre Seigneur veut que
nous lui offrions, ce n'est pas notre bonté, notre honnêteté,
ni même notre effort, c'est notre péché, réel et
concret: il ne peut pas recevoir de nous autre chose. En échange, il
nous donnera Sa perfection, réelle et concrète. Mais nous devons
renoncer à toute prétention, à tout mérite au regard
de Dieu.
Alors l'Esprit de Dieu nous fera voir ce qu'il nous faut encore abandonner.
Je dois renoncer à tout droit sur moi-même. Suis-je prêt
à le faire, à renoncer à tout ce que je possède,
à tout ce qui m'est cher, à tout au monde ? Suis-je prêt
à m'identifier à la mort de Jésus-Christ ?
C'est toujours pour nous une déchirure bien douloureuse. Quand une âme
se voit elle-même comme le Seigneur la voit, ce n'est pas les abominables
péchés de la chair qui la choquent le plus, c'est l'affreux orgueil
de son cur dressé contre Jésus-Christ. C'est alors, quand
on se voit dans la lumière du Seigneur, qu'on a horreur de soi et que
la conviction de notre péché nous terrasse. Quand cette nécessité
de l'abandon se dresse devant vous, acceptez le déchirement, et Dieu
vous rendra capable de tout ce qu'Il réclame de vous.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le retour en arrière
9 Mars
Le retour en arrière
Et vous, voulez-vous aussi me quitter ? Jean 6, v. 67.
C'est une question qui pénètre jusqu'aux moelles. Plus les paroles
de Jésus sont simples et familières, plus elles sont pénétrantes.
Nous croyons le connaître; et pourtant il nous demande : "Et vous,
voulez-vous aussi me quitter ?" Si nous voulons le suivre, il faut que sans
faiblir nous en acceptions les risques. "Dès lors, plusieurs de
ses disciples se retirèrent, et cessèrent de le suivre."
Il n'est pas dit qu'ils retournèrent à leur péché,
mais qu'ils cessèrent de suivre Jésus. Il y a aujourd'hui beaucoup
de chrétiens qui se dépensent au service de Jésus-Christ,
mais qui en réalité ne le suivent pas. Le but unique que Dieu
nous propose, c'est d'arriver à nous unir à Jésus-Christ.
Quand nous avons reçu la sanctification, c'est à cette union que
nous devons tendre. Si Dieu vous fait la grâce de vous indiquer clairement
ce qu'il attend de vous, ne cherchez pas à parvenir à ce but par
un procédé quelconque, contentez-vous de vivre, simplement et
normalement, dans la dépendance absolue à l'égard de Jésus-Christ.
N'essayez jamais de substituer une méthode à vous à la
méthode divine, qui n'est autre que la consécration absolue à
Dieu. Ma seule certitude, c'est que je sais que par moi-même je ne sais
rien : c'est le secret pour suivre Jésus.
Pierre ne voyait en Jésus que celui qui venait le sauver, lui, et en
même temps sauver le monde. Notre Seigneur nous demande de porter son
joug, et de nous associer à sa tâche. Dans le verset 70, Jésus
indique à Pierre combien il peut se tromper. Nous ne pouvons pas répondre
pour les autres.
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"Tout pour qu'Il règne" - Soyez vous-même un message vivant
10 Mars
Soyez vous-même un message vivant
Prêche la parole. II Timothée 4, v. 2.
Nous n'avons pas été sauvés seulement pour devenir "les
canaux de la grâce divine", mais pour devenir les fils et les filles
de Dieu. Nous ne sommes pas seulement des intermédiaires transmetteurs, nous
sommes des messagers spirituels, et notre message doit faire partie de nous-mêmes.
Le Fils de Dieu n'était pas simplement le porteur d'un message, il était
le message lui-même, la Parole incarnée : les mots qu'il prononçait
étaient esprit et vie. Si nous sommes ses disciples, notre vie doit être
l'incarnation de notre message. Et que faut-il pour cela ? L'homme naturel est
tout prêt à servir les autres, mais pour que notre vie soit vraiment
l'incarnation de notre message, il faut que notre coeur ait été
labouré par la conviction du péché, baptisé du Saint-Esprit,
tordu et froissé en tous sens pour entrer comme il faut dans le dessein
de Dieu.
Prêcher est plus qu'un simple témoignage. Celui qui prêche
l'Évangile doit avoir fait passer dans sa propre vie l'appel de Dieu,
être résolu à se donner tout entier pour y répondre.
Dieu nous façonne et nous frappe pour expulser de nous toutes nos idées
préconçues. C'est ce qui arriva aux disciples après la
Pentecôte. La Pentecôte ne fut pas pour eux un enseignement nouveau.
Elle fit de chacun d'eux l'incarnation de son message. "Vous serez mes
témoins."
Que Dieu puisse agir librement à travers chacun de vous. Avant d'être
un instrument pour libérer d'autres âmes, il faut que vous ayez
été libéré vous-même. Ramassez votre bois,
et, au moment de parler, mettez-y le feu.
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"Tout pour qu'Il règne" - La vision divine
11 Mars
La vision divine
Je ne voulus pas désobéir à la vision céleste.
Actes 26, v. 19.
Lorsque nous perdons la vision de Dieu, c'est toujours notre faute : c'est que
notre âme est une outre percée. Si notre foi ne se traduit pas
en activité pratique, la vision s'évanouit. Obéir à
la vision céleste, c'est nous donner tout entiers, pour qu'Il règne;
c'est maintenir la vision toujours sous nos yeux; non pas seulement durant nos
prières ou nos réunions religieuses, mais pendant les soixante
secondes de toutes nos minutes.
"Si elle tarde, attends-la." Ce n'est pas à nous d'accomplir
la vision. C'est à nous d'attendre, fidèlement, jusqu'à
ce qu'elle s'accomplisse. Mais une fois plongés dans la vie pratique,
nous oublions ce que nous avions vu. Au début, la vision semblait nous
suffire, nous ne savions pas attendre qu'elle s'accomplît. Nous nous sommes
jetés dans l'activité concrète, et quand la vision s'est
accomplie, cela nous a échappé. Savoir attendre que la vision
s'accomplisse, c'est la preuve que nous sommes fidèles à Dieu.
La vie de notre âme est en danger quand nous ne savons pas attendre, absorbés
que nous sommes par le travail pratique.
Dieu nous sème dans la tempête. Serez-vous une graine stérile ?
Cela dépend de votre fidélité à la lumière
que vous avez reçue. C'est Dieu qui doit vous semer, vous projeter au
bon endroit. Si vous voulez choisir vous-même votre endroit, vous serez
une graine stérile. Si Dieu vous sème, vous porterez du fruit.
Marchez pas à pas selon la lumière reçue.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'abandon à Dieu
12 Mars
L'abandon à Dieu
Alors Pierre se mit à lui dire : "Et nous! nous avons tout quitté
pour te suivre." Marc 10 v. 28.
La réponse du Seigneur revient à dire que l'abandon doit être
absolu, et non pas en vue d'un profit quelconque. Méfiez-vous d'un calcul
de ce genre : "Je m'abandonne à Dieu pour être délivré
du péché, pour devenir saint." Sans doute cela résultera
de vos relations normales avec Dieu, mais calculer ainsi, c'est le contraire
de l'esprit chrétien. L'abandon doit être absolu, sans viser à
rien d'autre. Nous faisons avec Dieu une sorte de commerce. C'est comme si nous
disions : "Seigneur, ce n'est pas Toi que je cherche, c'est moi-même.
Je me veux pur et rempli du Saint-Esprit. Je veux que tu puisses me placer dans
ta vitrine, où je pourrai dire : Voilà ce que Dieu a fait
pour moi!" Si nous abandonnons à Dieu quelque chose avec l'idée
que cela nous rapportera davantage, ce n'est pas le Saint-Esprit qui inspire
notre abandon, c'est le plus bas intérêt commercial. Gagner le
ciel, être délivré du péché, être utile
à Dieu, cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans le véritable
abandon, qui est l'abandon souverain, à Jésus lui-même.
Quand nous trouvons devant nous nos affections et nos intérêts
naturels, que devient Jésus-Christ ? nous lui tournons le dos, la plupart
d'entre nous. "Oui, Seigneur, j'ai entendu ton appel. Mais il y a là
ma mère, ma femme, ma situation; je ne puis pas aller plus loin."
- "Alors, dit Jésus, tu ne peux être mon disciple."
Pour s'abandonner, il faut aller par delà nos bons sentiments. Mais
si nous y parvenons, la grâce de Dieu se répandra sur ceux que
vous aurez dû quitter. En vous abandonnant, ne vous reprenez pas. Pour
combien d'entre nous l'abandon n'est au fond qu'une velléité!
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"Tout pour qu'Il règne" - L'abandon de Dieu
13 Mars
L'abandon de Dieu
Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné... Jean 3, v. 16.
Le salut ne consiste pas uniquement dans la délivrance du péché,
ni dans la sanctification personnelle. Le salut que Dieu nous donne, c'est l'entière
délivrance de nous-mêmes par l'union totale avec Lui. Sans doute
c'est quand je suis délivré de mon péché et que
j'acquiers la sainteté que je me rends compte de mon salut. Mais le sens
profond et ineffable du salut, c'est que j'entre en contact, grâce à
l'Esprit de Dieu, avec Dieu Lui-même, et qu'ainsi quelque chose d'infiniment
plus grand que moi, l'abandon total de Dieu à sa créature, me
pénètre, m'enveloppe et me saisit.
Quand nous disons que nous sommes appelés à prêcher la
sainteté, la sanctification, nous prenons l'accessoire pour l'essentiel.
Nous sommes appelés à proclamer Jésus-Christ. S'il nous
sauve du péché et s'il nous sanctifie, ce n'est là qu'un
des résultats de l'abandon, du merveilleux abandon de Dieu.
L'abandon véritable ne peut nous procurer aucun sentiment d'effort,
parce que toute notre vie est absorbée par Celui auquel nous l'abandonnons :
ne parlez pas de l'abandon si vous ne le connaissez pas. Et vous ne pouvez pas
le connaître, tant que vous n'aurez pas saisi ce fait que Dieu a tant
aimé le monde qu'Il s'est donné à nous Lui-même totalement.
Nous devons nous aussi nous abandonner à Dieu totalement, sans nous préoccuper
des conséquences, car notre vie doit être absorbée dans
la sienne.
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"Tout pour qu'Il règne" - Obéissance
14 Mars
Obéissance
Ne savez-vous pas qu'en obéissant à un maître, vous devenez
son esclave! Paul aux Romains 6, v. 16.
Si je veux me rendre compte à qui j'appartiens, j'ai tout d'abord à
sentir ma responsabilité : car c'est en cédant à ce maître,
en lui obéissant, que je suis devenu son esclave. Si je suis l'esclave
de mon égoïsme, c'est ma faute, car c'est par ma faiblesse qu'il
a triomphé de moi. De même, c'est en cédant à Dieu
que je lui appartiens et que je puis lui obéir.
L'égoïsme auquel on cède tout enfant devient un tyran absolu.
A un tel esclavage, nous ne pouvons pas par nous-mêmes échapper.
Cédez ne fût-ce qu'une seconde à la convoitise. Vous savez
ce que c'est que la convoitise de la chair ou la convoitise de la pensée ?
"Il faut que j'aie cela tout de suite!" Vous aurez beau vous détester
vous-même pour avoir cédé, vous êtes l'esclave de
votre péché. Aucun pouvoir au monde ne pourra vous délivrer
de cet esclavage, si ce n'est la Rédemption. Il faut vous abandonner
totalement à Celui qui, seul, peut dominer le péché qui
vous domine, à Jésus-Christ. "Il m'a consacré, pour
annoncer la délivrance aux esclaves."
L'esclavage du péché se voit dans les plus petites choses. "Oh!
je pourrai renoncer à cette habitude quand je voudrai. Vous ne le pourrez
pas, vous en êtes l'esclave. Nous pouvons chanter : "Il brisera toutes
nos chaînes" et rester absolument esclaves de nous-mêmes. C'est
en vous abandonnant à Jésus sans réserve que vous lui permettrez
de briser cette chaîne, comme toutes les autres.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le tunnel de la consternation
15 Mars
Le tunnel de la consternation
Jésus marchait devant, et ses disciples étaient consternés;
ils le suivaient pourtant, mais plongés dans la crainte. Marc 10, v. 32.
Au début il nous semblait que nous comprenions Jésus-Christ tout
à fait. Dans notre enthousiasme, nous étions prêts à
tout quitter pour le suivre. Mais maintenant nous sommes indécis. Jésus
est là, marchant devant nous, et son aspect est troublant.
Oui, l'aspect de Jésus, à certains moments, nous glace et nous
consterne. Sa figure est étrange et rigide comme du granit :
j'en suis épouvanté. Ce n'est plus le Guide, le Compagnon : il
paraît tout absorbé dans une préoccupation que je ne puis
comprendre. Il marche devant moi sans jamais se retourner, vers un but que j'ignore.
Je n'ose plus lui parler familièrement.
Jésus-Christ doit se préoccuper de tous nos péchés,
de toutes nos tristesses, à nous pauvres humains. Voilà pourquoi
il nous apparaît parfois troublant et mystérieux. Nous ne le comprenons
plus alors, nous ne savons comment nous mettre à le suivre, ce Conducteur
déconcertant, avec qui, semble-t-il, nous n'avons rien de commun.
Cette consternation est, dans notre vie de disciples du Christ, une discipline
nécessaire. Ne soyons pas de ceux qui se fabriquent à eux-mêmes
un enthousiasme factice. Les brandons qu'ils allument leur retombent dessus
(Isaïe 50;10-11). Quand nous sommes dans le tunnel de la consternation,
ayons patience, car au sortir des ténèbres nous trouverons la
joie incomparable qu'on éprouve quand on en est devenu capable de suivre
Jésus.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le tribunal suprême
16 Mars
Le tribunal suprême
Car nous devons tous comparaître devant le tribunal du Christ. II Corinthiens
5, v. 10.
Tous, dit Paul, prédicateurs aussi bien qu'auditeurs, nous aurons à
comparaître. Si vous apprenez dès maintenant à vivre dans
la pure lumière du Christ, lorsque viendra le jugement, vous aurez la
joie de constater ce que Dieu aura fait dans votre âme. Pensez sans cesse
à ce tribunal du Christ. Marchez de votre mieux dans le chemin de la
sainteté.
Mais si vous vous laissez aller à critiquer les autres, vous aurez beau
être un saint, c'est l'esprit de Satan qui sera en vous. Il suffit d'un
seul jugement de ce genre, et l'enfer envahit votre coeur. Si vous vous
êtes laissé aller à un jugement pareil, arrachez-le sans
tarder, exposez-le au grand jour, dites à Dieu : "Mon Dieu, j'ai
été coupable." Si vous ne le faites pas, vous vous endurcirez.
Tout péché porte en lui sa propre punition, qui est l'endurcissement
dans le péché. A la correction qui vient de Dieu peut s'ajouter ce
renforcement du péché qui vient de lui-même, avec abondance.
Ni vos efforts ni vos prières ne pourront vous arrêter sur la pente
fatale : l'endurcissement vous aveugle, et vous ne sentez plus votre péché.
Aucun pouvoir ne vous en délivrera, sinon l'entrée en vous du
Saint-Esprit.
"Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est
dans la lumière..." Dans bien des cas, nous croyons marcher dans la lumière,
alors que nous jugeons notre prochain selon nos propres vues. Le pire pharisaïsme
aujourd'hui n'est pas l'hypocrisie, c'est l'inconscience qui perd pied, et n'est
plus dans la réalité.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'ambition dominante du serviteur de Dieu
17 Mars
L'ambition dominante du serviteur de Dieu
C'est pourquoi je fais tout... pour être par Lui agréé.
II Corinthiens 5, v. 9.
C'est par un effort intense que nous avons à maintenir toujours en première
ligne notre ambition dominante, à ne jamais perdre de vue notre haut
idéal, à n'avoir enfin l'ambition ni de gagner des âmes,
ni de fonder des Églises, ni de susciter des réveils, mais la
seule ambition d'être agréé par Jésus. Ce qui nous
amène à la banqueroute, ce n'est pas tant les lacunes de notre
vie "religieuse" que le manque d'efforts pour tendre toujours droit au but. Une
fois par semaine au moins, faites votre inventaire, voyez où vous en
êtes, et s'il peut vous agréer. Paul est comme un musicien qui
ne s'inquiète pas de ce que pense l'auditoire, mais qui regarde au chef
d'orchestre pour voir si celui-ci l'approuve.
Si notre ambition n'est pas rigoureusement celle-là : chercher l'approbation
de Dieu, nous risquons d'être en fin de compte des réprouvés.
Apprenez à voir clairement où tend votre ambition, et vous comprendrez
pourquoi il est tellement indispensable de se placer toujours en présence
de Jésus-Christ. Je tiens mon corps assujetti, dit Paul, de peur qu'il
ne se précipite dans un mauvais chemin.
Il me faut apprendre à tout subordonner en moi à cette ambition
dominante. Ce que je puis avoir, aux yeux de Dieu, de valeur parmi les hommes,
dépend de ce que vaut ma vie intérieure et cachée. Mon
ambition est-elle d'être agréé par Lui, ou bien, si noble
soit-elle, est-elle inférieure à cet idéal ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'effort que Dieu nous demande
18 Mars
L'effort que Dieu nous demande
En possession de telles promesses, mes bien-aimés, purifions-nous de
toute souillure du corps et de l'âme, achevant notre sanctification dans
la crainte de Dieu. II Corinthiens 7, v. 1.
Je compte sur l'accomplissement des promesses de Dieu, et j'en ai le droit.
Mais c'est là le point de vue proprement humain. Le point de vue divin,
c'est qu'à travers ces promesses, je sens que Dieu compte sur moi. Est-ce
que j'ai compris que mon corps est le temple du Saint-Esprit et que telle de
mes habitudes est indigne de Dieu ? La sanctification doit me transformer entièrement
à l'image du Christ. Dieu fait notre éducation jusque dans le
plus petit détail. Dès qu'il vous arrête sur un point, purifiez-vous :
achevez votre sanctification.
Mon esprit, lui aussi, doit être pur. Ma pensée est-elle en parfaite
harmonie avec la présence en moi du Fils de Dieu ? Ou bien mon intelligence
est-elle indisciplinée et rebelle ? Le Christ s'appliquait sans cesse
à ne jamais parler de son propre mouvement, mais se surveillait constamment
pour soumettre en toutes choses sa pensée à Dieu. J'ai le devoir
très net de garder mon esprit en harmonie avec l'Esprit du Christ, et
peu à peu Jésus m'élève à cette parfaite
consécration qui fut la sienne, où rien d'autre ne comptera pour
moi que la volonté du Père céleste. Suis-je en train d'achever
ma sanctification dans la crainte de Dieu ? Dieu peut-il me conduire à
sa guise ? Les autres autour de moi commencent-ils à discerner la présence
de Dieu dans ma vie ?
Soyez absolument fidèle à Dieu et ne vous inquiétez plus
de tout le reste. Mettez Dieu en première ligne, sans aucune réserve.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La foi d'Abraham
19 Mars
La foi d'Abraham
Abraham partit... sans savoir où il allait. Hébreux 11, v. 8.
Dans l'Ancien Testament, le fait que le croyant est en relation personnelle
avec Dieu se manifeste souvent par une séparation totale entre lui et
son milieu. Abraham quitte et son pays et sa parenté. Aujourd'hui, la
séparation doit s'accomplir plutôt entre notre manière de
voir les choses et celle de nos parents et amis les plus chers, lorsqu'ils n'ont
pas de relation personnelle avec Dieu. Jésus a bien marqué cela.
(Luc 14, v. 26)
La foi ne connaît pas le but vers lequel elle est conduite, mais elle
aime et elle connaît Celui qui la conduit. Il ne s'agit pas de nous conduire
nous-mêmes par notre intelligence, mais de saisir par la foi la main de
notre Conducteur. Par la foi nous saisissons Dieu personnellement. Mais quelle
erreur de s'imaginer que Dieu nous conduira toujours vers le succès!
Le but final qu'on atteint quand on vit par la foi, c'est qu'on acquiert du
caractère. Notre vie spirituelle a des hauts et des bas. Quand nous sommes
en prière, la bénédiction de Dieu nous transfigure; puis
nous retombons dans le train-train de la vie journalière, et la lumière
disparaît. La vie par la foi, ce n'est pas un envol momentané;
c'est une vie où l'on marche droit devant soi, sans jamais faiblir. Il
ne s'agit pas de sanctification, mais de quelque chose de bien plus élevé,
d'une foi mise à l'épreuve et qui a tenu bon. Abraham n'est pas
à proprement parler un modèle de sanctification, c'est le type
de l'homme vivant par la foi, d'une foi éprouvée en un Dieu infiniment
réel. Abraham, nous est-il dit, eut foi en Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'amitié avec Dieu
20 Mars
L'amitié avec Dieu
Et l'Eternel dit "Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?"
Genèse 18, v. 17.
SES JOIES. Nous voyons dans ce chapitre les joies d'une communion réelle
avec Dieu qui est bien autre chose que le sentiment momentané de sa présence.
Être en contact intime et suffisamment permanent avec Dieu pour n'avoir pas besoin
de lui demander quelle est sa volonté, c'est être près
du but de ceux qui vivent par la foi. Quand vous êtes directement uni à
Dieu, vous êtes dans la pleine liberté, dans la parfaite joie,
vous êtes en quelque sorte vous-même la volonté de Dieu,
et votre intuition vous dirige de sa part, tant qu'il ne vous fait pas signe
de vous arrêter. Vous prenez vos décisions dans un sentiment très
doux de communion et d'amitié parfaite avec Dieu, sachant très
bien que s'il vous arrivait de vous tromper, Dieu est toujours là pour
vous dire : Halte! et dans ce cas, arrêtez-vous à l'instant.
SES DIFFICULTÉS. Pourquoi Abraham finit-il par s'arrêter, dans
son intercession ? Il n'avait pas encore atteint un degré suffisant d'intimité
avec Dieu pour continuer hardiment, jusqu'à ce que sa requête soit
exaucée. Chaque fois que nous nous arrêtons de prier, en nous disant :
"Après tout, qui sait ? ce n'est peut-être pas la volonté
de Dieu", c'est que nous avons encore des progrès à faire.
Nous n'en sommes pas encore au niveau où était Jésus, qui
veut que nous soyons un avec lui, comme il est un avec son Père. Pensez
à ce qu'a été votre dernière prière : est-ce
vous que vous cherchiez à contenter, ou bien Dieu ? "Votre Père
céleste sait ce dont vous avez besoin avant que vous le lui demandiez."
Le but essentiel de la prière, c'est de nous faire trouver Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Qu'est Jésus pour moi ?
21 Mars
Qu'est Jésus pour moi ?
J'ai été crucifié avec le Christ. Paul aux Galates 2, v. 20.
L'essentiel dans ma vie spirituelle, c'est de signer l'arrêt de mort
de mon égoïsme, de faire converger mes sentiments et mes croyances
en une condamnation ferme de mon péché, de ma volonté de
vivre pour moi-même. Paul dit : "J'ai été crucifié
avec le Christ."
Il ne dit pas : "J'ai résolu d'imiter Jésus-Christ"
ou bien : "Je m'efforcerai de le suivre", mais il déclare qu'il
s'est identifié avec le Christ dans Sa mort. Quand j'en suis venu là,
alors l'oeuvre que le Christ a faite pour moi sur la croix s'accomplit en
moi. En me donnant entièrement à Dieu, je permets au Saint-Esprit
de faire naître en moi la sainteté de Jésus-Christ.
En un sens, je vis encore; je suis encore le même individu, mais l'esprit
qui m'anime n'est plus le même. Mon corps est toujours là, mais
mon satanique égoïsme est anéanti.
"Pour autant que je vis de la vie terrestre" (non pas la vie céleste
à laquelle j'aspire, mais celle qui se manifeste aux yeux des hommes)
"je vis dans la foi du Fils de Dieu". Il ne s'agit pas d'une foi en
Jésus-Christ que Paul aurait eue par ses propres moyens, mais de la foi
de Jésus, qu'Il a communiquée à Paul. Il ne s'agit plus
d'une foi qui est à elle-même son propre soutien, mais d'une foi
qui nous enveloppe et dépasse infiniment les bornes de notre pensée,
de la foi de Jésus lui-même.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le coeur brûlant
22 Mars
Le coeur brûlant
Notre coeur n'était-il pas tout brûlant au dedans de nous ?
Luc 24, v. 32.
Savons-nous ce que c'est que d'avoir le coeur brûlant ? Quand Jésus
nous apparaît soudain, c'est un incendie qui éclate, nous avons
des visions merveilleuses. Savons-nous garder en nous cet enthousiasme qui triomphera
de tout ? Mais la banalité des tâches quotidiennes, et la banalité
de ceux qui nous entourent, tout cela refroidit notre enthousiasme si nous n'avons
pas trouvé le secret pour vivre dans la communion de Jésus.
Beaucoup de nos tourments, à nous chrétiens, viennent non pas
proprement de notre péché, mais de notre ignorance des lois qui
régissent notre nature. Par exemple, le seul moyen que nous avons de
nous rendre compte si nous devons, oui ou non, donner libre cours à une
émotion, c'est de voir clairement où elle nous amène. Si
elle aboutit à ce qui est coupable aux yeux de Dieu, coupez court. Mais
prenez garde : si c'est une émotion suscitée par l'Esprit de Dieu,
et que vous ne lui donniez pas libre carrière, elle se réfugiera
dans une région inférieure de votre pensée. C'est ainsi
que se forme en nous la sentimentalité. Plus l'émotion est noble,
plus elle est élevée, et plus sa corruption sera basse. Si l'Esprit
de Dieu vous a remué, allez de l'avant sur tous les points, de manière
à ne pouvoir plus reculer, mais sans vous inquiéter des conséquences.
Nous ne pouvons pas rester sur la montagne de la transfiguration, mais il faut
obéir à l'inspiration que nous y avons reçue; il faut agir.
"Nous ne pouvons pas allumer comme nous voulons le feu qui brûle
notre coeur. L'Esprit du ciel souffle où Il veut, et notre âme
est pour nous mystère. Mais les devoirs que nous révèlent
les heures claires peuvent s'accomplir dans les heures les plus sombres."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Suis-je encore charnel ?
23 Mars
Suis-je encore charnel ?
Quand il y a entre vous de la jalousie et des querelles, n'est-ce pas la preuve
que vous êtes toujours charnels et que vous agissez dans des vues purement
humaines ? I Corinthienss 3, v. 3.
L'homme naturel ne sait pas ce que c'est que d'être charnel. C'est quand
la régénération s'est faite, et qu'il y a dans l'homme
opposition tranchée entre les désirs de l'Esprit et les désirs
de la chair, que l'homme sait qu'il est charnel. "Marchez, dit Paul, selon
l'Esprit et résistez ainsi aux passions de la chair." Alors vous
ne serez plus charnels.
Êtes-vous disposé à l'irritation, vous laissez-vous troubler
par de petites choses ? - "Oh! mais un chrétien n'est jamais comme
ça!" - Ce n'est pas l'avis de Paul. Y a-t-il dans la Bible une vérité
contre laquelle vous regimbez immédiatement ? C'est mauvais signe. Vous
avez encore l'esprit charnel, et votre sanctification ne sera complète
que lorsque vous en serez entièrement débarrassé.
Si l'Esprit de Dieu découvre en vous quelque chose qui ne va pas, Il
ne vous demande pas de le corriger vous-même, mais seulement de voir ce
qu'Il vous fait voir, et Lui le corrigera. L'enfant de lumière est ouvert
devant Dieu; le fils des ténèbres trouve une excuse. Soyez enfant
de lumière, et Dieu vous purifiera.
A quel signe reconnaît-on que l'on n'est plus charnel ? Vous n'avez pas
à vous faire illusion : si la délivrance est réelle, sa
réalité vous sautera aux yeux. Dieu vous fournira mille occasions
de saisir le miracle accompli en vous par sa grâce. Vous le saisirez sur
le fait : "Auparavant, direz-vous, comme j'aurais été en colère!"
Vous serez sans cesse le premier étonné de la transformation que
Dieu aura faite en vous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Diminuer et s'effacer devant lui
24 Mars
Diminuer et s'effacer devant lui
Lui, il faut qu'il croisse : moi, que je diminue. Jean 3, v. 30.
Si vous devenez indispensable à la vie d'une autre âme, c'est
que vous ne marchez plus selon l'Esprit de Dieu. Dans votre activité,
souvenez-vous, comme Jean-Baptiste, que vous n'êtes pas l'époux,
mais seulement l'ami de l'époux.
Quand une fois vous voyez une âme en présence des exigences de
Jésus-Christ, vous savez que vos efforts ont été dans la
bonne direction, et au lieu de vouloir intervenir pour alléger en elle
les douleurs de l'enfantement, priez afin que ces douleurs deviennent dix fois
plus fortes, jusqu'à ce qu'aucun pouvoir, de la terre ou de l'enfer,
ne puisse empêcher cette pauvre âme d'être saisie par Jésus-Christ.
Sans cesse, nous prétendons être une providence au petit pied.
Nous nous mettons en travers, barrant la route à Dieu, et nous disons :
"Cela ne peut pas être!" Nous ne sommes pas des amis de l'époux,
nous nous substituons à Lui, et un jour cette âme dira de nous :
"Il a détourné sur lui mon amour, il m'a dérobé
Jésus."
Gardez-vous de donner votre sympathie à faux, mais sachez la donner
quand il faut : "L'ami de l'époux, qui est là et qui l'entend,
se réjouit à sa voix. Aussi ma joie est-elle parfaite. Lui, il
faut qu'il croisse : moi, que je diminue." Aucune tristesse n'obscurcit
cette joie. L'époux est là. Jean l'a vu : c'est assez. Il s'efface,
on ne parlera jamais plus de lui. C'est ainsi que nous devons nous effacer,
une fois notre travail accompli.
Veillez de toute votre énergie jusqu'à ce que l'Époux
apparaisse devant celui dont vous vous êtes occupé. Ne vous inquiétez
pas des bouleversements qu'Il amène, réjouissez-vous. Bien souvent
il faut qu'une vie s'écroule avant que Jésus la sauve.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La mission la plus délicate
25 Mars
La mission la plus délicate
L'ami de l'époux. Jean 3, v. 29.
Notre vertu, notre sainteté ne devraient jamais attirer l'attention sur
elles-mêmes mais seulement, comme des aiguilles aimantées, sur
Jésus-Christ. Si ma sainteté n'attire pas les âmes vers
le Christ elle n'est pas ce qu'elle doit être, elle suscitera des sentiments
déréglés et détournera les âmes du seul vrai
chemin. Un saint exemplaire, s'il n'amène pas les âmes directement
à Jésus-Christ mais seulement à l'admiration de ses vertus,
sera pour elles un obstacle. On dira de lui : "Quel beau caractère!"
Mais il ne sera pas un véritable ami de l'époux.
Au lieu de s'effacer, il prend la première place. Pour rester toujours
l'ami loyal et fidèle de l'époux, il nous faut surveiller attentivement
notre attitude à son égard. C'est là un point encore plus
important que notre obéissance. A certains moments, le devoir d'obéissance
ne se pose pas; la seule chose que Dieu nous demande est de rester en contact
direct avec Jésus-Christ. A d'autres moments, bien entendu, nous avons
à chercher quelle est la volonté de Dieu, mais durant la plus
grande partie de notre existence, ce que nous devons faire, ce n'est pas un
effort conscient pour obéir à Dieu, c'est simplement un effort
pour rester l'ami fidèle de l'Époux. L'activité chrétienne
peut nous détourner de cette concentration indispensable de notre âme
sur Jésus-Christ. Au lieu d'être les vrais amis de l'époux,
nous nous érigeons nous-mêmes en providence au petit pied. Nous
lui empruntons son armure, et au fond nous combattons contre Lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'intuition de Dieu
26 Mars
L'intuition de Dieu
Heureux ceux qui ont le coeur pur : ils verront Dieu. Matthieu 5, v. 8.
La pureté est bien plus que l'innocence. C'est le résultat d'une
communion spirituelle soutenue avec Dieu. Nous avons à conquérir
peu à peu la pureté. Notre vie intérieure peut rester ce
qu'elle doit être, mais néanmoins, dans ses manifestations extérieures,
notre pureté de temps en temps peut se ternir. Dieu ne nous épargne
pas ces humiliations, car elles nous avertissent de la nécessité
où nous sommes de maintenir par une pureté constante notre communion
avec Lui. Si cette présence de Dieu en nous est ternie si peu que ce
soit, si elle a perdu pour nous quelque chose de sa fleur, ne perdons pas un
instant pour y porter remède. Pour voir Dieu comme Il est, notre coeur
doit être pur.
Sans doute, c'est Dieu lui-même qui nous rend purs par Sa grâce.
Ce qui nous incombe, c'est de veiller sur notre vie humaine, par laquelle nous
sommes en contact perpétuel avec d'autres gens, avec d'autres conceptions
que les nôtres, et qui déteignent sur nous. Non seulement le sanctuaire
intime de notre âme doit rester pur, mais aussi les portiques extérieurs,
car il peut y avoir contagion du dehors au dedans. Pour rester en contact intime
et permanent avec Jésus-Christ, il y a certaines choses que nous devons
rejeter loin de nous, d'autres, innocentes en elles-mêmes, que nous devons
écarter quand même.
Le coeur pur ne soupçonne pas le mal. Il est bon de nous dire à
nous-mêmes, en pensant aux autres : "Celui-là, celle-là,
cet ami, ce parent, je le présente à Dieu comme parfait en Christ."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vision de Dieu
27 Mars
La vision de Dieu
Monte et et je te ferai voir... Apocalypse 4, v. 1.
L'élévation de la pensée ne peut provenir que de l'élévation
du caractère. Si dans tous vos actes vous tendez toujours le plus haut
possible, Dieu vous dira sans cesse : "Mon ami, monte plus haut". Chaque
fois que nous sommes tentés, regardons en haut. Sans doute, plus haut
nous rencontrons de nouvelles tentations. Satan lui-même nous dresse sur
le pinacle. Dieu nous élève aussi, mais le résultat est
bien différent. Quand le diable s'en mêle, il s'ingénie
à vous hisser jusqu'à une forme de sainteté si escarpée
qu'il vous est impossible de vous y tenir : vous essayez de vous agripper dans
une position d'équilibre instable, vous n'osez pas bouger : c'est de l'acrobatie.
Au contraire, quand Dieu vous a élevé, au lieu d'être agrippé
à un pinacle, vous trouvez devant vous un magnifique plateau où
l'on marche tout à son aise.
Comparez votre état spirituel à ce qu'il était il y a
un an, et vous verrez que Dieu vous a fait monter plus haut. En vivant avec
Dieu, nous arrivons à voir les choses de plus haut. Dès que Dieu
nous révèle sa pensée sur un point, il faut sans perdre
un instant nous aligner là-dessus, ajuster notre action à ce qui
nous a été révélé.
La meilleure preuve que vous avez progressé spirituellement,
ce n'est pas le fait que vous n'êtes pas retombé en arrière,
mais que vous discernez mieux où vous en êtes. C'est dans ce discernement
que Dieu vous a fait monter plus haut. "Cacherai-je à Abraham ce
que je vais faire ?" Dieu est dans la nécessité de nous cacher
ce qu'il fait jusqu'à ce que notre caractère soit arrivé
au point où il pourra nous le révéler.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Lorsque nous ne comprenons pas
28 Mars
Lorsque nous ne comprenons pas
Après quoi Jésus dit à ses disciples : "Retournons
en Judée." Ils lui objectèrent : "Maître, les Juifs
cherchaient tout dernièrement à te lapider, et tu veux maintenant
retourner là-bas !" Jean 11, vv. 7-8.
Je puis, certes, ne pas comprendre ce que me dit Jésus, mais j'aurais
grand tort d'en conclure qu'il se trompe. Je n'ai jamais le droit de penser
qu'en obéissant à un ordre de Dieu je ferais tort à Jésus.
C'est en Lui désobéissant que je Lui fais tort. Je n'ai jamais
le droit de lui désobéir sous le prétexte de sauvegarder
son honneur, même si je crois sincèrement pouvoir ainsi lui épargner
un outrage. L'ordre me vient de Dieu, je m'en rends compte à cause de
sa tranquille persistance. Lorsque je commence à calculer les avantages
et les inconvénients, lorsque j'hésite, lorsque je discute, j'introduis
un élément qui ne vient pas de Dieu, et finalement je conclus
que l'indication que j'avais cru recevoir était fausse. Beaucoup d'entre
nous sont fidèles à la conception qu'ils se font de Jésus-Christ;
combien y en a-t-il qui soient fidèles à Jésus lui-même ?
La fidélité à Jésus suppose que je suis prêt
à m'avancer dans la nuit, comme Pierre quand Jésus lui dit de
marcher sur les flots. La fidélité à ma conception de Jésus
suppose que je fais appel en premier lieu à mon intelligence. La foi
n'est pas du tout un raisonnement éclairé, c'est la décision
de s'en remettre entièrement à Quelqu'un, là même
où je suis dans la nuit.
Etes-vous en train de vous demander si vous vous en remettrez à Jésus ?
Allez-y, obéissez-lui joyeusement et sans regarder à rien d'autre.
Quand il vous dit quelque chose et que vous vous mettez à discuter, c'est
que vous prétendez savoir mieux que lui ce qui est à son honneur.
Laissez tout cela. Ce qu'Il vous dit, faites-le.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le Seigneur vient nous voir à l'improviste
29 Mars
Le Seigneur vient nous voir à l'improviste
Vous aussi, tenez-vous prêts; car c'est à l'heure où vous
n'y pensez pas que le Fils de l'homme vient. Luc 12, v. 40.
Pour le chrétien au service de son Maître, il est essentiel d'être
prêt à rencontrer Jésus à n'importe quel moment.
Ce n'est pas chose facile, quelles que soient nos circonstances. Ce qui s'y
oppose, ce n'est pas tant le péché ou les difficultés extérieures,
c'est que nous sommes si absorbés dans le travail que nous ne sommes
pas prêts à rencontrer Jésus à l'improviste. Nous
avons les yeux fixés sur nos croyances, sur le point de savoir si nous
sommes utiles, mais l'essentiel, c'est de les fixer sur Jésus.
Jésus vient rarement à nous là où nous l'attendons.
Il surgit devant nous à l'improviste, sans que rien nous prépare
à sa venue. Pour être fidèle à Dieu, il faut toujours
être prêt à recevoir les visites imprévues que nous
fait Jésus. Notre travail n'a aucune importance, comparé à
notre vision de la réalité spirituelle, tendue vers Jésus.
Nous devons regarder à Lui avec la simplicité d'un petit enfant.
C'est ce qu'Il attend de nous. Pour cela, nous devons renoncer à notre
propre idéal de culture religieuse, et être dans la réalité
divine.
En regardant ainsi à Jésus, en détournant vos yeux des
préoccupations religieuses et sociales de votre époque, en vous
demandant exclusivement quelle est Sa volonté, on dira que vous n'êtes
pas pratique, que vous vous perdez dans des rêveries. Mais quand Il apparaîtra
aux moments les plus durs et les plus pénibles, vous serez le seul qui
soit prêt à Le recevoir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'insensibilité à l'égard de Dieu
30 Mars
L'insensibilité à l'égard de Dieu
L'Eternel... s'étonne de ce que personne n'intercède. Isaïe
59, v. 16.
Pourquoi y en a-t-il tant parmi nous qui cessent de prier et deviennent insensibles
à l'égard de Dieu ? C'est que nous ne prions que pour flatter notre
égoïsme. Nous voulons pouvoir dire autour de nous que nous prions.
Nous avons lu dans des livres que la prière est bienfaisante, qu'elle
apporte la sérénité, qu'elle élève l'âme.
Mais l'Eternel, comme dit Isaïe, s'étonne de nos prières.
L'adoration est inséparable de l'intercession. Intercéder pour
quelqu'un, c'est le considérer comme Jésus-Christ le considère.
Trop souvent, au lieu d'adorer Dieu, nous cherchons à comprendre comment
notre prière peut être efficace. A ce moment, nous ne prions pas.
Nous devenons raisonneurs et insensibles. Nous lançons à Dieu
nos requêtes et nous exigeons qu'Il les exauce. Insensibles à l'égard
de Dieu, nous devenons insensibles à l'égard des autres.
Est-ce que, dans notre prière, nous nous efforçons d'entrer en
contact direct avec la pensée de Dieu au sujet de ceux pour lesquels
nous le prions ? Ou bien sommes-nous raisonneurs et insensibles ? "Mais,
direz-vous, qui est-ce qui intercède comme il faudrait le faire ?"
Alors donnez vous-même l'exemple d'un enfant de Dieu qui sait prier son
Père, en toute humilité, en véritable adoration, en toute
pureté. Mettez-vous à intercéder comme il le faut : c'est
un véritable labeur, un labeur épuisant, mais un labeur où
vous ne courez aucun danger, spirituellement parlant. Même en prêchant
l'Evangile, vous pouvez tomber dans un piège. Dans l'intercession, jamais.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'hypocrisie spirituelle
31 Mars
L'hypocrisie spirituelle
Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne
va pas à la mort, qu'il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère.
I Jean 5, v. 16.
Si nous ne savons pas discerner la manière dont l'Esprit de Dieu travaille
en nous, nous risquons de tomber dans l'hypocrisie spirituelle. Nous voyons
chez les autres leurs manquements, et nous les jugeons de très haut,
au lieu d'intercéder pour eux. Nous oublions que ce n'est pas notre intelligence,
mais bien l'Esprit pénétrant du Dieu très Saint qui nous
a révélé ces manquements, nous nous érigeons nous-mêmes
en juges, au lieu de prier Dieu, afin qu'Il donne la vie au pécheur.
Tout occupés de critiquer les autres, nous oublions d'adorer Dieu comme
nous le devons, et nous devenons des hypocrites.
Une des tâches les plus délicates dont Dieu puisse nous charger,
nous qui voulons Le servir, c'est cette tâche de discerner ce qui ne va
pas chez les autres. Il nous révèle leurs manquements pour que
nous nous chargions de leur fardeau, et que nous adoptions à leur égard
la pensée même du Christ pour eux. Si nous savons intercéder
en leur faveur, Dieu leur donnera la vie. Ce n'est pas certes que de nous-mêmes
nous puissions atteindre à la pensée de Dieu. Mais nous pouvons
ouvrir notre âme à Dieu, pour que Sa grâce puisse nous traverser
et aller aux âmes qui en ont besoin.
Est-ce que Jésus peut distinguer en nous quelques traces de Ses efforts
douloureux pour la naissance d'une âme ? Il faut pour cela que nous ayons
résolument adopté Sa manière de voir ceux pour lesquels
nous intercédons. Puissions-nous mettre dans notre intercession tout
notre coeur, afin que Jésus soit vraiment content de nous!
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'insensibilité à l'égard des autres
1er Avril
L'insensibilité à l'égard des autres
En nous, l'Esprit intercède pour nous... Jésus lui-même
intercède pour nous. Romains 8, vv. 26-34.
Si l'Esprit Saint, si Jésus lui-même intercède pour nous,
comment pourrions-nous ne pas suivre un pareil exemple ? Avons-nous le coeur
assez sensible à l'égard de nos frères pour que, dociles
à l'Esprit, nous accomplissions en leur faveur notre devoir d'intercession ?
Considérons ce qui nous préoccupe : nos familles, nos affaires,
notre patrie, la crise présente. Est-ce que tout cela nous absorbe et
nous paralyse ? Est-ce que tout cela nous chasse hors de la présence de
Dieu et ne nous laisse pas de temps pour le prier ? Alors faisons halte, et rétablissons
sans tarder nos relations avec Dieu, et par suite avec les autres. C'est au
moyen de notre intercession que Dieu veut faire des miracles.
Prenez bien garde de ne pas courir beaucoup plus vite que la volonté
de Dieu à votre égard. Nous laissons Dieu en arrière dans
l'ardeur de notre zèle, nous nous précipitons dans mille besognes
diverses, et nous n'avons plus le temps de prier ni d'intercéder. Quand
l'épreuve viendra, elle nous trouvera désemparés, insensibles
à l'égard de Dieu, acculés au désespoir. Dieu sans
cesse nous met en présence de gens pour qui nous n'éprouvons aucune
sympathie. Si l'Esprit de Dieu n'est pas en nous, que faisons-nous ? Nous leur
assénons un texte comme un coup de massue, nous leur administrons vivement
une parole de Dieu, et nous leur tournons le dos. Un chrétien sans amour,
comme le Seigneur doit en souffrir!
Savons-nous intercéder, comme l'Esprit, comme Jésus ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vision glorieuse
2 Avril
La vision glorieuse
Le Seigneur m'a envoyé... pour que tu recouvres la vue. Actes 9, v. 17.
Quand Paul recouvra la vue, il reçut en même temps la vision intérieure
du Christ crucifié, qui domina désormais toute sa vie et toute
sa prédication. "Je résolus de ne rien savoir parmi vous
que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié." Il refusait
de concentrer sa pensée sur autre chose que sur la vision du Sauveur.
Cette vision, toujours présente à nos yeux, doit nous permettre
de rester tout à fait irréprochables, à l'image de notre
Maître. Ce qui caractérise le mieux le croyant fidèle, c'est
la façon dont il saisit et comprend pour lui-même la vision du
Christ, et dont il fait saisir et comprendre aux autres les desseins de Dieu
à leur égard. Toute sa vie, toute sa pensée, tout son coeur
sont concentrés sur Jésus-Christ. Toutes les fois que vous voyez
cela dans une âme, vous n'avez pas à vous tromper : elle est selon
le coeur de Dieu.
Ne permettez jamais à rien de vous détourner de la vision de
Jésus-Christ. C'est la pierre de touche de votre foi. Quand votre foi
décline, c'est que les autres choses vous absorbent graduellement.
"Depuis que mes yeux ont regardé Jésus, Tout le reste a
pour moi disparu. Il n'y a plus rien devant moi, Rien que Jésus sur la
croix."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Si tu avais su!
3 Avril
Si tu avais su!
Oh! Si tu avais su reconnaître toi aussi, au moins en ce jour, ce qui
aurait pu t'assurer la paix! Mais tout cela maintenant est caché à
tes yeux. Luc 19, v. 42.
Jésus était entré en triomphe à Jérusalem;
la ville avait été secouée jusqu'en ses fondements. Mais
elle cachait dans ses flancs un sanctuaire étrange : l'orgueil et la suffisance
des Pharisiens; et ce n'était qu'un sépulcre blanchi.
Qu'est-ce donc qui m'aveugle, moi aussi, en ce jour ? Quelle est la secrète
idole qui occupe mon coeur ? Bien des fois Dieu a voulu la renverser, mais j'ai
tenu bon, obstinément. L'idole est toujours là. Je ne sais pas
reconnaître ce qui pourrait m'assurer la paix. C'est une terrible chose
d'être en présence du salut, et que nous rejetions l'Esprit de
Dieu, et que nous aggravions notre culpabilité.
"Si tu avais su!" Oh! le dernier appel de Dieu! Oh! les pleurs de
Jésus! Dieu nous rend responsables parce que nous n'avons pas su reconnaître
le salut qu'il nous offrait. Et pourquoi ? parce que nous avons maintenu en nous
l'idole. Ce qui aurait pu être et qui n'a pas été : tristesse
infinie. Dieu n'ouvre jamais les portes que nous avons fermées. Il en
ouvre d'autres, mais Il nous rappelle qu'il y a en nous des portes fermées
par notre faute, des obstacles, des souillures qui n'auraient jamais dû
y être. Que ce rappel ne nous effraie pas. Le souvenir de nos manquements
est un instrument dont Dieu se sert pour nous corriger, pour nous avertir, pour nous
redresser. "Ce qui aurait pu être" devient entre Ses mains le germe
fécond de ce qui sera. Dieu nous cultive.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dispersion, incertitudes et ténèbres
4 Avril
Dispersion, incertitudes et ténèbres
Voici, l'heure vient, et elle est déjà venue, où vous
allez être dispersés; chacun ira de son côté, et vous
me laisserez seul... Jean 16, v. 32.
Jésus ne reproche pas à ses disciples de manquer de foi. Il constate
seulement que leur foi est troublée, parce qu'elle ne se réalise
pas dans des actions concrètes. Les disciples étaient moralement
dispersés, chacun d'eux préoccupé de ses intérêts
particuliers, qui n'avaient rien de commun avec ceux de Jésus-Christ.
Quand la sanctification nous a mis en contact direct avec Dieu, il faut que
notre foi se fasse jour dans des réalités concrètes. Sans
doute, la tempête nous dispersera, nous écartera de notre travail,
nous jettera dans la désolation : nous éprouverons le sacrifice,
la mort intérieure, la privation des bienfaits de Dieu. Sommes-nous prêts
à subir cette mort ? Dieu nous éprouve. Jusque-là, notre
foi était soutenue par les bénédictions de Dieu, dont nous
ressentions la douceur. Il s'agit de croire sans cet appui. Alors seulement
notre foi sera vigoureuse, et se réalisera dans la vie concrète,
malgré tous les orages.
"Vous me laisserez seul." Avons-nous abandonné Jésus,
en dispersant aux quatre vents les dons de la Providence ? Les ténèbres
où nous sommes amenés sont voulues de Dieu. Sommes-nous prêts
à vivre sans le réconfort des bienfaits de Dieu ? Notre foi est-elle
vigoureuse ? Jésus est-il devenu vraiment notre Seigneur ? Dieu, patiemment
est en train de nous faire comprendre que ce n'était pas Lui que nous
cherchions, mais la jouissance de Ses bienfaits. Sans doute, il faut bien commencer
par là. Mais ce n'est qu'un premier degré.
"Prenez courage, j'ai vaincu le monde." Soyons spirituellement déterminés!
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - En présence de l'agonie de Jésus
5 Avril
En présence de l'agonie de Jésus
Jésus et ses disciples entrèrent dans une propriété
appelée Gethsémani... Il prit avec lui Pierre, et les deux fils
de Zébédée... Il leur dit : "Restez là, et
veillez avec moi." Matthieu 26, vv. 36-38.
L'agonie de Jésus à Gethsémani est pour nous un abîme
insondable, mais nous pouvons cependant en dire ceci : c'est l'agonie de l'Homme-Dieu,
en présence du péché. Personnellement, nous ne pouvons
rien savoir des souffrances de Gethsémani, pas plus que du Calvaire.
C'est là quelque chose d'unique au monde, mais qui nous ouvre, à
nous pécheurs, les portes de la Vie.
Ce qui accablait Jésus dans le jardin de Gethsémani, ce n'était
pas la mort sur la croix. Il avait déclaré solennellement qu'il
était venu sur la terre pour mourir. A Gethsémani, ce qui l'accablait,
c'était la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu'au bout, en tant que
Fils de l'homme. En tant que Fils de Dieu, Satan n'avait aucune prise sur lui.
Mais l'effort de Satan, c'était d'isoler Jésus de l'humanité,
et alors Il n'aurait plus été notre Sauveur. Après le récit
de la tentation, nous lisons : "Alors le diable s'éloigna de lui,
jusqu'à une autre occasion." A Gethsémani, nous assistons
au dernier assaut de Satan contre Jésus, Fils de l'homme. Et Jésus
est Vainqueur.
L'agonie de Gethsémani est l'agonie du Fils de Dieu pour accomplir
sa mission de Sauveur du monde. Le voile s'est écarté un moment,
pour nous laisser entrevoir ce qu'Il lui a coûté de nous mettre
en mesure de devenir fils de Dieu. C'est à cause de son agonie que notre
salut est une chose si simple. La croix du Christ est le triomphe du Fils de
l'homme. C'est le symbole de la victoire de notre Seigneur sur Lui-même,
pour le Salut de l'humanité.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La collision entre Dieu et le péché
6 Avril
La collision entre Dieu et le péché
Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps
sur le bois... I Pierre 2, v. 24.
La croix de Jésus est l'expression du jugement de Dieu sur le péché.
Il ne faut pas considérer Jésus comme un martyr. La croix est
un triomphe qui a ébranlé les assises même de l'enfer. Le
fait central, le fait le plus certain de l'histoire éternelle, c'est
que Jésus sur la croix a aiguillé de nouveau l'humanité
sur le chemin de Dieu. La Rédemption permet à chaque fils de l'homme
d'entrer dans la communion de Dieu.
La croix n'est pas un accident dans la vie de Jésus : c'est le but même
de sa venue. Il est "l'Agneau immolé depuis la fondation du monde".
Toute l'incarnation aboutit à la croix. On ne saurait séparer
ces deux termes : Dieu manifesté en chair et le Fils devenu péché.
Le but de l'incarnation, ce n'est pas la manifestation de Dieu en elle-même,
c'est la destruction du péché. La croix est au centre de l'histoire,
elle résout les mystères du temps comme ceux de l'éternité.
La Croix n'est pas la croix d'un homme, c'est la Croix de Dieu, dont rien ne
peut approcher dans l'expérience humaine. La croix est la révélation
de la nature de Dieu, la porte par où tout homme peut entrer en communion
avec Dieu. Quand nous arrivons à la Croix, nous ne pouvons la dépasser :
nous restons en elle, dans cette vie nouvelle qu'elle seule peut nous ouvrir.
La Croix de Jésus est le centre de notre salut. S'il nous est si aisé
d'obtenir le salut, c'est que Dieu l'a payé d'un prix immense. Sur la
croix, Dieu et l'homme se rencontrent, en une formidable collision. La vie nous
est ouverte, mais c'est le coeur même de Dieu qui a supporté le
coup.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Pourquoi nous ne comprenons pas
7 Avril
Pourquoi nous ne comprenons pas
Il leur intima l'ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient
d'être témoins, jusqu'à ce que le Fils de l'homme fût
ressuscité des morts. Marc 9, v. 9.
Ne dites rien tant que le Fils de l'homme n'est pas ressuscité en vous,
tant que Sa vie ne vous a pas pénétré, pour vous faire
comprendre ce que Jésus enseignait durant qu'il était sur la terre.
Quand notre vie intérieure est devenue ce qu'elle doit être, vous
êtes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue
claire pour vous. C'est que vous n'étiez pas capable jusque-là
de la saisir.
On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher : c'est nous
qui ne pouvons pas encore saisir ce qu'il voudrait nous dire, "Que d'enseignements
j'aurais encore à vous faire entendre! mais vous n'êtes pas encore
de force à les supporter." Pour comprendre certaines choses, il
nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion,
la possédons-nous ? Le signe qu'elle existe en nous, c'est que les paroles
de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler
si Son Esprit n'est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle
chose doit arriver, nous barrons la route à l'Esprit de Dieu. Il en est
de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour
sortir de l'obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus
ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.
"... de ne raconter à personne..." Combien veulent tout
de suite raconter ce qu'ils ont vu sur la montagne de la transfiguration! Leur
vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de
l'homme n'est pas encore ressuscité en eux. L'est-il en vous ? L'est-il
en moi ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie de Jésus ressuscité
8 Avril
La vie de Jésus ressuscité
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît et qu'il entrât ainsi dans sa
gloire ? Luc 24, v. 26.
La croix de notre Seigneur est le portique par lequel il entre dans sa véritable
vie. A partir de sa résurrection, il possède le pouvoir de me
communiquer sa vie. Quand je nais de nouveau, quand je nais d'en haut, le Seigneur
ressuscité me communique sa propre vie.
Le rôle dont Dieu l'a chargé, c'est de "conduire de nombreux
fils à la gloire". C'est grâce à l'accomplissement
de Sa mission que Jésus a le pouvoir de faire de nous des fils et des
filles de Dieu. Sans doute, nous ne pouvons prétendre à être,
à l'égard de Dieu, sur le même pied que Son Fils Lui-même.
Mais, grâce au Fils, nous devenons quand même, nous aussi, fils
de Dieu. Quand notre Seigneur ressuscita des morts, ce fut pour vivre d'une
vie absolument nouvelle, qu'il ne possédait pas avant son incarnation.
Et nous de même, grâce à sa résurrection, nous vivons
de Sa vie nouvelle, tout autre que notre ancienne vie. Un jour "Il transformera
notre corps de misère en un corps pareil à son corps de gloire",
mais nous pouvons dès maintenant vivre par lui d'une vie nouvelle,
et "connaître toute la puissance de Sa résurrection".
"Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils.., selon l'autorité
que tu lui as donnée sur toute chair, afin qu'à tous ceux
que tu lui as donnés, il donne la vie éternelle." Le
Saint-Esprit n'est pas autre chose que cette vie éternelle que
Jésus nous donne. C'est Dieu réalisant dans notre vie individuelle
les effets de la Rédemption. Rendons grâce à Dieu pour cette
réalité glorieuse et splendide : le Saint-Esprit peut créer
en nous une vie semblable à celle de Jésus, si seulement nous
acceptons de Lui obéir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'ai-je vu ?
9 Avril
L'ai-je vu ?
Ensuite Jésus apparut sous une autre forme, à deux d'entre eux...
Marc 16, v. 12.
Ce n'est pas la même chose de voir Jésus que d'être sauvé.
Il y a bien des gens qui participent à la grâce de Dieu et qui
n'ont jamais vu Jésus. Mais il suffit d'avoir vu Jésus une seule
fois pour n'être plus le même qu'avant, pour que l'attrait du monde
ne soit plus ce qu'il était pour nous.
Ne confondez jamais ce que Jésus a fait pour vous avec la vision directe
de Jésus lui-même. Si vous ne connaissez que ses bienfaits à
votre égard, vous ne saisissez Dieu que d'une façon restreinte.
Mais si vous avez eu la vision directe de Jésus, rien ne pourra plus
vous ébranler; comme Moïse, vous tiendrez ferme, "en homme
qui voit Celui qui est invisible". L'aveugle-né ne savait pas qui
était Jésus, jusqu'à ce que Jésus se soit révélé
à lui. Jésus apparaît à ceux qui ont reçu
quelque chose de Lui. Mais ce n'est pas à nous de décider à
quel moment Il viendra. Tout à coup nous dirons "Maintenant je Le
vois!"
La vision de Jésus est chose toute personnelle. Je ne puis pas la transmettre
à mon prochain. Entre celui qui l'a et celui qui ne l'a pas, cela crée
un fossé. Mais je puis demander à Dieu qu'Il la donne à
celui pour qui j'intercède. Car on ne peut pas l'avoir pour soi, et ne
pas la souhaiter pour les autres. "Eux aussi vinrent l'annoncer aux autres
disciples, qui ne les crurent pas davantage." Mais il faut l'annoncer,
même si on ne vous croit pas.
"Si je pouvais trouver les mots qu'il faut, vous le croiriez certainement!
Si je savais seulement dire ce que j'ai vu! Comment puis-je le dire, comment
le comprendriez-vous, jusqu'à ce qu'Il vous amène où Il
m'a moi-même amené."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La résolution d'anéantir en moi le péché
10 Avril
La résolution d'anéantir en moi le péché
Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui,
afin que cet organisme de péché soit anéanti en nous, de
manière que nous ne soyons plus les esclaves du péché. Romains
6, v. 6.
La CRUCIFIXION AVEC JÉSUS. Ai-je pris cette résolution ferme,
de tuer le péché en moi ? Il faut beaucoup de temps pour en venir
là, mais c'est le grand point tournant de toute ma vie, quand je prends
cette décision qu'à l'instar de Jésus, mis en croix pour
le péché du monde, mon propre péché doit être,
je ne dis pas seulement repoussé ou refoulé, mais, comme Jésus,
crucifié. Cette décision, personne ne peut la prendre pour un
autre que pour lui-même. Les plus profondes convictions religieuses ne
suffisent pas, il faut la décision de tuer en nous le péché.
Prenez-vous bien en main, recueillez-vous devant Dieu, et dites à Jésus :
"Seigneur, prends-moi avec toi dans ta mort jusqu'à ce que le péché
soit mort en moi." Paul ne nous parle pas ici de ce qui lui arrivera plus
tard, mais bien de ce qui lui est arrivé, de son expérience profonde,
tranchée, précise. Suis-je prêt à me laisser labourer
par l'Esprit de Dieu jusqu'à ce que j'aie compris ce qu'est le péché
en moi, le désir qui va contre Dieu ? jusqu'à ce que j'aie accepté
le jugement de Dieu sur mon péché, qui doit être crucifié,
mis à mort, comme Jésus ? Il faut que j'accepte, il faut que je
me décide.
En suis-je venu là ? Ai-je obtenu le glorieux privilège d'être
crucifié avec le Christ, jusqu'à ce que ma propre vie ait entièrement
fait place à celle du Christ ? "Crucifié avec le Christ, ce
n'est plus moi qui vis : c'est Lui qui vit en moi."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie de Dieu en moi
11 Avril
La vie de Dieu en moi
Unis à Lui dans sa mort, nous le serons aussi dans sa résurrection.
Romains 6, v. 5.
La RÉSURRECTION AVEC JÉSUS. Si j'ai vraiment été
crucifié avec Jésus, cela se verra, car je lui ressemblerai. Quand
l'Esprit de Jésus pénètre en moi, le contact entre Dieu
et moi se rétablit. Grâce à sa résurrection, Jésus
a reçu le pouvoir de me faire participer à la vie divine, mais
il faut que ma vie soit calquée sur la sienne. Cette vie nouvelle du
Christ ressuscité se manifestera en moi par plus de sainteté.
Telle est l'idée maîtresse de l'apôtre Paul, dans tous ses
écrits : une fois la résolution prise de s'unir au Christ dans
sa mort, la vie du Ressuscité nous pénètre et nous envahit
de toute part. Pour participer ainsi dans notre vie terrestre, de la vie même
du Fils de Dieu, il faut une parcelle de la Toute-puissance divine. Le Saint-Esprit,
une fois entré en nous, ne souffre aucune limitation, il envahit tout,
Il se charge de tout diriger, mon rôle est simplement de marcher dans la
lumière, en lui obéissant à mesure. Une fois ma résolution
prise, je suis tranquille : je sais que je suis mort au péché, parce que
je sens la vie de Jésus présente en moi à tout moment. De même
qu'il n'y a qu'une nature humaine, il n'y a qu'une sainteté, celle de
Jésus, et c'est elle que je reçois, elle que Dieu me donne. Il
met en moi la sainteté de son Fils, et je deviens une nouvelle création,
entièrement transformée.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le pouvoir qui vient de Dieu
12 Avril
Le pouvoir qui vient de Dieu
Sur Lui, la mort n'a plus de pouvoir... Vivant, il vit pour Dieu! Vous, de
même, comprenez que vous êtes morts au péché, et vivants
pour Dieu. Romains 6, vv. 9 à 11.
La VIE ÉTERNELLE AVEC JÉSUS. La vie éternelle, c'est la
vie même dont Jésus vivait quand il était sur la terre.
C'est la vie même dont nous vivons, nous humbles mortels quand nous sommes
nés de Dieu. La vie éternelle n'est pas simplement un don venant
de Dieu, c'est Dieu même venant à nous et se donnant à nous.
Une fois que nous aurons résolu d'anéantir en nous le péché,
la puissance qui était en Jésus se manifestera en nous, par l'effet
souverain de la grâce de Dieu.
"Vous recevrez la puissance du Saint-Esprit." Il ne s'agit pas d'un
pouvoir spécial, que nous donnerait le Saint-Esprit. Cette puissance
que nous recevons, c'est le Saint-Esprit lui-même. La vie qui était
en Jésus devient la nôtre, par le moyen de sa croix, dès
que nous décidons de nous unir à Lui. Si nous éprouvons
des difficultés dans nos rapports avec Dieu, c'est que nous ne savons
pas rompre décidément avec le péché. Dès
que nous en prenons la décision, la plénitude de la vie de Dieu
remplit notre âme. Jésus est venu vers nous afin que nous soyons
"remplis de l'absolue perfection de Dieu". La vie éternelle
n'a rien à voir avec le temps qui s'écoule, c'est la vie dont
Jésus vivait, et dont il est l'unique source.
Le chrétien le plus faible peut éprouver en lui la divine puissance
du Fils de Dieu, si seulement il s'abandonne à Lui. Mais tout effort
qui vient de nous paralyse en nous la vie de Jésus. C'est seulement par
l'abandon continuel de nous-mêmes que Dieu pourra nous remplir de sa perfection.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment porter notre fardeau ?
13 Avril
Comment porter notre fardeau ?
Décharge-toi de ton fardeau sur l'Eternel, et Il te soutiendra.
Psaume 55, v. 23.
Il y a des fardeaux que nous devons accepter, et d'autres que nous devons rejeter.
Nous n'avons le droit de garder ni le fardeau du doute ni celui du péché,
mais il y a des fardeaux dont Dieu lui-même nous a chargés et qu'Il
veut que nous gardions, mais qu'Il nous aidera Lui-même à porter :
"Décharge-toi de ton fardeau sur l'Eternel, et Il te soutiendra."
Si nous entreprenons de travailler pour Dieu, mais sans nous appuyer sur lui,
nous serons écrasés par le sentiment de notre responsabilité.
Mais si nous nous déchargeons sur Lui du souci de ce fardeau qu'Il nous
a donné à porter, il nous délivre du poids de toute responsabilité
et nous donne à la place le sentiment de Sa présence.
Que de chrétiens ont entrepris une oeuvre, pleins de courage et de beaux
sentiments, mais sans posséder la communion intime avec Jésus-Christ.
Ils aboutissent très vite à l'écrasement. Leur fardeau
les fatigue et leur devient insupportable. On dit tout autour d'eux : "Quel
beau commencement, et quelle banqueroute!"
"Décharge-toi de ton fardeau sur l'Eternel." Au lieu de vouloir
le porter tout seul, pose-le par un bout sur l'épaule de Dieu. N'est-il
pas écrit : "L'empire sera posé sur son épaule."
Ne rejette pas ton fardeau, mais porte-le allégrement, soutenu par l'Eternel.
Avec un tel soutien, il deviendra léger.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La force invincible
14 Avril
La force invincible
Prenez sur vous mon joug, et apprenez de moi. Matthieu 11, v. 29.
"Le Seigneur châtie celui qu'il aime." Comme nos plaintes et
nos doléances sont misérables! Le Seigneur nous amène
dans la situation la plus favorable à notre communion avec Lui. Alors
nous gémissons et nous disons : "Oh! Seigneur, ne pourrais-je pas
être comme les autres ?" Jésus nous demande d'accepter l'autre
bout de son joug : "Mon joug est facile, mets-toi là, à mon
côté, nous tirerons ensemble."
Possédez-vous cette union avec Jésus ? En ce cas, vous remercierez
Dieu de l'épreuve qu'Il vous envoie. "Il donne la force et la vigueur
à celui qui est sans force." Dieu vient nous tirer de nos divagations,
et nos plaintes deviennent des louanges. Il n'y a qu'un seul moyen de connaître
en soi la puissance de Dieu : prendre le joug de Jésus et apprendre de Lui.
"La joie de l'Eternel est votre force." D'où les chrétiens
tirent-ils leur joie ? De tel chrétien, si nous ne le connaissions pas,
nous serions tenté de dire : "Il n'a aucun fardeau à porter."
Mais dès que nous regardons de plus près, que voyons-nous ? Si
la paix, la lumière et la joie de Dieu sont en lui, c'est justement la
preuve que le fardeau y est aussi. Dieu lui a donné un fardeau dont le
poids est lourd. Mais sous ce pressoir, le jus de la vigne sort de la grappe,
et nous ne voyons que ce vin généreux. Celui qui possède
en lui l'Esprit de Dieu est totalement invincible.
Si vous êtes disposé à gémir, chassez à coups
de pied cette lâcheté. C'est un crime d'être faible, quand
on a en soi la force de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne relâchons jamais notre effort spirituel
15 Avril
Ne relâchons jamais notre effort spirituel
Mais les hauts lieux ne disparurent pas du milieu d'Israël; ce qui n'empêcha
pas le roi Asa d'avoir parfaitement bonne conscience durant toute sa vie. II
Chroniques 15, v. 17.
Asa se sentit en règle avec l'Eternel, dans son for intérieur,
mais à son obéissance dans le domaine extérieur il manquait
quelque chose. Ne vous laissez pas aller à dire : "Oh! cela ne compte
pas!" Qui sait si, aux yeux de Dieu, cela n'a pas une très grande
importance ? Pour un enfant de Dieu, tout a de l'importance. Combien de temps
faudra-t-il à Dieu pour vous le faire comprendre ? Dieu ne perd jamais
patience. Vous dites : "Je suis en règle avec Dieu, je le sais."
Mais les "hauts lieux" subsistent; il y a un point sur lequel votre
obéissance est en défaut. Comment pouvez-vous déclarer
ainsi que vous êtes en règle avec Dieu, alors qu'Il vous fait sentir
qu'il y a quelque chose en vous qui n'est pas en ordre ? Ne perdez pas un moment
pour réparer ce désordre, quel qu'il soit. En ce domaine, il n'y
a pas de petits détails.
Y a-t-il dans vos habitudes corporelles, ou bien dans vos habitudes intellectuelles,
un point que vous négligez tout à fait ? Dans l'ensemble, cela
va bien; mais sur ce point, vous vous relâchez. L'effort spirituel est
un besoin constant de votre âme. Est-ce que votre coeur s'arrête
jamais de battre ? Tout arrêt dans l'effort spirituel est un arrêt
dans la vie de l'âme. Dieu vous veut entièrement à Lui.
Il vous faut veiller sans cesse pour être digne de Lui. Cela demande beaucoup
de temps et de peine. Il y a des gens qui s'imaginent pouvoir gravir tous les
sommets en deux minutes!
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Savez-vous descendre ?
16 Avril
Savez-vous descendre ?
Pendant que vous avez la lumière, croyez à la lumière.
Jean 12, v. 36.
Nous avons tous des moments où nous nous sentons transportés
au-dessus de nous-mêmes, et nous disons : "Je me sens capable de tout;
si seulement je pouvais être toujours comme ça!" Eh! bien,
non, cela n'est pas possible. Dans ces moments d'inspiration, nous devons trouver
la lumière et la force, pour accomplir fidèlement notre tâche,
quand l'inspiration ne sera plus là. Il y en a beaucoup parmi nous qui
ne se sentent plus bons à rien quand l'inspiration vient à leur
manquer. Notre effort doit être de réaliser, dans le train-train
de la vie quotidienne, l'idéal qui nous a été révélé
dans les moments d'exaltation.
Ne permettez jamais à votre émotion de s'évaporer sans
effet. Ne vous abandonnez pas à une sorte d'épicurisme spirituel,
en vous disant : "Qu'il est doux, qu'il est merveilleux d'être ainsi!"
Agissez sans délai, même et surtout si vous n'en avez pas envie.
Si dans une réunion de prière Dieu vous a indiqué quelque
chose à faire, ne dites pas : "Je le ferai", faites-le.
Prenez votre paresse par la peau du cou, et jetez-la loin de vous! Quand nous
soupirons après des moments d'inspiration, la paresse est là,
tapie dans notre coeur. Nous voulons faire effort pour atteindre les sommets.
Nous devons apprendre à travailler dans la pénombre en nous guidant
sur ce qui nous a été déjà révélé.
Ne reculez pas, après un premier échec. Allez-y encore! Brûlez
les ponts derrière vous, engagez-vous envers Dieu par vos actes mêmes.
Ne revenez jamais en arrière, mais allez de l'avant, en vous dirigeant
vers la lumière.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le tout pour le tout
17 Avril
Le tout pour le tout
Dès que Simon Pierre eut entendu que c'était le Seigneur, il
mit sa tunique... et se jeta dans l'eau. Jean 21, v. 7.
Avez-vous jamais connu cette, expérience, d'une crise où l'on
se jette à l'eau, spirituellement; où l'on prend la résolution
irrévocable de tout abandonner, sans songer à rien d'autre, sans
rien garder pour soi ? C'est une crise de la volonté intérieure.
Vous avez pu bien des fois en approcher par des abandons extérieurs,
mais tout cela ne compte pour rien. L'abandon véritable est une crise
profonde qui est tout intérieure. On peut renoncer à des biens
extérieurs, alors que ce renoncement prouve tout simplement notre esclavage
intérieur.
Avez-vous résolument abandonné votre volonté à
Jésus-Christ ? Il s'agit là d'un acte de volonté, non pas
d'une émotion passagère. L'émotion n'est qu'une manifestation
évanescente de votre abandon. Si elle vient la première, l'abandon
ne se fera jamais. Ne demandez pas à Dieu en quoi consiste votre abandon,
mais renoncez carrément à vous-même, là où
vous êtes.
Quand vous entendez la voix de Jésus-Christ sur les flots de la mer
démontée, envoyez promener vos croyances, vos préjugés,
votre responsabilité, mais cramponnez-vous à Lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Suis-je prêt à tout ?
18 Avril
Suis-je prêt à tout ?
Dieu l'appela du milieu du buisson, disant : "Moïse! Moïse!"
Il répondit : "Me voici." Exode 3, v. 4.
Quand Dieu nous parle, combien d'entre nous sont comme les gens dans le brouillard,
et ne répondent rien. La réponse de Moïse prouve qu'il était
là, prêt à tout. Nous sommes avant tout préoccupés
d'expliquer à Dieu où nous voudrions aller. Et pourtant, ce qui
importe, c'est d'être tout prêt, à chaque instant, à
faire ce que Dieu nous ordonne. Nous attendons qu'il se présente des
circonstances dramatiques, exceptionnelles, et alors nous sommes prompts à
dire : "Me voici." Là où Jésus est glorifié,
nous sommes prêts à marcher. Mais pour un devoir obscur, nous nous
dérobons.
Etre prêt à tout, pour obéir à Dieu, c'est être
prêt à faire les plus petites besognes, aussi bien que les plus
grandes. Ne cherchons pas à choisir notre activité. Quel que soit
le programme de Dieu, suivons-le. Quand le devoir est là devant nous,
si nous entendons la voix de Dieu, comme Jésus entendait la voix de son
Père, soyons tout prêts à obéir, avec l'empressement
de l'amour. Jésus-Christ attend-de nous la même obéissance
qu'il avait à l'égard de son Père, Il peut nous donner,
à son gré, des devoirs agréables ou des devoirs rebutants,
parce que son Esprit est en nous : "Qu'ils soient un, comme nous sommes
un."
Soyez prêts à recevoir les visites imprévues de Dieu. Celui
qui est toujours prêt n'a jamais à se préparer. Que de temps
nous gaspillons à nous efforcer d'être prêts, lorsque Dieu
nous appelle! Le buisson ardent est le symbole de tout ce qui encadre l'âme
vigilante : elle est tout illuminée par la présence de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Est-ce ou non vraisemblable ?
19 Avril
Est-ce ou non vraisemblable ?
Car Joab avait suivi la rébellion d'Adonija, bien qu'il n'eût
pas suivi celle d'Absalom. 1 Rois 2, v. 28.
Joab s'était montré fidèle dans la grande tentation, il
n'avait pas trahi son roi, David, pour suivre le brillant et ambitieux Absalom.
Et pourtant, au soir de sa vie, il trahit David - pour suivre Monija le couard.
Son histoire est là pour nous servir d'exemple (voyez 1 Corinthiens 10,
1 à 13). Parce que vous avez triomphé de la grande tentation,
ce n'est pas une raison pour ne pas vous méfier des petites.
Nous sommes disposés à nous dire qu'il n'est pas du tout vraisemblable
qu'après avoir traversé la grande épreuve, nous cédions
encore aux convoitises du monde. Ne cherchez pas à prévoir d'où
viendra pour vous la tentation. Elle viendra du côté le plus invraisemblable.
A la suite d'une grande crise spirituelle, les petits détails de la vie
quotidienne sont là. Sans doute, ils n'occupent pas la place dominante,
mais ils sont là, et si vous n'y prenez pas garde, ils vous feront trébucher.
Vous êtes resté fidèle à Dieu dans des épreuves
terribles, méfiez-vous des petites épreuves sournoises. Ne cherchez
pas à vous analyser d'une façon morbide, avec une appréhension
maladive de ce qui peut vous arriver, mais soyez sur le qui-vive, l'arme au
pied. Que votre pensée soit limpide devant Dieu. Etre fort et ne pas
être sur ses gardes, c'est être doublement faible. Car un simple
détail nous fera trébucher, et notre chute sera lourde. Les héros
de la Bible sont tombés sur ce qui faisait leur force, jamais
sur leurs points faibles.
Etre gardé par la puissance de Dieu, c'est la seule sécurité.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Un chrétien peut-il calomnier Dieu ?
20 Avril
Un chrétien peut-il calomnier Dieu ?
Toutes les promesses de Dieu ont en Jésus leur divine garantie, et nous
le proclamons bien haut. 2 Corinthiens 1, v. 20.
Jésus a raconté la parabole des talents (Matthieu 25) pour nous
avertir que nous pouvons très bien nous tromper sur nos véritables
capacités. Il s'agit dans cette parabole non pas de nos dons naturels,
mais du don surnaturel de la Pentecôte, de l'effusion du Saint-Esprit.
Notre capacité spirituelle n'est pas mesurée par notre éducation
ou notre intelligence, mais par les promesses de Dieu. Si nous n'en tirons pas
tout ce que Dieu nous a préparé, nous ne tarderons pas à
Le calomnier, comme le serviteur calomnie son maître : "Tu réclames
de moi ce dont tu ne m'as pas fourni les moyens. Tu exiges trop de moi, je ne
puis t'obéir dans ces conditions." Vous n'avez pas le droit de dire
à Dieu : "Je ne puis pas!" quand son Esprit est là,
son Esprit tout-puissant. Il s'agit bien des limites de votre capacité!
Si nous avons reçu le Saint-Esprit, il agira en nous.
Le serviteur se justifie en tout point et accuse son maître : "Tu
me réclames beaucoup trop, en proportion de ce que tu m'as donné."
Et nous, lorsque nous nous inquiétons, pour notre vie matérielle,
au mépris de Sa parole : "Cherchez d'abord le Règne de Dieu
et sa Justice; et tout le reste vous sera donné par-dessus",
que faisons-nous d'autre que de calomnier Dieu ? Par nos soucis nous disons à
Dieu : "Tu me laisseras dans la misère." Le paresseux cherche
toujours des excuses : "Je n'ai pas eu de chance!" Notre paresse spirituelle
cherche des excuses en présence de Dieu. Le paresseux invoque toujours
son "indépendance".
Croyons-nous aux promesses de Dieu? c'est-à-dire : Avons-nous reçu
le Saint Esprit?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne blessez donc pas le coeur de Jésus !
21 Avril
Ne blessez donc pas le coeur de Jésus !
Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe!
Jean 14, v. 9.
Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous
avons l'esprit compliqué! Ce sont nos préjugés qui nous
rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons
clair. Philippe s'imaginait qu'il allait assister à quelque manifestation
prodigieuse, mais quant à Jésus, ce n'était que son Maître,
il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement
catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est
là, présent devant nous.
Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus,
mais nous le blessons par nos questions inintelligentes : "Seigneur, montre-nous
le Père!" Il nous répond du tac au tac : "Il est là,
devant vous, ou bien nulle part." Nous voulons que Dieu se manifeste à
ses enfants. Mais Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors
s'en rendent compte, mais l'enfant de Dieu ne s'en aperçoit pas. Nous
voudrions saisir Dieu dans notre intelligence. Mais nous ne pouvons pas plus
Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant
de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions
n'ont rien de la simplicité de l'enfant.
"Que votre coeur ne se trouble point!" Si mon coeur se trouble, je
blesse mon Sauveur. Si j'ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme
à cette confiance? Est-ce que je me laisse aller à de tristes
inquiétudes? Il faut que je m'habitue à prendre tout comme venant
de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l'heure, Dieu est là maintenant.
Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La lumière qui dure et celle qui s'éteint
22 Avril
La lumière qui dure et celle qui s'éteint
Le Seigneur est l'Esprit...; quant à nous tous, nous reflétons,
sur notre visage découvert, la gloire du Seigneur. II Corinthiens 3, v. 18.
Un serviteur de Dieu doit être assez indépendant des autres hommes
pour ne plus même se rendre compte qu'il est seul. Au début de
la vie chrétienne, nous avons des désillusions, des découragements.
Ceux qui nous semblaient être des lumières s'éteignent peu
à peu, ceux qui nous soutenaient s'en vont.
Il faut que nous en prenions tellement l'habitude que nous ne nous apercevions
même plus que nous sommes seuls. "Tous m'ont abandonné...
mais le Seigneur m'a soutenu" (II Timothée 4, vv. 16-17). Notre foi doit
se fonder non pas sur la lumière qui s'éteint, mais sur celle
qui dure. Quand un grand chrétien disparaît, nous sommes affligés,
jusqu'à ce que nous ayons compris qu'il doit en être ainsi. Pour
nous, nous avons simplement à refléter, sur notre visage découvert,
la gloire du Seigneur.
Il ne faut pas qu'aucun obstacle vous empêche de regarder Dieu en face,
et fixement, pour orienter votre conduite et votre pensée. Chaque fois
que vous prêchez l'Evangile, regardez Dieu en face pour savoir ce que
vous devez dire, et la gloire du Seigneur vous illuminera jusqu'au bout. Le
serviteur de Dieu doit être comme Moïse. "Moïse ne savait
pas que la peau de son visage était devenue rayonnante pendant qu'il
s'entretenait avec l'Eternel."
Dieu ne nous demande pas d'étaler nos doutes à tous les regards,
ni de raconter les intimes extases de notre vie cachée avec Lui. Le secret
du bon serviteur, c'est qu'il reflète toujours en lui-même la gloire
de son Maître.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne fais pas une idole de ton travail pour Dieu
23 Avril
Ne fais pas une idole de ton travail pour Dieu
Nous sommes ouvriers avec Dieu. I Corinthiens 3, v. 9.
Méfie-toi de tout travail pour Dieu qui te détourne de concentrer
sur Lui ta pensée. Il y a beaucoup de chrétiens qui font de leur
travail leur idole. Le travailleur ne doit s'inquiéter que de sa communion
permanente avec Dieu, et tout le reste, toute son activité, toute sa
pensée, il doit ne s'en faire aucun souci, comme un enfant respectueux
et docile du Père céleste. Sans cela, il risque fort de se laisser
déborder et même écraser par son travail. Il ne peut plus
jouir de la vie. Il est trop accablé pour que la bénédiction
de Dieu puisse se poser sur lui. Mais d'autre part, si l'on sait concentrer
toute son âme en Dieu, Dieu dirige pour nous tout le reste, harmonieusement.
Vous ne sentez plus peser sur vous la responsabilité de votre travail.
Vous ne vous sentez plus responsable que d'une chose : le maintien intégral
de votre communion intime et de votre collaboration avec Dieu. La sanctification
produit en nous une liberté totale, celle de l'enfant. Mais rappelez-vous
que cette liberté vous est accordée uniquement pour que vous puissiez
vous consacrer sans relâche à votre divin Collaborateur.
Ce n'est pas à nous de décider où nous voulons aller,
ni de savoir à quoi nous pouvons être utiles. C'est Dieu qui arrange
tout pour nous. Partout où il nous place, notre rôle est de Lui
être entièrement dévoué dans ce travail particulier.
"Tout ce que ta main peut faire selon ta force, fais-le."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Nous ne devons pas nous monter la tête
24 Avril
Nous ne devons pas nous monter la tête
Toutefois, ne vous réjouissez pas de ce que les mauvais esprits vous
sont soumis. Luc 10, v. 20.
Pour les chrétiens, les convoitises du monde et les péchés
grossiers ne sont plus un piège. Mais le danger qui les guette, c'est
de se monter la tête, de rechercher le succès dans ce qu'ils entreprennent,
de vouloir suivre la mode religieuse de leur milieu et de leur époque.
Ne recherchez aucune autre approbation que celle de Dieu. "Par conséquent,
pour aller à Lui, sortons du camp en portant Son opprobre." Jésus
ordonne à ses disciples de ne pas se réjouir, de ne pas se monter
la tête, à propos des résultats de leur travail. Et nous,
nous ne faisons guère autre chose. Nous dressons un bilan commercial :
tant d'âmes sauvées et sanctifiées, tout va pour le mieux.
Notre travail n'est qu'un appoint au grand travail de la grâce de Dieu.
Nous n'avons pas à sauver les âmes, mais seulement à les
mettre sur le chemin du salut, jusqu'à ce qu'elles s'abandonnent entièrement
à Dieu. Une seule vie entièrement consacrée à Dieu
a beaucoup plus de prix à ses yeux qu'une centaine de vies simplement
réveillées par son Esprit. Serviteurs de Dieu, nous devons faire
naître des serviteurs de Dieu. Dieu nous marquera son approbation en nous
accordant cette grâce. Nous devons amener les autres à la même
hauteur où Dieu nous a fait parvenir nous-mêmes.
Si le ministre de Dieu ne possède pas une vie cachée avec le
Christ en Dieu, il tourne au dictateur et devient insupportable. Combien d'entre
nous sont en fait des dictateurs, à l'égard des individus comme
dans les assemblées. Il disait toujours : "Si quelqu'un veut être
mon disciple..." Il respectait la liberté de ceux qu'il appelait.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Quelle est l'occasion opportune ?
25 Avril
Quelle est l'occasion opportune ?
Je t'en conjure... prêche la parole, insiste en toute occasion, opportune
ou inopportune. II Timothée 4, v. 2.
Il y en a beaucoup parmi nous qui ont une tendance fâcheuse de vouloir
insister dans un moment défavorable. Mais la parole de Paul à
Timothée ne vise pas essentiellement tel ou tel moment du temps. Il s'agit
avant tout de nos dispositions intérieures. "En toute occasion,
opportune ou inopportune", c'est-à-dire que cela te convienne ou
que cela te gêne. S'il ne nous fallait agir que lorsque nous sommes bien
disposés, combien d'entre nous ne feraient jamais rien du tout! Il y
a des gens inutilisables dans le domaine spirituel comme dans le domaine matériel,
des gens qui ne sont bons à rien, qui prétendent ne pouvoir rien
faire en dehors des moments d'inspiration divine. La meilleure preuve que nous
sommes vraiment en communion avec Dieu, c'est que nous travaillons pour lui
de notre mieux, quelles que soient nos dispositions.
L'un des plus grands pièges, pour le serviteur de Dieu, c'est de se
faire un fétiche de ses moments d'exaltation. Quand vous vous sentez
inspiré, quand Dieu vous accorde une intuition exceptionnelle, vous dites :
"Je veux toujours être comme cela, pour la gloire de Dieu."
Non, certes, vous ne serez pas toujours comme cela, Dieu ne le veut pas. Ces
moments qu'il vous accorde ne viennent pas de vous, c'est un don de sa grâce.
En prétendant vous maintenir dans l'exaltation, vous paralysez votre
propre activité au service de Dieu. En vous faisant une idole de ces
moments précieux, vous ferez disparaître Dieu de votre vie. Apprenez
à faire en tout temps le devoir qui est là devant vous. Dieu s'inquiètera
du reste.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'ascension suprême
26 Avril
L'ascension suprême
Dieu mit à l'épreuve Abraham : "...Prends ton fils, ton unique,
celui que tu aimes, Isaac... offre-le en holocauste, sur la montagne que je
t'indiquerai." Genèse 22, vv. 1-2.
Abraham, loyal et sincère, prend la parole de l'Eternel au pied de la
lettre : Dieu lui demande un sacrifice humain, comme les autres dieux, le sacrifice
de son fils bien-aimé. Pour arracher de son coeur cette superstition,
Dieu va le faire passer par une épreuve terrible. C'était le seul
moyen. En obéissant en toute sincérité à ce que
nous croyons être la volonté de Dieu, nous lui permettons d'arracher
de nos coeurs les préjugés qui nous cachent la vérité
à son sujet. Par exemple celle croyance abominable que Dieu fait mourir
un enfant parce que sa mère l'aimait trop : mensonge de Satan, qui défigure
Dieu. Certes, si l'ennemi peut nous empêcher de gravir jusqu'au sommet
de la montagne, où Dieu nous délivrera d'un pareil préjugé,
Satan s'y emploiera. Mais si nous sommes fidèles à Dieu, Dieu
nous éclairera et nous purifiera.
La foi d'Abraham le rendait toujours prêt à obéir à
Dieu en tout point, sans s'inquiéter d'autre chose. Abraham n'était
pas un fanatique, sans cela il aurait immolé Isaac et déclaré
que la voix de l'ange arrêtant son bras était la voix du diable.
Si vous êtes fidèle à Dieu, Dieu vous conduira, à
travers tous les obstacles, à la connaissance parfaite de ce qu'Il est.
Mais il faut que vous soyez prêt à laisser tomber vos préjugés
et vos croyances traditionnelles. Ne demandez pas à Dieu de vous éprouver.
Ne dites pas comme Pierre : "Je ferai n'importe quoi, j'irai à la
mort pour toi!" Abraham ne dit rien de pareil, il resta fidèle à
Dieu, et Dieu purifia sa foi.
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"Tout pour qu'Il règne" - Quel est ton véritable but ?
27 Avril
Quel est ton véritable but ?
Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? Jérémie
45, v. 5.
Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ? Non pas peut-être que
tu veuilles être élevé toi-même très haut,
mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te
rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa
main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne. Une grande faveur,
cela vient, cela passe : c'est un accident dans notre vie. Un véritable
don de Dieu n'est jamais quelque chose d'accidentel. Il est aisé de parvenir
à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition
de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu'il nous donne.
Si vous n'en êtes encore qu'à demander à Dieu des bénédictions
matérielles, vous n'avez pas encore fait le premier pas vers l'abandon,
vous vous faites un christianisme à votre façon. "J'ai bien
demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m'a pas donné
la paix et le repos sur lesquels je comptais." Dieu voit bien pourquoi :
vous vous cherchez vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit :
"Demandez, et il vous sera donné." Oui, mais savez-vous demander
à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui
demander une foule de choses. "Votre Père sait ce dont vous avez
besoin, avant que vous le lui demandiez." Alors pourquoi nos prières ?
pourquoi nos demandes ? - Pour apprendre à Le connaître.
Vous demandez à Dieu la faveur suprême : "Seigneur, baptise-moi
du Saint-Esprit!" Si Dieu ne le fait pas, c'est parce que votre abandon
n'est pas complet; il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire. Quel est
votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe
pas en priorité de votre bonheur immédiat. Son but dernier, le voici :
"Qu'ils soient un, comme nous sommes un."
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"Tout pour qu'Il règne" - Ce que tu recevras
28 Avril
Ce que tu recevras
Je te donnerai ta vie sauve, comme un butin qu'on emporte, partout où
tu iras. Jérémie 45, v. 5.
Tel est le cadeau absolument certain que fait le Seigneur à ceux qui
se confient en lui : "Je te donnerai ta vie." Quel est le besoin essentiel
de l'homme ? d'avoir la vie, d'avoir sa vie, "comme un butin qu'on emporte"
et qu'on garde partout avec soi, même si l'on doit traverser l'enfer.
Nous nous laissons hypnotiser par tant de vaines apparences, et même par
tant de bénédictions que Dieu nous accorde. Tout cela est appelé
à disparaître : une chose demeure, la chose capitale, la vie "cachée
avec le Christ en Dieu".
Etes-vous prêt à vous laisser prendre par Dieu dans sa communion,
et à ne plus songer aux "grandes faveurs" ? Etes-vous prêt
à l'abandon total ? L'abandon n'est pas total tant qu'on fait des réserves
sur tel ou tel point, en se disant : "Et ça ?" Il faut ne plus
se poser aucune question de ce genre, et alors, lorsque l'abandon est intégral,
Dieu nous dit : "Je te donne ta vie : elle sera bien à toi, ce sera
ton butin." Celui qui est las de la vie ne la tient pas de Dieu : elle ne
lui appartient pas véritablement. Pour sortir de ce désespoir,
il n'est qu'un seul moyen : s'abandonner à Dieu. Alors on éprouve
une surprise joyeuse et admirable : Dieu nous possède totalement, mais
il nous a donné notre vie, comme un butin que nous possédons.
Si vous ne connaissez pas cela, c'est qu'il y a en vous quelque désobéissance
ou un défaut de simplicité.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le charme de l'incertitude
29 Avril
Le charme de l'incertitude
Ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. I Jean 3, v. 2.
Nous avons la tendance à regarder les choses d'un point de vue mathématique,
à toujours calculer et prévoir : l'incertitude nous semble déplorable.
Nous nous imaginons qu'il nous faut toujours tendre vers un but, mais c'est
méconnaître la vraie nature de la vie spirituelle. La vie spirituelle
est une certitude intime dans l'incertitude de tout ce qui peut arriver : impossible
d'être stabilisé, d'y faire son nid. Le bon sens raisonne ainsi :
"En supposant que je parvienne à telle ou telle condition..."
Mais comment raisonner sur une condition qui est tout à fait en dehors
de notre expérience ?
La certitude est l'idéal du sens commun. La vie spirituelle a le charme
de l'incertitude. Posséder la certitude de Dieu, c'est être absolument
incertain de ce que la journée va nous apporter. Il arrive bien souvent
qu'on dit cela avec un soupir de tristesse. On devrait plutôt y voir l'attente
pleine d'ardeur de surprises heureuses. Car si l'avenir, même le plus
immédiat, est pour nous incertain, nous avons la plus sublime certitude :
Dieu lui-même. Dès que nous nous sommes abandonnés à
Dieu, et que nous nous contentons, pas à pas, de faire notre devoir le
plus proche, il nous comble sans cesse des plus belles surprises.
Lorsque nous défendons avec acharnement une croyance, cela ne va plus :
ce n'est plus en Dieu que nous croyons, mais en notre doctrine. "Si vous
ne devenez comme de petits enfants..." La vie spirituelle est la vie d'un
petit enfant, "Croyez aussi en moi", dit Jésus, mais il ne
dit pas : "Croyez aussi en certaines doctrines sur moi." Laissez-le
agir; le "comment" de sa venue est magnifiquement incertain. Pour
vous, soyez-lui fidèle.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'amour qui coule de source
30 Avril
L'amour qui coule de source
L'amour est magnanime, il est bienveillant... il ne soupçonne pas le
mal... Il supporte tout, il est toute confiance, toute espérance, toute
patience. I Corinthiens 13, vv. 4-7.
L'amour véritable n'a rien de prémédité, il coule
de source, il se manifeste de cent manières merveilleuses. Il n'a rien
d'un calcul mathématique. Nous ne pouvons pas dire : "Maintenant
je vais tout supporter, ne jamais soupçonner le mal." Ce qui caractérise
l'amour, c'est sa spontanéité. Nous n'avons pas besoin d'ériger
devant nous tous les commandements de Jésus. Mais quand son Esprit est
libre de se déployer en nous, nous observons tous ses commandements sans
même nous en rendre compte. Il arrive qu'après coup nous sommes
surpris nous-mêmes d'avoir eu, en telle occasion, un sentiment si désintéressé,
si peu égoïste. Le véritable amour, comme tout ce qui appartient
à la vie de Dieu en nous, on ne s'en rend pas compte sur le moment, mais
seulement après coup.
La source de l'amour est en Dieu, et non pas en nous. Notre coeur naturel est
incapable de produire l'amour, il faut qu'il nous vienne d'en haut.
Quand nous faisons des efforts pour prouver à Dieu que nous l'aimons,
c'est le signe certain que nous ne l'aimons pas. La preuve de notre amour, c'est
son absolue spontanéité. En regardant en arrière, nous
ne pouvons pas expliquer pourquoi nous avons fait telle ou telle chose, c'est
l'amour qui nous a entraînés. "L'amour est versé abondamment
dans nos coeurs par l'Esprit que Dieu nous a donné." (Romains 5, v. 5)
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"Tout pour qu'Il règne" - Ne vivons pas d'extases!
1er Mai
Ne vivons pas d'extases!
Car je marche par la foi, sans voir le Seigneur. Paul aux Corinthiens, II 5, v. 7.
Après avoir vivement senti les bontés de Dieu à notre
égard, nous nous trouvons devant le travail qu'il veut que nous fassions
pour lui, modestement, obscurément. Nous prenons un air tragique, nous
parlons de nos difficultés, de nos épreuves. Nous aimerions voir
le Seigneur, distinctement. Et nous ne voyons plus rien. Dans ces conditions,
comment faire notre devoir ? Nous voudrions sans doute porter toujours une auréole,
et nous sentir illuminés de la gloire céleste. Mais un saint coiffé
de son auréole ne peut servir à rien dans la vie pratique; croyez-moi,
il n'a rien de commun avec Dieu. Nous ne sommes pas des personnages angéliques,
nous sommes des hommes et des femmes qui ont à travailler dans ce monde,
et à qui la naissance d'en-haut a conféré une puissance
infiniment plus grande pour lutter et pour vaincre dans le combat de la vie.
Quand nous nous évertuons à faire revivre en nous nos rares moments
d'exaltation, c'est la preuve qu'au fond nous ne cherchons pas Dieu. Nous nous
faisons une idole de ces moments précieux, nous exigeons de Dieu qu'Il
vienne encore nous apparaître et nous parler, alors que ce qu'il nous
demande, c'est de vivre et de marcher par la foi. Combien de nous se retirent
du combat, en disant : "Quand Dieu me reviendra, j'y retournerai."
Mais Il n'en fera rien. Il faudra nous secouer, et retourner au combat sans
que Dieu nous soit apparu. Alors nous aurons une grande surprise : "Il était
là tout le temps, et je n'en savais rien!" Ne comptez jamais sur
les moments d'inspiration, ils viennent toujours à l'improviste. Dieu
nous les donnera quand Il jugera que nous n'en ferons pas un mauvais usage.
Ce n'est pas cela qui doit être notre but; notre but est de travailler
pour Lui!
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"Tout pour qu'Il règne" - L'énergique patience
2 Mai
L'énergique patience
Si la vision tarde à s'accomplir, attends-la fermement. Habacuc 2, v. 3.
La vraie patience est le contraire de l'indifférence : c'est un immense
rocher, profondément enraciné, qui brave tout ébranlement.
La vision de Dieu nous inspire la patience. Moïse tint ferme, non pas en
se fondant sur ses aspirations morales, mais parce que Dieu lui était
apparu. "Il tint ferme, parce qu'il avait vu le Roi Invisible." Un
homme qui possède la vision de Dieu n'est pas lié à une
conception particulière : il est lié à Dieu lui-même.
Pour savoir si la vision vient vraiment de Dieu, il n'y a besoin que de constater
l'élan intérieur qui en résulte, l'élargissement
de la pensée, l'énergie pour l'action, dans tous les domaines.
Si Dieu vous envoie en quelque façon dans le désert, comme il
y envoya son Fils durant quarante jours, pour y être tenté, loin
de Sa présence, tenez ferme. Et le pouvoir de tenir ferme vous viendra
de votre vision intérieure de Dieu.
"Bien qu'elle tarde à s'accomplir, attends-la fermement".
La preuve que nous possédons en nous la vision, c'est que nous cherchons
à saisir bien plus que nous avons déjà saisi. II n'est
pas bon, dans le domaine spirituel, d'être satisfait de ce qu'on a. "Que
rendrai-je à l'Eternel pour tous ses bienfaits ? Je prendrai en main la
coupe des délivrances." Nous sommes très disposés
à être satisfaits de nous-mêmes : "Je suis arrivé
au but; je suis entièrement sanctifié; je suis sûr de pouvoir
tenir ferme." De tels propos nous condamnent. Il faut sans cesse aller
de l'avant. "Non pas que j'aie encore atteint le but, ni que je sois déjà
parvenu à la perfection." Si nous n'avons que ce que nous tenons
actuellement, nous n'avons rien. Si nous avons en nous la vision de Dieu, nous
avons bien plus que nous ne le saurons jamais.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'intercession agissante
3 Mai
L'intercession agissante
Priez Dieu ardemment, suppliez-Le en toute occasion, avec le secours du Saint-Esprit.
Ephésiens 6, 18.
En intercédant pour les autres, il peut arriver que nous soyons effrayés
de ce qu'il va leur coûter de se donner à Dieu.
En réponse à nos prières, Dieu est en train de transformer
leur vie, et cela nous fait trembler pour eux. Nous ne devons pas être
influencés par de telles préoccupations. Nous avons à les regarder
comme Dieu les regarde. En nous laissant dominer par notre sympathie humaine,
par nos inquiétudes humaines à leur égard, nous avons l'aplomb
de juger Dieu.
Notre intercession ne peut être agissante et efficace que si nous avons
en Dieu une foi absolue, et ce qui nous sépare le plus de Dieu, ce sont
nos préjugés et nos préférences personnelles. Pour
intercéder comme il faut, nous devons être intimement unis à
Dieu, et voir les autres comme Il les voit. Ce qui nous empêche de le
faire, ce n'est pas tant le péché que notre préoccupation
du bien des autres, ou de notre propre bien, qui nous fait dire : "Avant
tout il faut éviter que cela n'arrive." Cela nous isole instantanément
de Dieu.
L'intercession ne vous laisse ni le temps ni le désir de prier Dieu
pour "votre chère petite âme". La préoccupation
de vous-même n'a pas besoin d'être écartée, elle n'est
pas là du tout. Vous êtes entièrement uni à Dieu,
et vous voyez les autres comme Il les voit.
Quand vous discernez le mal chez autrui, c'est un appel de Dieu pour votre
intercession, mais en aucune façon pour votre critique.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'intercession substitutive
4 Mai
L'intercession substitutive
Ainsi, frères, ... le sang de Jésus nous ouvre un libre accès
au lieu très saint... Hébreux 10, v. 19.
Ne vous imaginez pas que dans l'intercession vous ayez le droit d'apporter
à Dieu vos sympathies et vos préoccupations personnelles pour
autrui, et d'exiger de Lui qu'Il s'y conforme. Nous n'avons le droit d'intercéder
que parce que Jésus s'est identifié et substitué au péché.
C'est "le sang de Jésus" qui "nous ouvre un libre accès
au lieu très saint".
Nous sommes "butés" spirituellement, et c'est le plus grand
obstacle à l'intercession. Nous considérons qu'il y a, chez nous
comme chez les autres des vertus, des éléments louables qui n'ont
aucun besoin d'être rachetés par le sacrifice de Jésus-Christ.
Cela paralyse notre intercession, comme l'estomac trop gonflé ne peut
plus digérer. Nous ne nous plaçons pas au point de vue de Dieu
pour considérer les autres. Nous sommes mécontents de Lui, nous
sommes hypnotisés par notre propre manière de voir, et notre prétendue
intercession n'est que la glorification de nos sympathies et de nos tendances
naturelles. Nous avons à nous rendre compte que pour suivre Jésus,
qui s'est identifié sur la croix avec le péché, nous avons
à faire subir à toutes nos tendances une transformation radicale.
L'intercession doit être substitutive, c'est-à-dire que nous devons
substituer à nos vues personnelles sur les autres la manière dont
Dieu envisage leur salut.
Suis-je "buté" spirituellement ? Ou bien suis-je prêt
à substituer le point de vue de Dieu à mon point de vue ? Suis-je
têtu, revêche, rebelle ? Ou bien suis-je un enfant docile, qui se
plie en tout aux volontés de son Père, et qui s'unit à
Lui ?
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"Tout pour qu'Il règne" - Le jugement de Dieu
5 Mai
Le jugement de Dieu
Le temps du jugement est venu : il commencera par la maison de Dieu.
I Pierre 4, v. 17.
Le serviteur de Dieu ne doit jamais oublier que le salut est une pensée
de Dieu, et non de l'homme. Le salut est donc un mystère insondable,
et non pas une impression que nous éprouvons. Cette impression est simplement
l'effet que le salut produit dans notre pensée. Ce n'est pas ce que nous
éprouvons que nous devons prêcher, mais la grande Bonne Nouvelle
qui est une pensée de Dieu. Nous n'avons pas à prêcher un
procédé pour éviter l'enfer, ni pour vivre moralement :
nous avons à prêcher l'Evangile de Dieu.
Dans l'enseignement de Jésus-Christ, nous voyons sans cesse le jugement
de Dieu, qui est la manifestation de l'amour de Dieu. Ne vous apitoyez jamais
sur une âme qui rencontre des difficultés pour aller à Dieu :
ce n'est pas, ce n'est jamais la faute de Dieu. Ce n'est pas à nous de
découvrir la cause de ces difficultés. Nous devons simplement
présenter à cette âme la vérité divine de
telle sorte que l'Esprit de Dieu lui fasse voir ce qui en elle est fautif. La
marque la plus sûre que notre prédication est ce qu'elle doit être,
c'est qu'elle évoque pour chaque âme le jugement. L'Esprit de Dieu
fait rentrer chacun de nous en lui-même.
Si Jésus nous donnait jamais un ordre qu'Il ne pourrait pas nous rendre
capables d'accomplir, Il serait un menteur. Et si nous refusons d'obéir,
sous prétexte d'incapacité, nous accusons Dieu de n'avoir pas
tenu compte de ce dont nous étions capables. Il faut que la puissance
de Dieu détruise en nous toute confiance en nous-mêmes. C'est dans
notre faiblesse et notre dépendance totale que la puissance infinie de
l'Esprit de Dieu se manifestera.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La liberté selon l'Evangile
6 Mai
La liberté selon l'Evangile
Tenez ferme par conséquent dans la liberté que le Christ nous
a procurée. Paul aux Galates, ch. 5, v. 1.
Un homme guidé par l'Esprit de Dieu ne viendra jamais vous dire de croire
ceci ou cela : il vous dira tout simplement de conformer votre vie aux commandements
de Jésus. On ne nous demande pas de croire à la Bible, mais bien
à Celui que la Bible nous révèle. "Vous sondez les
Ecritures... ce sont elles, dit Jésus, qui rendent témoignage
de moi." (Jean 5, v. 39.) Nous avons à donner l'exemple d'une conscience
affranchie du péché, et non pas d'une pensée libre de croire
tout ce qu'elle veut. Si nous sommes libérés du péché,
libres de la liberté que Jésus-Christ nous a procurée,
d'autres seront amenés par là à cette même liberté,
qui consiste à réaliser en nous-mêmes la domination absolue
de Jésus-Christ sur notre âme.
Que votre vie soit toujours ajustée aux commandements de Jésus-Christ.
Pliez-vous à son joug, mais à aucun autre. Et prenez bien soin
de ne jamais imposer aux autres un joug qui n'est pas celui de Jésus-Christ.
Dieu a besoin de beaucoup de temps pour nous faire comprendre que ceux qui ne
pensent pas comme nous ne sont pas nécessairement dans l'erreur. En jugeant
les autres, nous nous écartons du point de vue de Dieu.
Il n'existe qu'une seule liberté véritable, elle ne consiste
pas à juger les autres, mais à laisser le champ libre, dans toute
notre pensée, à Jésus seul, qui nous rend alors capables
de faire le bien.
Ne soyez pas impatient : rappelez-vous avec quelle douceur et quelle patience
Dieu vous a traité. Mais n'essayez jamais d'affaiblir la vérité
de Dieu. Laissez-la s'épanouir, librement, sans vouloir l'accommoder
à votre échelle. Jésus a dit : "Allez, et faites de
tous les hommes mes disciples." Il n'a pas dit : "Convertissez-les
à vos idées."
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"Tout pour qu'Il règne" - Celui qui bâtit pour l'éternité
7 Mai
Celui qui bâtit pour l'éternité
Qui d'entre vous, voulant bâtir une tour, ne s'assied premièrement
pour en calculer la dépense et voir s'il a de quoi l'achever ? Luc 14,
v. 28.
Notre Seigneur pense, dans cette parabole, non pas à un prix que nous
aurions à évaluer, mais au prix immense qu'Il a Lui-même,
d'avance, évalué. Il s'agit des trente années de sa vie
obscure à Nazareth, des trois années de son ministère,
avec l'enthousiasme passager des foules, l'opposition indignée et la
haine de ses ennemis, l'agonie insondable de Gethsémani, et l'exécution
brutale du Calvaire, pivot de l'histoire éternelle. Jésus-Christ
a calculé la dépense. Les hommes n'auront pas le droit de se moquer
de lui et de dire : "Cet homme a commencé de bâtir, mais il
n'a pas pu achever sa tour."
Notre Seigneur fixe les conditions nécessaires pour qu'il puisse nous
embaucher dans son entreprise : "Si quelqu'un vient à moi et ne hait
pas (par rapport à moi) tout ce qu'il a de plus cher au monde, il ne
peut pas être mon disciple." Pour qu'il puisse se servir de nous,
il faut que nous l'aimions, Lui, de tout notre coeur, d'un amour passionné,
qui laisse bien loin derrière lui tous les autres amours. Conditions
sévères, mais glorieuses.
Tout ce que nous bâtissons va être inspecté par Dieu. Par
l'épreuve du feu, Dieu va-t-il déceler dans notre ouvrage, bâti
sur les fondements de Jésus, quelque édifice de notre façon ?
Aujourd'hui l'on veut entreprendre pour Dieu des constructions gigantesques,
mais là est le piège. Au sens strict, nous ne pouvons jamais travailler
pour Dieu. Jésus nous embauche pour Ses entreprises, pour Ses constructions,
et aucun de nous n'a le droit d'exiger telle ou telle place au chantier.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La patience de la foi
8 Mai
La patience de la foi
Parce que tu as su garder, à mon exemple, une courageuse patience.
Apocalypse 3, v. 10.
La patience courageuse est bien plus que l'endurance. La vie d'un croyant est
entre les mains de Dieu comme l'arc entre les mains de l'archer. Dieu vise un
but que le croyant ne peut pas du tout voir, et Dieu tend la corde toujours
davantage, et le croyant dit à plusieurs reprises : "Je ne puis pas
en supporter davantage." Dieu n'y fait pas attention, il continue de tendre
la corde, et quand le but est à portée, il tire. Fiez-vous à
Dieu par la patience de la foi.
La foi n'est pas une simple émotion, c'est une confiance ferme et vigoureuse
en l'Amour divin. Vous ne voyez pas Dieu, vous ne pouvez pas comprendre ce qu'Il
fait, mais par la foi vous le saisissez quand même. Le naufrage de la
foi résulte d'un déséquilibre. Il nous faut sonder notre
pensée sur celle vérité éternelle : Dieu est amour.
La foi, c'est l'effort héroïque par lequel on se jette entre les
bras de Dieu.
Dieu, pour nous sauver, a risqué son Fils unique, tout ce qu'il avait
de plus précieux. Il nous demande en retour de tout risquer pour suivre
Jésus. Il y a encore en nous des points sur lesquels Dieu ne règne
pas. La vie de Jésus était tout entière consacrée
à son Père, il doit en être de même pour la nôtre.
"Te connaître, toi le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que
tu as envoyé, c'est l'éternelle vie." La vie éternelle,
c'est proprement une vie qui peut tout affronter sans hésiter jamais.
Dès qu'on l'a compris, la vie devient une merveilleuse aventure. Dieu
fait notre éducation pour que nous puissions avoir accès à
ce bonheur merveilleux.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La révélation nécessaire
9 Mai
La révélation nécessaire
Là où il n'y a pas de révélation, le peuple est
sans frein. Proverbes 29, v. 18.
Quelle différence entre un simple idéal moral et une révélation
de Dieu! L'idéal est abstrait, la révélation nous inspire.
L'idéal n'amène guère à l'action. On peut se faire
une conception de Dieu qui justifie notre inaction, en présence du devoir.
Jonas nous en offre un exemple. "Je savais bien, s'écrie-t-il,
que tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère,
riche en bonté et prêt à renoncer au châtiment."
C'est ainsi qu'il excuse sa première désobéissance. Une
conception de Dieu, même exacte, peut me fournir un prétexte à
ne pas faire mon devoir. Tandis que la révélation que je reçois
directement me pousse à l'action.
Le plus bel idéal peut être pour nous un opium qui nous endort
et nous mène à la mort. Regardez en vous-même : n'avez-vous
pour vous guider qu'un idéal abstrait, ou bien Dieu se révèle-t-il
à vous directement ? Il faut, par la vision de Dieu, atteindre au-delà
de ce que nous avons sous la main.
Quand cette vision nous manque, "quand il n'y a pas de révélation",
nous aussi, nous sommes "sans frein". Nous cessons de prier, nous
ne cherchons plus la direction de Dieu en toute chose, nous agissons d'après
notre propre initiative. Nous sommes en train de descendre la pente. Où
en sommes-nous ? Est-ce que nous sommes aujourd'hui orientés d'après
la vision de Dieu ? Comptons-nous sur Lui pour faire de plus grandes choses qu'Il
n'a jamais faites ? Sommes-nous, spirituellement, forts, frais et dispos ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Allez de l'avant
10 Mai
Allez de l'avant
Joignez à votre foi l'action bonne. II Pierre 1, v. 5.
"Joignez" indique bien qu'il y a quelque chose que nous avons à
faire de nous-mêmes. Nous oublions trop souvent que si nous ne pouvons
pas faire ce que Dieu fait pour nous, II ne veut pas faire à notre place
ce que nous pouvons faire nous-mêmes. Nous ne pouvons nous sauver ni nous
sanctifier nous-mêmes, c'est Dieu qui le fait. Mais ce n'est pas Dieu
qui peut prendre pour nous de bonnes habitudes, former notre caractère,
aller de l'avant à notre place. C'est à nous à tirer peu
à peu toutes les conséquences du salut que Dieu a réalisé
en nous. Il s'agit encore une fois d'acquérir peu à peu de bonnes
habitudes, et au début c'est très difficile. Aller de l'avant,
c'est marcher par nous-mêmes sur la voie que Dieu a tracée devant
nous.
Ne demandez pas votre chemin quand vous le savez parfaitement. N'hésitez
plus, faites le premier pas, allez de l'avant.
Quand Dieu vous parle, agissez en toute confiance, résolument, et ne
revenez jamais en arrière. Si vous hésitez alors que Dieu vous
dit de faire quelque chose, vous risquez de perdre la grâce de Dieu. Allez
de l'avant. Brûlez les ponts derrière vous : "J'écrirai
cette lettre." Ecrivez-là! "Je paierai cette dette."
Payez-la!
Il faut que nous prenions l'habitude d'écouter Dieu en toute circonstance,
et de comprendre ce qu'il veut nous dire. Si, lorsque quelque chose nous arrive,
nous nous tournons instinctivement vers Dieu, c'est que l'habitude est formée.
Nous n'avons plus qu'à marcher, et aller de l'avant.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Allez-y carrément
11 Mai
Allez-y carrément
A la fraternité joignez l'amour. II Pierre 1, v. 7.
Pour la plupart d'entre nous, l'idée de l'amour est passablement indéterminée.
L'amour intégral pour une personne suppose que nous la mettons bien au-dessus
de toutes les autres, et c'est cet amour-là que Jésus nous réclame
pour Lui-même (Luc 14, v. 26). Quand l'amour de Dieu est répandu dans
nos coeurs par l'action du Saint-Esprit, il nous est facile de donner à
Jésus la première place.
Dans ces conditions, la première chose que Dieu fait est d'expulser
de moi tout mon orgueil, toute ma fausse estime de moi-même. Le Saint-Esprit
me révèle que Dieu m'aime non pas du tout parce que je suis digne
d'amour, mais parce que l'amour est la nature même de Dieu. "Et maintenant,
dit l'Esprit de Dieu, aime les autres comme je t'ai aimé. Je vais te
faire rencontrer une foule de gens qui n'ont rien de sympathique, et envers
lesquels tu dois manifester Mon amour, comme je te l'ai manifesté à
toi-même." Pour cela, il n'y a qu'une méthode possible : il
faut y aller carrément, sans barguigner. Autrement, vous échouerez.
Le Seigneur "supporte tout". Si je regarde en moi-même, si
je me rends compte que Dieu m'a aimé sans réserve, avec tous mes
péchés, toutes mes lâchetés, tout mon égoïsme,
toutes mes hontes, alors je me sentirai obligé d'aller aux autres pour
les aimer de la même manière. L'amour de Dieu pour moi est inépuisable,
et c'est là que je dois puiser pour aimer les autres à mon tour.
Dès que je suis fâché contre quelqu'un, ma vie spirituelle
est entravée. Je me fâche contre mon prochain, et je ne pense plus
à tout ce que j'ai fait pour mécontenter Dieu. Il faudrait que
mon union avec Jésus me fît participer à tout moment à
sa tendresse. L'amour divin, comme l'amour humain, doit être entretenu
et cultivé. L'amour doit couler de source, mais pour le maintenir en
soi, il faut se discipliner.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Prenez l'habitude de n'être pas l'esclave de vos habitudes
12 Mai
Prenez l'habitude de n'être pas l'esclave de vos habitudes
Posséder et développer en vous ces qualités vous préservera
d'être des paresseux et des inutiles. II Pierre 1, v. 8.
Quand nous commençons à former en nous une habitude, nous en
avons conscience. A certains moments, nous avons conscience de devenir vertueux,
patients, consacrés, mais ce n'est là qu'une étape qu'il
faut dépasser. Si nous nous en tenions là, nous tomberions dans
la suffisance des Pharisiens. Nos habitudes doivent se perdre et se confondre
avec notre vie spirituelle, elles doivent devenir inconscientes. Nous avons
seulement à nous rendre compte des qualités qui nous manquent,
pour tâcher de les acquérir. Après quoi cela va tout seul.
Peut-être vous faites-vous une idole de vos habitudes religieuses, lire
la Bible ou prier à telle heure précise. Vous verrez que Dieu
s'arrangera pour déranger vos habitudes si vous en faites des idoles.
"Je ne puis pas m'occuper de cela maintenant. Je suis en prière.
Cette heure est consacrée à Dieu." Non, cette heure est consacrée
à votre idole, à votre habitude. Quelque chose vous manque. Rendez-vous
en bien compte, et tâchez de l'acquérir.
Dans l'amour tel qu'il doit être, il n'y a plus d'habitudes apparentes.
Ce qui doit se faire se fait tout seul, inconsciemment. Quand vous avez conscience
de vos mérites, vous vous figurez que vous ne pouvez pas faire certaines
choses. C'est que quelque chose vous manque. La seule vie parfaite est celle
dont vivait le Seigneur Jésus, et il était en toute chose en harmonie
avec Dieu. Est-ce le cas pour vous ? Si quelque chose ne va pas, laissez Dieu
vous remettre à votre place, jusqu'à ce que votre vie soit comme
celle d'un petit enfant.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'habitude d'une bonne conscience
13 Mai
L'habitude d'une bonne conscience
Une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes.
Actes 24, v. 16.
Les commandements de Dieu sont difficiles, mais dès que nous Lui obéissons,
ils deviennent divinement faciles.
La conscience est cette faculté supérieure de la nature humaine
qui me révèle les plus hautes réalités spirituelles,
et aussi ce qu'elles réclament de moi. C'est l'oeil de mon âme,
qui regarde vers Dieu, ou alors vers ce qu'elle considère comme l'idéal
suprême. C'est pourquoi la conscience ne parle pas à tous le même
langage. Si j'ai l'habitude de regarder Dieu en face, de toute mon âme,
la conscience m'indiquera toujours quelle est la loi de Dieu, et ce que je dois
faire pour lui obéir. Mais suis-je disposé à toujours lui
obéir ? Il me faut garder ma conscience si sensible qu'elle m'évite
tout faux pas. Il me faut vivre dans une communion si parfaite avec le Fils
de Dieu, que dans chaque circonstance nouvelle ma conscience est ravivée
et que je discerne à l'instant cette volonté de Dieu qui est toujours
si "bonne, agréable et parfaite".
Dieu fait notre éducation jusque dans le plus petit détail. Mon
oreille est-elle exercée à percevoir le plus léger murmure
de l'Esprit ? "N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu." Sa voix n'est
pas celle du tonnerre : elle est si douce qu'il est facile de la négliger.
Pour garder notre conscience toujours sensible, il n'y a qu'un moyen : c'est
d'être toujours entièrement sincère avec Dieu. Dès
que votre conscience parle, obéissez. Ne discutez pas avec Dieu. Gardez-vous,
par la moindre complaisance pour le mal, de ternir si peu que ce soit votre
vision de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'habitude d'accepter tout joyeusement
14 Mai
L'habitude d'accepter tout joyeusement
... afin que la vie de Jésus se manifeste aussi dans notre corps.
II Corinthiens 4, v. 10.
Les habitudes que nous formons en nous doivent manifester ce que la grâce
de Dieu a fait en nous. Il ne s'agit pas de savoir si nous serons sauvés
de l'enfer, mais si nous manifestons dans notre corps la vie du Fils de Dieu.
C'est devant les choses désagréables que se manifeste clairement
notre conversion. Est-ce que, par toute mon attitude, j'exprime la tendresse
profonde de mon Sauveur, ou bien l'irritation profonde de mon égoïsme
radical ? Pour accepter joyeusement les choses les plus désagréables,
il faut l'enthousiasme que produira en moi la vie de Jésus si elle se
manifeste à travers moi. Devant la chose la plus repoussante, dites à
Jésus : "Seigneur, j'accepte joyeusement de t'obéir",
et Jésus se manifestera glorieusement en vous.
Point de discussion. En obéissant à ce qui vous a été
révélé, vous êtes rempli de la présence du
Fils de Dieu. Mais si vous discutez, vous attristez le Saint-Esprit. Au lieu
de rester toujours ouvert à la manifestation de Jésus, vous fermez
la porte en vous apitoyant sur vous-même. Les circonstances où
Dieu nous place sont des occasions toujours nouvelles de manifester la merveilleuse
perfection et la merveilleuse pureté du Fils de Dieu. Est-ce que cela
ne vous fait pas battre le coeur, cette idée que vous allez pouvoir manifester
d'une nouvelle manière la lumière de Jésus ? Ne cherchez
pas ce qui est désagréable, mais quand Dieu vous le présente,
soyez sans crainte : Il est de force à vous en tirer.
Soyez toujours prêt à manifester la vie du Fils de Dieu. Ne vous
contentez pas de vivre de vos souvenirs. Que la Parole de Dieu soit toujours
en vous, vivante et agissante.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'habitude d'être toujours à la hauteur
15 Mai
L'habitude d'être toujours à la hauteur
... afin que vous sachiez quelle est l'espérance à laquelle il
vous appelle. Ephésiens 1, v. 18.
Rappelez-vous que vous avez été sauvés afin que le Fils
de Dieu se manifeste dans votre corps. Appliquez-vous de tout votre pouvoir
à bien remplir ce rôle : soyez toujours à la hauteur des
circonstances.
Vous ne pouvez rien pour votre salut, mais il vous faut agir pour le manifester
au dehors, pour réaliser par votre vie les conséquences de l'action
de Dieu en vous. Est-ce que vous les réalisez par votre parole, par votre
cerveau, par vos forces nerveuses ? Si vous êtes toujours boudeur et rebelle,
alors c'est un mensonge de dire que vous avez été sauvé
et régénéré.
Dieu est le Grand Instructeur. Il veut vous exercer à sauter des obstacles.
"Grâce à mon Dieu, je franchis le rempart." Dieu ne vous
épargnera aucune des épreuves qui vous sont nécessaires.
"Ne vous étonnez pas, dit Pierre, de l'ardeur des tourments destinés
à vous éprouver." Soyez à la hauteur, et allez-y!
Il n'y a pas à se demander si cela va vous faire mal, du moment que Dieu
pourra par là se manifester en vous.
Que Dieu ne nous trouve jamais en train de geindre et de grogner, mais qu'il
nous trouve pleins de "cran" comme des athlètes prêts
à tout supporter. Le seul but de notre vie étant de manifester
le Fils de Dieu, tout doit être subordonné à cela. De quel
droit venons-nous imposer notre volonté à Dieu ? Est-ce que Jésus
l'a jamais fait ? Nous sommes ici-bas pour nous soumettre à sa volonté,
afin qu'il fasse de nous ses instruments, le pain rompu et le vin répandu
au bénéfice des autres.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vraie richesse
16 Mai
La vraie richesse
Participants de la nature divine. II Pierre 1, v. 4.
Conformément aux promesses de Dieu, nous sommes admis à participer
à sa divine nature. Alors nous avons à incorporer cette nature
divine dans notre propre nature par la formation d'habitudes spirituelles, dont
la première est de nous rendre compte à chaque instant du capital
d'énergie que Dieu met à notre disposition. "Mes ressources
ne me le permettent pas." Mensonge abominable! Un homme riche et bien élevé
ne parle jamais de ses besoins d'argent. Il en est de même dans le domaine
spirituel. Riches en Dieu, nous parlons comme s'il nous avait totalement déshérités.
Nous croyons être modestes quand nous disons à la fin de la journée :
"Je suis arrivé au bout, mais ça été une rude
tirée!" Qui supposerait que, par l'entremise de Jésus, nous
pouvons disposer de l'incalculable richesse du Dieu Tout-Puissant ? Car, si nous
Lui obéissons, il n'y a pas si petit grain de sable ni si lointaine étoile
qu'il ne puisse mettre à notre service. Qu'importe si les circonstances
sont difficiles! Si nous cédons à la tentation de nous plaindre,
et de nous apitoyer sur notre sort, nous bannissons de notre vie les richesses de Dieu,
et nous empêchons les autres de puiser à ses greniers. Aucun péché
n'est plus grave que cette pitié de soi-même, parce qu'elle efface Dieu et
met notre égoïsme sur le trône. Notre bouche ne s'ouvre plus que pour
cracher des lamentations, et notre vie n'est plus qu'une éponge desséchée;
elle n'a plus rien de généreux, plus rien d'aimable.
Quand Dieu commence à être content de nous, il nous appauvrit
dans tout le domaine des fausses richesses, jusqu'à ce que nous ayons
bien compris que nous avons en Lui des sources jaillissantes, inépuisables.
Alors Dieu nous demande de manifester autour de nous sa grâce, et de
la répandre sur les autres.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'ascension est l'achèvement de la transfiguration
17 Mai
L'ascension est l'achèvement de la transfiguration
Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut enlevé
au ciel. Luc 24, v. 51.
A partir de la transfiguration, la vie de notre Seigneur est d'un autre ordre,
d'une qualité nouvelle, dont nous ne pouvons par nous-mêmes avoir
aucune expérience. A partir de ce moment-là, la vie de notre Seigneur
devient entièrement substitutive. Jusque-là, sa vie était
la vie normale d'un homme parfait. A partir de la transfiguration, tout est
nouveau et incomparable : Gethsémani, la croix, la résurrection.
Sa croix est le portique par lequel tout membre de la famille humaine entre
dans la vie de Dieu. Par sa résurrection, il acquiert le droit
de donner à chaque homme la vie éternelle. Par son ascension,
notre Seigneur étant entré dans le Ciel, en tient pour nous tous
la porte grande ouverte.
La transfiguration s'achève sur la montagne de l'ascension. Si Jésus,
du haut de la montagne de la transfiguration était monté directement
au ciel, il y serait allé seul; il n'aurait été pour nous
qu'une glorieuse figure. Mais renonçant à toute gloire, il est
redescendu de la montagne pour s'unir à l'humanité déchue.
L'ascension complète la transfiguration. Cette fois-ci, le Seigneur
retourne bien à Sa gloire éternelle : mais il n'y retourne plus
seulement comme Fils de Dieu, il y retourne comme Fils de l'homme. La route
est grande ouverte maintenant qui peut mener tout homme jusqu'au trône
de Dieu. Fils de l'homme sur la terre, Jésus avait renoncé à
son omnipotence, à son omniprésence, à sa toute-science.
Fils de l'homme dans le ciel, il les a retrouvées. Depuis le jour de
l'Ascension, il est à tout jamais le Roi des rois et le Seigneur des
seigneurs.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Confiance et sérénité
18 Mai
Confiance et sérénité
Voyez les oiseaux de l'air... voyez les fleurs des champs. Matthieu 6, vv. 26-28.
Les fleurs des champs, sans le moindre effort, croissent et s'épanouissent.
La mer, l'atmosphère, le soleil, la lune, les étoiles, ils sont
là tout simplement, et leur simple présence nous comble de biens.
Que de fois il arrive que nous entravons l'influence que Dieu voudrait exercer
à travers nous, par nos efforts maladroits pour agir de la manière
qui nous paraît la meilleure, et pour être utiles. Jésus nous
enseigne que la seule voie pour croître et grandir spirituellement, c'est
de vivre en communion avec Dieu : "Ne vous préoccupez pas de rechercher
comment vous pourrez être utile aux autres, mais croyez en Moi; cherchez
la Source, et des fleuves d'eau vive couleront de votre sein." Même
pour les sources de notre vie naturelle, notre bon sens est incapable de les
atteindre. Et pour la vie spirituelle, Jésus nous enseigne que ce n'est
pas par nos réflexions et nos inquiétudes que nous pouvons la
faire croître et grandir, mais seulement par notre communion avec le Père
céleste. Notre Père connaît nos circonstances, il nous fera
croître et fleurir comme les lis des champs.
Ceux qui exercent sur nous la plus forte influence ne sont pas ceux qui cherchent
à nous endoctriner, ce sont ces âmes simples, pleines de confiance
et de sérénité, pareilles aux fleurs des champs et aux
étoiles du ciel.
Pour servir Dieu, soyez unis à Jésus-Christ, et chacune de vos
minutes sera mise à profit par Dieu sans que vous vous en rendiez compte.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Toujours sauvés du naufrage
19 Mai
Toujours sauvés du naufrage
Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? Romains 8, v. 35.
Dieu ne nous exempte pas des peines de la vie. Mais, dans la peine, Il se tient
près de nous. Si terribles que puissent être les peines qui vous
assaillent, aucune ne pourra vous séparer de la communion avec Dieu.
Nous sommes "plus que vainqueurs" au sein même des pires épreuves.
Paul ne parle pas ici de maux imaginaires, mais de réalités accablantes.
"Mais parmi toutes ces détresses, s'écrie-t-il, nous sommes
plus que vainqueurs, par l'amour de Celui qui nous a aimés sur la Croix."
Ce n'est donc pas par aucun héroïsme de notre part. Je plaindrais
un chrétien dont la vie serait sans épines, et qui n'aurait pas
cette occasion d'éprouver la grâce de Dieu.
"Cet amour du Christ, qui pourrait nous en arracher ? Sera-ce l'oppression ?
ou l'angoisse ? ou la persécution ? ou la famine ? ou le dénuement ?
ou le péril de mort ? ou le glaive du bourreau ?"
Ou bien Jésus-Christ nous trompe, et l'apôtre Paul s'est aussi
laissé tromper, ou bien, à celui qui tient ferme, suspendu à
l'amour de Dieu, au milieu de ces terribles détresses, il arrive quelque
chose de bien extraordinaire. La logique ne compte plus pour lui, l'amour de
Dieu, en Jésus-Christ, rayonne par-dessus toutes ces ténèbres :
il est, toujours et partout, sauvé du naufrage.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La réalité divine
20 Mai
La réalité divine
Par votre persévérance et votre patience, vous posséderez votre
âme. Luc 21, v. 19.
Quand un homme est né d'en haut, sa pensée et son raisonnement
ne retrouvent pas tout de suite leur équilibre. Il nous faut organiser
dans notre pensée tous les éléments et toutes les conditions
de notre vie nouvelle, façonner notre esprit à l'image du Christ.
Il faut arriver, patiemment, à posséder notre âme. Il y
a bien des croyants qui restent immobiles au seuil de la vie chrétienne,
au lieu de construire leur nouvelle vie. Nous échouons dans cette entreprise
si nécessaire, à cause de notre ignorance, et parce que nous attribuons
à l'action de Satan ce qui est l'effet de notre propre nature, indocile
et rebelle. Quels abîmes de corruption il y a au fond de nous, qui soudain
transparaissent!
Sur certains points, il ne s'agit pas de prier, il faut réagir. La mauvaise
humeur doit être énergiquement boutée dehors, à coups
de pied s'il le faut. La mauvaise humeur tient généralement à
un état physique. Mais il ne faut jamais y consentir. Prenez-vous par
la peau du cou, secouez-vous énergiquement, et vous verrez que cela passera.
Ce qu'il y a de terrible, c'est que nous ne voulons pas réagir. La vie
chrétienne est une vie, où l'on a sans cesse besoin d'avoir du
cran.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qu'il faut mettre en première ligne
21 Mai
Ce qu'il faut mettre en première ligne
Cherchez premièrement le Royaume de votre Père céleste
et sa Justice, et TOUT le reste vous sera rajouté. Matthieu 6, v. 33.
Aucune parole n'est plus révolutionnaire que cette parole de Jésus :
"Cherchez premièrement le Royaume de Dieu." Même les
plus pieux d'entre nous raisonnent tout autrement : "II faut bien que je
vive; que j'aie de quoi manger; que j'aie un peu d'argent." Notre grand
souci n'est pas le Royaume de Dieu, mais le maintien de notre vie physique.
Jésus renverse l'ordre : d'abord nos rapports avec Dieu; nous avons à
mettre cela en première ligne; le reste viendra ensuite.
"Ne vous inquiétez pas pour votre vie..." Combien il est déraisonnable,
nous dit Jésus, de s'attacher si ardemment à tous ces biens matériels!
Remarquez que Jésus ne prêche pas du tout l'insouciance. Celui
qui ne s'inquiète de rien est un insensé. Le disciple de Jésus
doit s'attacher avant tout à ses rapports avec Dieu, et subordonner,
mais non pas supprimer, toutes ses autres préoccupations à celle-là.
Ne vous laissez pas dominer par l'idée de ce que vous aurez à
manger et à boire. Il y a des gens qui ne s'inquiètent pas du
tout de ce qu'ils mangent et boivent, et ils ont à en souffrir; ils ne
s'inquiètent pas de leurs vêtements, et leur tenue n'est pas ce
qu'elle devrait être; ils ne s'inquiètent pas de leurs affaires,
et Dieu les tient pour responsables. Jésus nous dit : Premièrement
le Royaume de Dieu, et secondement tout le reste.
Obéir à cet enseignement de Jésus est très difficile;
il faut beaucoup de courage à un chrétien pour qu'il permette
au Saint-Esprit de le plier à cette sévère discipline.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le but de la vie chrétienne
22 Mai
Le but de la vie chrétienne
Je te prie.., afin que tous soient un. Comme tu es en moi, Père, et
moi en toi, qu'eux aussi soient en nous. Jean 17, v. 21.
Si vous traversez une épreuve où vous vous sentez seul, lisez
ce chapitre 17 de l'Evangile de Jean. Vous y verrez l'explication de votre épreuve.
Jésus a demandé à Dieu que vous puissiez être uni
au Père comme il l'est lui-même. Vous efforcez-vous de rendre possible
à Dieu l'exaucement de cette prière, ou bien votre vie a-t-elle
un autre but ? Depuis que vous êtes disciple de Jésus, votre vie
ne vous appartient plus comme auparavant.
Le but que Dieu poursuit n'est pas proprement l'exaucement de nos prières,
mais par nos prières nous apprenons à discerner la pensée
de Dieu à notre égard, celle qui nous est révélée
dans ce chapitre 17 de Jean. Dieu ne peut pas ne pas exaucer la prière
de Jésus : "Qu'ils soient un, comme nous sommes un." En sommes-nous
là ?
Dieu ne se préoccupe pas de nos projets. Il ne nous demande pas si nous
voulons traverser telle ou telle épreuve; il permet qu'elle ait lieu
pour réaliser son but, à Lui. Les épreuves que nous traversons
nous rendent meilleurs, plus dignes de Dieu; ou au contraire elles nous aigrissent,
elles accroissent notre égoïsme. Elles font de nous des démons
ou des saints, suivant l'attitude que nous avons à l'égard de
Dieu. Si nous savons dire : "Que ta volonté soit faite", nous
recevons la consolation incomparable de comprendre que Dieu, notre Père,
travaille en nous selon sa sagesse. Rien ne peut plus nous abattre, nous dessécher
le coeur. Jésus a demandé pour nous la même union qui existe
entre lui et son Père. Nous en sommes bien loin, du moins la plupart
d'entre nous, mais cette prière de Jésus ne peut pas ne pas être
exaucée.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'inquiétude est un manque de foi
23 Mai
L'inquiétude est un manque de foi
Ne vous inquiétez pas de la nourriture nécessaire à votre
vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez; ni de ce que vous mettrez
sur vous, pour habiller votre corps. Matthieu 6, v. 25.
Toutes ces préoccupations que le bon sens vulgaire considère
comme essentielles, Jésus y voit la défaillance de notre foi.
Si nous avons reçu en nous l'Esprit de Dieu, l'Esprit nous sondera, nous
aiguillonnera sans cesse : "Que fais-tu de ton Dieu dans cette amitié
nouvelle, dans ces beaux plans pour tes vacances, dans ces livres nouveaux que
tu viens d'acheter ?" Il insistera sans trêve jusqu'à ce que
nous ayons appris à faire de Dieu notre première, notre principale
préoccupation. Partout où nous mettons autre chose que Dieu en
première ligne, tout s'embrouille et s'obscurcit.
"Ne vous inquiétez pas..." Ne vous chargez pas vous-même
du souci de prévoir. Se tourmenter n'est pas seulement une faute, c'est
un manque de foi : nous nous tourmentons parce que nous ne croyons pas que Dieu
puisse s'occuper des petits détails de notre vie, et c'est toujours
ces petits détails pour lesquels nous nous faisons du souci. Jésus
nous révèle tout cela dans la parabole du semeur. Qu'est-ce qui
étouffe en nous la parole qu'il y a semée ? Satan ? Eh! bien non,
ce sont "les soucis de ce monde". Toujours les petits tracas de la
vie. Je ne veux pas croire à ce que je ne vois pas de mes yeux, c'est
le germe de notre incroyance. Le seul remède à cela, c'est l'obéissance
au Saint-Esprit.
Ce que Jésus réclame avant tout de ses disciples, c'est l'abandon.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La joie dans le désespoir
24 Mai
La joie dans le désespoir
Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds. Apocalypse 1, v. 17.
Même si, comme l'apôtre Jean, vous connaissez Jésus intimement,
il peut arriver qu'il vous apparaisse soudain avec un aspect tout nouveau, et
tel que vous tombiez comme mort à ses pieds. Il y a des moments où
Dieu ne peut se révéler à nous que dans sa majesté.
C'est cette terrible majesté qui produit en nous la joie dans le désespoir :
courbés jusqu'à terre, nous savons que la main de Dieu seule pourra
nous relever.
"II posa sur moi sa main droite." Dans notre accablement, nous sentons
tout à coup le contact de Jésus-Christ. Ce n'est pas la main du
juge, c'est la main de notre Père céleste. Ce contact à
lui seul est un réconfort, une paix ineffable. "Les bras éternels
sont au-dessous de toi" pour te soutenir, te consoler, te fortifier. Dès
qu'on a senti ce contact, aucune crainte n'est plus possible. Du haut de sa
gloire éternelle, le Seigneur Jésus s'abaisse jusqu'à moi,
le plus insignifiant de ses disciples, pour venir me dire : "Ne crains pas,
crois seulement". Quelle douceur et quelle tendresse!
Le désespoir ordinaire ne contient aucune joie, aucune espérance
de quelque chose de meilleur. Mais il y a de la joie dans mon désespoir
quand "je sais qu'en moi, c'est-à-dire dans mon être terrestre,
on ne peut rien trouver de bon". Ma joie c'est de sentir que je n'ai plus,
tel que je suis, qu'à m'anéantir devant Dieu, et que Lui seul
pourra me relever. Dieu ne peut rien faire pour moi tant que je n'ai pas reconnu
mon incapacité radicale.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Savons-nous mettre de côté notre intérêt personnel ?
25 Mai
Savons-nous mettre de côté notre intérêt personnel
?
Si tu prends à gauche, j'irai à droite; et si tu prends la droite,
j'irai à gauche. Genèse 13, v. 9.
Aussitôt que vous commencez de vivre de la vie d'un enfant de Dieu, de
magnifiques horizons s'ouvrent devant vous, et vous avez le droit de choisir
là-dedans tout ce qui vous convient. Mais si vous vivez par la foi, si
vous êtes vraiment un enfant de Dieu, vous userez de votre liberté
pour renoncer à tous vos droits, et vous laisserez Dieu choisir à
votre place. Dieu vous placera peut-être, pour vous éprouver, devant
un choix tel qu'à vues humaines, votre premier devoir serait de vous
inquiéter de votre santé, de votre bien-être. Mais si vous
vivez par la foi, vous renoncerez joyeusement à votre droit de choisir
vous-même, et vous laisserez à Dieu le soin de choisir pour vous.
C'est en pratiquant cette discipline d'obéissance totale à la
voix de Dieu que vous verrez tout votre être naturel se transformer en
un être spirituel.
Toutes les fois que nous nous fondons sur notre droit, cela obscurcit en nous
l'intuition de Dieu. Le plus grand ennemi de la vie en Dieu, ce n'est pas le
péché, c'est le bien qui n'est pas tout ce qu'il devrait être.
Abraham avait tous les droits pour choisir lui-même, c'était, semble-t-il,
ce qu'il avait de mieux à faire et, dans son entourage, on a dû
le taxer de fou. Beaucoup d'entre nous ne font pas de progrès dans la
vie spirituelle, parce que nous voulons choisir nous-mêmes ce qui vaut
le mieux, au lieu de laisser Dieu choisir pour nous. Nous avons à nous
habituer à regarder à Dieu pour toute chose.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La prière comme Jésus la conçoit
26 Mai
La prière comme Jésus la conçoit
Priez sans cesse. I Thessaloniciens 5, v. 17.
Quelle est notre conception de la prière ? Si nous la concevons comme
la respiration de notre âme, aussi indispensable que la respiration pulmonaire
ou la circulation de notre sang, nous sommes dans le vrai. Nous respirons sans
cesse, et notre sang s'écoule sans cesse, et nous ne nous en apercevons
pas. De même il peut se faire que nous ne sentions pas notre contact avec
Dieu, mais si nous Lui obéissons sans cesse, le contact reste établi.
La prière n'est pas un exercice qu'on pratique de temps en temps, c'est
la vie même de notre âme. C'est pourquoi nous devons prier sans
cesse, être comme les petits enfants qui sans cesse ont quelque chose
à dire ou à demander à leurs parents. La prière
doit jaillir de notre coeur à toute occasion.
Jésus ne parle jamais de prières qui resteraient sans réponse :
il avait la certitude absolue que la prière reçoit toujours une
réponse. Possédons-nous cette certitude ? "Quiconque demande
reçoit." "Mais pourtant...", disons-nous. Or, Dieu répond
toujours à nos prières; de la manière qui est en réalité
la meilleure, bien que l'exaucement de nos requêtes, sur le terrain où
nous nous sommes placés, ne nous soit pas tout de suite accordé.
Possédons-nous cette certitude, qu'il y a toujours une réponse
de Dieu ?
Nous atténuons, nous affaiblissons les paroles de Jésus, pour
les mettre d'accord avec le sens commun. Mais il n'aurait pas valu la peine
qu'il vînt sur la terre pour nous enseigner le sens commun. Ce qu'il nous
dit de la prière est une révélation.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le baptême du Saint-Esprit
27 Mai
Le baptême du Saint-Esprit
J'enverrai sur vous ce que mon Père a promis. Demeurez dans la ville,
jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. Luc 24, v. 49.
Les disciples devaient rester à Jérusalem, non pas seulement
pour se préparer à leur mission, mais pour attendre ce que Jésus
leur avait promis. "Élevé par la puissance de Dieu, dit Pierre
le jour de la Pentecôte, ce Jésus que vous avez mis à mort
et que Dieu a ressuscité, a reçu du Père l'Esprit Saint
et l'a répandu sur ses disciples : vous le voyez, vous l'entendez."
Avant que Jésus ait été glorifié, l'Esprit ne pouvait
se manifester sur la terre (voyez Jean 7, v. 39). Pour nous, nous n'avons pas à
l'attendre comme les disciples. Il est tout prêt pour nous, si nous sommes
prêts pour Lui.
Recevoir le Saint-Esprit, c'est recevoir la vie même du Seigneur ressuscité
et glorifié. Le baptême du Saint-Esprit n'est pas autre chose que
cela. Le Nouveau Testament nous l'enseigne très clairement.
Le baptême du Saint-Esprit n'est pas un fait momentané, c'est
une présence éternelle. "C'est ici l'éternelle vie,
qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que tu
as envoyé." Commencez dès maintenant à vivre de cette
vie, qui ne finira jamais.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La révélation parfaite
28 Mai
La révélation parfaite
En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. Jean 16, v. 23.
"En ce jour-là." C'est-à-dire quand le Sauveur glorifié
nous aura fait entrer dans la communion du Père. Jusqu'à ce moment-là,
vous avez bien des questions à me poser. Mais une fois que vous êtes
dans la communion de Dieu, les questions s'évanouissent, il n'en reste
plus. Votre vie s'est transformée parce qu'elle s'est identifiée
à celle du Christ ressuscité, et vous êtes en parfait accord
avec les desseins de Dieu. Peut-on vraiment dire cela de vous ? Mais pourquoi
pas ?
Il peut y avoir une foule de choses qui restent obscures pour votre intelligence,
mais elles n'ont pas à intervenir entre votre coeur et Dieu. "Ce
jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien." A quoi bon poser
des questions, puisque vous savez que Dieu arrangera toutes choses pour que
sa volonté se réalise de point en point. Votre coeur ne se trouble
point, puisque vous vous confiez en Jésus. Si vous rencontrez quelque
difficulté, quelque obstacle à votre foi, n'en cherchez pas la
solution dans votre intelligence, mais bien dans vos dispositions intérieures :
c'est là qu'il y a quelque chose à corriger. Quand vous serez
parfaitement disposé à vous soumettre à Jésus, votre
intelligence y verra parfaitement clair, vous serez tout près de Dieu,
comme l'enfant qui tient la main de son père, et ce jour-là vous
n'aurez plus de questions à poser.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La communion inaltérable
29 Mai
La communion inaltérable
En ce jour-là, vous demanderez en mon nom... le Père lui-même
vous aime. Jean 16, vv. 26-27.
"Vous demanderez en mon nom", c'est-à-dire à cause
du fait que vous serez unis à moi. Il ne s'agit pas de l'invocation magique
du nom de Jésus. Et "ce jour-là", il est là devant
nous. "Le Père lui-même vous aime." L'union ne peut pas
être plus intime, plus parfaite. Notre Seigneur ne veut pas dire que nous
serons exemptés de toute difficulté intérieure, mais qu'il
pourra nous communiquer par le baptême du Saint-Esprit toute la pensée
de Dieu, comme lui-même la possède.
"Quoi que ce soit que vous demandiez au Père en mon nom..."
Nous aurons ce jour-là une communion inaltérable avec Dieu. Nous
serons un avec lui, comme Il est un avec Jésus.
"... Il vous l'accordera." Jésus nous garantit ici que Dieu
tiendra compte de nos prières. Quel merveilleux engagement! Nous pouvons
donc, librement, entrer en communion parfaite avec la souveraine volonté
de Dieu, à l'instar de Jésus lui-même.
"Quoi que ce soit que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous
l'accordera." La souveraineté de Jésus nous garantissant
la possibilité d'avoir à notre disposition la souveraineté
de Dieu!
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - "Oui - Mais..."
30 Mai
"Oui - Mais..."
Seigneur, je te suivrai.., mais... Luc 9, v. 61.
Supposons que Dieu vous demande de faire quelque chose qui est tout à
fait contraire à votre bon sens, qu'allez-vous faire ? Allez-vous reculer ?
Quand on a pris une habitude, dans le domaine corporel, on recommence chaque
fois, jusqu'à ce qu'on ait brisé cette habitude par un effort
de volonté. Il en est de même dans le domaine spirituel. Vous serez
chaque fois sur le point d'obéir à Jésus-Christ, et chaque
fois vous reculerez, jusqu'à ce que vous ayez pu abandonner, par un acte
de volonté, votre propre volonté. "Oui, dites-vous; mais,
si je fais cela, qu'en résultera-t-il ?" "Oui, j'obéirai
à Dieu, pourvu qu'Il me laisse user de mon bon sens, mais ne me demandez
pas de m'avancer dans l'obscurité."
Jésus-Christ réclame de son disciple le même cran, le même
esprit sportif que nous voyons chez l'homme ordinaire. Si un homme veut réussir
dans n'importe quel domaine, il faut qu'il soit prêt, à certains
moments, à tout risquer, à faire le saut. Jésus-Christ
vous demande de risquer, au point de vue du bon sens, tout ce que vous avez
et de faire ce saut périlleux. Si vous le faites, vous vous apercevez
tout de suite que vous êtes désormais sur un terrain aussi solide
que celui du bon sens. En jugeant par le bon sens, les affirmations de Jésus
sont de la pure folie; mais en jugeant par la foi, vous vous apercevrez avec
un frémissement que ce sont les paroles mêmes de Dieu.
Confiez-vous en Dieu et quand Il vous le demandera, faites le saut. Dans les
circonstances tragiques, nous devenons presque tous des païens. Bien peu
d'entre nous ont le courage de faire à Dieu crédit.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dieu le premier
31 Mai
Dieu le premier
DIEU LE PREMIER DANS NOTRE CONFIANCE. Jésus ne se fiait pas à
eux, il les connaissait tous... il savait de lui-même ce qu'il y avait
dans l'homme. Jean 2, v. 24-25.
Notre Seigneur ne se fiait à personne. Et pourtant il ne soupçonnait
jamais le mal, jamais il n'avait d'amertume contre quelqu'un, jamais il ne désespérait
de personne; et cela parce qu'il mettait Dieu le premier dans sa confiance.
Il se fiait absolument à la grâce de Dieu pour n'importe quel homme.
Si je mets ma confiance d'abord dans les êtres humains, je finirai par
désespérer de tous. Je serai plein d'amertume, parce que j'ai
cherché dans l'homme une perfection irréalisable. Ne mettez votre
confiance qu'en Dieu seul, qu'il s'agisse de vous-même ou de quelqu'un
d'autre.
DIEU LE PREMIER, DANS CE QU'IL EXIGE DE NOUS. Voici, je viens, ô Dieu,
pour faire ta volonté. Hébreux 10, v. 9.
Obéissons-nous à nous-mêmes, ou aux exigences de Dieu ?
Notre Seigneur obéissait à la volonté de son Père.
Aujourd'hui l'on proclame "Il faut se mettre au travail. Les païens
périssent sans connaître Dieu. Allons leur en parler." Nous
avons avant tout à obéir à ce que Dieu exige de nous, dans
notre for intérieur. C'est alors seulement que Dieu pourra se servir
de nous, et Il nous ouvrira Lui-même la voie.
DIEU LE PREMIER, DANS CE QU'IL NOUS A CONFIÉ. Et quiconque reçoit
un de ces petits enfants en mon nom, c'est moi qu'il reçoit. Matthieu
18, v. 5.
Le précieux trésor que Dieu me confie, c'est Lui-même sous
la forme d'un petit enfant. Dieu me demande d'être la crèche de
Bethléhem. Le but de Dieu, c'est que peu à peu l'homme naturel
soit transfiguré en moi par la vie de son Fils, qui se développe
en moi, et que je dois manifester toujours davantage.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La question renversante
1er Juin
La question renversante
Fils de l'homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? Ezéchiel 37, v. 3.
Ce pécheur peut-il devenir un saint ? Cette vie tordue peut-elle se redresser ?
Il n'y a pour cela qu'une seule réponse : "Seigneur, tu le sais, mais je ne le
sais pas." Ne prétendez pas ici faire intervenir votre bon sens, en disant :
"Oh! oui, avec la lecture plus assidue de la Bible, un peu plus de piété,
un peu plus de prière, nous arriverons à un résultat."
Il est beaucoup plus facile de faire quelque chose que d'avoir confiance en
Dieu. Stimulés par la peur, nous agissons. Mais ce n'est pas de l'inspiration,
ce n'est pas de la foi véritable. Et c'est pourquoi tant de gens travaillent
pour Dieu, sans collaborer vraiment avec lui. Au fond, est-ce que je crois que
Dieu pourra faire ce qui m'est impossible ? Moins je me rends compte que Dieu
est capable de venir à mon aide, et plus je suis enclin à désespérer
de la conversion des autres. Si j'étais, grâce à mon expérience
personnelle, tout pénétré de la grandeur et de la puissance
de Dieu, alors je ne douterais plus qu'il pût sauver les autres, quelle
que fût leur déchéance. Plus je manque de vie spirituelle,
plus je suis envahi par le doute et la crainte.
"Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Je vais ouvrir vos tombeaux..."
Quand Dieu veut me révéler la corruption de la nature humaine,
il ouvre mon tombeau. Il me fait voir en moi, pour autant que je suis en dehors
de sa grâce, bien plus de possibilité de mal que le pire criminel
n'en a jamais réalisé. "En moi, dit Paul, dans mon être
charnel, il n'y a rien de bon." Dieu nous révèle ainsi par
son Esprit ce que nous sommes naturellement, avant que sa grâce toute-puissante
ait agi en nous.
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"Tout pour qu'Il règne" - Quelle est la vision qui vous hante ?
2 Juin
Quelle est la vision qui vous hante ?
Quel est l'homme qui craint l'Éternel ? Psaume 25, v. 12.
Quelle est la vision qui vous hante ? "Aucune", direz-vous peut-être.
Mais aucun de vous n'échappe à une telle hantise. La vision peut
venir d'en bas ou d'en haut. Le psalmiste nous dit que nous devons être
hantés par la vision de Dieu. Cette vision doit faire partie intégrante
de toutes nos pensées, sans aucun raisonnement de notre part. La pensée
de l'enfant est toujours hantée par la vision de sa mère, même
quand il ne s'en rend pas compte. On le voit bien dès qu'il lui arrive
quelque infortune. C'est ainsi que nous devons avoir en Dieu la vie, le mouvement
et l'être, que nous devons considérer toute chose du point de vue
de Dieu, la vision de Dieu surgissant sans cesse de notre subconscient.
Si nous sommes hantés par la vision de Dieu, aucune autre ne peut nous
hanter, aucun souci, aucun tracas, aucun découragement. Et voilà
pourquoi Jésus condamne si sévèrement le péché
de l'inquiétude. Comment osons-nous douter ainsi de la bonté de
Dieu, quand il nous environne de toute part ? Être hanté par la
vision de Dieu, c'est le rempart le plus efficace contre les assauts de l'ennemi.
"Son âme reposera dans le bonheur." Malgré la persécution,
la calomnie, toutes les misères, si notre vie est cachée avec
le Christ en Dieu, Il nous fera reposer dans le bonheur. Nous nous privons nous-mêmes
de cette communion merveilleuse et bienfaisante. "Dieu est notre refuge."
C'est un abri où rien ne peut nous atteindre.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'intimité avec Dieu
3 Juin
L'intimité avec Dieu
L'amitié de l'Éternel est pour ceux qui le craignent. Psaume
25, v. 14.
A quoi reconnaît-on un véritable ami ? A ce qu'il nous raconte
ses chagrins secrets ? Non, mais à ce qu'il nous fait part de ses joies
secrètes. Vous trouverez bien des gens pour vous confier leurs chagrins;
l'intimité seule permet d'échanger ses joies intimes. Avons-nous
jamais permis à Dieu de nous faire part de ce qui le réjouit ?
Sommes-nous si pressés de lui raconter tous nos secrets que nous ne lui
laissons pas un instant pour nous parler lui-même ? Au début de
notre vie chrétienne, nous sommes débordants de requêtes.
Plus tard, nous comprenons que Dieu veut nous mettre en rapport direct avec
lui, afin que nous prenions part à ses desseins. Sommes-nous assez pénétrés
de la conception que Jésus-Christ a de la prière : "Que ta
volonté soit faite..." pour pouvoir saisir les plus secrètes
intentions de Dieu ? Dieu touche nos coeurs, non pas tant par ses grandes bénédictions
que par les petits détails : il est au courant de tout ce qui nous concerne,
il sympathise avec nos moindres préoccupations.
À l'homme qui craint l'Éternel, Dieu montrera la voie qu'il doit
choisir. Au début, nous avons besoin de nous rendre compte que Dieu nous
dirige. Plus tard, notre pensée est si pénétrée
par l'Esprit de Dieu qu'il n'est pas besoin que nous cherchions sa volonté;
l'idée même de choisir autre chose ne nous viendra plus. Chaque
fois que nous ne sommes pas sûrs d'être sur la bonne voie, il faut
s'arrêter net, et non pas se mettre à raisonner, en se disant :
"Pourquoi pas, après tout ?" Dieu, à ce moment-là, nous
instruit par nos choix spontanés, il dirige notre bon sens; nous ne faisons
plus obstacle à son Esprit en lui demandant sans cesse : "Seigneur,
quelle est donc ta volonté ?"
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"Tout pour qu'Il règne" - Il ne te délaissera point
4 Juin
Il ne te délaissera point
Dieu lui-même a dit : Je ne te laisserai pas; non, je ne t'abandonnerai
pas. Ainsi pouvons-nous dire avec assurance : Le Seigneur est mon secours, je
n'aurai pas peur; que pourrait me faire un homme ? Hébreux 13, vv. 5-6.
Quelle direction ma pensée est-elle en train de suivre ? Est-elle attentive
aux paroles de Dieu ? Ou bien n'est-elle préoccupée que de ses
craintes ? "Dieu lui-même a dit..." Est-ce que je prétends,
au lieu de l'écouter, n'être attentif qu'à ce que disent
mes instincts laissés à eux-mêmes ?
"Je ne te délaisserai pas." Dieu ne me délaisse pas,
malgré mon péché, malgré mon égoïsme,
malgré ma résistance, malgré ma révolte. Quelle
promesse! Et comment ne pas l'écouter ?
"Je ne t'abandonnerai pas." Ce n'est pas toujours les vraies difficultés
qui me font croire que Dieu m'abandonne : c'est tout simplement le terre à
terre de la vie quotidienne. Il n'y a point de roc escarpé à gravir,
il n'est pas question d'héroïsme, il n'y a point de vision merveilleuse,
il y a le train-train de la vie de tous les jours. Suis-je capable d'entendre
encore la voix de Dieu ?
Nous sommes dans l'idée que Dieu va faire pour nous quelque chose d'extraordinaire,
et qu'il nous prépare pour cela. Mais si nous avançons dans la
vie chrétienne, nous découvrons que Dieu peut être glorifié
en nous à tout instant. Alors, si nous sommes fidèles à
ce que Dieu nous dit, une énergie prodigieuse nous viendra, et nous pourrons
chanter de joie au milieu des plus triviales occupations.
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"Tout pour qu'Il règne" - Ce que Dieu me dit
5 Juin
Ce que Dieu me dit
Dieu lui-même a dit : ... Aussi pouvons-nous dire avec assurance...
Hébreux 13, v. 5-6.
Ce que je dis doit se fonder sur ce que Dieu me dit. Dieu dit : "Je ne
te laisserai pas." Alors, de mon côté, je puis dire avec courage :
"Le Seigneur est mon secours, je n'aurai pas peur." Alors je ne serai
plus hanté par la crainte. Si je suis jamais tenté d'avoir peur,
je me souviendrai de la promesse de Dieu, et je serai plein de courage, comme
un enfant qui s'élance pour accomplir un désir de son père.
Il y a bien des croyants dont la foi faiblit quand surgit la crainte; ils oublient
de respirer profondément leur force en Dieu.
Qu'est-ce donc qui vous fait si peur ? Vous n'êtes pas un lâche,
vous allez de l'avant, mais la crainte vous tenaille. Vous ne savez où
trouver du secours. Dites-vous donc : "Le Seigneur est mon secours, là
où je suis, en ce moment même." Avez-vous appris à
écouter Dieu d'abord, et puis à régler vos paroles sur
les siennes ? Ou bien commencez-vous par dire ce qui vous paraît juste,
en essayant après coup d'ajuster à cela la parole de Dieu ? Vous
n'aurez qu'une chose à faire : vous emparer de la promesse de Dieu, et
puis dire : "Je n'aurai pas peur." Quelque obstacle qui puisse obstruer
votre chemin, Dieu a dit : "Je ne t'abandonnerai jamais."
La fragilité de notre foi nous empêche de nous fier à la
parole de Dieu. Quand nous sentons notre faiblesse devant les difficultés,
ces difficultés deviennent des montagnes, nous ne sommes plus que des
vermisseaux, et Dieu n'existe plus. Rappelez-vous que Dieu a dit : "Je ne
te délaisserai pas." Et répondez-lui courageusement : "Oui,
le Seigneur est mon secours."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Élaborez ce que Dieu met en vous
6 Juin
Élaborez ce que Dieu met en vous
Mettez en oeuvre votre salut. Paul aux Philippiens 2, vv. 12-13.
Votre volonté s'accorde avec celle de Dieu, mais dans votre organisme
il y a une tendance profonde qui vous rend impuissant à faire votre devoir.
Quand le Seigneur entre dans votre pensée, cela éveille en vous
la volonté du bien, qui est toujours d'accord avec Dieu. Si vous en doutiez,
regardez à Jésus, et vous vous en rendrez compte. Ce qui vous
fait dire : "Non, je ne veux pas!" ce n'est pas votre volonté,
c'est votre perversité, ou bien votre obstination, qui luttent toujours
contre Dieu. La volonté dans l'homme va plus profond que le péché,
car la volonté, c'est le caractère essentiel que Dieu a mis dans
l'homme, sa créature, tandis que le péché est une perversion
qui s'est introduite après coup dans la nature humaine. Chez un homme
régénéré, la volonté est une énergie
qui provient directement du Tout-Puissant. "Car c'est Dieu qui produit
en nous la volonté et l'action, pour l'accomplissement de Ses desseins."
Vous avez à élaborer, avec l'aide de Dieu, ce que Dieu met en
vous. Vous n'êtes pas l'auteur de votre salut, mais vous avez à
le mettre en oeuvre, en vous fondant, d'une foi inébranlable, sur la Rédemption
parfaite accomplie par le Seigneur. De cette manière, votre volonté
s'unit à celle de Dieu, vous agissez en tout selon les desseins de Dieu,
et votre âme respire librement. Dieu étant la source de votre volonté,
vous pouvez aisément vous ajuster à ce qu'Il veut de vous. Notre
obstination est comme un paquet de préjugés qui refuse d'être
éclairé; il n'y a qu'une chose à faire, le faire sauter
à la dynamite, par l'obéissance résolue au Saint-Esprit.
Est-ce que j'ai saisi par la foi le Dieu Tout-Puissant, source de ma volonté ?
Dieu me demande de faire Sa volonté, et il met en moi tout ce qu'il faut
pour la faire.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le point central
7 Juin
Le point central
Tout ce que vous demanderez en mon Nom, je le ferai. Jean 14, v. 13.
Est-ce que je m'acquitte fidèlement du service de l'intercession ?
Dans ce service caché, il n'y a aucun piège, aucun danger
de vanité ou d'orgueil; mais il porte du fruit à la gloire du
Père. Est-ce que je laisse ma vie spirituelle se dissiper à tous
les vents, ou bien est-ce qu'elle est concentrée sur un seul point : l'Expiation ?
Est-ce que Jésus-Christ domine de plus en plus tous les élans
de ma vie ? Si l'Expiation est le point central de toute ma pensée, sous
son influence je porterai du fruit à la gloire de Dieu, dans chaque phase
de mon existence.
Il faut que je prenne le temps de me recueillir, si je veux saisir ce point
central, d'où me viendra toute énergie. Est-ce que je donne à
cette pensée ne fût-ce qu'une minute par heure, dans toute ma journée ?
"Si vous demeurez en moi", dit Jésus (c'est-à-dire si
vous pensez et si vous agissez continuellement en partant de ce point central),
"demandez ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez". Est-ce que je
demeure en lui ? Est-ce que je prends pour cela le temps nécessaire ? Quelle
est la source principale de mon énergie ? Est-ce mon travail lui-même,
le service que j'accomplis pour Dieu, mes sacrifices pour les autres, ou bien
mon effort de travailler pour Dieu ? Ce qui doit être la source capitale
de mon énergie, c'est le sacrifice de Jésus, c'est l'Expiation.
Ce qui exerce sur nous la plus forte influence, c'est non pas ce qui absorbe
le plus de notre temps, mais ce qui a sur nous le plus de pouvoir. Il faut nous
concentrer sur ce qui est essentiel.
"Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai." Celui qui demeure
en Jésus ne fait qu'un avec la volonté de Dieu, et son choix,
qui nous apparaît tout à fait libre, coïncide avec l'éternel
décret de la volonté divine. C'est là, dites-vous, un mystère ?
une contradiction ? une absurdité ? Oui, sans doute, et pour le croyant
c'est une vérité glorieuse.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Pour mieux connaître Dieu
8 Juin
Pour mieux connaître Dieu
Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en
pratique. Jean 13, v. 17.
Si vous n'avez pas le courage de couper vous-même les amarres, Dieu les
brisera par une tempête, et vous serez bien forcé d'aller au large.
Fort de l'appui de Dieu, lancez-vous sur l'océan où il vous appelle,
et vos yeux s'ouvriront. Si vous croyez en Jésus, vous n'avez plus le
droit de rester toujours à l'intérieur de la rade, où
il fait si bon vivre, toujours attaché au rivage. Il faut franchir la
barre, et vous lancer sur la haute mer. C'est alors que vous connaîtrez
mieux, que vous y verrez clair.
Lorsque vous voyez une chose à faire et que vous la faites sur-le-champ,
immédiatement votre connaissance grandit. Remarquez-le bien : s'il arrive
que votre vie spirituelle soit en panne, c'est depuis le moment où vous
aurez négligé un appel précis, parce que cela ne vous semblait
pas très urgent. Votre intuition spirituelle s'est obscurcie : au moment
critique, vous n'êtes plus maître de votre âme, vous êtes
le jouet des circonstances. Il est toujours dangereux de différer l'obéissance
à un appel.
Il y a une pseudo-obéissance qui consiste à se créer à
soi-même des occasions de dévouement et de sacrifice; on
est plein d'un zèle admirable, et au fond l'on n'y voit pas clair. Il
est plus facile de se sacrifier de la sorte que d'obéir en toute simplicité.
"L'obéissance, dit Paul dans sa lettre aux Romains, vaut mieux que
le sacrifice." Prenez garde de ne pas soupirer après votre ancienne
vie tranquille à l'intérieur du port, lorsque Dieu vous demande
d'être ce que vous n'avez jamais été. "Si un homme
veut faire..., il connaîtra..."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Demandez
9 Juin
Demandez
Car quiconque demande, reçoit. Luc 11, v. 10.
Au fond, rien n'est plus difficile que de demander véritablement. Nous
désirons, nous soupirons, nous exigeons, nous sentons l'aiguillon du
besoin, mais c'est seulement à la dernière extrémité
que nous demandons tout simplement. C'est quand nous sentons réellement
ce qui nous manque que nous nous décidons à demander. Avez-vous
jamais demandé comme celui qui est, spirituellement, dénué
de tout ? "L'un de vous manque-t-il de sagesse, qu'il la demande à
Dieu." Mais pour la demander vraiment, il faut vraiment sentir qu'elle
vous manque. Vous ne pouvez pas jongler avec la réalité. Si la
réalité spirituelle vous manque, vous n'aurez plus qu'une chose
à faire : demandez à Dieu son Esprit Saint, en vous fondant sur
la promesse de Jésus (Luc 11, v. 13). Le Saint-Esprit rendra réels
en vous tous les effets de la rédemption accomplie par Jésus.
"Car quiconque demande, reçoit." Cela ne veut pas dire que
Dieu n'accorde pas ses dons à celui qui ne demande pas, mais qu'il faut
demander pour vraiment recevoir, c'est-à-dire pour saisir par toutes
vos facultés, par votre coeur et votre intelligence, que ce sont là
les dons d'un Père à son enfant.
"Si l'un de vous manque de sagesse..." Pour vous rendre compte de
ce qui vous manque, il faut que vous ayez entrevu la réalité :
ne remettez pas les oeillères du bon sens. On entend des gens qui vous
disent : "Prêchez-nous l'Évangile pur et simple; ne nous parlez
plus de sainteté, en nous donnant l'idée désagréable
que nous sommes dénués de tout, comme des mendiants." Demander
au fond veut dire mendier. Il y a des pauvres qui s'accommodent très
bien de leur pauvreté. Mais celui qui n'a plus rien du tout n'a plus
honte de mendier. "Heureux, dit Jésus, les mendiants de l'esprit!"
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Cherchez, et vous trouverez
10 Juin
Cherchez, et vous trouverez
Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, et pour
satisfaire vos passions. Jacques 4, v. 3.
Si vous demandez pour satisfaire vos passions, et non pas pour plaire à
Dieu, vous demandez mal, vous demandez pour vous-même. Et plus vous vous
cherchez vous-même, moins vous cherchez Dieu. Cherchez comme il faut chercher,
c'est-à-dire cherchez Dieu, et vous le trouverez. Mettez-vous en marche,
et concentrez vos efforts vers ce but. Avez-vous jamais cherché Dieu
de tout votre coeur, ou bien ne l'avez-vous invoqué que lorsque votre
âme était un peu indolente ? Cherchez énergiquement, et vous
le trouverez.
"Vous tous qui avez soif, venez! les eaux sont là." Avez-vous
vraiment soif, ou bien êtes-vous béatement satisfait de votre médiocrité ?
"Frappez, et l'on vous ouvrira." "Approchez-vous de Dieu."
Frappez! la porte est fermée, et pendant que vous frappez, votre coeur
bat à coups redoublés." Nettoyez vos mains, pécheurs!"
Frappez un peu plus fort. Vous vous apercevez que vos mains sont sales."
Purifiez vos âmes, hommes irrésolus!" Ceci vous touche encore
davantage, vous sentez qu'il faut à tout prix aboutir. "Sentez votre
misère, affligez-vous et pleurez!" Vous êtes-vous jamais vraiment
affligés devant Dieu de votre misère intérieure ? Ce n'est
plus une complaisante pitié de vous-même, c'est la douloureuse
stupéfaction de voir ce que vous êtes en réalité.
"Humiliez-vous devant le Seigneur!" C'est une humiliation, sans contredit,
de devoir frapper à la porte, tout comme le brigand crucifié.
Mais, à celui qui frappe, on ouvrira.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Venez à moi
11 Juin
Venez à moi
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés,
et je vous donnerai du repos. Matthieu 11, v. 28.
Est-ce que je suis vraiment désireux de trouver le repos et la sérénité ?
Les problèmes qui ont une véritable importance dans la vie ne
sont pas nombreux. Et tous trouvent leur solution dans cette parole : "Venez
à moi." Jésus ne nous dit pas "Faites ceci; ne faites
pas cela." Il nous dit : "Venez à moi." Si je viens à
Lui, je serai déchargé de mon péché, ma vie deviendra
ce que je sens bien qu'elle devrait être; je pourrai chanter de joie.
Avez-vous jamais consenti à cet acte si simple, si enfantin : venir à
Jésus ? Mais votre coeur est si obstiné! Et cependant, si vous
voulez être libéré de votre péché, c'est le
seul moyen.
La réponse que nous faisons à Jésus est ce qui nous juge.
Au moment où nous nous y attendons le moins, sa voix murmure à
notre oreille : "Viens à moi." Si je me laisse attirer, alors
tout en moi se transforme. Ne raisonnez pas, mais jetez-vous dans ses bras.
Fiez-vous à lui seul, abandonnez tout le reste.
"Je vous donnerai du repos." C'est-à-dire je vous délivrerai
de votre inquiétude, je vous soutiendrai en toute chose. Jésus
n'a pas l'intention de nous mettre au lit, pour que nous nous y endormions en
le tenant par la main. Oh! non, il veut nous tirer hors du lit, hors de notre
langueur, de notre épuisement, de notre léthargie spirituelle.
Il veut nous donner l'énergie, l'activité, la vie. Nous parlons
de résignation à la volonté de Dieu! Jésus veut
nous donner l'énergie et la puissance du Fils de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Venez à moi
12 Juin
Venez à moi
Rabbi, où demeures-tu ? - Venez, leur dit-il, et vous verrez. Ils allèrent,
et... restèrent auprès de lui ce jour-là. Jean 1, vv. 38-39.
"Venez avec moi", nous dit quelquefois Jésus. Nous restons
auprès de lui ce jour-là, et puis c'est fini; nous retournons
à nos affaires, à nos intérêts personnels. Nous ne
comprenons pas qu'on peut rester avec Jésus en toute circonstance.
"Tu es Simon; on t'appellera Céphas." Dieu ne peut écrire
notre nouveau nom que là où il a effacé notre orgueil,
notre suffisance, notre égoïsme. Il y en a parmi nous qui ne sont
enfants de Dieu que par-ci par-là, comme les taches de rougeole. Si vous
nous regardez seulement sur tel point, ou bien sous telle lumière, quand
nous sommes tout à fait bien disposés, vous croiriez que nous
sommes des modèles de piété. Mais quand nous sommes mal
disposés, patatras! Le vrai disciple de Jésus porte Son Nom sur
toute sa personne; l'égoïsme, l'orgueil, la suffisance ont partout
disparu.
L'orgueil est la déification du moi. Et cet orgueil peut être
chez plusieurs d'entre nous, aujourd'hui, non pas celui du pharisien, mais celui
du péager. Vous dites : "Oh! je ne suis pas ce que je devrais être.
" Votre orgueil d'homme s'en accommode, mais au fond vous blasphémez
contre Dieu, car votre pensée, c'est que Dieu ne peut pas vous transformer.
"Je suis trop faible, trop découragé, dites-vous; le salut
n'est pas pour moi." Humble au regard des hommes, vous êtes un blasphémateur
à l'égard de Dieu : vous ne croyez pas à la puissance de
Dieu. "Il faudrait, dites-vous, que Dieu vienne me prendre et m'emporte
au ciel." Mais Il est prêt à le faire. Allez à Jésus,
restez auprès de lui, sans rien exiger d'autre. Jésus vous prendra
avec Lui, non pas pour un jour, mais pour toujours.
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"Tout pour qu'Il règne" - Venez à moi
13 Juin
Venez à moi
Jésus leur dit : Venez, suivez-moi. Marc 1, v. 17.
L'un des arguments que nous invoquons le plus volontiers pour ne pas suivre
Jésus, c'est notre tempérament, nos dispositions naturelles. Mais,
quand une fois nous allons à lui, la première chose dont nous
nous rendons compte, c'est qu'il n'attache aucune importance à nos dispositions
naturelles. Nous nous imaginons que nous pouvons consacrer à Dieu nos
dons et nos capacités. Mais comment consacrer à Dieu ce qui ne
vous appartient pas ? Il n'y a qu'une chose que vous puissiez lui consacrer,
votre personne même (Romains 12, v. 1), tous vos droits sur vous-même.
Si vous faites cela, Dieu se servira de vous pour faire une de Ses divines expériences.
Les expériences de Dieu réussissent toujours. Ce qui caractérise
un enfant de Dieu, c'est le rayonnement moral qui résulte d'un abandon
total à Jésus-Christ. La vie n'est plus alors qu'une source limpide
et toujours jaillissante, alimentée sans cesse en nous par le Saint-Esprit.
L'enfant de Dieu se rend compte que c'est son Père céleste qui
règle lui-même toutes les circonstances de sa vie, aussi jamais
il n'est disposé à se plaindre, il sait que Jésus est là,
il s'abandonne à lui sans aucune réserve. Mais gardez-vous d'ériger
votre propre expérience en règle universelle. Laissez Dieu agir
à sa manière avec votre prochain, comme il l'a fait pour vous.
Si vous savez obéir à l'appel de Jésus : "Viens à
moi", il se servira de vous pour renouveler cet appel. Votre vie sera l'expression
de l'appel même de Jésus.
"Viens à moi." Mon frère, ma soeur, es-tu venu(e) ?
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"Tout pour qu'Il règne" - Fais un pas en avant
14 Juin
Fais un pas en avant
Demeurez en moi. Jean 15, v. 4.
Grâce à l'Expiation, l'Esprit de Jésus pénètre
en moi. Mon rôle, à partir de ce moment, est d'ajuster et d'organiser
toutes mes pensées pour qu'elles soient d'accord avec le Christ. Dieu
ne se charge pas pour moi de cette besogne : j'ai à faire prisonnières
toutes mes pensées pour les amener à l'obéissance, pour
les soumettre au Christ. Il me faut "demeurer en Lui" dans le domaine
intellectuel, le domaine financier, dans tous les domaines, dans toute la rudesse
de la vie.
Est-ce que je fais obstacle à l'action de Dieu, dans les circonstances
où il m'a placé, sous le prétexte que telle ou telle
chose pourrait gêner ma communion avec Lui ? Quelle impertinence! Dans
n'importe quelles circonstances, je puis "demeurer en Jésus",
aussi sûrement que dans une réunion de prière. Ce n'est
pas à moi de modifier les circonstances où Dieu m'a placé.
Jésus, partout où il était, gardait avec son Père
la communion la plus entière. Il acceptait humblement toutes les circonstances
que Dieu lui dispensait. Il n'était jamais agité, il trouvait
tout le temps de se recueillir. Notre vie religieuse se nourrit d'excitation,
nous n'avons pas la sérénité d'une vie cachée avec
le Christ en Dieu.
Quels sont les obstacles qui vous empêchent de demeurer en Jésus ?
"Oui, Seigneur, dites-vous; mais attends une minute, il faut que je finisse
cette besogne urgente. La semaine prochaine, je serai tout à Toi."
Faites un pas en avant. Décidez-vous. Demeurez en Jésus dès
maintenant. Cela vous coûtera d'abord quelques efforts, mais ensuite cela
se fera tout seul, sans le moindre effort. Décidez-vous à demeurer
en Jésus, là où vous êtes, et dès maintenant.
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"Tout pour qu'Il règne" - Fais un pas en avant
15 Juin
Fais un pas en avant
Faites de votre côté tous vos efforts pour ajouter à votre
foi la vertu, à la vertu la science, à la science... la patience...
II Pierre 1 v. 5.
Devenus "participants de la nature divine", dit Pierre, appliquez-vous
maintenant à former en vous de bonnes habitudes. Ajoutez, ajoutez encore;
formez ainsi votre caractère. Le caractère d'un homme n'est jamais
une chose toute faite; nous ne naissons pas avec un caractère tout formé,
ni dans le domaine naturel ni dans le domaine spirituel. Nous ne naissons pas
non plus avec des habitudes toutes faites. Quand nous avons passé par
la nouvelle naissance, nous devons nous former des habitudes conformes à
la vie nouvelle que Dieu a mise en nous. Nous ne sommes pas destinés
à être mis dans une vitrine, nous devons manifester les merveilles
de la grâce de Dieu dans le train-train de la vie ordinaire. Le terre à
terre de la vie quotidienne est la pierre de touche de notre caractère.
Nous perdons notre vie spirituelle parce que nous voulons absolument faire
de grandes choses. "Jésus prit un torchon.., et se mit à
laver les pieds de ses disciples."
Nous avons des jours sans inspiration, sans émotion religieuse, sans
rien d'autre que le train-train de la vie de tous les jours. Cette routine est
un moyen dont Dieu se sert pour nous sauver de nous-mêmes entre deux phases
d'illumination. Ne comptez pas avoir toujours de tels instants, mais apprenez
à vivre dans la vie terre à terre, soutenus par la grâce
de Dieu.
Marchez, allez de l'avant, ajoutez : voilà le difficile. Nous voudrions
que Dieu fît tout pour nous. Chacun de nos efforts, si minime soit-il,
est soutenu par toute la grâce de Dieu. Le croyons-nous ?
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"Tout pour qu'Il règne" - Êtes-vous un ami de Jésus ?
16 Juin
Êtes-vous un ami de Jésus ?
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime...
- Je vous ai appelés mes amis. Jean 15, vv. 13-15.
Jésus ne me demande pas de mourir pour lui, mais bien de donner ma vie
pour lui. Pierre, de tout son coeur, disait : "Je donnerai ma vie pour toi."
Où en serait le chrétien qui n'aurait pas le courage de faire
une telle déclaration ? Le sentiment du devoir suppose toujours un peu
d'héroïsme. Le Seigneur vous a-t-il déjà posé
cette question : "Veux-tu donner ta vie pour moi ?" Il est plus facile
de mourir que de donner sa vie, jour après jour, en sacrifiant toutes
ses plus hautes ambitions. Nous ne sommes pas faits pour vivre toujours dans
la lumière de l'inspiration, mais nous avons à nous souvenir de
ces moments-là pour nous aider à vivre dans la vie ordinaire.
Jésus n'a eu dans toute sa vie qu'un seul moment d'entière illumination,
sur la montagne de la transfiguration. Et puis il s'est de nouveau dépouillé
de toute sa gloire pour redescendre dans la plaine, parmi les démoniaques.
Pendant trente-trois ans, Jésus a donné sa vie pour faire la volonté
de son Père. "Nous aussi, dit l'apôtre Jean, nous devons donner
notre vie pour nos frères." Mais cela est contraire à la
nature humaine.
Si je suis un ami de Jésus, il faut que je donne, résolument
et attentivement, ma vie pour lui. Certes, cela est difficile, mais il faut
remercier Dieu pour cette difficulté. Le salut pour moi est facile, parce
qu'il a tant coûté à Dieu, mais la manifestation du salut
en moi est difficile. Dieu me sauve, me revêt du Saint-Esprit, et puis
Il me dit : "Va de l'avant; sois fidèle à ton Dieu, bien que,
tout autour de toi, te pousse à l'infidélité." - "Je
vous ai appelés mes amis", nous dit Jésus. Soyez fidèle
à votre Ami, et souvenez-vous que vous le représentez ici-bas,
et que vous êtes responsable de son honneur.
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"Tout pour qu'Il règne" - Ne jugez point
17 Juin
Ne jugez point
Ne jugez point, afin de n'être point jugés. Matthieu 7, v. 1.
Jésus, on le voit, nous interdit absolument de juger les autres. Or,
le chrétien ordinaire est extrêmement porté à critiquer
son prochain. La tendance à juger et à critiquer fait partie intégrante
de la nature humaine. Mais dans le domaine spirituel, on n'arrive à rien
par la critique. Par votre critique, vous diminuez, vous affaiblissez celui
qui en est l'objet; le Saint-Esprit seul est capable de critiquer comme il faut,
de signaler le mal sans blesser ni froisser. Par votre critique, vous vous diminuez
vous-même; quand on est possédé par l'esprit de jugement,
on ne peut pas entrer en communion avec Dieu : on devient dur, méchant,
cruel, tout en se persuadant qu'on est un être supérieur. Jésus
nous enseigne qu'il faut combattre en nous la tendance critique. Cela suppose
tout un entraînement. Il faut surtout nous défier de tout ce qui
nous amène à nous considérer comme au-dessus des autres.
Rien n'échappe au regard pénétrant de Jésus.
Comme il l'a si bien vu, la raison qui me fait critiquer la paille dans votre
oeil, c'est que j'ai une poutre dans le mien. Tout ce que je critique en vous,
Dieu me le fait voir en moi. En jugeant les autres, je me condamne moi-même.
Ne vous imaginez pas que vous pouvez apprécier les autres équitablement.
Il y a toujours, chez celui que vous jugez, un point qui vous échappe,
et qui est peut-être essentiel. Le remède que Dieu emploie pour
nous guérir de notre orgueil, c'est une bonne douche qui nous fait sentir
notre propre misère. Quand je vois ma propre misère, en dehors
de la grâce de Dieu, je ne me sens plus le droit de condamner aucun homme,
ni de désespérer de lui.
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"Tout pour qu'Il règne" - Ne doute pas, marche seulement
18 Juin
Ne doute pas, marche seulement
Pierre, marchant sur les eaux, s'avança vers Jésus. Mais, voyant
que le vent était fort, il eut peur... Matthieu 14, vv. 29-30.
Le vent était fort, les vagues étaient hautes avant que Pierre
sortit de la barque pour aller vers Jésus. Mais Pierre n'y prenait pas
garde : son Maître était là, il l'appelait à lui;
Pierre, sans voir autre chose, marchait vers Jésus. Mais en chemin, il
réfléchit que le vent était fort, et immédiatement
il se mit à enfoncer. Pourtant le Seigneur pouvait lui donner le pouvoir
de marcher dans le creux des vagues aussi bien qu'à leur sommet. Mais
la condition indispensable, dans les deux cas, c'était de regarder au
Seigneur Jésus et de se fier à Lui.
Il nous arrive à nous aussi, de nous avancer pour aller vers Dieu; et
tout à coup, nous réfléchissons au danger que nous courons,
et nous nous mettons à enfoncer. Si vous avez clairement entendu l'appel
du Seigneur, vous n'avez pas à vous préoccuper des circonstances
qu'il a disposées et organisées pour vous. Elles sont là,
c'est vrai, mais vous n'avez pas à vous laisser hypnotiser par elles,
car alors vous seriez englouti, vous auriez perdu de vue votre Maître,
et vous l'entendriez vous dire : "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté
?" Quelles que soient vos circonstances, restez les yeux fixés sur
Jésus, ayez en Lui pleine confiance.
Si vous hésitez, ne fût-ce qu'une seconde, quand Dieu vous a parlé,
tout est perdu. Surtout ne vous mettez pas à dire : "M'a-t-il vraiment
parlé ?" Jetez-vous en avant, sans penser à rien d'autre.
Vous ne savez pas d'avance quand Dieu vous parlera. Mais dès qu'Il le
fait, si faiblement que vous perceviez Sa voix, abandonnez-vous à Lui,
et Sa voix deviendra toujours plus distincte.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le dévouement à Jésus
19 Juin
Le dévouement à Jésus
"M'aimes-tu ?... Pais mes brebis." Jean 21, v. 16.
Jésus ne nous dit pas : "Convertissez les gens à votre manière
de penser", mais "Occupez-vous de mes brebis, donnez-leur la nourriture qu'il
leur faut", c'est-à-dire : "Enseignez-leur à me connaître."
Nous considérons que nous servons Jésus par notre activité
chrétienne. Mais Jésus considère que nous le servons par
notre attitude à son égard, et non pas par ce que nous faisons
pour lui. Être disciple de Jésus-Christ, c'est lui être entièrement
dévoué : ce n'est pas adhérer à une croyance ou à
un dogme quelconque. "Si celui qui vient à moi ne hait pas... il
ne peut pas être mon disciple."
Jésus ne raisonne pas, il ne nous contraint pas, il constate : "Si
tu veux être mon disciple, il faut que tu te donnes entièrement
à moi." Dès que l'Esprit de Dieu agit en moi, je m'écrie :
"Mon Seigneur et mon Dieu!" et voilà comment je me donne tout
entier.
Aujourd'hui nous avons substitué la doctrine sur Jésus à
la personne de Jésus. Nous nous dévouons à telle ou telle
cause, mais bien rarement à Jésus lui-même. Les représentants
de l'intelligence humaine ne voient en Jésus qu'un maître comme
les autres : Notre Seigneur, lui, mettait en première ligne son obéissance
à la volonté du Père. Le salut des hommes venait en seconde
ligne, comme une conséquence naturelle. Si je me dévoue seulement
à la cause de l'humanité, je serai bientôt épuisé,
et mon amour faiblira. Mais si j'aime Jésus-Christ passionnément,
je servirai toujours l'humanité, même si les hommes me traitent
comme le paillasson où ils s'essuient les pieds. Le secret de la vie
chrétienne, c'est le dévouement de toute l'âme à
Jésus-Christ, et son caractère essentiel, c'est qu'elle ne se
fait pas remarquer. C'est le grain de blé qui tombe à terre et
qui meurt, pour lever ensuite et transformer l'aspect du champ, c'est-à-dire
du monde.
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"Tout pour qu'Il règne" - La prière d'intercession
20 Juin
La prière d'intercession
L'Eternel rétablit Job dans son premier état, parce qu'il intercédait
pour ses amis. Job 42, v. 10.
Cette sorte de prière égoïste et plaintive, où l'on
exige de Dieu que tout en nous soit en règle, je ne la trouve nulle part
dans le Nouveau Testament. Le fait que je veux avant tout être en règle
avec Dieu prouve que je suis rebelle à l'Expiation.
"Seigneur, je purifierai mon coeur si Tu réponds à ma prière;
je marcherai droit si Tu veux m'aider." Mais je ne puis pas me mettre en
règle avec Dieu. Je ne puis pas rendre ma vie parfaite.
Je ne puis être en règle avec Dieu que si j'accepte l'Expiation
comme un don absolument gratuit. Suis-je assez humble pour cela ? Il me faut
abandonner toute exigence, et même tout effort, m'abandonner entièrement
entre les mains de Dieu, et m'adonner à la tâche sacrée de l'intercession.
Beaucoup de prières supposent qu'au fond on ne croit pas à l'Expiation.
Jésus n'a pas à s'atteler à l'oeuvre de notre salut, elle
est accomplie déjà, et c'est l'insulter que de l'implorer pour
qu'il l'accomplisse.
Si vous ne portez pas de fruits abondants, si vous ne saisissez pas les enseignements
de la parole de Dieu, adonnez-vous au ministère de l'intercession. "L'Eternel
rétablit Job dans son premier état parce qu'il intercédait
pour ses amis." Votre rôle, si vous êtes sauvé, c'est
avant tout de prier pour les autres. Partout où Dieu vous place, priez
ardemment, priez pour que l'oeuvre de la Rédemption puisse se manifester
dans d'autres vies comme elle s'est manifestée dans la vôtre. Priez
maintenant pour vos amis. Priez maintenant pour tous ceux avec qui Dieu vous
a mis en contact.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le ministère de l'intercession
21 Juin
Le ministère de l'intercession
Pour vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal. I Pierre
2, v. 9.
Par quel droit pouvons-nous devenir "un sacerdoce royal" ? Par le
droit de l'Expiation. Sommes-nous prêts à tourner le dos résolument
à notre égoïsme spirituel et à nous consacrer à
cette fonction royale, à ce sacerdoce de la prière ? En grattant
sans cesse notre conscience pour voir si tout va bien, nous faisons de nous-mêmes
des chrétiens pleins d'eux-mêmes, chétifs et malades, et
non pas des enfants de Dieu simples, droits et robustes. Jusqu'à ce que
nous ayons pris la bonne attitude à l'égard de Dieu, nous faisons
des efforts désespérés, et nous disons : "Oh! quelle
merveilleuse victoire j'ai remportée sur moi-même!"
Que devient dans tout cela le miracle de la Rédemption ? Croyez de toute
votre âme, et sans la moindre réserve, que la Rédemption
vous a sauvé entièrement, et puis ne vous tracassez plus au sujet
de vous-même, mais faites ce que Jésus-Christ vous demande : priez
pour l'ami importun qui vient vous déranger à minuit, priez pour
les enfants de Dieu, priez pour tous les hommes. Priez en ne comptant que sur
Jésus-Christ pour faire de vous ce que vous devez être, et non
pas en invoquant vos efforts méritoires pour obtenir le secours du Seigneur.
Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour nous débarrasser de
notre habitude malsaine de toujours penser à nous-mêmes ? Il faut
que nous arrivions à être dégoûtés de nous-mêmes
jusqu'à la nausée, jusqu'à ce que rien ne puisse nous étonner
de ce que Dieu nous fera voir en nous. Par nous mêmes, nous sommes incapables
de saisir notre profonde corruption. La seule façon pour nous d'être
en règle, c'est de nous abandonner à Jésus-Christ, après
quoi nous devons, de toutes nos forces, nous consacrer au ministère de
l'intercession.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment Dieu nous juge
22 Juin
Comment Dieu nous juge
Comme vous jugez les autres, vous serez vous-mêmes jugés; et la
mesure que vous appliquez à autrui vous sera, à vous-mêmes,
appliquée. Matthieu 7, v. 2.
Il ne s'agit pas ici d'une simple hypothèse : c'est une loi établie
par Dieu. Le jugement que vous portez, on le portera sur vous. Ce n'est pas
une vengeance, c'est une juste rétribution. Plus vous êtes habile
à déceler les défauts des autres, plus
on le sera à votre égard. On vous rend la monnaie de votre pièce.
Dieu lui-même applique cette loi (voyez Psaume 18, vv. 25-28).
Au second chapitre de sa lettre aux Romains, Paul précise encore plus
cette loi, en nous montrant que celui qui critique le péché de
son prochain est lui-même coupable du même péché.
Dieu ne tient pas compte seulement des actes accomplis, mais des intentions
qui les préparent. Nous ne savons pas croire aux enseignements de la
Bible, et en particulier à celui-là.
Ce qui nous rend si perspicaces à discerner chez les autres l'hypocrisie,
la fraude, la fausseté, c'est qu'elles habitent notre coeur. Ce qui caractérise
l'enfant de Dieu, c'est l'humilité. "Tous ces péchés,
et bien d'autres encore, se seraient manifestés en moi si Dieu ne m'avait
accordé sa grâce; je n'ai nul droit de les condamner chez autrui."
"Ne jugez point, dit Jésus, pour que vous ne soyez point jugés."
Qui de nous oserait se tenir devant Dieu, en lui disant : "O Dieu, juge-moi
comme j'ai jugé mes frères." Nous avons condamné nos
frères. Si Dieu nous condamnait de la sorte, nous irions en enfer. Mais
Dieu nous juge à travers l'Expiation merveilleuse accomplie par Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La douleur, conséquence du péché
23 Juin
La douleur, conséquence du péché
Homme de douleur et familier avec la souffrance. Esaïe 53, v. 3.
Nous ne pouvons pas être familiers avec la souffrance au même degré
que notre Seigneur; nous la traversons, nous la supportons, nous n'arrivons
pas à être familiers avec elle.
Au commencement de notre vie nous ne pouvons pas accepter le fait du péché.
Nous nous faisons une idée rationnelle de la vie humaine. Nous croyons
qu'en surmontant ses mauvais instincts et en faisant sa propre éducation,
un homme par une évolution graduelle peut atteindre à la vie selon
Dieu. Mais quand nous avançons dans la vie, nous rencontrons un fait
dont nous n'avions pas tenu compte, à savoir le péché,
et ce fait à lui seul renverse tous nos beaux raisonnements. Le péché
a rendu la vie laide et irrationnelle. Le péché n'est pas une
simple déficience, c'est une terrible réalité, c'est une
révolte ouverte contre Dieu. Dans ma vie, c'est une lutte à mort
entre le péché et Dieu lui-même.
Le Nouveau Testament nous l'enseigne très clairement : si le péché
règne en moi, il tuera en moi toute la vie qui me vient de Dieu; si c'est
Dieu qui règne en moi, il tuera en moi le péché. Il n'y
a pas d'autre alternative. L'aboutissement suprême du péché
dans le monde, c'est la crucifixion de Jésus-Christ; et ce sera la même
chose dans ma vie, et dans la vôtre. Dans notre conception de la vie et
du monde il faut nous habituer à cette idée, que le péché
est un fait, le seul qui explique à la fois la venue de Jésus-Christ
sur la terre, et l'existence dans notre vie de l'affliction et de la souffrance.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Il faut accepter le fait du péché
24 Juin
Il faut accepter le fait du péché
C'est ici votre heure; vous avez pour vous la puissance des ténèbres.
Luc 22, v. 53.
C'est parce que nous ne savons pas accepter le fait du péché
que tant de malheurs nous arrivent. On peut faire de beaux discours sur la noblesse
de la nature humaine, mais il y a quand même au fond de la nature humaine
quelque chose qui se moque de tout ce qui est grand et de tout ce qui est élevé.
Si vous vous refusez à reconnaître l'existence réelle de
l'égoïsme et du péché, de l'instinct de révolte
et de méchanceté, vous serez amené à pactiser avec
le mal, à renoncer à le combattre.
Vous n'avez pas su discerner l'heure noire, la puissance des ténèbres.
Si vous ne saisissez pas la réalité du péché, dans
votre vie et dans celle des autres, vous serez pris dans ses filets et vous
serez vaincu. Si vous la saisissez, vous pourrez lutter et vous mettre en garde.
En vous rendant compte de la réalité du péché, vous
ne détruisez pas le fondement de vos rapports avec les autres, de vos
affections, de vos amitiés. Mais d'un commun accord, vous et votre ami,
vous reconnaissez que la vie est tragique.
Jésus-Christ n'avait aucune confiance en la nature humaine, et pourtant
jamais il ne fut sceptique, désabusé, soupçonneux, parce
qu'il avait toute confiance dans l'oeuvre qu'il pouvait accomplir pour l'humanité.
Ce n'est pas l'innocence qui peut nous donner la sécurité, c'est
la pureté que Dieu nous donne. L'innocence n'appartient qu'à l'enfant.
Chez l'adulte elle ne signifie rien. L'adulte doit se rendre compte de la réalité
du péché, et demander à Dieu la victoire.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Se trouver soi-même dans la fournaise de l'affliction
25 Juin
Se trouver soi-même dans la fournaise de l'affliction
Maintenant mon âme est troublée... Et pourquoi dirais-je : Père,
délivre-moi de cette heure ?... Mais c'est pour cette heure-là
que je suis venu! Père, glorifie ton nom! Jean 12, vv. 27-28.
Comme enfant de Dieu, je n'ai pas à Lui demander de m'épargner
la peine de l'affliction, mais seulement que je puisse rester et devenir ce
que je dois être à travers la fournaise. C'est dans la fournaise
que notre Seigneur s'est trouvé lui-même. L'affliction ne lui a
pas été épargnée, mais en elle il s'est trouvé,
il s'est enrichi.
Nous disons que l'affliction ne devrait pas exister, mais elle existe, et c'est
dans cette fournaise que nous devons nous trouver nous-mêmes. Si nous
essayons d'y échapper, si nous refusons d'en tenir compte, nous sommes
des insensés. L'affliction est un des faits capitaux de la vie; il ne
sert de rien de le nier. Le péché, l'affliction, la souffrance
sont des réalités, et si Dieu les permet, ce n'est pas à
nous de dire qu'Il se trompe.
L'affliction fait disparaître beaucoup de notre frivolité, mais
elle ne nous rend pas toujours meilleurs. Ou la souffrance m'élève,
ou elle m'abaisse. Vous ne pouvez pas vous trouver vous-même dans le succès,
vous perdriez la tête, ni dans la médiocrité quotidienne,
vous seriez dégoûté de vous-même. Vous ne pouvez vous
trouver vous-même que dans la fournaise de l'affliction. La raison en
est peut-être difficile à connaître, mais c'est un fait confirmé
par l'Ecriture et par notre expérience. Vous reconnaissez tout de suite
l'homme qui s'est trouvé lui-même dans la fournaise de l'affliction :
lorsque vous êtes désemparé, allez à lui, il vous
accueillera, il trouvera toujours du temps à vous donner. Les autres
vous dédaigneront et n'auront pas de temps à vous consacrer. Celui
qui s'est ainsi trouvé lui-même peut venir au secours des autres.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Maintenant
26 Juin
Maintenant
C'est maintenant le temps favorable; c'est maintenant le jour du salut.
II Corinthiens 6, vv. 1-2.
La grâce que vous avez reçue hier ne peut pas vous suffire pour
aujourd'hui. La grâce est une source toujours jaillissante; vous pouvez
y puiser à chaque instant. Elle est là "dans les afflictions,
dans les détresses, dans les angoisses..." C'est là que se
manifeste la grâce de Dieu, dans notre patience. A des moments pareils,
vous est-il arrivé de ne pas saisir cette grâce divine ? Est-ce
que vous dites : "Ce sera pour plus tard" ? Vous priez Dieu de venir
à votre aide. Mais Sa grâce est là, devant vous; vous n'avez
qu'à la saisir. Nous considérons la prière comme une préparation
à notre travail, mais dans la Bible elle est bien autre chose : elle est
l'acte de puiser à même la grâce de Dieu. Ne vous dites pas :
"Je supporterai cela jusqu'à ce que je puisse aller me recueillir
et prier Dieu qu'il me délivre." Priez maintenant.
Puisez au moment du besoin à cette source qui est toujours là.
La prière doit être une action pratique, et non pas une
simple élévation de l'âme pieuse. Nous avons tant de peine
à comprendre que la prière est l'acte de puiser à même
la grâce de Dieu.
"Sous les coups, dans les cachots, dans les émeutes, dans les fatigues..."
Comme l'apôtre Paul, sachez puiser à même la grâce
de Dieu. Vous serez émerveillé vous-même, autant que ceux
qui en seront les témoins. Mais puisez maintenant. Aucune douleur, aucune
humiliation ne vous empêchera de manifester la grâce de Dieu.
Donnez, comme Paul, tout ce que vous avez. Ne gardez rien pour vous, de tout
ce que Dieu vous donne. C'est la pauvreté triomphante.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ne regardez qu'à Dieu
27 Juin
Ne regardez qu'à Dieu
Je suis avec toi pour te délivrer, dit l'Eternel. Jérémie
1, v. 8 et 30, v. 11.
Dieu promit à Jérémie qu'Il le délivrerait : "Je
te donnerai ta vie sauve, comme un butin qu'on emporte avec soi." C'est
tout ce que Dieu promet à ses enfants. Où qu'Il nous envoie, il
protège notre vie. Quant à nos biens, quant à notre argent,
cela n'a pas d'importance, nous ne devons pas nous en inquiéter; sans
quoi, nous serons dans les alarmes, nous connaîtrons les pires angoisses.
Si Dieu protège notre vie, nous sommes à couvert. N'allons pas
entretenir dans notre coeur les inquiétudes de toute espèce.
Le Sermon sur la Montagne nous enseigne que, chargés d'exécuter
les ordres de Jésus-Christ, nous n'avons pas à nous préoccuper
de nos intérêts personnels. Jésus nous dit : ne vous tourmentez
pas pour savoir si les hommes vous traitent avec justice. Une telle préoccupation
nous éloigne de notre devoir essentiel : le dévouement à
Jésus. Ne vous attendez jamais à être traité avec
justice dans ce monde, mais vous-même pratiquez-la. Si nous comptons sur
la justice des autres, nous nous laisserons aller à grogner, à
nous apitoyer sur nous-mêmes : "Pourquoi suis-je donc traité
comme cela ?"
Soumis à Jésus-Christ, dévoués à son service,
tout le reste ne compte plus pour nous. Jésus nous dit : "Allez de
l'avant, faites ce que je vous demande : je protège votre vie. Mais ne
cherchez pas à la protéger vous-mêmes, vous ne seriez plus
sous ma garde".
Sous ce rapport les plus pieux d'entre nous sont comme des athées. Nous
ne croyons pas à la protection divine, et nous ne nous fions qu'à
notre bon sens, dont nous faisons une idole. C'est notre intelligence que nous
suivons, et non pas Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Saisis par Dieu
28 Juin
Saisis par Dieu
Non que j'aie déjà obtenu le prix... mais je m'efforce de le
saisir, ayant été moi-même saisi par Jésus, le Messie.
Paul aux Philippiens 3, v. 12.
Ne choisissez jamais par vous-même d'être ministre de l'Evangile.
Mais une fois que vous avez reçu l'appel de Dieu, malheur à
vous si vous vous détournez du chemin, que ce soit à gauche ou
à droite! Nous ne sommes pas ici parce que nous l'avons décidé
de nous-mêmes, mais parce que Dieu nous a saisis. Il n'est donc pas question
de se dire : "Oh, je ne suis pas à la hauteur!" Ce que vous
avez à prêcher, c'est Dieu qui l'ordonne, ce n'est pas vos tendances
personnelles.
Gardez votre âme en communion constante avec Dieu, et rappelez-vous que
vous n'avez pas seulement à rendre votre témoignage, mais à
prêcher l'Evangile. Tout chrétien doit rendre son témoignage,
mais quand on se sent appelé à prêcher, c'est que la main
de Dieu nous a saisi comme un étau : elle nous fait souffrir, mais ne
nous lâche pas. En est-il bien ainsi pour chacun d'entre nous ?
N'affaiblissez jamais, n'atténuez en rien la parole de Dieu : prêchez-la
dans sa sévère rigueur. Vous devez être loyalement fidèle
à la parole de Dieu. Mais dans vos rapports personnels avec vos frères,
rappelez-vous bien qui vous êtes, non pas un ange venu du ciel, mais un
pauvre pécheur sauvé par la grâce de Dieu.
"Mes frères, dit Paul aux chrétiens de Philippes, je ne
me figure pas y être encore arrivé; je ne sais qu'une chose : oublieux
du passé, tendant de toutes mes énergies vers l'avenir, je m'efforce
vers le but..."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La discipline du chrétien
29 Juin
La discipline du chrétien
Si ta main droite te fait tomber, coupe-la et jette-la loin de toi;
car il est avantageux pour toi qu'un de tes membres périsse et que
ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Matthieu
5, v. 30.
Jésus ne dit pas que tout le monde doit se couper la main droite, mais
que si votre main droite vous empêche de le suivre, eh! bien, il faut
la couper (au sens figuré du terme, bien entendu). Il y a des choses en
elles-mêmes irréprochables qui
ne sont pas conciliables avec le don total de soi-même à Dieu.
Votre main droite est un de vos biens les plus précieux. Même cela,
dit Jésus, vous devez le sacrifier, si cela est nécessaire pour
me suivre. Aucune discipline plus sévère ne fut jamais proposée
à l'humanité.
Quand Dieu nous fait naître de nouveau, notre vie semble à bien
des égards mutilée. Il y a une foule de choses que vous n'osez
plus faire, des choses qui vous touchent de si près que, pour vous et
pour ceux qui vous entourent, c'est comme si vous arrachiez votre oeil ou si
vous coupiez votre main droite, et les incroyants se récrient : "Mais
c'est absurde!" Aucun croyant véritable ne peut se dispenser de
ces restrictions et de ces suppressions, au début de sa vie chrétienne.
Mais il vaut mieux être borgne ou manchot aux yeux des hommes, et harmonieux
aux yeux de Dieu. Jésus-Christ, par son Esprit, est obligé de
vous soumettre à toutes ces restrictions. Au moins n'en profitez pas
pour critiquer les autres!
On commence par une vie mutilée, mais on aboutit à la perfection :
"Soyez parfaits, dit Jésus, comme votre Père céleste
est parfait."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Faites-le maintenant
30 Juin
Faites-le maintenant
Dépêche-toi de te mettre d'accord avec ton adversaire. Matthieu
5, v. 25.
Jésus-Christ pose ce principe : faites ce que vous savez que vous devez
faire, faites-le maintenant, faites-le promptement; sans quoi, le procès
suivra son cours, et vous aurez à payer jusqu'au dernier centime, dans
la douleur, dans la détresse, dans l'agonie. Les lois de Dieu sont irrévocables :
on ne peut pas y échapper.
Réclamer à mon adversaire ce qu'il me doit, sans doute, j'en
ai le droit. Mais Jésus insiste sur le devoir capital qu'il y a pour
moi, à payer avant tout à mon adversaire tout ce que je lui dois.
Peu importe que je sois ou non lésé. Ce qui importe c'est que
je ne fasse rien pour léser autrui.
Agissez promptement, jugez-vous vous-même sans plus tarder. Dès
qu'il s'agit de votre salut, ne tardez pas un seul instant. Sinon, le procès
suivra son cours. Dieu veut que son enfant soit pur et blanc comme la neige.
Tant qu'il reste en vous la moindre désobéissance, Dieu ne vous
épargnera aucun des avertissements nécessaires. Quand nous prétendons
avoir raison, c'est généralement que nous avons tort au moins
sur un point. Et l'Esprit de Dieu insiste alors, avec quelle énergie!
pour que nous venions à la lumière.
"Dépêche-toi de te mettre d'accord avec ton adversaire."
Est-ce que vous avez soudain découvert que vous aviez la moindre rancune
contre quelqu'un ? Confessez-vous à Dieu, et réconciliez-vous tout
de suite, sans plus tarder, maintenant!
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Il faut payer!
1er Juillet
Il faut payer!
En vérité, je te le dis, tu ne sortiras pas de là que
tu n'aies payé jusqu'au dernier centime... Matthieu 5, v. 26
Dans le ciel, il ne peut y avoir un petit coin d'enfer. Dieu a résolu
de vous rendre purs, saints, justes. Il ne vous laissera pas échapper,
même un instant, au contrôle du Saint-Esprit.
Il vous avait appelés à comparaître devant son tribunal,
mais vous n'êtes pas venus. Alors le procès suit son cours, et
maintenant vous êtes en prison et vous n'en sortirez pas avant d'avoir
payé le dernier centime. "Est-ce bien là le Dieu de grâce
et d'amour ?", dites-vous. Oui, en vous traitant de la sorte, Dieu manifeste
son amour. Son but est de vous rendre purs, innocents, sans aucune tache. Mais,
pour cela, il veut vous amener à reconnaître votre tendance naturelle
à vouloir disposer de vous-mêmes. Dès l'instant où
vous acceptez que Dieu change cette disposition naturelle, ses forces de régénération
sont mises en oeuvre. Dès que vous comprenez le but que Dieu se propose,
qui est de vous amener à des relations normales avec lui et avec vos
semblables, il mettra toutes Ses ressources à votre disposition pour
vous aider à marcher dans le droit chemin. Prenez aujourd'hui la résolution :
"Oui, Seigneur, je suis décidé à écrire cette
lettre ce soir-même; oui, Seigneur, je vais maintenant me réconcilier
avec celui que j'ai blessé."
Le message de Jésus-Christ dans le Sermon sur la Montagne s'adresse
à la volonté et à la conscience, et non à l'intelligence.
Si vous vous mettez à le discuter vous affaiblissez l'appel que le Christ
vous adresse.
"Pourquoi ma vie spirituelle ne s'épanouit-elle pas ?", dites-vous...
mais avez-vous payé vos dettes selon Dieu ? Faites tout de suite ce
que vous serez obligé de faire un jour. Les ordres de Dieu sont impératifs.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment suivre Jésus ?
2 Juillet
Comment suivre Jésus ?
Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas... il ne peut être
mon disciple. Luc 14, v. 26 et 27 à 33.
Rien de ce que nous avons de plus précieux, ne doit nous empêcher
de suivre Jésus-Christ. Être disciple de Jésus, c'est être
attaché à Lui seul. Il y a une grande différence entre
l'attachement à une personne et l'attachement à des principes,
ou à une cause. Notre Seigneur ne s'est pas fait le champion d'une cause;
il a appelé les hommes à s'attacher à Lui. Être son
disciple, c'est être esclave par amour. Beaucoup parmi nous se disent
chrétiens, et ne sont pas attachés à Jésus-Christ
comme des esclaves. Aucun être humain ne peut avoir pour Jésus-Christ
cet amour passionné s'il ne lui a pas été donné
par le Saint-Esprit. On peut admirer Jésus, on peut le respecter, le
vénérer, et pourtant ne pas l'aimer. Seul le Saint-Esprit aime
le Seigneur Jésus et peut répandre dans nos coeurs l'amour
de Dieu. Lorsque l'Esprit Saint voit une occasion de glorifier Jésus,
il s'empare de notre coeur, de nos nerfs, de toute notre personne, et nous
enflamme d'amour pour Jésus-Christ.
La vie chrétienne a un caractère d'originalité spontanée.
Pourtant comme Jésus son Maître, on accusera le disciple de ne
pas être en harmonie avec la société et d'être inadapté.
Mais Jésus fut toujours en parfait accord avec son Père, et le
chrétien doit de même être en accord avec Lui. Avec Lui-même
et non pas avec telle ou telle doctrine desséchée et sans vie.
Les hommes se complaisent dans des doctrines mais Dieu doit faire sauter leurs
préjugés à la dynamite, pour qu'ils puissent s'attacher
vraiment à Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - J'ai péché
3 Juillet
J'ai péché
Malheur à moi! Je suis perdu! Car je suis un homme dont les lèvres
sont impures. Esaïe 6, v. 5.
Quand je suis vraiment en présence de Dieu, ce n'est pas du péché
en général qu'il me convainc, mais d'un péché précis.
On dira facilement : "Oui, je sais que je suis pécheur...",
mais en présence de Dieu, ce n'est pas cette constatation banale qui
nous permet de nous en tirer. Être convaincu de péché, c'est
en arriver à dire : "Je suis ceci; j'ai fait cela." Cette conviction-là
est la preuve même que l'on se trouve vraiment en présence de Dieu.
Ce n'est rien de vague, mais c'est d'un péché précis que
l'Esprit de Dieu me convainc. C'est alors que Dieu nous révèle
que toute notre nature est corrompue. Il en est toujours ainsi lorsque nous
sommes face à face avec Lui.
Les saints les plus éminents ou les plus humbles, les pécheurs
les plus corrompus ou les plus "honnêtes", passent par cette
expérience de conviction de péché. Lorsqu'un homme se trouve
au premier degré de l'échelle de l'expérience chrétienne,
il peut dire : "Je ne vois pas bien quelle faute j'ai commise, mais le
Saint-Esprit me la montrera d'une manière précise." Esaïe,
en contemplant la sainteté de Dieu, se rendit compte qu'il était
un homme aux lèvres impures; il fallait qu'il soit purifié.
"Il toucha ma bouche (avec un charbon ardent) et me dit : ceci a touché
tes lèvres; ton iniquité est enlevée et ton péché
est expié, il faut qu'il soit consumé par le feu qui purifie."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Une chose que Dieu défend
4 Juillet
Une chose que Dieu déconseille vivement
Ne t'irrite pas : il n'en sort que du mal. Psaume 37, v. 8.
S'irriter, c'est s'appauvrir, soit psychiquement, soit
spirituellement. Il est facile de dire : "Ne t'irrite pas!",
mais il est plus difficile d'être soi-même assez fort moralement,
pour ne pas s'irriter. Tant que l'épreuve ne nous atteint pas, que nous
ne vivons pas comme beaucoup de nos contemporains dans la déroute et
l'angoisse, nous parlons aisément de "nous reposer sur le Seigneur",
et d'attendre patiemment Sa délivrance. Mais quand tout cela nous atteint,
pouvons-nous encore nous reposer en Dieu ? Si, dans ces cas-là, nous
ne pouvons obéir à "Ne t'irrite pas",
qui doit être vécu dans les jours de perplexité comme dans
les jours de paix, alors nous ne le vivrons jamais. Et si ce n'est pas valable
pour vous, ne vous attendez pas à ce qu'il soit valable pour quelqu'un
d'autre. Le repos en Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures,
mais de notre communion avec Dieu.
Se tracasser conduit toujours au péché. Nous nous imaginons qu'une
certaine dose d'anxiété et de soucis est une preuve de sagesse;
mais cela révèle seulement notre lâcheté. L'irritation
en face des circonstances prouve que nous tenons à choisir notre propre
chemin. Notre Seigneur ne s'est jamais fait de soucis. Il n'a jamais été
anxieux, car Il n'était pas venu accomplir sa propre volonté,
mais celle de Dieu. Si nous sommes enfants de Dieu, nous irriter ne peut que
produire du mal.
Vous entretenez peut-être la pensée que vos difficultés
dépassent les possibilités de Dieu ? Mettez de côté
toutes vos suppositions ridicules, et demeurez à l'ombre du Tout Puissant.
Engagez-vous devant Dieu à renoncer à l'inquiétude pour
cette chose qui vous tourmente. Pourquoi cette irritation, ces soucis ? Parce
que nous faisons nos calculs sans tenir compte de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Compter avec Dieu
5 Juillet
Compter avec Dieu
Recommande ton sort à l'Éternel, mets en Lui ta confiance, et
Il agira. Psaume 37, v. 5.
- Ne faites pas de projets sans Dieu!
Il semble que Dieu se plaise à renverser les projets que nous avons
formés sans le consulter. Nous nous plaçons nous-mêmes dans
des conditions que Dieu n'avait pas choisies, et soudain nous nous apercevons
que nous avions tiré nos plans sans tenir compte de Lui. Nous ne l'avons
pas laissé intervenir comme une réalité vivante. La seule
manière d'être garanti contre les soucis, c'est de faire intervenir
Dieu, dans tous nos calculs, comme le facteur dominant.
Si dans notre vie religieuse, nous avons l'habitude de donner à Dieu
la première place, nous sommes enclins à penser que ce serait
lui manquer de respect que de lui accorder la première place dans les
détails de notre vie pratique. Si nous nous imaginons que nous devons
prendre nos airs du dimanche pour nous approcher de Dieu, nous ne viendrons
jamais à Lui. Il faut nous présenter à lui tels que nous
sommes.
- Ne faites pas non plus entrer le mal dans vos calculs.
Dieu nous demanderait-il donc de ne tenir aucun compte du mal ? "L'amour...
ne soupçonne pas le mal." L'amour n'ignore pas l'existence du mal, mais il
n'entre pas dans ses calculs. Si nous sommes sans Dieu, alors il nous faut compter avec
la puissance du mal; il conditionne nos calculs, et tous nos raisonnements sont
construits en fonction de cette puissance.
- Ne faites pas vos projets en vous attendant à de mauvais jours.
On ne peut pas être pessimiste si on se confie en Jésus-Christ. Jésus
a dit : "Que votre coeur ne se trouble pas." Dieu nous ordonne
aussi de ne pas nous faire de soucis. Ressaisissez-vous, cent fois par jour
s'il le faut, jusqu'à ce que vous ayez pris l'habitude de donner à
Dieu la priorité, au centre de tous vos projets.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - De la vision à la réalité
6 Juillet
De la vision à la réalité
Le mirage se changera en étang et la terre desséchée en
sources d'eaux. Esaïe 35. v. 7.
Avant qu'une chose se réalise, nous en avons la vision. Mais lorsque
nous constatons que cette vision, bien qu'elle soit authentique, ne se réalise
pas, Satan profite de ce moment favorable pour nous tenter; et nous en arrivons
à dire que ce n'est pas la peine de continuer. Au lieu de voir s'accomplir
la vision, nous traversons la vallée de l'humiliation.
Dieu nous donne d'abord une vision, puis il nous fait descendre dans la vallée,
pour nous marteler jusqu'à ce que la vision ait pris forme en nous. C'est
dans cette vallée que tant d'entre nous faiblissent et perdent pied.
Chaque vision se réalisera un jour, si nous avons la patience d'attendre.
Sachons bien que Dieu a le temps. Il ne se presse jamais. Nous sommes, nous,
au contraire, terriblement pressés et impatients. Éclairés
par la splendeur de la vision reçue, nous nous mettons en marche, mais
la vision n'est pas encore devenue réalité en nous. Il faut donc
que Dieu nous conduise dans la vallée et nous fasse passer par le feu
et par l'eau, pour nous façonner jusqu'à ce que nous soyons prêts
à recevoir ce qu'il voulait nous donner. Dès l'instant où
nous avons eu la vision, Dieu a commencé à travailler pour former
en nous son idéal; mais sans cesse nous échappons de ses mains
et essayons de nous façonner nous-mêmes à notre façon.
La vision que Dieu nous accorde n'est pas un rêve, mais une révélation
de ce que Dieu veut que nous soyons. Laissez-le vous mettre sur son tour, comme
le potier, et vous façonner à sa guise, et il est certain qu'il
vous rendra conforme à la vision qu'il vous a donnée. Pendant
qu'il travaille, ne perdez pas patience.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Tout ce qui est noble est difficile
7 Juillet
Tout ce qui est noble est difficile
Entrez par la porte étroite... car étroite est la porte et resserré
le chemin qui mènent à la vie... Matthieu 7, vv. 13 et 14.
Si nous voulons vivre en disciples de Jésus-Christ, n'oublions pas que
tout ce qui est noble est difficile. La vie chrétienne est ardue autant
que glorieuse, mais sa difficulté ne nous fait ni trembler, ni reculer,
elle nous stimule à la victoire. Est-ce que le merveilleux salut de Jésus-Christ
a un tel prix à nos yeux que nous sommes prêts à faire tout
pour qu'Il règne ?
Dieu sauve les hommes par sa grâce souveraine qu'il accorde à
cause de la Rédemption accomplie par Jésus. Il produit en nous
la volonté d'agir selon son bon plaisir. Mais il nous faut mettre en
oeuvre ce salut dans la vie de chaque jour. Dès que nous croyons à
sa Rédemption, nous commençons à obéir et nous découvrons
qu'il nous en rend capables. Si nous échouons, c'est que nous n'avons
pas mis en pratique ce que nous avons reçu. Dans les moments difficiles,
nous sommes mis à l'épreuve. Si nous avons obéi à
l'Esprit et mis en pratique, dans notre vie quotidienne, ce que Dieu nous révèle,
nous serons soutenus à la fois par la grâce de Dieu et par les
habitudes que nous aurons acquises.
Remercions Dieu de nous confier des tâches difficiles. Son salut rend
joyeux, mais appelle à l'héroïsme et à la sainteté.
Il révèle ce dont nous sommes capables. Jésus est venu
"pour conduire à la gloire un grand nombre de fils", et
Dieu ne veut rien nous épargner de l'éducation d'un fils. Il ne
fait pas de nous des êtres avachis, car la grâce de Dieu transforme
hommes et femmes à la ressemblance de Jésus-Christ leur frère.
Pour vivre dans l'existence quotidienne la noble vie de disciple de Jésus,
il faut une ferme discipline. La noblesse d'âme exige un constant effort.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Volonté et loyauté
8 Juillet
Volonté et loyauté
Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir. Josué 24, v. 15.
La volonté de l'homme est la résultante de toutes ses énergies.
Je ne puis cesser de vouloir; je dois exercer ma volonté. Pour obéir
à Dieu, il me faut vouloir; pour recevoir l'Esprit de Dieu, il me faut
vouloir. Lorsque Dieu nous révèle une vérité, ce
n'est pas sa volonté qui est mise en question, c'est la nôtre.
Le Seigneur nous a souvent mis, chacun de nous, en face de grandes décisions
à prendre. Dans une telle situation il est bon de nous rappeler comment
nous avons réagi lors de notre conversion, lors de notre première
rencontre avec Jésus, ou lorsque telle ou telle vérité
nous a été révélée. Il nous paraissait alors
facile de nous abandonner à son autorité. Remémorons-nous
ces moments lumineux, maintenant que l'Esprit de Dieu nous met en présence
de nouvelles révélations.
"Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir." Il s'agit d'un
choix délibéré et non d'une décision vers laquelle
vous glisseriez sans effort. C'est un choix capital dont tout le reste dépend,
une décision à prendre, entre vous et Dieu. Ne consultez ni la
chair, ni le sang. Chaque nouveau choix qui vous est proposé entraîne
autour de vous des défections et votre foi est mise à l'épreuve.
Dieu vous permet de tenir compte de l'opinion des chrétiens qui vous
entourent, mais cependant vous constatez que les autres ne vous comprennent
pas. Ce n'est pas à vous de discerner où Dieu vous mène;
la seule chose que Dieu vous révèle, c'est Lui-même.
Dites-Lui : "Je veux t'être fidèle." Dès que
vous avez choisi la fidélité à Jésus-Christ, Dieu
vous prend à témoin. Ne consultez pas d'autres chrétiens,
mais déclarez solennellement : "Je veux Te servir." Ayez la
volonté d'être fidèle et croyez que d'autres peuvent l'être,
eux aussi.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'épreuve radicale
9 Juillet
L'épreuve radicale
Josué dit au peuple : "Vous ne pourrez pas servir l'Éternel."
Josué 24, v. 19.
Avez-vous encore la moindre confiance en quoi que ce soit au monde, en dehors
de Dieu ? En n'importe quelle qualité naturelle, n'importe quel concours
de circonstances ? Devant ce devoir nouveau, que Dieu vous révèle,
comptez-vous sur vous-même, à un degré quelconque ? C'est
pour le savoir que Dieu vous met à l'épreuve. Vous avez raison
de dire : "Je ne peux pas avoir une vie sainte"; mais vous pouvez décider
de laisser Jésus vous rendre saint. "Vous ne pourrez pas servir
l'Éternel", mais vous pouvez vous abandonner au Seigneur pour que
sa toute-puissance agisse en vous. Votre communion avec Dieu est-elle sans ombres,
pour qu'Il puisse manifester en vous sa vie merveilleuse ?
Le peuple répondit à Josué : "Non, c'est l'Éternel
que nous voulons servir." Ce n'est pas une décision prise à
la légère, mais un engagement raisonné. Mais il
n'est pas possible, dites-vous, que Dieu m'ait appelé à cette
tâche; je suis trop indigne, ce ne peut pas être moi! C'est
pourtant bien vous, et plus vous serez faible et misérable, mieux cela
vaudra. Tant qu'on se fie en n'importe quoi d'autre, on ne peut pas dire réellement :
"C'est l'Éternel que je veux servir."
Nous disons : "Ah! Si seulement je pouvais vraiment croire." Mais
en réalité la question est : "Si tu voulais croire."
Il n'est pas étonnant que Jésus-Christ insiste tant sur le péché
d'incrédulité. "Il ne put pas faire là beaucoup de
miracles, à cause de leur incrédulité." Si nous croyions
vraiment que Dieu peut faire ce qu'il promet, à quelle transformation
ne pourrions-nous pas nous attendre! Est-ce que ma foi est assez hardie pour
accepter et croire les promesses de Dieu ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La paresse spirituelle
10 Juillet
La paresse spirituelle
Veillons les uns sur les autres pour nous exciter à la charité
et aux bonnes oeuvres. N'abandonnons pas notre assemblée. Hébreux
10, v. 24-25.
Nous sommes tous tentés d'être spirituellement paresseux; nous
fuyons volontiers les tracas et l'agitation de la vie, notre seul objectif
étant d'assurer notre tranquillité. Ce passage de l'Épître
aux Hébreux nous exhorte à nous stimuler les uns les autres, et
à nous serrer les coudes. Cela demande de l'initiative, la recherche
des intérêts de Christ et non des nôtres. La vie proposée
par Jésus-Christ est exactement le contraire d'une vie d'isolement, de
retraite, de séparation.
la vraie spiritualité se révèle par la lutte contre l'injustice,
la bassesse, l'ingratitude et le désordre, toutes choses qui tendent
à entretenir en nous la paresse spirituelle. Nous invoquons la nécessité
de la prière et de la lecture de la Bible comme prétextes à
l'isolement. Nous nous servons de Dieu, en somme, pour nous assurer la paix
et la joie. Ce que nous recherchons, ce n'est pas le règne de Christ,
c'est le contentement qu'il peut nous procurer. Nous nous engageons par là
dans la mauvaise direction. Nous prenons les effets pour les causes.
"Je crois de mon devoir, dit Pierre, de vous tenir en éveil, et
de ranimer vos souvenirs...". Il est très désagréable
d'être bousculé ainsi par quelqu'un dont Dieu se sert pour nous
aiguillonner, par un chrétien plein de vie. Ne confondons pas vie spirituelle
et activisme; il peut être la contrefaçon de la vraie spiritualité.
C'est la paresse spirituelle qui entretient en nous l'envie de ne pas être
dérangé et le désir de chercher la solitude. Jésus
n'encourage jamais la pensée de l'isolement : "Allez dire à
mes frères...", dit-il.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le chrétien sanctifié
11 Juillet
Le chrétien sanctifié
... Afin de connaître Christ... Philippiens 3, v. 10.
Le chrétien sanctifié ne cherche pas à satisfaire ses
propres désirs, il cherche à connaître Jésus-Christ.
Jamais il ne croit que les circonstances qu'il traverse soient le fruit du hasard.
Il ne distingue pas deux domaines dans sa vie, l'un profane, l'autre religieux.
Tous les obstacles qu'il rencontre sont destinés, dans sa pensée,
à lui faire mieux connaître Jésus-Christ auquel il s'abandonne
entièrement. Le but du Saint-Esprit est de nous amener à glorifier
Jésus-Christ dans tous les domaines, et s'il le faut, il nous ramènera
sans cesse au même point. En cherchant notre propre gloire, nous faisons
de notre activité une idole; l'enfant de Dieu, au contraire, dans son
travail, cherche sans cesse à donner toute la gloire à Jésus-Christ.
Soit que nous mangions, soit que nous buvions, soit que nous lavions les pieds
des disciples, nous devons le faire dans l'intention de glorifier Jésus-Christ.
Chaque détail de notre vie trouve son modèle dans un détail
de la vie de Jésus.
Le Seigneur cherchait à glorifier son Père même dans les
choses les plus terre à terre : "Jésus, sachant qu'il était
venu de Dieu, et qu'il s'en allait à Dieu... prit un linge... et se mit
à laver les pieds de ses disciples."
Le but du chrétien est de connaître Christ. Est-ce que là
où je suis, aujourd'hui, ce que je fais me porte à le mieux connaître
? Sinon, je manque le but. Je ne suis pas ici pour me trouver moi-même,
mais pour le connaître, Lui. Dans l'oeuvre de Dieu, nous avons trop souvent
tendance à penser, et à dire : "Ceci doit être fait
- donc il faut que je le fasse." Ce n'est pas l'attitude du chrétien
expérimenté; son but est de reconnaître et de manifester
en toute circonstance la volonté de Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'église chrétienne
12 Juillet
L'église chrétienne
Jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus... à la mesure de la
stature parfaite de Christ. Éphésiens 4, v. 13.
Réhabilitée par la Rédemption accomplie par Jésus-Christ,
la race humaine tout entière peut retrouver des relations normales avec
Dieu, telles qu'Il les voulait. L'Église cesse d'être une société
d'ordre spirituel lorsqu'elle se préoccupe du développement de
sa propre organisation. La réhabilitation de l'humanité par Jésus-Christ
implique la manifestation du Christ dans la vie collective aussi bien que dans
la vie individuelle. C'est dans ce but que Jésus a envoyé des
apôtres et des docteurs : afin que l'unité spirituelle de tous puisse
être réalisée. Nous ne sommes pas appelés à
jouir isolément de la communion avec Dieu. Nous sommes appelés
à laisser Jésus-Christ vivre en nous, de manière à
réaliser l'Église, le corps de Christ.
Ai-je en vue l'édification du corps de Christ, ou seulement ma propre
formation spirituelle ? L'essentiel est le lien qui m'unit personnellement à
Jésus-Christ : "Afin que je le connaisse, Lui..." L'accomplissement
du dessein de Dieu implique de ma part un abandon complet à sa volonté!
Dès que je me recherche moi-même, je compromets mes relations avec
Dieu. Quelle humiliation pour moi quand je découvrirai que mon but n'a
pas été de glorifier Jésus-Christ, Lui-même, mais
seulement de glorifier ce qu'il a fait pour moi!
"Mon but, c'est Dieu Lui-même. Ce n'est ni la joie, ni la paix,
ni même sa bénédiction : c'est Lui-même, mon Dieu!"
Est-ce bien vers ce but, et ce but seul, que tend toute ma vie ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Êtes-vous prêts à payer le prix ?
13 Juillet
Êtes-vous prêts à payer le prix ?
L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur. Esaïe 6, v. 1.
L'histoire des rapports de notre âme avec Dieu est, bien souvent, l'histoire
de la disparition de celui dont nous avions fait notre héros. A bien
des reprises, Dieu doit éloigner ceux que nous aimons le plus, pour pouvoir
prendre Lui-même leur place. Parfois ces séparations nous font
souffrir et nous plongent dans le découragement. Traduisez ce verset
sur le plan personnel : "l'année où mourut celui qui dans
mon coeur prenait la place de Dieu, qu'est-il arrivé ?" Direz-vous :
"J'ai tout abandonné... Je suis tombé malade... J'ai perdu
toute raison de vivre ?" ou : "J'ai vu le Seigneur."
La manière dont Dieu m'apparaît dépend avant tout de l'état
de mon âme. Ce que je suis détermine ce que Dieu peut me révéler.
Avant que je puisse dire moi aussi : "J'ai vu le Seigneur", il faut
qu'il y ait déjà en moi quelque chose qui vienne de Dieu, qui
corresponde à Dieu. Tant que je ne suis pas né d'en-haut, tant
que je n'ai pas commencé à voir le Royaume de Dieu, je vois tout
sous l'angle de mes préjugés. J'ai besoin d'une opération
chirurgicale accomplie par les événements extérieurs et
d'une purification intérieure.
Dieu doit avoir la première, et la seconde, et la troisième place
dans ma vie, jusqu'à ce que tout mon être soit rempli de Lui; qu'Il
soit toujours devant moi, à l'exclusion de tout le reste. "Dans
le monde entier, il n'y a que toi, mon Dieu, il n'y a que toi."
Payez toujours le prix nécessaire. Que Dieu puisse voir que vous êtes
prêt à tout pour vivre selon la vision qu'il vous a donnée.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le chrétien face à la persécution
14 Juillet
Le chrétien face à la persécution
Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant; mais si
quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre. Matthieu
5, v. 39.
Ces versets mettent en évidence l'humiliation qui est attachée
au nom de "chrétien". Du point de vue de la morale naturelle,
si quelqu'un ne rend pas coup pour coup, c'est un lâche. Du point de vue
spirituel, si un homme ne riposte pas, c'est une preuve de la présence
du Fils de Dieu en lui. Si on vous insulte, faites taire tout ressentiment et
saisissez l'occasion pour laisser le Fils de Dieu se manifester à travers
vous. On ne peut pas faire semblant d'avoir les sentiments qui étaient
en Jésus-Christ. Ils sont en nous, ou ils n'y sont pas. Pour le chrétien,
les insultes personnelles sont des occasions de rayonner de l'incroyable douceur
de notre Seigneur Jésus.
L'enseignement du Sermon sur la Montagne n'est pas : "Faites votre devoir",
mais "faites plus que votre devoir". Ce n'est pas notre devoir de
faire un deuxième "mille", ou de tendre l'autre joue, mais
Jésus dit à ses disciples d'agir toujours ainsi. Bannissons des
pensées comme : "Je ne peux pas en faire davantage", ou : "On
ne m'a pas pris au sérieux, j'ai été incompris."
Chaque fois que je revendique mes droits, je fais tort au Fils de Dieu; par
contre je peux éviter à Jésus d'être blessé
si je reçois les coups moi-même. C'est ainsi qu'on peut se charger
des afflictions du Christ. Le disciple réalise que, dans sa vie, c'est
l'honneur de son Seigneur qui est en jeu, et non le sien.
Ne vous attendez pas à ce qu'on soit juste envers vous, mais ne cessez
jamais de l'être vous-même. Nous réclamons toujours la justice.
Voici ce qu'enseigne le Sermon sur la Montagne : "Ne vous attendez pas
à la justice, mais vous, pratiquez-la."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Un point d'honneur
15 Juillet
Un point d'honneur
Je me dois aux Grecs et aux barbares... Romains 1, v. 14.
Paul était accablé par le sentiment qu'il était le débiteur
de Jésus-Christ; et ce sentiment dominait et dirigeait toute sa conduite.
La pensée que Jésus était son créancier divin inspirait
toute sa vie. Suis-je animé par le sentiment que j'ai une dette à
l'égard de Christ, concernant toute âme qui n'est pas encore sauvée
? Mon honneur de chrétien, c'est d'acquitter ma dette envers le Christ
en sauvant d'autres âmes. Tout ce qui, en moi, a la moindre valeur, c'est
à la Rédemption opérée par Jésus-Christ que
je le dois. Est-ce que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour que sa Rédemption
puisse se manifester dans d'autres vies ? Je ne peux le faire que si le Saint-Esprit
suscite en moi le sentiment d'être le débiteur de Christ.
Je ne suis pas appelé à être un grand personnage parmi
les hommes, mais un esclave du Seigneur Jésus. "Vous ne vous appartenez
point à vous-mêmes." Paul s'était livré lui-même
à Jésus-Christ. Il disait : "Je me dois à toute créature
dans le monde entier, à cause de la bonne nouvelle de Jésus; je
ne suis libre que pour être totalement esclave de Jésus-Christ."
Il doit en être de même pour quiconque porte le nom de chrétien.
Cessez de prier pour vous-même et dépensez-vous au service des
autres. Soyez esclaves de Jésus. C'est ainsi que l'on peut être
fait pour les autres pain rompu et vin répandu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dieu conduit
16 Juillet
Dieu conduit
A combien plus forte raison votre Père Céleste donnera-t-il de
bonnes choses à ceux qui les lui demandent! Matthieu 7, v. 11.
Jésus donne ici des règles de conduite pour ceux qui ont en eux
son Esprit. Par cette comparaison familière, il cherche à pénétrer
notre esprit de la pensée que Dieu contrôle toutes choses. Cela
doit amener le disciple à une attitude de confiance totale, et le pousser
à demander et à chercher tout ce dont il a besoin avec ardeur.
Nourrissez votre esprit de la pensée que Dieu est là, tout près
de vous. Lorsque cette idée est bien ancrée en vous, il vous devient
naturel de dire, dans les difficultés : "Qu'importe! mon Père
est au courant." Une telle pensée viendra instinctivement, sans
effort. Autrefois vous aviez l'habitude de demander l'avis des uns et des autres;
mais maintenant, vous êtes tellement rempli de la pensée que Dieu
conduit tout, qu'il vous suffit de le consulter directement. Les règles
de conduite, que Jésus établit pour ceux qui ont reçu son
Esprit, se ramènent à ce principe : "Dieu est mon Père,
il m'aime; il n'oublie jamais rien de ce qui me concerne; alors pourquoi m'inquiéter ?"
Il y a des moments, dit Jésus, où Dieu est forcé de nous
laisser dans l'obscurité; mais ayez confiance en Lui! Dieu nous apparaîtra
peut-être comme un ami malveillant, mais Il ne l'est pas; comme un Père
dénaturé, mais Il ne l'est pas; comme un juge injuste, mais Il
ne l'est pas! Fortifiez en vous cette pensée, que Dieu contrôle
toutes les circonstances de votre vie. Rien ne vous arrive sans que Dieu le
veuille, c'est pourquoi vous pouvez, avec une parfaite confiance, vous reposer
sur Lui. Prier, ce n'est pas seulement demander, mais maintenir notre âme
dans un climat tel qu'il nous semble naturel de tout demander à Dieu.
"Demandez, et vous recevrez."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La foi, ce miracle!
17 Juillet
La foi, ce miracle!
Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs
de la sagesse. I Corinthiens 2, v. 4.
Paul était un savant et un orateur de premier ordre. Ce n'est pas une
fausse humilité qui lui fait dire ces choses. Mais il pensait qu'il affaiblirait
la puissance de Dieu si, en l'écoutant, on était frappé
par son éloquence. La foi en Jésus est un miracle que seule la
puissance de la Rédemption peut produire, et non l'éloquence d'un
discours : "Non pas les discours persuasifs de la sagesse, mais la puissance
de Dieu... une démonstration d'esprit et de puissance." La puissance
créatrice de la Rédemption se manifeste au travers de la prédication
de l'Évangile; mais jamais à cause de la personnalité du
prédicateur. Si le prédicateur doit s'imposer un jeûne,
ce n'est pas en s'abstenant de manger, mais bien en s'abstenant de toute éloquence,
de tout raffinement dans la diction, de tout effort pour émouvoir, de
tout ce qui pourrait finalement voiler l'Évangile de Dieu. Le prédicateur
est là comme représentant de Dieu, "comme si Dieu vous exhortait
par nous".
Il est là non pour présenter un idéal humain, mais l'Évangile
de Dieu. Si c'est seulement à cause de ma prédication que les
gens désirent devenir meilleurs, ils ne feront pas un seul pas vers Jésus-Christ.
Tout ce qui est susceptible de flatter mon amour-propre dans ma prédication
de l'Évangile, fera de moi, finalement, un traître à l'égard
de Jésus. Car j'empêche son acte rédempteur de déployer
ses énergies créatrices.
"Quand j'aurai été élevé de la terre, dit
Jésus, j'attirerai tous les hommes à moi."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La foi, ce mystère
18 Juillet
La foi, ce mystère
Et il dit : "Qui es-tu, Seigneur ?" Actes 9, v. 5.
Grâce au miracle de la Rédemption, Saul de Tarse, Pharisien ardent
et opiniâtre, fut en une seconde transformé en humble esclave,
dévoué au Seigneur Jésus.
Ce qui peut s'expliquer n'a rien de miraculeux. Lorsque nous comprenons comment
les choses se passent, nous pouvons les ajuster à nos désirs.
C'est pourquoi tout naturellement nous cherchons à comprendre. L'obéissance
n'est pas une chose naturelle, et la désobéissance n'est pas forcément
un péché. Il n'y a dans l'obéissance en elle-même
aucune vertu morale, à moins qu'on reconnaisse chez celui qui donne les
ordres une autorité supérieure. La désobéissance
peut être le moyen de s'affranchir d'une autorité abusive. Quand
un homme dit à un autre : "Il faut... tu dois..." il tend à
l'asservir et à l'éloigner de Dieu. L'homme en obéissant
devient esclave, à moins qu'il ne discerne par-delà l'autorité
de l'homme, celle d'un Dieu saint auquel il se soumet.
Bien des personnes ne commencent à se tourner vers Dieu que lorsqu'elles
rejettent leurs traditions religieuses. Car il n'y a qu'un seul Maître
légitime du coeur humain et ce n'est pas la religion, mais Jésus-Christ.
Mais malheur à moi si, le voyant devant moi, je lui dis : "Non,
je ne te veux pas!" II n'insistera pas pour que j'obéisse, mais
en refusant j'aurai commencé à signer l'arrêt de mort du
Fils de Dieu dans mon coeur. Lorsque je m'oppose à Jésus-Christ,
en lui disant : "Je refuse", il n'insistera pas. Mais je tourne
le dos à la puissance créatrice de sa Rédemption. La grâce
de Dieu ne s'inquiète pas de savoir à quel point je suis corrompu,
pourvu que je vienne à la lumière, mais malheur à moi si
je tourne le dos à la lumière! (voir Jean 3, v. 19 à 21).
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le Maître de notre foi
19 Juillet
Le Maître de notre foi
Vous m'appelez Seigneur et Maître, et vous dites bien, car je suis.
Jean 13, v. 13.
Notre Seigneur n'impose jamais son autorité; jamais il ne dit : "Tu
dois". Il nous laisse parfaitement libres. Libres de lui cracher au
visage, comme certains hommes l'ont fait; libres de le mettre à mort.
Il ne nous dira rien. Mais lorsque, grâce à la Rédemption
sa vie est créée en moi, je reconnais aussitôt qu'il a sur
moi une autorité absolue. C'est la domination morale de Celui dont il
est dit : "Tu es digne..." Mais mon indignité refuse de se
courber devant Celui qui est digne. Chaque fois que je rencontre un homme qui
m'est supérieur, et que je refuse de reconnaître sa supériorité,
je révèle mon indignité. Dieu fait notre éducation
par des gens qui nous dépassent, non en intelligence mais en "sainteté",
jusqu'à ce que nous nous soumettions au Seigneur lui-même.
Si notre Seigneur nous imposait l'obéissance, il serait un tyran, et
n'aurait plus la véritable autorité. Il ne réclame jamais
notre obéissance, mais lorsqu'il se révèle à nous,
nous lui obéissons aussitôt. Il devient sans peine notre Seigneur,
et nous vivons dans l'adoration du matin au soir. La manière dont je
conçois l'obéissance met en évidence ma croissance spirituelle.
L'obéissance est un mot auquel nous devons redonner sa vraie valeur.
L'obéissance n'est possible qu'entre des égaux : c'est le rapport
d'un fils à son Père, et non d'un domestique à son patron.
"Moi et le Père, nous sommes un". "Bien qu'il fut
Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes."
Le Fils a obéi en tant que Rédempteur parce qu'il était
le Fils, et non pas pour le devenir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Compter sur la présence de Dieu
20 Juillet
Compter sur la présence de Dieu
Ceux qui se confient en l'Éternel... marchent et ne se fatiguent point.
Esaïe 40, v. 31.
Marcher n'a rien de palpitant ni de sensationnel. Cela demande pourtant de
l'endurance, de la continuité. Pour "marcher sans se fatiguer",
sans s'épuiser, il faut utiliser toutes ses forces. Le mot "marcher"
est employé dans la Bible en rapport avec le caractère.
"Jean, voyant Jésus marcher vers lui, dit : - Voici l'agneau
de Dieu." II n'y a jamais rien d'abstrait dans la Bible, tout y est vie,
réalité concrète. Dieu ne dit pas : "Soyez spirituels",
mais "Marchez devant moi."
Lorsque nous sommes malades ou déprimés, nous recherchons le
"sensationnel". Cela aboutit sur le plan physique, à des
manifestations nerveuses qui sont des contrefaçons du Saint-Esprit. Sur
le plan émotionnel cela entraîne des affections désordonnées
et l'immoralité; sur le plan spirituel, nous finissons par détruire
toute vie authentique.
La présence réelle de Dieu n'est pas liée à un
signe particulier, mais elle dépend de notre volonté de regarder
sans cesse au Seigneur. Quand nous cessons de compter sur Lui, les difficultés
surgissent. L'expérience dont parle le Psalmiste : "C'est pourquoi
nous sommes sans crainte lorsque les flots mugissent..." deviendra notre
expérience si nous sommes décidés à nous appuyer
non sur le sentiment de la présence de Dieu, mais sur la certitude de
sa présence.
"L'Eternel était ici. et je ne le savais pas." Dans les moments
critiques, demandons à Dieu de nous guider; mais gardons-nous de dire
sans cesse : "O Seigneur, conduis-moi dans telle ou telle direction."
Il est certain qu'il nous conduira. Si les décisions que le bon sens
nous dicte ne correspondent pas à la volonté de Dieu, Il nous
le fera comprendre. Restons alors en repos, et attendons que Sa Présence
Réelle nous éclaire.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La porte du royaume
21 Juillet
La porte du Royaume
Heureux ceux qui mendient l'Esprit. Matthieu 5, v. 3.
Prenons garde de ne pas voir avant tout en Jésus celui qui est venu
pour nous enseigner. Si Jésus-Christ n'est que cela, l'idéal qu'il
me propose, et qu'il m'est impossible de réaliser, sera pour moi comme
le supplice de Tantale. A quoi cela sert-il de dresser devant moi un idéal
inaccessible ? Je serais plus heureux si je ne l'avais jamais entrevu. A quoi
bon me dire qu'il faut que je sois ce que je ne pourrai jamais être : un
homme au coeur pur faisant plus que son devoir, parfaitement consacré
à Dieu ? Si je ne connais pas d'abord Jésus-Christ comme mon Sauveur,
son enseignement n'est pour moi autre chose qu'un idéal qui me désespère.
Mais lorsque je suis né de nouveau par l'Esprit de Dieu, je comprends
que Jésus n'est pas venu seulement pour enseigner. Il est venu pour réaliser
en moi l'idéal qu'il enseigne. La Rédemption implique que Jésus-Christ
peut créer dans toute âme d'homme les mêmes dispositions qui réglaient
sa propre vie, et c'est à des disciples ainsi disposés que s'adressent les
préceptes donnés par Dieu.
L'enseignement du Sermon sur la Montagne produit le désespoir chez l'homme
"naturel (psychique)", et c'est justement là le but que Jésus
cherche à atteindre. Aussi longtemps que dans notre orgueil nous nous
croyons capables de réaliser un tel idéal, Dieu nous laissera
buter contre un obstacle sur lequel nous nous briserons. Alors nous comprendrons
qu'il nous faut aller à Lui comme des mendiants, pour recevoir ses dons
: "Heureux ceux qui mendient l'Esprit." La première condition
d'entrée dans le Royaume de Jésus-Christ est de reconnaître
notre pauvreté, et notre incapacité absolue. Alors Jésus
peut dire : "Béni sois-tu !" Hélas! nous sommes lents
à reconnaître que nous sommes pauvres! Seule la connaissance de
notre misère rend possible en nous l'action de Jésus-Christ.
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"Tout pour qu'Il règne" - La sanctification (1)
22 Juillet
La sanctification (1)
Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification. I Thessaloniciens 4, v. 3.
Le côté de la mort - Dans la sanctification, Dieu agit en nous
sur deux plans : celui de la mort, et celui de la vie. Beaucoup d'entre nous
passent tellement de temps à s'occuper de la mort à eux-mêmes
qu'ils en deviennent sépulcraux. La sanctification est toujours précédée
d'un combat acharné, car en nous quelque chose s'oppose aux exigences
de Jésus-Christ. Dès que le Saint-Esprit nous révèle
en quoi consiste la sanctification, le combat s'engage. "Si quelqu'un vient
à moi, et ne hait pas... sa propre vie, il ne peut être mon disciple."
L'Esprit de Dieu, travaillant à ma sanctification, me dépouillera
de tout, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que "moi-même".
Suis-je prêt à me laisser ainsi dépouiller, à n'avoir
plus rien, ni amis, ni père, ni frère, ni intérêt
personnel, prêt pour la mort ? C'est la condition même de la sanctification.
Il n'est pas étonnant que Jésus ait dit : "Je ne suis pas
venu apporter la paix, mais l'épée." C'est là que
commence la lutte, et que beaucoup d'entre nous battent en retraite. Nous refusons
d'être participants de la mort de Jésus. "C'est une exigence
trop sévère, disons-nous, Il ne peut me demander cela".
Mais si! Notre Seigneur est un Maître sévère, et c'est bien
cela qu'Il nous demande.
Suis-je prêt à me dépouiller de tout, à n'avoir plus
rien que moi-même ? Suis-je décidé à ne pas tenir
compte de l'opinion que mes amis peuvent avoir de moi, ni de ma propre opinion
sur moi-même, pour déposer cet être dépouillé
entre les mains de Dieu ? C'est alors qu'Il me sanctifiera entièrement
et que mon coeur dépouillé n'aura d'autre préoccupation,
que celle de la gloire de Dieu.
Lorsque je demande à Dieu : "Seigneur, montre-moi en quoi consiste,
pour moi, la sanctification", il répondra à cette prière :
"Elle consiste à être uni à Jésus." La
sanctification n'est pas quelque chose que Jésus met en moi : c'est Lui-même
en moi.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La sanctification (2)
23 Juillet
La sanctification (2)
C'est par Lui que vous êtes en Jésus-Christ, qui, de par Dieu,
a été fait pour nous... sanctification. I Corinthiens 1, v. 30.
Le coté de la vie : le mystère de la sanctification, c'est que
toutes les perfections de Jésus-Christ me sont communiquées, non
pas graduellement, mais instantanément, dès que je saisis par
la foi cette promesse : "Jésus-Christ a été fait pour
moi sanctification." La sanctification n'est autre que la sainteté
de Jésus qui devient la mienne.
Le secret unique et merveilleux d'une vie sainte ne consiste pas à imiter
Jésus-Christ, mais à laisser les perfections de Jésus-Christ
se manifester d'elles-mêmes à travers ma faiblesse. La sanctification,
c'est "Christ en vous". C'est Sa Vie incomparable qui m'est communiquée,
par la foi, comme un don souverain de la grâce de Dieu. Suis-je prêt
à l'accepter ?
La sanctification met en moi les saintes qualités de Jésus-Christ.
C'est sa patience, son amour, sa foi, sa pureté, sa piété,
qui se manifestent dans toute âme sanctifiée. La sanctification
ne consiste pas à recevoir de Jésus la capacité d'être
saint, mais à recevoir de Lui Sa sainteté même : c'est lui-même
qui se manifeste en moi. Ce n'est pas une imitation de Jésus. Toutes
les perfections sont en Jésus-Christ, et le secret de la sanctification,
c'est que toutes ses perfections sont à ma portée. Lentement mais
sûrement, je commence à vivre une vie sainte et incomparablement
sereine, "gardé par la puissance de Dieu."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'intention et l'acte
24 Juillet
L'intention et l'acte
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous
n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Matthieu 5, v. 20.
Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n'est pas tant la bonté
de ses actes que la bonté de ses intentions; la grâce surnaturelle
de Dieu l'a transformé. La seule chose qui soit supérieure à
une bonne action, est une nature bonne. Jésus déclare : "Si
tu es mon disciple, ce n'est pas seulement ta conduite qui doit être
bonne, mais tes intentions, tes rêves, les moindres recoins de ton être."
Tu dois avoir des intentions si pures que le Tout-Puissant n'y trouve
rien à reprendre. Qui peut se tenir dans la lumière éternelle
de Dieu, sans que Dieu trouve en lui rien à reprendre ? le Fils de Dieu,
lui seul. Et Jésus-Christ proclame que, par sa Rédemption, il
peut mettre dans le coeur de tout homme ses propres dispositions, et le rendre
aussi pur et simple qu'un petit enfant. La pureté que Dieu réclame
est impossible à réaliser, à moins que mon être intérieur
ne soit régénéré par Jésus.
Personne ne peut se rendre pur en obéissant à des lois. Jésus-Christ
ne nous donne pas des règles et des ordonnances; ses enseignements sont
des vérités qui ne peuvent être mises en pratique que grâce
aux dispositions qu'il met en nous. Le grand miracle du salut de Jésus-Christ
est qu'il triomphe de l'hérédité! le chrétien reste
un homme, mais son ressort est changé.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Suis-je un de ces "heureux" ?
25 Juillet
Suis-je un de ces "heureux" ?
"Heureux les mendiants d'esprit...; heureux les affligés...;
heureux les doux...; heureux..." Matthieu 5, v. 3-10.
La première fois que nous lisons les enseignements de Jésus,
nous trouvons cela merveilleusement simple et évident, et nous ne nous
sentons pas vraiment concernés. Par exemple, les Béatitudes nous
paraissent être de beaux principes, faits pour des gens vivant loin du
monde, inadaptés à la vie moderne, hors du monde rude et affairé
dans lequel nous vivons. Cependant, nous découvrons bientôt que
les Béatitudes contiennent la dynamite du Saint-Esprit. Elles explosent
au contact direct des circonstances de notre vie. Lorsque le Saint-Esprit nous
rappelle une Béatitude, nous sommes mis en demeure de prendre une décision :
soit d'accepter, soit de refuser le bouleversement spirituel que produira l'obéissance
à ces paroles. C'est ainsi qu'agit le Saint-Esprit. Nous n'avons pas
besoin d'être né d'en-haut pour mettre en pratique les Béatitudes
dans leur sens littéral, c'est un jeu d'enfant. Par contre, leur interprétation
par le Saint-Esprit, qui les applique aux circonstances de notre vie, est le
rude labeur du chrétien fidèle.
L'enseignement de Jésus n'a rien de commun avec notre façon humaine
de comprendre la vie; c'est pourquoi, de prime abord, il nous étonne
et nous déconcerte. Nous devons progressivement adapter notre conduite
et nos paroles à ces préceptes, que le Saint-Esprit applique à
notre cas particulier. Le Sermon sur la Montagne n'est pas un recueil de lois
et de règlements; c'est une description de ce que le Saint-Esprit va
faire en nous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qu'il faut pour atteindre à la pureté
26 Juillet
Ce qu'il faut pour atteindre à la pureté
C'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les
adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages,
les calomnies... Matthieu 15, v.19.
Nous faisons de notre ignorance une garantie de notre innocence; puis nous
considérons notre innocence comme une garantie de notre pureté.
Lorsque nous entendons les rudes affirmations de notre Seigneur, nous nous récrions :
"Mais je n'ai jamais éprouvé dans mon coeur aucune de ces
horreurs!" Nous n'admettons pas ce que Jésus met ici en évidence.
De deux choses l'une : Jésus-Christ est réellement l'autorité
suprême qui sonde le coeur humain, ou il n'est pas digne d'intérêt.
Suis-je prêt à croire à son divin discernement, ou est-ce
que je me complais dans ma naïve ignorance ? Le jour où ce sentiment
d'innocence se dissipera, je découvrirai avec crainte toutes les possibilités
de mal qui sont en moi. Tant que je me retranche derrière une innocence
illusoire, je vis dans un paradis chimérique. Si je ne me suis jamais
conduit comme un criminel, c'est à la fois mon manque de courage et les
usages de la société civilisée qui m'en ont empêché!
Mais quand Dieu met à nu mon coeur, le diagnostic de Jésus se
vérifie.
Le seul secours possible est alors dans la Rédemption de Jésus-Christ.
Si je m'abandonne à lui, les abominations dont mon coeur est capable
ne peuvent jamais se manifester. La véritable pureté est un sommet
trop élevé pour que je puisse l'atteindre par mes propres efforts;
mais lorsque le Saint-Esprit vient habiter en moi, il remplit mon coeur de l'Esprit
saint qui est pureté absolue.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Pour connaître Dieu
27 Juillet
Pour connaître Dieu
Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu. Jean 7, v. 17.
La condition essentielle pour comprendre les vérités spirituelles, n'est pas
l'intelligence, mais l'obéissance. Si quelqu'un veut acquérir des connaissances
scientifiques, il y parviendra s'il est animé de la curiosité intellectuelle.
Mais celui qui veut approfondir l'enseignement de Jésus-Christ n'y parviendra
qu'en obéissant. Lorsque je n'y vois pas clair, cela vient certainement de ma
résistance intérieure sur un point particulier. L'obscurantisme, au plan intellectuel,
a pour cause l'ignorance; mais lorsque je refuse d'obéir, je provoque en moi des
ténèbres spirituelles.
Quand Dieu nous parle personnellement, il attend de nous une prompte obéissance
à sa parole. Si nous désobéissons, ne nous étonnons pas de ne pas faire de progrès
spirituels. Si tu présentes ton offrande à l'autel, dit Jésus, et que là tu te
souviennes que ton frère a quelque chose contre toi... ne m'adresse plus une seule
parole, mais va d'abord régler cette question. L'enseignement de Jésus nous touche
au point sensible. On ne peut pas tromper le Seigneur un seul instant. Il veut
faire notre éducation dans les moindres détails. L'Esprit de Dieu nous fait découvrir
notre suffisance : il nous rend attentifs à ce que nous n'avions jamais su voir.
Lorsque Jésus, par sa parole, éveille votre esprit sur un point particulier,
ne vous esquivez pas. Vous deviendriez sur le plan religieux un fumiste. Il y a
des ordres de Dieu qui vous font hausser les épaules, qui vous semblent sans importance.
Attention! C'est justement ce qui vous empêche de faire des progrès spirituels.
Va d'abord... Au risque de passer pour un fanatique, obéissez aux ordres que Dieu
vous a donnés.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Obéir, oui! Mais après ?
28 Juillet
Obéir, oui! Mais après ?
Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans
la barque et à passer avant lui de l'autre côté. Marc 6,
v. 45 à 52.
Nous avons tendance à nous imaginer que, si Jésus-Christ nous
oblige à faire quelque chose, l'obéissance nous conduira vers
un succès éclatant. Ne croyons jamais que le plan de Dieu est
de nous accorder les succès dont nous rêvons; il est possible que
ses intentions soient juste à l'opposé des nôtres. Nous
croyons que Dieu nous conduira dans une direction particulière, vers
le but que nous désirons atteindre, et nous faisons erreur. Le fait d'atteindre
tel ou tel but n'est qu'un incident de parcours. Notre état présent,
où nous ne voyons qu'un moyen, est aux yeux de Dieu un aboutissement.
Comment est-ce que je m'imagine les desseins de Dieu à mon égard
? Sa pensée est que je dépende entièrement de lui et de
sa puissance. Si je reste calme et serein au milieu du tourbillon de la vie,
Dieu a atteint son but. Il désire que je puisse voir Jésus marchant
sur les eaux, sans aucun rivage en vue, sans autre but, sans autre certitude
que celle-ci : tout est bien puisque je le vois là, devant moi, marcher
sur les flots. C'est ma manière de vivre et non le but de ma vie qui
glorifie Dieu.
L'entraînement auquel Dieu me soumet n'est pas pour tout à l'heure,
il est pour maintenant. Son dessein concerne la minute présente, et non
un avenir problématique. Nous avons à lui obéir sans nous
inquiéter des conséquences possibles. Ce qui, pour les hommes,
est une préparation en vue de l'avenir, est pour Dieu un aboutissement.
Le but de Dieu est de m'apprendre à reconnaître qu'il peut, Lui,
marcher aujourd'hui sur les eaux tourmentées de mon existence. Si nous
avons en tête un but plus lointain, nous nous désintéressons
du présent. Comprenons donc que Dieu veut notre obéissance. Chaque
instant nous deviendra précieux.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Que voyez-vous dans les nuées ?
29 Juillet
Que voyez-vous dans les nuées ?
Voici, il vient avec les nuées. Apocalypse 1, v. 7.
Les nuées, dans la Bible, sont toujours en rapport avec Dieu. Les nuées,
ce sont ces douleurs, ces chagrins, ces épreuves dans notre vie ou dans
celle des autres, qui semblent démentir la souveraineté de Dieu.
Mais c'est précisément par ces épreuves que l'Esprit de
Dieu nous enseigne à marcher par la foi. Si notre vie était sans
nuages, nous n'aurions point de foi. " Les nuées ne sont que des
poussières qui tombent des pieds de notre Père "..., elles
nous prouvent qu'Il est là. Quelle révélation lorsqu'on
comprend que les peines, les pertes, les souffrances, ne sont que des nuées
qui environnent notre Dieu! Dieu est toujours environné de nuées,
Il ne vient jamais à nous dans toute Sa splendeur.
Il n'est pas tout à fait exact de dire que Dieu veut, au travers de
nos épreuves, nous apprendre quelque chose; au contraire, par chaque
nuage qu'Il envoie, Il veut nous désapprendre quelque chose. En nous
couvrant de Sa nuée, Dieu cherche à simplifier notre foi, jusqu'à
ce que nous soyons à son égard comme des enfants. Il veut établir
une relation directe entre Lui et nous, et ainsi tout le reste sera dans l'ombre.
Tant qu'il n'en sera pas ainsi, je continuerai à être enveloppé
de nuages et d'obscurité. Qu'en est-il ? Mes relations avec Dieu sont-elles
devenues plus simples et plus naturelles qu'auparavant ?
Il y a un lien direct entre les voies étranges par lesquelles Dieu nous
conduit, et ce que nous savons de Lui. Apprenons à interpréter
les énigmes de la vie à la lumière de ce que nous savons
de Dieu. Tant que nous ne pouvons pas regarder en face les situations les plus
sombres sans rien perdre de notre confiance en Dieu, nous ne Le connaissons
pas vraiment.
"Ils eurent peur en entrant dans la nuée." Qui est avec vous
dans la nuée ? Elle deviendra plus sombre si c'est un autre que "Jésus
seul".
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"Tout pour qu'Il règne" - La désillusion bienfaisante
30 Juillet
La désillusion bienfaisante
Jésus ne se fiait point à eux... car il savait ce qui était
dans l'homme. Jean 2, v. 24-25.
Après une désillusion, je ne me trompe plus sur le compte des
autres; je suis sur mes gardes, au risque de devenir cynique, dur, plus sévère
que de raison. Mais la désillusion bienfaisante, celle qui vient de Dieu,
nous fait voir les hommes et les femmes tels qu'ils sont, sans que des pensées
cyniques ou des paroles piquantes ou amères nous viennent à l'esprit.
Beaucoup de nos malheurs viennent des illusions que nous nous faisons. Nous
ne nous comportons pas avec les autres d'après ce qu'ils sont véritablement,
mais d'après les idées que nous nous faisons à leur sujet.
Tout nous apparaît merveilleux et parfait, ou bien mesquin et exécrable,
suivant l'idée que nous nous sommes forgée.
Le refus de perdre ses illusions est la cause de la plupart des souffrances
de l'existence. Voici ce qui se produit : si nous aimons une créature
humaine sans aimer Dieu, nous attendons de l'être aimé toutes les
perfections. Lorsque notre attente est déçue, nous devenons cruels
et méchants, sans nous rendre compte que nous attendons de lui plus qu'il
ne peut nous donner. Il n'y a qu'un être au monde qui puisse satisfaire
tous les besoins de notre coeur blessé : c'est le Seigneur Jésus-Christ.
Si Jésus nous paraît juger si sévèrement toute affection
humaine, c'est qu'il sait bien que toute affection qui n'est pas fondée
sur notre amour pour lui aboutit nécessairement au désastre. Notre
Seigneur ne se fiait à aucun homme, et cependant il ne fut jamais soupçonneux
ni amer. Sa confiance en Dieu et en sa grâce était telle qu'il
ne désespérait de personne. Par contre, si nous plaçons
notre confiance dans les hommes, nous en arriverons à désespérer
de tous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Jusqu'à ce que nous soyons entièrement à Lui
31 Juillet
Jusqu'à ce que nous soyons entièrement à Lui
Il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous
soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. Jacques 1, v. 4.
Sur le plan moral et spirituel, beaucoup d'entre nous sont "bien"
dans l'ensemble, mais négligents sur un point particulier. Cela ne vient
pas précisément du péché, mais plutôt des
traces de notre ancienne vie. Or, être négligent est une offense
au Saint-Esprit. Il ne devrait y avoir dans notre vie aucun "laisser-aller",
ni dans la façon dont nous mangeons et buvons, ni dans notre
manière d'adorer Dieu.
Non seulement nous devons avoir à l'égard de Dieu l'attitude
intérieure qui convient, mais l'expression extérieure de notre
piété doit être irréprochable. Dieu ne laissera rien
passer, il voit tous les détails. Cent fois, s'il le faut, il reviendra
sur notre point faible. Il ne se lasse jamais, jusqu'à ce que nous ayons
compris la leçon, car il nous veut accomplis.
Il peut s'agir d'un instinct incontrôlé : avec patience, avec persévérance,
Dieu revient sur ce point particulier. Peut-être avons-nous l'habitude
de laisser notre esprit vagabonder; peut-être sommes-nous égoïstement
individualistes. Dieu travaille à nous délivrer de la moindre
chose qui en nous n'est pas parfaite.
Après avoir contemplé les merveilles de la Rédemption,
nos coeurs sont pleins d'amour pour Dieu. La manière merveilleuse dont
il a travaillé en nous nous prouve que dans l'ensemble, nous sommes en
règle avec lui. "Maintenant", dit l'Esprit par la bouche
de Jacques, "que votre patience soit rendue parfaite". Attention
au laisser-aller qui nous fait dire : " Oh! ça peut aller"!
Dans quelque domaine que ce soit, Dieu dénoncera avec insistance ce
qui ne va pas, jusqu'à ce que nous soyons entièrement à
lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment Dieu procède-t-il ?
1er Août
Comment Dieu procède-t-il ?
Quand il nous demande de tout laisser, il vient nous remplacer lui-même.
Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à
ses disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans
les villes du pays. Matthieu 11 , v. 1.
Quand Dieu vous dit : "partez", et que vous restez chez vous, parce
que vous êtes préoccupé par ceux que vous laissez à
la maison, vous les privez de l'enseignement de Jésus en personne. Mais
si vous obéissez et laissez à Dieu toutes les conséquences,
il ira lui-même enseigner les vôtres; tant que vous refusez d'obéir,
vous êtes un obstacle sur leur chemin. Faites bien attention, lorsque
vous opposez ce que vous appelez votre devoir aux commandements précis
du Seigneur, disant : "Je sais que Dieu m'a appelé à partir,
mais mon devoir me retient ici." C'est la preuve que vous ne croyez pas
à la parole de Jésus. Quand il nous demande de ne plus enseigner,
il enseigne à notre place.
Maître..., si tu le veux, je dresserai ici trois tentes... Matthieu 17, v. 4.
Jouons-nous au directeur spirituel ? Dieu ne peut-il plus atteindre ceux que
nous instruisons à cause de la place que nous prenons ? Taisons-nous,
gardant l'esprit en éveil, Dieu veut nous faire contempler son Fils,
il veut transformer nos moments de prière en "montagnes de la transfiguration",
et nous l'en empêchons. Si nous sommes convaincus que Dieu agira
d'une certaine manière, il nous surprendra en n'agissant plus jamais
comme cela.
Quand il nous ordonne d'attendre, c'est lui qui agit.
Restez dans la ville... jusqu'à ce que...
Sachez attendre et Dieu agira. Mais attendez sans impatience, avec sérénité.
Etes-vous assez détaché de vos expériences spirituelles pour vous attendre à Dieu ?
Attendez calmement, dans une obéissance active.
Lorsque les choses se passent
de cette manière-là, il est rare que nous y discernions l'action de Dieu.
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"Tout pour qu'Il règne" - La discipline par les difficultés
2 Août
La discipline par les difficultés
Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu
le monde. Jean 16, v. 33.
On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance
de toute épreuve. Ce qu'elle apporte, c'est la délivrance dans
l'épreuve, ce qui est tout différent. "Heureux celui que
le Très-Haut admet en sa présence... pour qu'il habite dans ses
parvis... là, aucun malheur ne l'atteindra" - aucun fléau ne
peut vous atteindre dans l'intimité de Dieu.
L'enfant de Dieu n'échappe pas aux épreuves, mais Jésus
vous dit de ne pas en être surpris : "Vous aurez des tribulations
dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde - ne vous laissez effrayer
par rien." Certains qui, avant leur conversion, n'auraient pas songé
à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés
de nouveau, des "faiseurs d'embarras", car ils se font une fausse
idée de la vie d'un racheté.
Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure
que nous triomphons. L'effort même nous communique une force. S'il n'y
a pas d'effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez
à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous
les donnera pas, tant que vous n'accepterez pas l'épreuve. Dès
que vous ferez face à l'épreuve, vous recevrez la force. Surmontez
votre crainte, allez de l'avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l'arbre
de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s'épuise. Mais,
Quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort.
Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l'heure,
mais il nous les donne pour l'effort du moment présent. Nous sommes tentés
d'affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun.
Mais l'enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l'écrasent,
car il sait que Dieu peut accomplir l'incroyable.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La contrainte souveraine de Dieu
3 Août
La contrainte souveraine de Dieu
"Voici, nous montons à Jérusalem." Luc 18, v. 31.
Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus,
le sommet de son obéissance à la volonté du Père.
"...Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de
Celui qui m'a envoyé." C'était la pensée dominante
du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient
de ce but. "Jésus prit la résolution de se rendre à
Jérusalem."
La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c'est que nous
aussi nous montons "à Jérusalem", pour accomplir la
volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l'homme ait
des ambitions personnelles; mais le chrétien ne poursuit aucun but personnel.
On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ,
de se décider à être chrétien, de décisions
pour ceci ou cela; mais dans le Nouveau Testament, c'est la volonté souveraine
de Dieu qui est mise au premier plan. "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi;
mais moi, je vous ai choisis..." (Jean 15, v. 16). Nous ne sommes pas
appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais
à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n'avons aucune idée
du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair.
Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible, parce que
notre vue est trop courte pour voir ce qu'Il a en vue.
Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées
à nous sur le but que Dieu se propose : "Je suis fait pour aller
ici, ou pour aller là-bas, Dieu m'a appelé à telle
oeuvre précise", et nous nous mettons en route; nous travaillons
et pendant ce temps l'appel souverain de Dieu continue à se faire entendre.
Le travail que nous faisons ne sert à rien; il n'a pas plus de valeur
qu'un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la
volonté de Dieu. "Il prit avec lui les Douze." Il nous prend
sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.
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"Tout pour qu'Il règne" - Compagnons de Dieu
4 Août
Compagnons de Dieu
"Jésus prit les douze auprès de lui." Luc 18, v. 31.
Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ? "Il a manqué de
sagesse en me choisissant, dites-vous, je n'ai aucune valeur". C'est justement
pour cela qu'il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu
ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à
poursuivre. Mais si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute
votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour "aller à
Jérusalem", et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n'a
pas à vous consulter.
Nous nous imaginons qu'un homme qui a des qualités naturelles fera,
à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce
ne sont pas nos dons, mais notre dénuement. Non ce que nous apportons,
mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère,
notre savoir, notre expérience - tout cela compte pour rien. La seule
chose qui compte, c'est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte
de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez I Corinthiens 1, 26-30). Dieu
prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne
peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens,
ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles
de Dieu. Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit
porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient
à l'altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre.
L'essentiel dans notre vie spirituelle n'est pas le travail que nous faisons,
mais notre relation avec Dieu et l'atmosphère qui en résulte.
C'est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c'est bien
celle qui est la plus négligée.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'appel déconcertant
5 Août
L'appel déconcertant
Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : "Tout ce
qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils
de l'homme s'accomplira..." Mais ils ne comprirent rien à cela...
Luc 18, vv. 31-34.
Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à
la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à
mort - et cela leur brisera le coeur. La vie de Jésus-Christ fut,
au point de vue humain, un désastre, mais un immense triomphe aux yeux
de Dieu; Ses desseins ne sont pas nos desseins.
L'appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies.
Cet appel ne peut être formulé explicitement; il va de soi. Il
est comme l'appel de la mer, que personne n'entend, sauf celui qui est né
marin. On ne peut pas définir clairement l'appel de Dieu, car il nous
appelle à être ses compagnons, pour un but connu de Lui seul; et
le signe que nous sommes appelés, c'est justement croire que Dieu sait
ce qu'Il fait. Ce qui nous arrive n'est jamais le fruit du hasard, mais correspond
entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser
ses desseins.
Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu'il
nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner.
A mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient
plus simple, parce que nous cessons de nous demander : "Pourquoi Dieu permet-il
ceci ou cela ?" Toute la scène est dominée par la souveraineté
de Dieu. Nos destinées sont dans Sa Main. Un chrétien est un homme
qui se fie à l'intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à
la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et
la sérénité qui doivent caractériser l'enfant de
Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La croix et la prière
6 Août
La croix et la prière
En ce Jour-là, vous demanderez en mon nom. Jean 16, v. 26.
Nous avons beaucoup trop l'habitude de considérer la croix comme une
épreuve dont nous devons triompher : mais nous ne pouvons en triompher
que si nous l'acceptons. La croix ne signifie pour nous qu'une seule chose :
l'identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette
union se réalise avant tout dans la prière.
"Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui
demandiez." Alors, pourquoi demander ? C'est que la prière ne doit
pas avoir pour but d'obtenir de Dieu des exaucements; la prière est
la parfaite et complète communion avec Lui. Si nous prions pour être
exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond
toujours, mais pas toujours comme nous l'attendons, et nos moments d'irritation
"spirituelle" prouvent que nous refusons d'être unis à
Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer
que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins
de la grâce de Dieu.
"Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père
lui-même vous aime". Etes-vous parvenu à un tel degré
d'intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu'un avec
celle de Jésus ? En "ce jour-là", Sa Vie sera devenue
votre vie.
Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière,
n'essayez pas d'en accuser quelqu'un d'autre que vous. C'est là un piège
de Satan. Vous découvrirez qu'il y a une raison, et ce sera une profonde
leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d'autre.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La prière dans la maison du Père
7 Août
La prière dans la Maison du Père
Ne saviez-vous pas que je dois être dans la Maison de mon Père
? Luc 2, v. 49.
L'enfance du Seigneur ne fut pas un "âge mûr" prématuré;
elle est un état éternel. Suis-je un enfant de Dieu, innocent
et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ? Est-ce que je me considère
comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le Fils de Dieu vit
en moi, comme dans la maison de son Père ?
Dieu est la réalité permanente, et chaque moment de la vie m'apporte
ses ordres. Suis-je toujours en contact avec la réalité divine,
ou bien est-ce que je prie seulement quand les choses vont mal ? J'ai à
m'identifier au Seigneur dans une sainte communion, une communion dont plusieurs
n'ont aucune idée. "Je dois m'occuper des affaires de mon Père"
- vivre, maintenant, dans Sa Maison.
Appliquez cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie
est-elle un reflet de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement
un enfant de Dieu, parlant librement et continuellement à son Père,
et convaincu que tout ce qui vous arrive vient de Lui ? Le Fils éternel
habite-t-il en vous comme dans la Maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle
à travers vous, sur votre famille, sur votre travail, sur votre entourage
? Avez-vous été surpris par les circonstances que vous traversez
? Ne vous en inquiétez pas, cela fait partie de l'oeuvre que le Fils
de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification. Laissez-le faire, restez
seulement en communion parfaite avec Lui.
La Vie de votre Seigneur doit devenir votre vie; il faut qu'Il vive et agisse
en vous comme Il agissait et vivait au milieu des hommes.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Prier pour honorer le Père
8 Août
Prier pour honorer le Père
Le saint enfant qui naÎtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Luc
1, v. 35.
Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun
de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et
sa communion avec le Père. C'est Dieu qui fait naître en moi son
Fils. Etant devenu enfant de Dieu, j'ai le droit de regarder mon Père
en face. Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens :
"Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous
pas que je dois m'occuper des affaires de mon Père ?" Quelles que
soient les circonstances, le saint, l'innocent, l'éternel Enfant divin
doit rester en communion avec son Père.
Ai-je assez de simplicité pour m'identifier ainsi avec le Seigneur ?
Poursuit-il en moi son oeuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé
en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d'aujourd'hui, une clameur s'élève :
"A mort le Fils de Dieu!" Il n'y a plus de place pour lui, plus
aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.
Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le
diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait
aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi,
atteignent-elles le but qu'il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime
des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous :
"Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La prière que Dieu écoute
9 Août
La prière que Dieu écoute
Père, je te rends grâce de ce que tu m'as exaucé ! Jean
11, v. 41.
Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu'un avec celle de son
Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son
Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller
à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel.
"Votre corps est le temple du Saint-Esprit", la "Bethléem"
où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire
en moi ce qu'Il désire ? L'absolue simplicité de la vie du Fils
de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis
confronté aux difficultés de la vie, puis-je m'appuyer sur la
prière du Fils éternel parlant à son Père ? "En
ce jour-là, vous demanderez en mon Nom...", dit Jésus. De
quel jour s'agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m'a
fait réellement un avec mon Seigneur .
Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de
votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ? Que dans votre vie spirituelle,
ce qu'on appelle "le bon sens" ne mette jamais le Fils de Dieu à
l'écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature
humaine, mais ce n'est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition
surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra
jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables
de connaître et d'adorer Dieu, tant qu'elles n'ont pas été
transfigurées par la Présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel
doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à
Jésus, afin qu'Il puisse agir à travers nous. Sommes-nous soumis
à Jésus-Christ pour que "Sa Vie se manifeste dans notre
chair mortelle" ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le chrétien et la souffrance
10 Août
Le chrétien et la souffrance
Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs
âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. 1 Pierre
4, v. 19.
Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté
de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun
chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même; comme
Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un
chrétien ne doit jamais s'immiscer dans la vie d'un autre chrétien,
pour interrompre la discipline de la souffrance.
Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira,
réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui
s'apitoient sur nous; ceux-là, au contraire, gênent notre marche,
car en nous plaignant ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien
ne peut comprendre un autre chrétien que s'il se tient tout près
du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie,
aussitôt nous pensons : "Dieu me traite durement." C'est pourquoi
Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16,
v. 23). Ne calomnions pas Dieu; il est facile de le faire car Dieu ne se défend
pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait
le besoin qu'on s'apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie
des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre
ne pouvait comprendre son coeur. Il ne cherchait de sympathie qu'auprès
de son Père et des anges du ciel (Luc 15, v.10).
Remarquez que Dieu semble parfois "gaspiller" ses serviteurs. Au
point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent
inutiles. Nous disons : "Dieu me veut ici parce que je suis tellement utile!"
Mais Dieu place ses serviteurs là où ils pourront Le glorifier;
et nous n'avons pas à en juger nous-mêmes : Il sait ce qu'il fait.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'expérience qui nous forme
11 Août
L'expérience qui nous forme
Elisée ne vit plus Elie. 2 Rois 2, v. 12.
Vous avez le droit de vous appuyer sur Elie, celui que Dieu vous a donné
pour vous guider, mais n'oubliez pas que le jour viendra où il vous sera
enlevé. Vous vous dites : "Mais je ne peux pas poursuivre ma route
sans Elie", pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui
.
Elisée est seul pour passer le Jourdain (v. 14), symbole de la séparation.
Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien,
sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place.
Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert
à rien de dire : "Je n'y arriverai pas." Vous êtes
confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire
face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.
Elisée est seul à Jéricho (v. 15), où Elie avait
fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de
mettre Dieu à l'épreuve. Mais si vous restez fidèle à
ce que vous avez appris avec Elie, Dieu vous accordera un signe de Sa Présence.
Elisée est seul à Béthel (v. 23). Là, vous non plus
ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, c'est la Sagesse de Dieu
qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer,
où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme, demeurez
fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera
de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce
que "votre Elie" vous a enseigné, mais ne cherchez plus son
secours. Servez-vous de son manteau, et priez. Prenez la résolution de
vous confier en Dieu seul.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Se reposer en Dieu
12 Août
Se reposer en Dieu
Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? Matthieu 8, v. 26.
Quand nous avons peur, nous crions à Dieu instinctivement, mais le Seigneur
a le droit d'exiger que ceux qui invoquent son Nom aient en lui une confiance
intelligente. Dieu s'attend à ce que ses enfants aient une telle confiance
en Lui, que d'autres puissent toujours compter sur eux dans les moments difficiles.
Hélas! Notre confiance en Dieu ne va que jusqu'à un certain point;
ensuite nous retombons dans la mentalité des incrédules qui, affolés,
crient vers lui, lorsqu'ils sont à bout de ressources. Une telle attitude
témoigne de notre manque de confiance. Il paraît dormir, et nous
ne voyons rien d'autre que les vagues qui déferlent sur nous.
"Gens de peu de foi!" Quel cinglant reproche pour les disciples!
"Une fois de plus vous n'avez pas compris!" Et quel reproche nous
frappe nous aussi, quand nous comprenons soudain que nous aurions pu remplir
de joie le coeur de Jésus, en gardant en lui une confiance absolue.
A certains moments de la vie tout paraît calme et tranquille. Nous faisons
de notre mieux, avec nos forces humaines; mais c'est lorsque la tempête
arrive qu'on voit tout de suite sur quel appui nous comptons. Si nous avons
appris à adorer Dieu et à nous fonder sur Lui, la tempête
révèlera que nous pouvons résister sans être brisés.
Nous avons fréquemment parlé de la sanctification - comment la
résumer ? Elle doit nous amener à nous reposer en Dieu, c'est-à-dire
nous unir à Lui parfaitement. Par là non seulement nous serons
irréprochables à ses yeux, mais nous lui donnerons aussi une joie
profonde.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - N'éteignez pas l'Esprit
13 Août
N'éteignez pas l'Esprit
N'éteignez pas l'Esprit. I Thessaloniciens 5, v. 19.
La voix de l'Esprit est aussi douce que la brise, si légère
qu'on ne peut la percevoir que si l'on vit en communion parfaite avec Dieu.
Les avertissements de l'Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire
douceur, et si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous
ne l'entendrons pas, et notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements
nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l'enfant de
Dieu peut le percevoir.
Si en rendant votre témoignage vous revenez toujours sur le passé
en disant : "Tel jour, il y a bien des années, j'ai été
sauvé", alors prenez garde! En effet, en marchant dans la lumière
de Dieu vous n'avez nul besoin de revenir en arrière, vous vivez maintenant
une merveilleuse communion avec Dieu. Mais si vous n'êtes plus dans la
Lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de
souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. N'essayez
pas de camoufler par le souvenir d'expériences passées, un refus
actuel de marcher dans la lumière. Quand l'Esprit vous avertit, arrêtez-vous
et redressez ce qui est tortueux, sinon, inconsciemment vous l'attristeriez.
Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté
la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle
épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous
sentirez moins vivement la présence de Dieu et l'humiliation de ne pas
lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi
l'Esprit, le moment viendra où l'épreuve cessera parce que vous
aurez attristé et éloigné l'Esprit. Mais si vous triomphez
de l'épreuve, l'heure viendra où vous pourrez chanter à
Dieu un cantique de louanges! N'ayez aucune pitié pour ce qui déplaît
à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez
en souffrir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Châtiment
14 Août
Châtiment
Ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage
lorsqu'il te reprend. Hébreux 12, v. 5.
Rien n'est plus facile que d'éteindre l'Esprit; nous le faisons en méprisant
le châtiment du Seigneur, en perdant courage quand il nous reprend. Si
nous n'avons qu'une expérience superficielle de la sanctification, nous
prenons l'apparence pour la réalité; et quand l'Esprit de Dieu
commence à nous avertir, nous disons : "Cela doit venir du diable!"
N'éteignez pas l'Esprit, et ne le méprisez pas quand il vous
dit : "Ne continue pas à être aveugle sur ce point; tu n'es
pas aussi avancé que tu le crois. Jusqu'ici, il ne m'a pas été
possible de te le révéler, mais je le fais maintenant."
Quand le Seigneur vous corrige ainsi, soumettez-vous à lui docilement.
Laissez-le rétablir entre vous et lui des relations normales.
"Ne perds pas courage quand il te reprend." Nous nous mettons à
bouder Dieu, et nous disons : "Ce n'est pas ma faute. J'ai prié,
et les choses ont mal tourné; je vais tout abandonner." Réfléchissez
à ce qui arriverait si nous parlions ainsi, dans n'importe quel autre
domaine de la vie!
Suis-je prêt à laisser Dieu me saisir par sa puissance, et faire
en moi une oeuvre digne de Lui ? La sanctification n'est pas ce que je veux
que Dieu fasse pour moi; mais bien ce que Dieu veut faire pour moi selon sa
propre pensée. Il faut qu'il amène mon âme et mon esprit
à une soumission telle que, coûte que coûte, je le laisserai
libre de me sanctifier totalement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Les signes de la nouvelle naissance
15 Août
Les signes de la nouvelle naissance
Il faut que vous soyez engendrés d'En-Haut. Jean 3, v. 7.
La réponse à la question : "Comment un homme peut-il naître,
quand il est vieux ?", est : "Quand il est assez vieux pour mourir",
c'est-à-dire, pour renoncer à ses prétendus droits,
à ses vertus, à sa religion, à tout, pour recevoir en lui
une vie qu'il ne connaissait pas auparavant. La vie nouvelle se manifeste par
une métamorphose de la pensée consciente, et une inconsciente sainteté.
"A tous ceux qui l'ont reçu..." (Jean 1, v. 12). Ma connaissance
de Jésus est-elle née en moi d'une intuition spirituelle et personnelle,
ou bien est-ce seulement ce que j'ai appris en écoutant les autres ?
Ai-je quelque chose dans ma vie qui me rattache directement au Seigneur Jésus
comme à mon Sauveur personnel ? C'est là l'assise de toute vie
spirituelle. Etre engendré d'En-Haut, c'est voir Jésus.
"Si un homme n'est engendré d'En-Haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu"
(Jean 3, v. 3). Est-ce que je recherche les signes du Royaume, ou est-ce que
je perçois la volonté de Dieu ? Grâce à la nouvelle
naissance une vision nouvelle me permet de discerner la volonté de Dieu.
Son règne existe de tout temps, et tient à la nature même
de Dieu; mais maintenant que je participe à sa nature, je le discerne
clairement.
"Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché"
(1 Jean 3, v. 9). Est-ce que je m'efforce de ne plus pécher, ou est-ce
que vraiment je ne pèche plus ? Etre né de Dieu, c'est avoir reçu
un pouvoir surnaturel de Dieu, pour ne plus pécher. La Bible ne demande
pas : " Un chrétien peut-il encore pécher ?" Elle affirme
catégoriquement : un chrétien ne pèche pas. La nouvelle
naissance a pour résultat que nous ne pratiquons pas le péché;
non seulement nous avons reçu le pouvoir de ne pas pécher, mais
nous avons cessé de pécher. 1 Jean 3, v. 9, ne signifie pas que
nous ne pouvons plus pécher; cela veut dire que si nous obéissons
à la vie nouvelle que Dieu a mise en nous, le péché n'a
plus de pouvoir sur nous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Me connaît-il ?
16 Août
Me connaît-il ?
Il appelle par leur nom les brebis... Jean 10, v. 3.
Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement
mépris sur son compte ? (Jean 20, v. 17) Il est possible de connaître
à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître
Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas
sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle
? Elle ne savait rien de la doctrine. N'importe quel Pharisien aurait pu aisément
se moquer d'elle sur ce point, mais il n'aurait pu ébranler cette certitude :
Jésus avait chassé d'elle sept démons. Cependant ce bienfait
n'était rien auprès de sa personne-même. Marie vit Jésus
debout, près d'elle, mais elle ne savait pas que c'était Lui...
; dès qu'elle entendit sa voix, elle sut qu'elle avait déjà
rencontré Celui qui parlait, et elle cria : "Maître!"
Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté
à douter ? (Jean 20, v. 27) Ai-je eu des doutes sur un point particulier
de l'action de Jésus ? Une expérience dont d'autres auraient rendu
témoignage, mais que je n'ai pas faite moi-même ? Les autres disciples
dirent à Thomas qu'ils avaient vu Jésus, mais il persista dans
le doute : "Si je ne vois... je ne croirai pas" (Jean 20, v. 25).
Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus
accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d'avance.
Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions "Mon
Seigneur et mon Dieu!"
Jésus me connaît-il, même quand je l'ai égoïstement
renié ? (Jean 21, v. 15 à 17) Pierre avait renié Jésus
avec des serments et des imprécations; et cependant, après la
résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna,
d'abord en particulier, puis devant les autres. "Seigneur, tu sais que
je t'aime!"
Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise
le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Avez-vous perdu courage ?
17 Août
Avez-vous perdu courage ?
Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as..., puis viens et suis-moi.
Luc 18, v. 22.
"Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles..." Avez-vous
jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez
non, je me demande si vous l'avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ
nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment;
quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment
dures.
Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme
de faire ce qu'il lui avait dit; il n'a pas essayé de le garder près
de lui. Il lui a simplement dit : "Vends tout ce que tu as, puis viens,
et suis-moi." Notre Seigneur ne supplie ni ne cajole, jamais il n'essaie
de séduire : Il dit simplement les paroles les plus sévères
que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s'en tient là.
Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M'a-t-il parlé,
à moi personnellement, et l'ai-je écouté avec toute mon
attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d'autres, mais
quelque chose qui était bien pour moi. Cet homme comprit ce que Jésus
disait, il l'entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le coeur.
Il partit, non pas révolté, mais tout triste, entièrement
découragé. Il était venu à Jésus plein d'ardeur,
et la parole de Jésus le glaça; sa piété enthousiaste
céda au découragement. Et Jésus n'insista pas, il le laissa
partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été
entendue, elle portera du fruit, tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs
d'entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais si nous revenons
à l'obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Muet de tristesse
18 Août
Muet de tristesse
Lorsqu'il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était
très riche. Luc 18, v. 23.
Le jeune homme riche s'en alla muet de tristesse; il n'avait rien à
dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair : aucun doute possible.
Cela produisit en lui une tristesse si grande qu'il était sans paroles.
Etes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé
sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés,
vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous
été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera
pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répètera
simplement : "Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions."
"Vends tout ce que tu as..." Dépouillez-vous moralement
devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous
à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour
soumettre notre volonté à celle de Dieu. Etes-vous plus attaché
à votre propre idée des exigences de Jésus, qu'à
lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus
à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse.
Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement
accepté sauf par ceux qui ont reçu Sa Nature. N'atténuez
jamais la sévérité d'une parole de Jésus.
Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers : dans l'orgueil d'être
pauvre, de n'être rien, ou bien d'être quelqu'un. Chacune de ces
fausses richesses m'empêchera d'être le disciple de Jésus.
Il faut que je me dépouille de tout, même de l'orgueil du dépouillement.
Le découragement n'est qu'un égoïsme déçu.
La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une
forme d'égoïsme.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous préoccupé de vous-même ?
19 Août
Etes-vous préoccupé de vous-même ?
Venez à moi. Mat. 11, v. 28.
Dieu veut que notre vie ait pour centre Jésus-Christ; mais nous subissons,
par moments, des pressions extérieures, et nous retombons alors dans
l'introspection, dont nous pensions être délivrés. Cette
préoccupation de nous-mêmes est la première chose qui vient
troubler la plénitude de notre vie en Dieu, et elle provoque une lutte
continuelle. La préoccupation de nous-mêmes n'est pas un péché;
elle peut résulter d'un tempérament nerveux, ou du choc inopiné
de circonstances nouvelles. La volonté de Dieu, c'est que nous soyons
parfaits en lui (parfaits = complets, complétés... par Lui).
Tout ce qui trouble notre sérénité doit
être corrigé, et le remède n'est pas d'ignorer le mal, mais
d'aller à Jésus. Si nous allons à lui, et que nous lui
demandons de remplacer en nous la préoccupation de nous-mêmes par
la recherche de Sa Présence, Il le fera, jusqu'à ce que nous ayons
appris à demeurer en lui .
Ne consentez jamais à ce que votre vie en Christ soit diminuée,
ou partagée, sans y porter remède. Ne laissez rien venir entre
le Christ et vous, ni vos amis, ni vos circonstances. Ne laissez rien perdre,
rien échapper de votre communion directe avec lui. Vous risqueriez de
retomber dans la préoccupation de vous-même. Rien n'est plus important
que de rester honnête avec soi-même dans le domaine spirituel. Le
remède souverain est tout simple : "Venez à moi." Notre
vraie valeur, sur le plan intellectuel, moral et spirituel, est révélée
par ces quelques mots. Si quelque chose en nous n'est pas vrai, nous sommes
tentés de discuter plutôt que d'aller simplement à Jésus.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Plénitude
20 Août
Plénitude
Je vous donnerai du Repos. Matthieu 11, v. 28.
Chaque fois que quelque chose vient affaiblir votre communion avec Jésus-Christ,
tournez-vous aussitôt vers Lui, et demandez-lui de vous donner Sa sérénité.
Ne tolérez pas que quoi que ce soit en vous, trouble cette paix. Traitez
tout élément de discorde qui s'insinue entre Jésus et vous,
comme une chose à combattre et non à supporter. Demandez au Seigneur
de mettre Sa nature en vous, et votre propre nature disparaîtra : Il sera
tout en vous. La préoccupation de soi engendre insensiblement la pitié
pour soi-même, qui vient de Satan. "On ne me comprend pas ! Sur
ce point-là, on me doit des excuses ! Il faut que ce soit tiré
au clair !" Laissez donc les autres tranquilles, et demandez au Seigneur
de mettre en vous la nature du Christ. Il vous soutiendra, jusqu'à ce
que vous soyez rempli de Sa plénitude.
La vie chrétienne parfaite est celle de l'enfant. Quand je me préoccupe
trop de ce qui se passe en moi, cela va mal. C'est le malade qui connaît
la valeur de la santé. L'enfant de Dieu ne se préoccupe pas de
savoir ce qu'est la volonté de Dieu, car il est lui-même dans la
volonté de Dieu. Quand nous nous écartons si peu que ce soit de
la volonté de Dieu, nous nous mettons à lui dire : "Quelle
est ta volonté ?" Un enfant de Dieu ne prie pas pour que Dieu lui
démontre qu'il répond à la prière; il est sans inquiétude,
sachant que Dieu répond toujours.
En essayant de combattre notre égoïsme par les méthodes
dictées par le bon sens, nous le développons au contraire. Jésus
dit : "Venez à moi, et je vous donnerai du repos"; c'est-à-dire
: la nature de Christ prendra la place de notre propre nature. Partout où
Jésus passe, il apporte le repos; le repos d'une activité parfaite,
d'où tout amour de soi-même est absent.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le ministère des humbles
21 Août
Le ministère des humbles
Heureux les mendiants d'Esprit. Mat. 5, v. 3.
Le Nouveau Testament met en valeur des choses qui, selon nos critères
humains, ne comptent pas. "Heureux les pauvres en esprit", littéralement :
"heureux les mendiants", - le rebut de la société.
La prédication, aujourd'hui, vante la volonté, la beauté
du caractère, ce que tout le monde remarque et admire. La phrase que
nous entendons si souvent : "Décidez-vous pour Christ", met
l'accent sur un sentiment auquel notre Seigneur ne s'est jamais fié.
Il ne nous demande jamais de nous décider pour lui, mais de nous abandonner
à lui, ce qui est tout différent. A la base du royaume de Jésus-Christ,
il y a la beauté inconsciente des humbles. Ce qui fait que je suis du
nombre des heureux, c'est ma pauvreté. Si je me rends compte que je n'ai
ni force de volonté, ni noblesse de caractère, Jésus me
proclame "heureux", car c'est ma pauvreté qui m'ouvre l'accès
de son Royaume. Je peux y entrer non grâce à mes vertus, mais grâce
à mon indigence.
La beauté spirituelle qui glorifie Dieu est une chose dont celui qui
la possède ne se rend même pas compte. Celui qui a conscience d'exercer
une influence est un prétentieux, étranger à l'esprit chrétien.
Quand je dis : "Qui sait si je suis utile!", ma vie spirituelle perd
aussitôt sa fraîcheur. "Celui qui croit en moi, des fleuves
d'eau vive couleront de son sein." Si j'examine et analyse cette eau vive,
je perds la bénédiction du Seigneur.
Qui sont ceux qui ont exercé sur nous la plus profonde influence ? Non
pas ceux qui en avaient conscience, mais ceux qui ne s'en rendaient pas compte.
Le chrétien qui a de la valeur n'en a pas conscience; celui qui pense
avoir de la valeur perd cette pure et simple beauté qui révèle
la présence de Jésus. Jésus se révèle à
nous par ceux qui sont les plus humbles.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - "Pour moi... mais Lui..."
22 Août
Moi d'une part... Lui d'autre part...
Moi d'une part, je vous immerge dans l'eau pour votre métamorphose, Lui
d'autre part,... vous immergera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Matthieu 3, v. 11.
Y a-t-il eu un moment dans ma vie où j'ai pu dire: "Moi d'une part...,
mais Lui d'autre part... ?" Il le faut pourtant pour que je puisse comprendre ce qu'est le
baptême du Saint-Esprit. "Moi d'une part..." je suis au bout de mes
capacités, je suis devant l'impossible. "Mais Lui d'autre part..." il entre
en scène à ce moment, il fait ce que Lui seul peut faire. Suis-je
prêt pour Sa Venue ? Jésus ne peut pas venir si je n'ai pas déblayé
le chemin devant lui, si je n'ai pas mis de côté tout ce qui est
en moi, le bien comme le mal, le mal comme le bien. Suis-je prêt à
le laisser projeter La Lumière sur tous mes péchés ? C'est
là justement qu'il vient à moi. Là où je me reconnais
coupable, il se donne à moi. Là où je me crois sans reproche,
il s'éloigne.
La métamorphose de la pensée n'amène pas tant la conviction du péché
que le sentiment d'une incroyable indignité. Quand je me repens, je sens
que je ne suis capable de rien de bon; je ne suis même pas digne de Lui
porter ses sandales. Me suis-je vraiment repenti de cette façon ? Ou subsiste-t-il
en moi comme une vague idée que je puis être bon à quelque
chose ? Tant que ma métamorphose de la pensée n'est pas radicale, Dieu ne peut pas entrer dans
ma vie.
"Lui d'autre part vous immergera dans l'Esprit Saint et dans le feu."
Jean ne parle pas d'une expérience, d'une impression que nous éprouverions,
mais d'une action de Jésus-Christ : "Lui vous immergera..." La
seule impression consciente de ceux qui reçoivent le baptême du
Saint-Esprit, c'est celle de leur absolue indignité.
"Moi d'une part..." j'étais ce que j'étais, bon à
rien. "Lui d'autre part..." est venu, et le miracle s'est produit. Laissez-Le
seulement agir en vous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qui s'oppose en nous à la prière
23 Août
Ce qui s'oppose en nous à la prière
Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre intérieure et, fermant ta
porte, prie ton Père qui est là, dans le secret. Matthieu 6, v. 6.
Jésus n'a pas dit : "Rêve au sujet de ton Père céleste,
dans le secret", mais bien : "Prie ton Père..."
La prière véritable suppose un grand effort de volonté.
Une fois dans notre chambre, une fois la porte fermée, le plus difficile,
c'est de prier. Notre pensée ne se laisse pas discipliner, et ce qui
fait d'abord obstacle à la prière, c'est la sarabande échevelée
de toutes nos idées vagabondes. C'est là qu'il faut lutter avec
énergie, pour balayer toute cette rêvasserie, pour concentrer toute
notre pensée, pour prier enfin de toute notre volonté.
Il nous est bon d'avoir un endroit à nous pour nous recueillir. Mais
dès que nous y sommes, toutes sortes de pensées importunes nous
assaillent comme des mouches : "Il faut faire ceci... il faut faire cela..."
Jésus nous dit : "Ferme bien ta porte." Cela veut dire avant
tout : "Ferme ta pensée à toutes ces mouches vagabondes, et
ne pense plus qu'à Dieu." Dieu est là, présent dans
notre solitude, et Il nous voit, non pas comme nous nous voyons nous-mêmes,
ni comme les autres nous voient, mais tels que nous sommes. Dans ce sanctuaire
intérieur, nous ne pouvons plus douter de Dieu, il devient pour nous
la certitude suprême. C'est là, et là seulement, nous dit
Jésus, que nous rencontrons notre Père céleste. A peine
entrés, nous voyons qu'Il est là. Apprenez à lui apporter
toutes vos préoccupations. En vous réveillant le matin, laissez
Dieu entrer en vous : votre journée en dépend. Priez votre Père
qui est là, dans votre solitude cachée, et tous vos actes, toutes
vos paroles porteront aux autres la présence de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La boussole indicatrice
24 Août
La boussole indicatrice
Voyons, lequel d'entre vous, si son fils venait à lui demander du pain,
songerait à lui donner une pierre ? Matthieu 7, v. 9.
Notre Seigneur compare ici l'homme qui prie à un enfant normal qui fait
une demande normale. L'enfant de Dieu n'est-il pas assuré d'avoir l'oreille
de son Père ? Si Dieu ne vous exauce pas tout de suite, ne croyez pas
qu'il ne veut pas le faire, ne vous laissez pas aller au découragement,
mais consultez votre boussole. Etes-vous en un rapport normal avec votre mari,
avec votre femme, avec vos parents, avec vos enfants, avec vos camarades ? "Oh!
Seigneur, dites-vous, je me suis laissé aller à la mauvaise humeur,
mais j'ai tant besoin de réconfort spirituel!" Vous ne l'obtiendrez
pas tant que vous n'aurez pas rétabli en vous l'état normal.
Nous mêlons quelque révolte à notre adoration. Nous discutons,
nous avons l'audace de discuter avec Dieu les conditions de notre abandon. Nous
ne voulons pas regarder notre boussole. M'est-il arrivé de demander à
Dieu de m'envoyer de l'argent pour acheter quelque chose dont j'ai envie, alors
qu'il y a une dette que je n'ai pas payée ? Ai-je demandé à
Dieu de m'accorder plus de liberté, alors que je prive de sa liberté
quelqu'un de ma famille ? Je n'ai pas pardonné à telle personne.
J'ai oublié le commandement de Jésus : "Tout ce que vous désirez
que les autres fassent à votre égard, faites-le pareillement pour
eux." Je ne suis enfant de Dieu que grâce à la nouvelle naissance.
Je ne suis enfant de Dieu que tant que je marche dans la lumière. La
prière chez la plupart d'entre nous devient du patois de Canaan, une
sorte de vague excitation mystique. Notre vie spirituelle est une fabrique de
brouillards. Si nous regardons la boussole, nous verrons ce qui n'est pas en
règle : telle dette, telle amitié, telle inclination. La prière
ne sert à rien, si nous ne vivons pas en enfants de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'amitié féconde
25 Août
L'amitié féconde
Je vous ai appelés mes amis. Jean 15, v. 15.
Pour connaître la joie du sacrifice, il faut absolument que notre abandon
soit complet. Se renier soi-même, que c'est difficile! "Oui, je renoncerai,
pourvu que..." - "Oui, je vois bien qu'il est de mon devoir de consacrer ma
vie à Dieu." Il ne peut pas y avoir la moindre joie dans ces conditions.
Mais dès que l'abandon est véritable, le Saint-Esprit nous ouvre
la joie de Jésus. Le sacrifice de nous-mêmes doit aboutir à
donner notre vie entière pour notre grand Ami. Quand le Saint-Esprit
nous remplit le coeur, notre désir ardent est de donner notre vie pour
Jésus. L'idée de sacrifice ne nous vient pas à la pensée,
parce que l'amour qu'allume en nous le Saint-Esprit se donne tout entier sans
le moindre effort.
Notre Seigneur est le parfait modèle d'une vie qui se donne tout entière
: "Je prends plaisir, ô Dieu, à faire ta volonté."
Il a marché, avec une joie radieuse, sur la route du sacrifice total.
Suis-je vraiment Soumis en tout à Jésus-Christ ? Si Jésus
n'est pas mon étoile polaire, mon sacrifice ne servira de rien. Mais
si j'ai les yeux toujours fixés sur Lui, lentement, sûrement, je
suis transformé à son image.
II ne faut pas que vos inclinations naturelles viennent paralyser votre amour.
Cela se voit même dans le domaine de l'amour humain, où certaines
inclinations peuvent tuer l'amour. L'enfant de Dieu ne doit avoir d'inclination
véritable que pour Jésus-Christ. L'amour pour Dieu n'est pas un
simple caprice du coeur. Aimer Dieu comme Dieu nous aime, c'est agir : rien de
plus pratique.
"Je vous ai appelés mes amis." Amitié merveilleuse,
qui n'a rien à faire avec notre ancienne vie. Amitié sereine et
humble, pure devant Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Vous arrive-t-il d'être troublé ?
26 Août
Vous arrive-t-il d'être troublé ?
Je vous laisse la paix, je vous donne Ma Paix. Jean 14, v. 27.
Nous pouvons à certains moments nous croire en paix, par pure ignorance
des maux qui nous environnent. Mais quand nous avons pris contact avec la vie
réelle, alors la paix intérieure est impossible pour nous, si
nous ne la recevons pas directement du Seigneur Jésus. Quand notre Seigneur
nous parle de paix, elle se réalise immédiatement pour nous, car
ses paroles sont "Esprit et Vie". Ai-je reçu de Jésus
ce calme parfait que Lui seul peut donner ? Je vous donne Ma Paix. C'est une
paix qui vient en nous lorsque nous regardons Son visage et que nous sommes
illuminés par Sa sérénité.
Etes-vous en ce moment douloureusement troublé ? Etes-vous ballotté
sur les flots, dans la tourmente ? Ou bien vous sentez-vous au milieu d'un désert
aride, où vous grattez le sol, où vous retournez les rochers,
sans pouvoir découvrir la moindre petite source ? De toute manière,
vous êtes altéré de paix, de joie, de réconfort.
Regardez au Seigneur Jésus et recevez de Lui sa paix sereine. La preuve
que vous êtes à Dieu, c'est justement que vous pouvez librement
regarder à Jésus. Quand on n'est pas à Dieu, on ne peut
regarder qu'à soi-même.
En ce moment même, regardez-vous à Jésus, pour qu'il vous
éclaire et vous dirige dans chaque difficulté qui se présente ?
Il vous donnera Sa Paix, qui rayonnera de vous sur les autres. Si au contraire
vous vous tracassez et vous vous laissez aller à l'inquiétude,
vous annulez l'influence de Jésus, et vous faites tout ce qu'il faut
pour être malheureux. Regardez à Jésus et vos perplexités
s'évanouiront devant sa sereine simplicité. "Que votre coeur
ne se trouble point."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Vivre et agir
27 Août
Vivre et agir
Marchez pendant que vous avez La Lumière, de peur que les ténèbres
ne vous surprennent. Jean 12, v. 35.
Chaque fois que Dieu vous accorde un moment d'inspiration, il vous faut mettre
en pratique à l'instant même ce que vous venez de recevoir, sans
quoi la lumière qui vous est apparue se changera en ténèbres,
"Si ta lumière intérieure est elle-même ténèbres,
dans quelles ténèbres n'es-tu pas!" Dès l'instant
que vous laissez tomber la nécessité de la sanctification ou tout
autre point sur lequel Dieu vous a éclairé, votre vie spirituelle
se décompose peu à peu. Appliquez sans cesse chaque vérité
que vous saisissez, appliquez-la dans tous les domaines, sans quoi chaque lumière
que vous avez reçue deviendra pour vous une malédiction.
La personne sur laquelle on peut le moins agir, c'est celle qui, étant
en possession d'une expérience chrétienne dont elle est contente
et dont elle se contente, y revient sans cesse avec une satisfaction bourgeoise,
et ne la met jamais en pratique. Vous dites que vous êtes sanctifié,
montrez-le. Une expérience qui ne se manifeste pas au dehors n'est pas
une expérience authentique. Méfiez-vous de toute croyance qui
tend à vous rendre indulgent pour vous-même. Elle vient de Satan,
si bonne apparence qu'elle puisse avoir.
Christ doit se manifester dans nos moindres actions.
"Si votre moralité, dit Jésus, ne surpasse pas celle des
Scribes et des Pharisiens,..." Autrement dit, votre moralité doit
être supérieure à celle des gens qui affichent la plus haute
moralité. Vous avez beau connaître sur le bout du doigt la doctrine
de la sanctification, l'essentiel est de l'appliquer. L'Expiation est la norme
suprême, d'après laquelle nous devons régler tous les détails
de notre vie, à tous les points de vue.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - A quoi bon la prière ?
28 Août
A quoi bon la prière ?
Seigneur, enseigne-nous à prier. Luc 11, v. 1.
La prière ne fait pas partie intégrante de la vie naturelle.
II y a des gens qui prétendent que tout homme qui ne prie pas a le sentiment
pénible que quelque chose lui manque. Pour moi, j'en doute fort. Ce qui
souffrira de l'absence de prière, c'est la vie du Christ en lui, car
cette vie-là n'est pas entretenue par la nourriture matérielle,
mais par la prière. Quand un homme est né d'en haut, c'est la
vie du Fils de Dieu qui est née en lui, et il peut ou bien nourrir cette
vie nouvelle grâce à la prière, ou bien la faire périr
d'inanition. Notre conception de la prière n'est pas celle du Nouveau
Testament. Pour nous la prière est un moyen de nous procurer, à
nous, ce qui nous manque. Dans la Bible, c'est un moyen pour nous unir à
Dieu et nous aider à Le connaître.
"Demandez et vous recevrez." Nous nous plaignons à Dieu, nous
grognons, nous nous excusons, nous sommes parfois indifférents, mais
nous demandons bien rarement. Notre Seigneur nous dit de ressembler aux petits
enfants. Ah! ils n'ont pas peur de demander, ceux-là! Demander vraiment,
c'est reconnaître qu'on ne peut rien par soi-même. Il y a bien peu
de gens qui ont ce courage. Il s'agit de nous effacer devant Jésus-Christ,
de lui laisser le champ libre. Quand nous ne savons plus où donner de
la tête, il ne nous reste plus que la prière : ce n'est pas une
lâcheté, c'est la seule manière d'entrer en contact avec
la Réalité véritable. Allez à Dieu, dépouillé
de votre suffisance, et comptez sur Lui.
Il n'est pas tout à fait exact de dire que la prière change le
cours des événements. Elle me change, moi, et moi je change le
cours des événements.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'épreuve de notre foi
29 Août
L'épreuve de notre foi
Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Jean 11, v. 40.
Chaque fois que vous vous efforcez de vivre par la foi, vous rencontrez nécessairement
des objections formulées par le bon sens et qui reposent sur les circonstances
même où vous vous trouvez. Le bon sens est l'apanage de l'homme
naturel, la foi celui de l'homme spirituel : les deux termes s'opposent. Avez-vous
le courage de vous lier à Jésus-Christ alors que votre bon sens
dit juste le contraire ? Acceptez-vous héroïquement de suivre Jésus-Christ,
lorsque votre vie naturelle et votre bon sens vous crient : "Mais tout cela
n'est que mensonge!" Sur la montagne de la Transfiguration, on croit en
la puissance de Dieu, mais redescendu dans la plaine, on rencontre les démoniaques,
et tout paraît narguer et moquer votre foi. Chaque fois que mon programme
de vie spirituelle m'apparaît clairement tracé, un fait surgit
qui vient le contredire. Si je déclare que je me fie à Dieu pour
subvenir à tous mes besoins, et puis que je me trouve sans un sou, et
sans aucun espoir d'en trouver, que deviendra ma foi ? Soutiendra-t-elle l'épreuve ?
Ou devra-t-elle capituler ?
II faut que notre foi soit éprouvée, car elle ne devient vraiment
mûre que par ce combat. A quelle épreuve est soumise en ce moment
même votre foi ? Il faut qu'elle la traverse victorieusement, ou qu'elle
périsse. "Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de
chute." L'essentiel, c'est de se confier en Jésus. Croyez en Lui
fermement, et tous les obstacles ne pourront que fortifier votre foi. La vie
du croyant n'est qu'une suite d'épreuves pour sa foi, et la dernière
grande épreuve, c'est la mort. Dieu nous aide à l'affronter avec
toutes nos armes, prêts à ce dernier combat! La foi ne doute jamais
de la fidélité de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Etes-vous à Jésus-Christ ?
30 Août
Etes-vous à Jésus-Christ ?
Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis,
mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux.
Luc 10, v. 20.
Jésus-Christ nous dit en somme : "Ne vous réjouissez pas
de ce que vous avez pu remporter quelques succès dans votre ministère,
mais réjouissez-vous de ce que vous êtes unis à Moi comme
il faut l'être." Le danger où nous sommes sans cesse exposés,
dans le service de Dieu, c'est de nous réjouir des heureux résultats
de notre ministère chrétien. Mais si vous êtes uni à
Jésus de la bonne manière, vous êtes dans l'impossibilité
de savoir ce que Dieu peut accomplir par votre intermédiaire. Car dans
ce cas Jésus fait à tout moment couler de votre sein des fleuves
d'eau vive, qui se répandent autour de vous, et dans sa miséricorde
il vous épargne toute préoccupation à ce sujet, il vous
dispense de rien savoir, il vous laisse dans l'ignorance. Vous savez, une fois
que vous êtes sauvé, que c'est Dieu qui vous place là où
vous êtes. Par l'influence que votre vie exercera sans que vous le sachiez,
dans les circonstances où Dieu vous mettra, vous réaliserez son
dessein, aussi longtemps que vous resterez dans la lumière.
Aujourd'hui l'on insiste volontiers sur l'idée qu'il faut servir Dieu.
Méfiez-vous de ceux qui vous exhortent avant tout à être
utiles à la cause de Dieu. En jugeant la vie de Jésus-Christ d'après
ce critère, il n'y a jamais eu de pire banqueroute. Le but vers lequel
le croyant doit tendre, ce n'est pas le service de Dieu, c'est Dieu lui-même.
Ce qui importe, ce n'est pas votre travail, c'est le travail que Dieu fait à
travers nous. Notre communion avec Dieu, c'est la seule chose dont Jésus
tienne compte.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ma joie... votre joie...
31 Août
Ma joie... votre joie...
...pour que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite. Jean
15, v. 11.
En quoi consistait donc la joie de notre Seigneur ? Aucun bonheur humain n'en
peut approcher. La joie de Jésus consistait dans l'abandon total, dans
l'entier sacrifice de lui-même à son Père; c'était
la joie de faire ce que le Père lui avait ordonné. "Faire
ta volonté est tout mon plaisir." Jésus demande à
Dieu que notre joie puisse devenir parfaite, c'est-à-dire pareille à
la sienne. Est-ce que je laisse Jésus-Christ répandre en moi sa
joie ?
L'essentiel dans ma vie, ce n'est pas ma santé, ce ne sont pas les circonstances
extérieures, c'est la connaissance de Dieu, et la parfaite communion
avec Lui, pareille à celle que possédait Jésus. Le plus
grand obstacle à cette communion, c'est le souci constant et fallacieux
de scruter attentivement tous les événements de notre vie. Les
soucis de ce monde, comme dit Jésus, étouffent en nous la parole
de Dieu. Avant même que nous ayons pu nous reconnaître, nous sommes
entraînés dans le tourbillon des vaines apparences. L'oeuvre que
Dieu a entreprise pour nous ne peut être vraiment réalisée
que lorsque nous sommes devenus Ses témoins, capables de dire aux hommes
qui est Jésus.
Soyez en communion avec Dieu, trouvez dans cette communion votre joie, et il
coulera de vous des fleuves d'eau vive. Ne pensez plus à vous-même,
et soyez l'instrument docile dont Jésus pourra se servir. Quittez tout
orgueil, vivez de la vie cachée avec le Christ en Dieu. La vie normale
du chrétien est aussi naturelle que la respiration du jeune enfant. Ceux
dont l'influence est la plus bienfaisante sont ceux qui ne le savent pas.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Nous sommes destinés à la sainteté
1er Septembre
Nous sommes destinés à la sainteté
Soyez saints, car je suis saint. 1 Pierre 1, v. 16.
N'oubliez jamais le but véritable de votre vie. La destinée de
l'homme ce n'est pas la santé, ce n'est pas le bonheur, c'est la sainteté.
De nos jours, chacun de nous a beaucoup trop d'inclinations diverses, et nous
nous laissons entraîner par elles. Ce sont là, il faut le reconnaître,
des aspirations légitimes et belles, qui atteindront un jour leur satisfaction.
Mais pour le moment Dieu doit les réprimer. Car la seule chose qui compte,
dans chacune de nos vies, c'est notre attitude à l'égard du Dieu
saint qui peut nous rendre saints.
Ai-je compris vraiment que je devais devenir saint ? Est-ce que je crois que
Dieu peut venir habiter en moi et me rendre saint ? Si votre prédication
me démontre que je suis loin de la sainteté, pourrai-je ne pas
vous en vouloir ? L'Evangile nous exaspère en nous révélant
notre misère, mais suscite en nous quand même une ardente soif
de perfection. Dieu veut amener l'homme à la sainteté. II veut
fabriquer des âmes saintes. Dieu n'est pas simplement un distributeur
de bénédictions. Ce n'est pas par pitié qu'il est venu
sauver les hommes. Il est venu parce qu'il les avait créés pour
la sainteté. Par la mort de Jésus-Christ l'Expiation s'accomplit,
et Dieu peut nous rétablir dans une communion parfaite avec Lui, sans
aucune ombre, en pleine lumière.
Par indulgence pour vous-même, ou pour les autres, n'acceptez jamais
rien qui soit contraire à la sainteté de Dieu. La sainteté
doit régner dans toutes nos démarches, dans toutes nos paroles,
dans toutes nos pensées. Chaque détail de votre vie doit être
tel que Dieu puisse l'approuver. La sainteté ne doit pas être seulement
intérieure, elle doit se manifester au dehors.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie offerte en sacrifice
2 Septembre
La vie offerte en sacrifice
Celui qui croit en moi, de lui couleront des fleuves d'eau vivante.
Jean 7, v. 38.
Remarquez que Jésus ne dit pas : "Celui qui croit en moi recevra
en lui toute la plénitude des bienfaits de Dieu", mais bien : "De
lui s'écoulera, de lui s'échappera tout ce qu'il recevra."
Notre Seigneur ne veut pas que l'homme se cherche lui-même, se réalise
lui-même. Son but n'est pas de faire croître et de perfectionner
la nature humaine. Son but est de recréer l'homme à son image,
et la nature du Fils de Dieu, c'est de se dépenser tout entier, de se
donner tout entier. Si nous croyons en Lui, ce n'est pas ce que nous acquérons
qui a de l'importance, c'est ce qu'il répand à travers nous. Ce
n'est pas le succès apparent dont il faut tenir compte, c'est seulement
ce que Dieu répand à travers nous, et cela, il nous est tout à
fait impossible de le mesurer.
Quand Marie de Béthanie brisa le vase d'albâtre et répandit
le précieux parfum sur la tête de Jésus, c'était
là un acte insensé, sans rime ni raison. Les disciples protestaient
contre ce gaspillage. Mais Jésus loua Marie et son geste d'adoration
: "Partout où sera prêché l'Evangile, dans le monde
entier, on racontera ce qu'elle a fait." Le Seigneur ne se connaît
plus de joie lorsqu'il voit l'un de nous faire comme Marie, ne plus songer à
soi, se donner tout à lui. Dieu a versé le sang de son Fils pour
sauver le monde. Sommes-nous prêts à donner pour Lui notre vie
?
"Celui qui croit en moi, de lui couleront des fleuves d'eau vivante."
Et ces fleuves d'eau vivante désaltéreront des centaines
d'âmes assoiffées. Consentirons-nous à répandre ainsi
notre vie pour les autres ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Tout ce que Dieu me donne, je dois le répandre en son honneur
3 Septembre
Tout ce que Dieu me donne, je dois le répandre en son honneur
Ils apportèrent cette eau à David; mais il refusa d'en boire
et il la répandit en l'honneur de l'Eternel. 2 Samuel 23, v. 16.
A cette eau précieuse, tirée du puits de Bethléem, vous
pouvez comparer tous ces précieux dons de Dieu : l'amour, l'amitié,
les bénédictions spirituelles. Est-ce que vous vous en emparez,
au péril de votre âme, pour vous en assouvir égoïstement ?
Alors il ne vous est plus possible de les répandre devant Dieu. Vous
ne pouvez plus offrir à Dieu, comme une sainte offrande, ce que vous
vous réservez pour votre propre satisfaction. Le bienfait de Dieu, ainsi
réservé, vous empoisonnera. Il vous faut le sacrifier, le répandre,
en faire ce qui, pour le bon sens, est un absurde gaspillage.
De quelle façon puis-je répandre devant le Seigneur l'amour humain
ou la grâce divine ? Par la manière même dont je les considère.
Il y a certains bienfaits qui nous viennent des autres et que nous n'oserions
pas accepter si nous ne connaissions pas Dieu, parce que nul pouvoir humain
n'est capable de les rendre. Mais il me suffit de dire : "C'est trop beau
pour moi, c'est trop beau pour une créature humaine, je veux le répandre
devant le Seigneur." Et tout cela se répand autour de moi comme
des fleuves d'eau vive. Tant que je n'ai pas fait à Dieu cette offrande,
je risque de faire du mal à ceux que j'aime comme à moi-même,
parce que tout cela se transforme en convoitises. Il y a des convoitises même
dans les plus nobles aspirations. L'amour lui-même doit être transfiguré,
et répandu devant le Seigneur.
Ne gardez pas pour vous les bienfaits du Seigneur.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Sommes-nous à Lui ?
4 Septembre
Sommes-nous à Lui ?
Ils étaient à Toi; Tu me les as donnés. Jean 17, v. 6.
Le chrétien est quelqu'un en qui, par l'action du Saint-Esprit, s'accomplit
cette parole : "Vous n'êtes pas à vous-mêmes." Pour
pouvoir dire de tout son coeur : "Je ne suis plus à moi-même",
il faut avoir atteint un niveau élevé dans la vie spirituelle.
Dans le tourbillon où nous sommes appelés à vivre aujourd'hui,
nous n'avons qu'une manière de nous en tirer, c'est de faire régner
sur nous un autre que nous, qui est Jésus-Christ. Tout ce que le Saint-Esprit
me révèle de Jésus, c'est pour que je sois uni à
Lui d'une façon toujours plus parfaite et non pas pour qu'on puisse m'exposer
dans une vitrine comme un mannequin. Notre Seigneur n'a jamais envoyé
ses disciples en mission à cause de ce qu'il avait fait pour eux. Ce
n'est qu'après la résurrection, quand les disciples, par l'action
du Saint-Esprit, eurent enfin saisi la vraie nature de Jésus-Christ,
qu'Il peut leur dire : "Allez maintenant!"
"Quiconque vient à moi et ne hait pas... père, mère,
....sa propre vie, il ne peut être mon disciple." Jésus ne
dit pas : "il ne peut être honnête et bon"; il veut dire
: "il ne peut être un homme sur lequel je puisse mettre cet écriteau :
il est à Moi." Chacune des affections que Jésus indique peut
faire concurrence à mon attachement pour Lui. Je puis préférer
à Jésus ma mère, ou ma femme, ou ma propre vie. "En
ce cas, dit Jésus, tu ne peux pas être mon disciple. Tu peux encore
être sauvé, mais tu ne peux pas être à Moi."
Notre Seigneur fait de chacun de ses disciples son bien, un prolongement de
son être. "Vous serez mes témoins." Il ne s'agit pas de
faire quoi que ce soit pour Jésus, mais d'être tel qu'on lui
donne de la joie. Le vrai chrétien est celui qui appartient à Jésus,
et à travers lequel Jésus peut agir.
Soyez à Lui totalement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment le chrétien doit veiller
5 Septembre
Comment le chrétien doit veiller
Veillez avec moi. Matthieu 26, v. 40.
"Veillez avec moi", dit Jésus. "Non pas avec aucune préoccupation
personnelle, mais simplement et entièrement avec moi." Au début
de notre vie chrétienne, nous ne savons pas veiller avec Jésus;
nous veillons seulement pour attendre sa venue. Nous ne savons pas veiller avec
lui dans notre étude de la Bible et de ses révélations,
dans chacune de nos circonstances. Quand notre Seigneur veut nous amener à
nous unir à lui dans telle ou telle angoisse, pareille à celle
de Gethsémani, nous reculons. Nous lui disons : "Oh! non, Seigneur,
pourquoi me demander cela ? C'est trop terrible." Comment veiller en communion
avec quelqu'un que nous ne comprenons pas ? Comment veiller avec Jésus
à Gethsémani, quand le but de son agonie nous est incompréhensible ?
Nous ne savons pas veiller avec lui. Nous voulons seulement qu'il veille avec
nous.
Les disciples aimaient Jésus pour autant que le permettait leur capacité
naturelle, mais son but leur échappait entièrement. Au jardin
de Gethsémani, ils s'endormirent, accablés par leur propre douleur.
Après trois ans d'intimité avec Jésus, "ils l'abandonnèrent
tous et s'enfuirent".
"Ils furent tous remplis du Saint-Esprit", lisons-nous dans les Actes.
Ce sont les mêmes hommes, mais entre deux il s'est produit trois choses
merveilleuses : la mort, la résurrection, l'ascension de Jésus.
Maintenant, grâce à l'effusion de l'Esprit, ils sont revêtus
de puissance, ils ont appris pour tout le reste de leur vie à communier
et à veiller véritablement avec Jésus.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie qui se répand au loin
6 Septembre
La vie qui se répand au loin
Des fleuves d'Eau vive. Jean 7, v. 38.
Les eaux d'un fleuve parviennent en des régions si lointaines que ceux
qui habitent à sa source n'en ont jamais entendu parler. Jésus
nous dit que si nous recevons Sa Plénitude, si petits que nous soyons, Sa Vie
de bénédiction se répandra hors de nous jusqu'aux extrémités
de la terre. Ce n'est certes pas nous qui produisons le fleuve ou qui en dirigeons
le cours. "L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez..." Dieu permet
bien rarement à une âme de se rendre compte à quel point
elle fait du bien aux autres.
Un fleuve ne se laisse jamais arrêter, il triomphe de tous les obstacles.
Tant qu'il le peut, il poursuit régulièrement son large cours.
Survient une barrière : il suspend son cours un peu de temps, mais bientôt
il a trouvé moyen de tourner l'obstacle. Quelquefois il disparaît
des yeux, s'engouffre sous terre, et reparaît après plusieurs kilomètres,
plus large et plus majestueux que jamais. II y a autour de vous des vies dont
Dieu se sert, mais la vôtre semble arrêtée par un obstacle,
et tout à fait inutile. Fixez vos regards sur Celui qui est la Source
de votre vie. Dieu vous fera contourner l'obstacle ou l'enlèvera de votre
route. Le fleuve de l'Esprit triomphe de tous les obstacles. Ne tenez pas vos
yeux fixés sur la difficulté qui vous arrête, mais regardez
à la Source, et le fleuve continuera de couler, sans se préoccuper
d'aucun obstacle. Mais que rien ne vous sépare de Jésus-Christ,
la Source suprême. Que rien n'intervienne entre vous et lui.
Quelle chose admirable qu'il puisse sortir de nos faibles petites âmes
des fleuves abondants d'eau vive! Dieu nous révèle des vérités
merveilleuses, et chacune d'elles nous indique mieux et la puissance et la fécondité
de ces fleuves de vie. Croyez en Jésus, et Dieu mettra en vous, pour
les répandre sur les autres, les inépuisables richesses de Sa grâce.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La source et le fleuve
7 Septembre
La source et le fleuve
L'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante... Jean 4, v. 14.
Si nous laissons Jésus nous remplir de sa grâce, elle ira se répandre
en d'autres âmes, avec autant d'abondance que nous la recevons nous-mêmes.
Si ce n'est pas le cas, regardez en vous : il y a en vous quelque obstacle. Si
vous vous tenez tout près de la Source, vous recevrez, non pas pour vous,
mais pour les autres, des fleuves d'eau vive, dont rien ne pourra arrêter
le cours.
Il faut que la vie que Jésus nous donne passe sans cesse à travers
nous, jusqu'aux autres. Beaucoup d'entre nous sont comme la Mer Morte, qui
reçoit toujours et ne donne jamais. Nous n'avons pas à l'égard
de Jésus l'attitude qu'il faut. Si nous croyons en lui sans réserve,
il nous l'a promis, des fleuves d'eau vive couleront de notre sein, qui se répandront
sur les autres. Il ne s'agit pas d'un bienfait que l'on transmet, d'une expérience
dont on fait part, non, il s'agit d'un fleuve qui coule sans cesse. Tenez-vous
seulement tout près de Jésus, et vous aurez en abondance tout
ce qu'il faudra pour les autres, votre vie ne connaîtra ni la sécheresse,
ni la stérilité.
Mais vous vous récriez : "Comment d'un simple individu, d'un modeste
croyant peut-il sortir des fleuves d'eau vive ? Où sont-ils, ces fleuves ?
Je ne les vois pas." Ne cherchez pas à mesurer votre capacité,
ni les puissances que Dieu peut mettre en vous. Dans l'histoire du Royaume de
Dieu, vous verrez que ce sont les âmes les plus obscures, les plus inconnues,
les plus humbles, mais les plus fidèles à Jésus-Christ,
par lesquelles Il a réalisé les plus grandes choses.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qu'il me faut démolir en moi
8 Septembre
Ce qu'il me faut démolir en moi
Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance
renverse les forteresses. Par elles je démolis les raisonnements hardis
qui s'élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu.
Paul aux Corinthiens, II, 10, v. 4-5.
Etre délivré du péché, ce n'est pas être
délivré de la nature humaine. II y a en nous certains préjugés,
que nous devons laisser tomber, en les écartant de notre pensée.
Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle
du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n'avons pas à combattre,
mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera.
Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre
la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine
et non pas par des compromis ou des moyens charnels.
La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés, et qu'il a commencé
de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n'est pas un combat
contre le péché : celui-là c'est Jésus-Christ notre
Rédempteur qui s'en charge. La lutte dans laquelle nous avons à
nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la
vie de l'Esprit; cette lutte n'est point facile, et Dieu ne veut pas qu'elle
le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées.
Car Dieu, en nous purifiant du péché, nous donne seulement l'innocence,
c'est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser
ce bien, en forgeant nous-mêmes notre caractère. Dans cette lutte,
nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains
et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après
les autres. C'est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le Royaume de
Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qu'il me faut discipliner en moi
9 Septembre
Ce qu'il me faut discipliner en moi
Nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ.
II Corinthiens 10, v. 5.
Et voici maintenant un autre aspect de cette lutte courageuse qui caractérise
la sainteté. Chacune de mes pensées, chacun de mes projets, je
dois les soumettre au joug du Christ. Combien de chrétiens aujourd'hui
prétendent travailler pour Dieu, qui ne sont guidés que par leurs
inclinations naturelles, sans se soumettre à la discipline du Christ!
Dans la vie de notre Seigneur, tout était soumis à la volonté
de son Père. Il n'y avait en lui pas un seul élan, pas une seule
inclination provenant d'une volonté personnelle qui aurait été
distincte de celle de Dieu.
"Le Fils ne peut rien faire par lui-même." Quelle différence,
si nous nous comparons à lui! Sous l'influence d'une impression vive,
nous nous mettons à l'oeuvre, immédiatement, poussés par
un élan instinctif, au lieu de soumettre chacun de nos projets à
la discipline du Christ.
A l'heure actuelle, on attache trop d'importance à l'activité
pratique pour elle-même, et l'on juge sévèrement les croyants
qui attendent pour agir d'avoir fait de chacun de leurs projets un esclave du
Christ : on refuse de les prendre au sérieux. Mais ce qui importe par-dessus
tout, c'est d'obéir à Dieu, et non pas de s'imaginer qu'on travaille
pour lui, alors qu'on ne fait que suivre les impulsions de sa nature indisciplinée.
C'est une chose incroyable que des chrétiens puissent agir ainsi, sans
soumettre à la discipline de Dieu leurs actes et leurs projets.
Nous oublions trop facilement que si chacun de nous tient son salut de Jésus-Christ,
Jésus-Christ doit aussi transformer toute sa pensée; qu'il doit
arriver à concevoir Dieu, Satan, le péché, le monde, tout
enfin, du point de vue de Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Les munitions du chrétien
10 Septembre
Les munitions du chrétien
Alors que tu étais sous le figuier, je t'ai vu. Jean 1, v. 48.
Nous devons adorer Dieu partout où nous sommes, à chaque occasion,
sous le figuier ou ailleurs. Nous nous imaginons que si nous étions tout
à coup soumis à une grande épreuve, nous serions tout de
suite à la hauteur. Mais l'épreuve ne créera rien de nouveau
en moi, elle ne fera que révéler ce qui s'y trouve déjà.
Vous ne serez à la hauteur, à ce moment-là, que si vous
avez été fidèle dans la période de préparation,
dans l'humble laboratoire de la vie quotidienne. II vous faut, à chaque
instant, vous acquitter fidèlement de votre humble tâche, et quand
l'épreuve viendra, elle fera voir ce qu'il y a en vous.
L'adoration, la prière, la communion avec Dieu, ce sont là nos
munitions essentielles. Le moment viendra pour vous où vous ne pourrez
plus vous recueillir sous votre figuier, où vous serez pris tout entier
dans le fracas et dans le tumulte de la bataille, et où vous ne serez
bon à quelque chose que si vous vous êtes entraîné
dans votre solitude tranquille, sous votre figuier. Préparez-vous en
ne négligeant aucune occasion pour entrer en communion avec Dieu, et
quand la bataille viendra, Dieu pourra compter sur vous.
"Je ne puis pas, dites-vous, dans mes circonstances actuelles, vivre une vie
spirituelle; je n'ai pas assez de temps pour prier, ni pour
lire la Bible. Quand j'en aurai la liberté, tout ira bien." Eh bien,
non, vous vous trompez. Si vous n'avez pas su profiter toujours de toutes les
occasions pour adorer et pour prier, une fois sur le champ de bataille, non
seulement vous ne serez bon à rien, mais vous serez, pour vos collaborateurs,
un obstacle, un terrible embarras.
C'est dans l'intimité de ses entretiens avec Dieu que le chrétien
fabrique ses munitions.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Les armes du chrétien
11 Septembre
Les armes du chrétien
Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et votre
Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns les autres. Jean
13, v. 14.
Nous avons à nous mettre au service de Dieu, et par conséquent
au service de ceux qui nous entourent, à n'importe quel moment, et dans
n'importe quelles circonstances. C'est là où nous sommes que nous
devons servir, et montrer à quoi nous pourrons être bons si Dieu
nous place ailleurs.
Quoi de plus terre à terre que ce que nous voyons Jésus faire
ici ? Pour le faire comme lui, il faut que Dieu nous accorde toute sa puissance.
Puis-je comme lui verser de l'eau dans un bassin, enlever des sandales, essuyer
des pieds avec un torchon ? Ce sont ces occupations serviles où se révèle
le mieux de quoi nous sommes faits. II faut la présence en nous du Dieu
tout-puissant pour s'acquitter comme il faut de la plus humble tâche.
"Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez aussi comme
je vous ai fait." Regardez les gens que Dieu amène autour de vous.
Vous serez humilié en vous apercevant que tout ce qui vous choque en
eux est le reflet de ce que vous avez été vous-même tout
le temps à l'égard de Dieu. C'est Dieu lui-même qui use
de ce moyen pour vous le révéler. Et ce qu'Il vous demande, c'est
d'être pour votre prochain ce qu'Il a été à votre
égard.
"Oh! dites-vous, quand je serai dans mon champ chrétien, je ferai
comme ça!" Vous parlez comme un soldat qui voudrait fabriquer des
cartouches dans la tranchée : il aurait le temps d'être tué
vingt fois avant d'en fabriquer une.
Sachons faire, à tout moment, tout ce que Dieu nous demande. Sans cela,
nous ne serons jamais prêts au moment décisif.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le brouillard spirituel
12 Septembre
Le brouillard spirituel
Vous ne savez ce que vous demandez. Matthieu 20, v. 22.
II y a des moments dans la vie spirituelle où nous sommes comme dans
un brouillard, et nous devons l'accepter. Nous n'avons pas à nous accuser
nous-mêmes. Il plaît à Dieu de nous conduire par un chemin
que nous ne comprenons pas. Ce n'est qu'en marchant sans crainte à travers
le brouillard que nous parviendrons au but.
Jésus, dans une parabole (Luc 11, vv. 5 à 8), nous dit que Dieu nous
apparaît parfois comme cet homme qui est au lit, et ne veut pas se lever
pour prêter trois pains à son ami. II vous semble alors que l'amitié
de Dieu pour vous est tout à fait voilée. Rappelez-vous que l'amour
le plus grand sur la terre peut être forcé dans certains cas de
rester muet. Même quand Dieu paraît se dérober à vos
yeux, ayez confiance : Il est là.
Jésus semble encore indiquer (Luc 11, vv. 11 à 13) qu'à d'autres
moments Dieu peut nous apparaître comme un père dénaturé,
dur et insensible. Mais vous savez bien qu'il ne l'est pas. "Quiconque
demande reçoit." Si, à certains moments, vous ne reconnaissez
plus le visage du Père céleste, accrochez-vous à cette
idée qu'un jour viendra où il vous révélera clairement
pourquoi il a permis que vous ayez à traverser ce brouillard.
"Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ?"
(Luc 18, v. 8) Jésus trouvera-t-il la foi qui compte sur Lui, malgré
l'obscurité, malgré le brouillard ? Tenez ferme, confiant
malgré tout dans les promesses de Jésus, même si vous ne
comprenez pas du tout ce que Dieu est en train de faire. Dieu a de vastes desseins
à réaliser, bien plus vastes que les petites choses que vous lui
demandez.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Après l'abandon
13 Septembre
Après l'abandon
J'ai mené à son but l'oeuvre que Tu m'as donnée à faire. Jean
17, v. 4.
L'abandon véritable n'est pas le fait d'abandonner à Dieu sa
vie extérieure. C'est l'abandon de la volonté, qui comprend tous
les autres, et qui est, pour chacun de nous, la crise décisive et suprême.
Dieu ne contraint jamais un homme à l'abandon de sa volonté. Il
ne l'implore jamais. Il attend que l'homme le fasse de lui-même. C'est
une bataille qu'on ne livre jamais deux fois.
L'abandon nous donne la délivrance. "Venez à moi, et je
vous donnerai du repos." Quand nous avons commencé l'expérience
du salut, alors nous abandonnons notre volonté à Jésus
pour trouver du repos. Chaque difficulté qui trouble notre esprit ou
notre coeur se transforme en un appel : "Venez à moi." Et nous
allons à Lui, volontairement.
L'abandon nous délivre de nous-mêmes. "Si quelqu'un veut
me suivre, qu'il se renie lui-même." J'abandonne à
Jésus ma personne elle-même, toute pénétrée
du repos qu'Il m'a donné. "Pour être mon disciple, me dit-il,
donne-moi tous les droits que tu avais sur toi-même." Ma vie n'est
plus désormais que la manifestation de cet abandon de moi-même
à Jésus. Nous n'avons plus à nous préoccuper d'aucune
éventualité. Jésus veille sur nous, et cela nous suffit.
L'abandon nous permet d'affronter la mort. "... tu tendras les mains,
un autre te ceindra..." (Jean 21, v. 18.) Seriez-vous prêt à être
ainsi lié par le bourreau, pour aller à la mort ? Votre abandon
ne doit pas être le résultat d'une émotion passagère :
vous seriez capable de vous reprendre. Etes-vous uni à Jésus-Christ
jusque dans sa mort, de manière à le suivre en tout et partout ?
Après l'abandon, nous n'avons plus qu'un seul désir : vivre en
communion parfaite et ininterrompue avec Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment nous corrompons notre foi !
14 Septembre
Comment nous corrompons notre foi !
J'ai bien peur que... vos pensées ne se corrompent, et qu'elles ne perdent
leur simplicité à l'égard du Christ. Paul aux Corinthiens,
II, 11, v. 3.
La simplicité de notre pensée, c'est le don de voir les choses
clairement. L'enfant de Dieu ne peut pas au début comprendre tout clairement,
mais, s'il sait obéir à Dieu, il voit distinctement quelle est
Sa volonté. Quand vous êtes en présence de quelque difficulté
d'ordre spirituel, ne cherchez pas à raisonner, cherchez seulement à
obéir. Dans les questions d'ordre intellectuel, un effort de réflexion
peut vous éclairer. Mais dans les questions d'ordre spirituel, plus vous
raisonnez, et plus le brouillard devient épais. Sur le point où
Dieu vous dit d'obéir, obéissez sans hésitation, soumettez
vos pensées à l'esclavage du Christ, et tout s'éclairera
pour vous. Une fois que vous en serez là, vous pourrez user de votre
raison. Mais dans le domaine spirituel, nous voyons la vérité
comme des enfants, en toute simplicité, sans aucun raisonnement. Et quand
nous voulons raisonner à tout prix, nous ne voyons plus rien du tout.
"Je te bénis, ô Père, toi qui as caché ces choses
aux sages et aux intelligents et qui les as révélées aux
enfants."
La plus petite désobéissance au Saint-Esprit nous obscurcit l'âme,
et plus nous y réfléchirons, moins nous y verrons clair. Cette
obscurité-là ne se dissipe que par l'obéissance. Dès
que nous obéissons, la lumière surgit. C'est bien humiliant pour
nous, puisque cela prouve que la cause de l'obscurité est en nous. Quand
le Saint-Esprit domine entièrement notre âme, nous apercevons clairement
la volonté de Dieu et notre foi retrouve toute sa simplicité.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce que nous devons repousser
15 Septembre
Ce que nous devons repousser
Je repousse toute manoeuvre secrète et honteuse, je n'agis pas avec
astuce... Paul aux Corinthiens, II, 4, v. 2.
Avez-vous repoussé, vous aussi, "toute manoeuvre secrète
et honteuse", ces mouvements secrets de votre âme que vous auriez
honte d'exposer au dehors ? Oh! il vous est facile de les cacher à tous
les yeux. A l'égard de telle ou telle personne avez-vous un sentiment
que vous n'aimeriez pas que l'on mît au grand jour ? Repoussez-le de toutes
vos forces, et qu'il disparaisse entièrement. "De même que
vous auriez mis toutes vos facultés au service de l'impureté,
dit Paul aux Romains (6, v. 19), mettez-les maintenant au service de la pureté."
Il ne vous faut plus désormais "vivre pour les passions humaines,
mais pour la volonté divine" (I Pierre 4, v. 2). Veillez attentivement
à ne rien laisser subsister dans votre vie ni dans votre pensée
dont vous puissiez avoir honte.
"Je n'agis pas avec astuce..." Ne vous laissez pas aller à
présenter les choses de manière que vous ayez l'air d'avoir raison.
C'est souvent pour vous une terrible tentation. Si Dieu vous a prescrit de présenter
l'Evangile d'une certaine manière, n'essayez pas de convertir les gens
d'une autre façon : vous attirerez sur vous le jugement de Dieu.
II peut se faire que d'autres agissent d'une manière qui, chez vous,
serait de l'astuce. Laissez-les faire. Dieu ne présente pas à
tous les mêmes devoirs sous le même point de vue. Faites toujours
et partout tout votre effort, tout pour qu'Il règne dans toute sa gloire.
Ne vous permettez pas d'user d'aucun procédé qui n'aurait pas
pour but unique la gloire de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La véritable prière
16 Septembre
La véritable prière
Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre intérieure, et fermant ta
porte prie ton Père qui est là, dans le secret. Matthieu 6, v. 6.
Le point capital dans la vie du chrétien peut s'exprimer ainsi : Regardez à
Dieu, ne regardez pas les hommes. Ne priez pas afin qu'on sache que vous êtes
un homme de prière. Trouvez moyen d'être tout seul, là où
personne ne saura que vous priez, fermez votre porte, et là parlez avec
Dieu seul à seul. Ne priez pas pour un autre motif que pour être
en contact avec votre Père céleste. Vous ne pouvez pas être
un disciple du Christ si vous n'avez pas des moments réguliers pour la
prière secrète.
"Quand vous priez, ne bredouillez pas de vaines litanies..." Les
païens, dit Jésus, s'imaginent naïvement que plus ils insistent,
plus Dieu les exaucera. Dieu n'a pas du tout besoin que nous insistions pour
nous exaucer, puisque nous sommes au bénéfice de la Rédemption.
La prière n'est pas simplement un moyen d'obtenir de Dieu ce que nous
lui demandons. La prière a pour but d'entrer avec Dieu en une communion
parfaite. Grâce à la naissance d'en-haut, le Fils de Dieu vient
demeurer en moi, il me transforme à son image et m'apprend à prier
comme il faut.
"Quiconque demande reçoit." Nos prières sont
du patois de Canaan, notre volonté n'y joue aucun rôle, et puis
nous nous étonnons que Dieu ne nous exauce pas! Mais c'est que nous n'avons
jamais demandé vraiment. "Vous demanderez ce que vous voudrez",
dit Jésus. Il faut que notre volonté intervienne. Il faut demander
comme un enfant demande, Jésus ne se lasse pas de nous le répéter.
Bien entendu, nos demandes doivent être en harmonie avec le Dieu que Jésus
nous a révélé.
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"Tout pour qu'Il règne" - La raison d'être de la tentation
17 Septembre
La raison d'être de la tentation
Vous n'avez jamais été assaillis par aucune tentation qui ne
fût proportionnée aux forces humaines. Paul aux Corinthiens, I, 10, v. 13.
Le mot "tentation" est un peu déconsidéré. Nous
l'employons souvent avec un sens trop défavorable. La tentation n'est
pas le péché, c'est une épreuve que nous ne saurions éviter,
si nous sommes des hommes. Pour y échapper, il faudrait que nous fussions
au-dessous de l'humanité. Mais beaucoup d'entre nous sont exposés
à des tentations qui ne devraient pas les atteindre, tout simplement
parce qu'ils n'ont pas permis à Dieu de les élever à un
niveau supérieur, où ils seraient exposés à des
tentations d'un autre ordre.
Nos inclinations, toute notre vie intérieure, voilà ce qui détermine
les tentations qui nous assaillent de l'extérieur. La tentation s'adapte
pour ainsi dire à la nature propre de celui qui est tenté, et
révèle ce dont il est capable.
La tentation se présente comme un ingénieux moyen d'atteindre
plus vite et plus aisément ce qui nous apparaît comme un bien.
La tentation nous aveugle sur le moment, et nous ne pouvons pas savoir si ce
qu'elle nous propose est un bien ou un mal. Quand nous cédons à
la tentation, nous mettons sur le pavois notre convoitise, et nous prouvons
par là que ce qui nous avait retenus jusqu'alors n'était que la
crainte du qu'en dira-t-on.
Nous ne pouvons pas échapper à la tentation, elle fait partie
de la vie normale de l'homme. N'allez pas vous imaginer que vous affrontez des
tentations comme personne n'en a jamais eues. Vous subissez le sort commun de
toute la race humaine. Dieu ne vous épargne pas la tentation, mais il
secourt ceux qui sont tentés (Hébreux 2, v. 18).
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"Tout pour qu'Il règne" - Les tentations de Jésus et les nôtres
18 Septembre
Les tentations de Jésus et les nôtres
Nous n'avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos
faiblesses, puisqu'il a eu part à toutes nos épreuves... mais
non pas au péché. Hébreux 4, v. 15.
Jusqu'à la naissance d'en-haut, la seule espèce de tentation que
nous puissions connaître est celle que définit Jacques : "Chacun
est tenté par sa propre convoitise, qui l'entraîne et le séduit."
Mais par la régénération nous sommes transportés
sur un tout autre plan, où nous trouvons des tentations toutes nouvelles,
celles même que Jésus affronta. Tant que nous ne sommes pas nés
d'en-haut, tant que nous ne sommes pas devenus les frères de Jésus,
ses tentations et les nôtres n'ont rien de commun. Car les tentations
de Jésus ne sont pas celles d'un homme ordinaire, mais celles du Fils
de Dieu dans son humanité. Une fois régénérés,
Satan ne peut plus user envers nous de tentations grossières. Il nous
tente pour nous faire perdre ce que Dieu a mis en nous par la naissance d'en-haut,
pour nous rendre inutilisables au service de Dieu. Il ne nous tentera pas pour
nous faire tomber dans le péché, mais pour nous faire changer
d'attitude à l'égard de Dieu, et c'est là une tentation
si subtile que l'Esprit de Dieu peut seul la discerner.
La tentation ainsi comprise, c'est en somme la mise à l'épreuve,
par une puissance adverse, d'une âme riche en trésors spirituels.
C'est ce qui nous permet de comprendre la tentation de notre Seigneur. Jésus,
à son baptême, ayant accepté la mission de se charger des
péchés du monde, l'Esprit de Dieu le mit à l'épreuve,
en le laissant tenter par l'Adversaire. Mais il en triompha, sans défaillir.
Il traversa la tentation "sans aucun péché", et garda
intacts tous ses trésors spirituels.
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"Tout pour qu'Il règne" - Persévérer avec Jésus
19 Septembre
Persévérer avec Jésus
Vous m'avez été fidèles, vous avez persévéré
avec moi dans mes tentations. Luc 22, v. 28.
Jésus-Christ se tient auprès de nous dans nos tentations, savons-nous
nous tenir auprès de lui dans ses tentations ? Beaucoup d'entre nous abandonnent
Jésus quand ils voient où il les entraîne. Chaque fois que
vous êtes dans un moment critique, prenez-vous le parti de Jésus
ou le parti du prince de ce monde ? Nous portons les couleurs de notre Maître,
mais lui sommes-nous fidèles ? "Dès lors, plusieurs de ses
disciples se retirèrent et n'allèrent plus avec lui." Les
tentations de Jésus ont continué durant toute sa vie terrestre,
et elles continueront en nous tant que le Fils de Dieu habitera en nous. Est-ce
que, actuellement, nous persévérons avec Jésus ?
Nous nous imaginons que nous devons nous mettre à l'abri de bien des
épreuves que Dieu nous envoie. Grave erreur! C'est Dieu qui prépare
pour nous les circonstances où nous nous trouvons, et nous avons à
les affronter telles qu'elles sont, en persévérant avec Jésus
dans ses tentations. Ce sont bien ses tentations, car elles ne s'adressent pas
en nous à l'homme naturel, mais à l'homme nouveau, qui ne fait
qu'un avec Jésus lui-même. Vous êtes responsable de l'honneur
de Jésus-Christ, puisque c'est Sa vie en nous qui est en danger. Lui
êtes-vous fidèle ? Persévérez-vous avec lui ?
Etes-vous prêt à marcher jusqu'au bout avec Jésus, jusqu'au
bout, à travers le jardin de Gethsémani, sur le chemin de Golgotha ?
Sur ce chemin les ténèbres descendent. A la fin vous ne voyez
plus rien. Vous entendez seulement Sa voix : "Suis-moi."
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"Tout pour qu'Il règne" - La règle divine
20 Septembre
La règle divine
Soyez parfaits, comme votre Père qui est aux cieux. Matthieu 5, v. 48.
Dans ce passage, Jésus nous exhorte à traiter tous les hommes
avec la même générosité. Comme enfant de Dieu, vous
ne devez pas vous laisser guider par vos sympathies naturelles. Il y a des gens
pour qui nous éprouvons de la sympathie, pour d'autres de l'antipathie.
Cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans notre vie chrétienne.
"Si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière",
alors Dieu nous mettra en contact étroit même avec ceux qui ne
nous inspirent aucune sympathie.
L'exemple que Jésus nous propose n'est pas l'exemple d'un homme, ni
même d'un bon chrétien, c'est l'exemple de Dieu lui-même :
"Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait."
Soyez à l'égard de votre prochain ce que Dieu lui-même est
à l'égard de vous. Dieu nous fournira dans notre vie de tous les
jours mille occasions de faire voir si nous sommes parfaits comme notre Père
céleste est parfait. Etre disciple de Jésus, c'est s'intéresser
aux autres autant que Dieu s'y intéresse lui-même. "Que vous
vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés."
Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n'est pas tant de bien
agir que de ressembler à Dieu. Si l'Esprit de Dieu a transformé
votre être intérieur, vous aurez en vous des traits qui viendront
de Dieu, qui ne seront pas seulement des qualités humaines. La vie de
Dieu en nous, c'est la vie de Dieu lui-même, et non pas la vie humaine
s'efforçant d'arriver à Dieu. Le secret de l'âme chrétienne,
c'est que sa vie naturelle devient surnaturelle par la grâce de Dieu.
Et cela non seulement dans sa communion avec Dieu, mais dans tous les détails
de sa vie quotidienne. Quand s'élève autour de nous un tumulte
discordant, nous sommes surpris de découvrir que nous sommes rendus capables
de conserver tout notre sang-froid et toute notre sérénité.
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"Tout pour qu'Il règne" - A quoi Dieu nous destine
21 Septembre
A quoi Dieu nous destine
Maintenant l'Eternel parle - lui qui m'a formé dès ma naissance pour
être son serviteur. Esaïe 49, v. 5.
Dès que nous avons compris que Dieu nous appelait à son service,
en Jésus-Christ, nous voyons disparaître en nous tous les préjugés
et toutes les tendances particularistes. Car c'est la race humaine tout entière
que Dieu a créée pour Sa gloire et à laquelle Il veut se
donner. Le péché a aiguillé l'humanité sur une autre
voie, mais cela n'a rien changé du tout au dessein éternel de
Dieu. Dieu a créé toute l'humanité pour qu'elle le glorifie,
et chacun de nous, dès qu'il est né d'En-Haut, en a la vision
très claire. Dieu m'a élu, Dieu m'a formé pour son service;
rien n'est plus beau que cette pensée. Le prodigieux dessein de Dieu
en créant le monde me remplit de joie et d'espérance. Dieu m'apprend
à contempler dans les limites étroites de mon coeur l'amour de
toute l'humanité. "Dieu a tant aimé le monde, qu'Il a donné
son Fils unique..." (Jean 3, v. 16.) C'est l'amour de Dieu lui-même,
c'est la nature de Dieu lui-même qui se forme ainsi dans notre propre
coeur.
Nous devons avoir toujours présent à la pensée le dessein
magnifique du Dieu créateur, et ne pas y mêler nos propres vues.
Si cela nous arrivait, Dieu serait forcé de chasser de notre âme
ces préoccupations égocentriques, fût-ce au prix de la plus
vive souffrance. Le chrétien sait qu'il a été créé
pour être au service de Dieu, et pour Le glorifier. La Rédemption
accomplie par Jésus-Christ nous rend parfaitement aptes à ce service.
Aussi comprenons-nous pourquoi les exigences de Jésus sont si absolues.
Il demande à ses disciples la perfection de Dieu, parce qu'il a mis en
eux la nature de Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le Maître du chrétien
22 Septembre
Le Maître du chrétien
Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car JE SUIS.
Jean 13, v. 13.
Etre dominé par un maître et sentir que l'on possède un
Maître sont deux choses très différentes. Le Maître
que l'on possède, comme on possède un trésor, c'est Celui
qui me connaît mieux que je ne me connais, qui me tient de plus près
qu'aucun ami sur terre; qui sonde mon coeur jusqu'en ses profondeurs, et satisfait
mes plus secrets désirs; qui résout toutes mes difficultés,
et calme toutes mes inquiétudes. Il n'y a qu'un seul maître au
monde qui réponde à cette définition. "Un seul est
votre Maître... le Christ."
Notre Seigneur ne s'impose jamais à nous. Il n'use jamais ni de force
ni d'artifice pour obtenir de nous ce qu'il veut. Il y a des moments où
je voudrais que Dieu me dominât et me forçât de faire sa
volonté, mais Il ne le fera pas. A d'autres moments je voudrais qu'Il
me laissât tranquille, mais Il ne le fera pas.
"Vous m'appelez Maître et Seigneur..." Est-ce vrai ? Nous préférons
l'appeler Sauveur. Nous ne savons pas ce que c'est que d'avoir un véritable
Maître, parce que nous ne savons pas ce que c'est que le véritable
amour, tel que Dieu seul peut nous le révéler. C'est cet amour-là
qui permet la véritable obéissance, celle d'un égal à
un égal, d'un fils à son père. Notre Seigneur n'était
pas le serviteur de Dieu, il était son Fils. "Quoique Fils de Dieu,
il a appris l'obéissance par la douleur." Si notre idée,
c'est que nous sommes dominés, cela prouve que nous ne possédons
pas véritablement un Maître. Jésus veut que nous le considérions
comme un Maître, auquel nous obéirons tout naturellement, par amour,
presque sans nous en apercevoir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le but du chrétien
23 Septembre
Le but du chrétien
Voici, nous montons à Jérusalem. Luc 18, v. 31.
Dans la vie ordinaire, à mesure que nous avançons, nos ambitions
se transforment. Dans la vie chrétienne, le but est fixé dès
le début, car si Jésus-Christ est le commencement, il est pareillement
la fin. Nous partons de Jésus et nous tendons vers Lui, jusqu'à
ce que nous parvenions à "la plénitude de l'humanité
parfaite du Christ". Il ne s'agit pas de notre idéal chrétien,
quel qu'il soit. Le but véritable du chrétien, ce n'est pas d'être
utile ou de convertir les nations, c'est tout simplement d'obéir
à son Dieu. Le reste suivra comme une conséquence.
Jésus, en montant à Jérusalem cette dernière fois,
marchait vers l'accomplissement suprême de la volonté de son Père,
vers la croix. Nous ne pouvons pas être ses compagnons et ses disciples,
si nous ne l'accompagnons pas jusque-là. Rien n'a pu faire dévier
Jésus de son ferme propos, durant cette marche suprême. Dans les
villages où on le recevait mal, il poursuivait sa route sans se hâter.
Dans ceux où on le bénissait, il ne consentait point à
s'attarder. Ni la méchanceté ni la reconnaissance ne pouvaient
le détourner du but qu'il s'était fixé, de Jérusalem.
"Le disciple n'est pas au-dessus de son Maître." Nous rencontrerons
les mêmes circonstances, en montant à notre Jérusalem. Nous
verrons la puissance de Dieu se manifester par notre intermédiaire, quelques-uns
en seront reconnaissants, beaucoup d'autres seront indifférents ou affreusement
ingrats, mais rien ne devra nous détourner de notre chemin.
"Là, ils le crucifièrent." Ce fut là l'aboutissement
de la marche de Jésus vers Jérusalem, et l'accomplissement de
notre salut. Nous ne sommes plus appelés à la crucifixion, mais
à la gloire. Soyons fidèles, en montant à Jérusalem.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment nous devons nous préparer
24 Septembre
Comment nous devons nous préparer
Supposons que tu viennes déposer ton offrande à l'autel et que
là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse là ton offrande devant l'autel; va premièrement te réconcilier
avec ton frère et alors seulement reviens présenter ton offrande.
Matthieu 5, vv. 23-24.
Nous aimons à nous représenter par l'imagination que nous sommes
tout prêts, tout équipés pour le travail de Dieu; en réalité
la préparation est elle-même un travail assidu et prolongé,
mais indispensable. Il faut se préparer, et se préparer encore.
Un jeune chrétien est ardent à venir présenter à
Dieu l'offrande de son héroïsme, de son sacrifice. Cet enthousiasme
naturel est ce qui attire le plus les jeunes à Jésus-Christ. Jésus
veut mesurer la valeur de cet enthousiasme. "Laisse là ton offrande;
va premièrement te réconcilier avec ton frère." Pour
nous préparer comme il faut, il est nécessaire que nous laissions
l'Esprit de Dieu scruter nos sentiments les plus secrets. L'héroïsme
ne suffit pas; il faut purifier nos coeurs de tout ce que nous cachions à
Dieu. Il ne suffit pas de reconnaître vos péchés, il faut
les confesser et les réparer. Etes-vous prêt à obéir
à votre Maître, quelle que soit l'humiliation de votre amour-propre ?
Dès que vous apercevez en vous le moindre péché, n'hésitez
pas à le mettre au jour. Puisque l'Esprit de Dieu vous l'a signalé,
il vaut la peine d'y porter remède. Vous vous attendiez à quelque
grand sacrifice. Dieu vous indique une toute petite chose que vous devez abandonner;
mais cela suppose quand même que vous devez jeter par terre la citadelle
de votre égoïsme, de votre prétendu droit sur vous-même.
Il le faut. Dieu l'exige.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Nos rapports avec les autres et avec Jésus
25 Septembre
Nos rapports avec les autres et avec Jésus
Pour celui qui veut te contraindre de faire à sa suite une corvée
d'un mille, eh! bien, fais-en deux avec lui. Matthieu 5, v. 41.
L'enseignement de Jésus aboutit en somme à ceci, que l'attitude
qu'il réclame de nous à l'égard de notre prochain est une
chose tout à fait irréalisable s'il n'a pas opéré
en nous une transformation surnaturelle.
Jésus exige qu'il n'y ait pas en nous la moindre trace de déplaisir
ou de ressentiment, même refoulée, lorsque nous nous trouvons en
présence de la tyrannie et de l'injustice. Aucun héroïsme,
aucun enthousiasme d'origine humaine ne sera capable d'un tel effort. Il y faut
la force surhumaine que Jésus seul peut nous donner après nous
avoir purifiés au feu de sa forge, jusqu'à ce qu'il ne reste en
nous que ce seul désir : "Je suis là pour que Dieu m'envoie
où Il voudra." Même si tout le reste s'obscurcit en nous,
ce lien qui nous unit à Jésus-Christ doit rester en pleine lumière.
Le Sermon sur la Montagne n'est pas un code de perfection, c'est l'énoncé
de ce qui se produira en moi quand Jésus-Christ m'aura transformé
en mettant en moi son Esprit. Au fond, Jésus-Christ est Le Seul qui puisse
réaliser ce que dit le Sermon sur la Montagne.
Si nous voulons devenir des disciples de Jésus, cela ne pourra se faire
que d'une manière surnaturelle. Tant que nous nous acharnons à
le devenir par nous-mêmes, nous échouerons toujours. "Je vous
ai choisis." C'est ici le miracle de la grâce de Dieu. Nous pouvons
lui tourner le dos, mais nous ne pouvons pas le susciter nous-mêmes. Dieu
ne nous demande pas de faire ce pour quoi nous avons des aptitudes naturelles.
Il nous demande seulement de faire ce pourquoi sa grâce nous a préparés
parfaitement, et en particulier de porter notre croix.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'attitude irréprochable
26 Septembre
L'attitude irréprochable
Supposons... que là tu te souviennes que ton frère a quelque
chose contre toi... Matthieu 5, v. 23.
Jésus ne dit pas : "Si tu te tourmentes par quelque scrupule maladif",
mais bien : "S'il te souvient", c'est-à-dire : si l'Esprit de
Dieu te met à la pensée, que ton frère t'en veut, alors
"va premièrement te réconcilier avec ton frère, puis
reviens présenter ton offrande". Ne vous rebiffez jamais quand le
Saint-Esprit fait ainsi votre éducation, scrupuleusement, sans rien laisser
passer.
"Va premièrement te réconcilier avec ton frère."
Jésus nous indique clairement ce qu'il faut faire. II faut revenir sur
nos pas, obéir exactement à l'indication que nous avons reçue;
aborder celui qui nous en veut avec une bienveillance et une générosité
qui rendra la réconciliation aussi naturelle et aussi facile que de sourire
à un enfant. Jésus ne dit rien au sujet de la personne qui a quelque
chose contre nous. Il nous dit simplement : "Allez à elle."
Il ne s'agit en aucune façon de nos droits. Le vrai disciple est toujours
prêt à renoncer à tous ses droits pour obéir à
son Maître.
"Alors... reviens présenter ton offrande." La succession est
clairement marquée. D'abord l'enthousiasme héroïque qui veut
se donner. Puis le Saint-Esprit qui nous oblige à faire une pause, pour
nous révéler ce qui ne va pas : nous nous arrêtons. Ensuite
l'obéissance à Dieu, et l'attitude généreuse et
irréprochable qu'Il nous inspire à l'égard de celui que
nous avions offensé. Enfin le retour à l'autel, pour présenter
notre offrande à Dieu, l'esprit libéré, simplement, joyeusement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le renoncement sans réserve
27 Septembre
Le renoncement sans réserve
Comme ils étaient en chemin, quelqu'un dit à Jésus : "Je
te suivrai où que tu ailles." Luc 9, v. 57.
La réponse de Jésus à cet homme est bien faite pour le
décourager. Il nous semble qu'à la place de Jésus nous
nous serions gardés de lui parler ainsi, de refroidir son enthousiasme
avec cette bise glacée. Mais Jésus savait bien ce qu'Il faisait.
N'essayons jamais d'atténuer ou d'excuser ses paroles. Ce qu'il dit est
perçant et tranchant, comme un scalpel qui débride une plaie,
sans ménagement. Jésus-Christ n'a pas la moindre indulgence pour
tout ce qui peut corrompre et tuer une âme qui voudrait être au
service de Dieu. Ce n'est pas au hasard que notre Seigneur parle avec tant de
sévérité, c'est parce qu'Il connaît à fond
la nature humaine. Quand l'Esprit de Dieu met dans votre pensée une parole
de Jésus qui vous fait souffrir, c'est qu'il y a en vous un mal qu'il
veut extirper et faire mourir.
Jésus lui répondit : "Les renards ont des tanières,
et les oiseaux du ciel ont leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où
reposer sa tête." II faut donc renoncer à suivre Jésus
en pensant y trouver le moindre confort, la moindre satisfaction pour soi-même.
Il faut renoncer à tout, et rester tout seul en présence de Jésus
tout seul. Sans s'inquiéter de ce que font les autres, il faut marcher
avec Celui qui n'a pas où reposer sa tête.
Jésus dit à un autre : "Suis-moi." Celui-ci lui
dit : "Permets-moi d'aller auparavant ensevelir mon père." Cet
homme voulait concilier ses devoirs envers sa famille et ses devoirs envers
Jésus. Nous devons, comme chrétiens, mettre toujours Jésus
en première ligne, coûte que coûte.
Un autre encore lui dit : "Je te suivrai, Seigneur, mais..."
Il est plein d'ardeur, mais... il ne se décidera jamais. Quand l'appel
de Dieu se fait entendre à vous, n'hésitez pas, obéissez
tout de suite.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'union inconditionnelle avec Jésus
28 Septembre
L'union inconditionnelle avec Jésus
Il te manque une chose : va! vends ce que tu as pour le donner aux pauvres...
reviens ensuite et suis-moi. Marc 10, v. 21.
Le jeune homme riche avait faim et soif de perfection. En voyant devant lui
Jésus-Christ, il voulait lui ressembler. Notre Seigneur, quand il appelle
à lui un disciple, ne lui propose pas en première ligne la sainteté
à réaliser en lui-même. Il lui demande de renoncer à
tout droit sur lui-même et de s'unir à son Maître sans aucune
réserve, d'une manière tout à fait exclusive. Quand Jésus
dit : "Celui qui vient à moi et ne hait pas son père et sa
mère.., et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple",
cela n'a rien à voir avec notre salut ou notre sanctification, mais cela
se rapporte uniquement à notre union inconditionnelle avec Jésus.
Bien peu d'entre nous savent s'abandonner entièrement à Jésus.
"Jésus fixa son regard sur lui et l'aima." Le regard de Jésus
détache notre coeur de tout autre attachement. Jésus vous a-t-il
jamais regardé ? Le regard de Jésus transperce et transforme. Sur
tous les points où vous êtes "sensible à Dieu",
c'est que Jésus vous a regardé. Sur tous les points où
vous êtes rancunier, égoïste, persuadé que c'est toujours
vous qui avez raison, c'est que Jésus ne vous a pas regardé.
"Il te manque une chose..." La chose essentielle, l'unique chose
nécessaire, aux yeux de Jésus, c'est l'union avec lui.
"Vends tout ce que tu as..." il me faut renoncer à tout ce
que j'ai, me dépouiller de tout, non pas certes pour faire mon salut
(car c'est la foi absolue en Jésus-Christ qui peut seule me sauver),
mais pour être à même de suivre Jésus. "Viens
alors, et suis-moi." Jésus marchait vers la croix.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment nous parvient l'appel de Dieu
29 Septembre
Comment nous parvient l'appel de Dieu
J'annonce l'Evangile, mais ce n'est pas pour moi un honneur, c'est une nécessité
qui m'est imposée : malheur à moi, si je n'annonce pas l'Evangile!
I Corinthiens 9, v. 16.
Nous oublions souvent le caractère mystérieux et surnaturel de
l'appel de Dieu. Lorsqu'un chrétien est en mesure de vous raconter en
détail et avec précision comment il fut appelé, on peut
à bon droit se demander s'il a jamais reçu vraiment un appel.
Sans doute, l'appel peut se présenter de façon très diverse
: ce peut être un coup de foudre, ce peut être une faible aurore
qui monte peu à peu. Mais c'est toujours quelque chose d'ineffable, qui
surgit on ne sait d'où; c'est toujours comme une illumination surnaturelle.
A tout moment peut surgir en nous le sentiment de cet appel qui s'empare de
nous : "Je t'ai choisi."
L'appel de Dieu est tout autre chose que la conversion et la sanctification.
Ce n'est pas parce que vous êtes sanctifié que vous êtes
appelé à prêcher l'Evangile. L'appel de Dieu c'est, comme
l'indique Paul, une nécessité qui vous est imposée.
Si vous avez jusqu'à présent négligé l'appel de
Dieu, regardez bien : n'est-ce pas parce que vous avez laissé Dieu au
second plan, tandis qu'au premier plan vous avez placé votre ministère,
ou l'utilisation de vos dons naturels ? Paul dit : "Malheur à moi,
si je n'annonce pas l'Evangile!" Il avait entendu l'appel de Dieu, et
rien ne pouvait l'en détourner.
Si un homme ou une femme reçoit l'appel de Dieu, les circonstances ont
beau être défavorables, tout finira par concourir au but que Dieu
lui propose. Si vous obéissez à ce que Dieu vous demande, tout
votre être, toute votre pensée, dans ses profondeurs les plus cachées,
Dieu mettra tout cela en harmonie avec Son appel.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Quand la main de Dieu est sur nous
30 Septembre
Quand la main de Dieu est sur nous
Maintenant je suis heureux des souffrances que j'endure pour vous; je complète
en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ, pour son corps, qui est
l'Église. Paul aux Colossiens 1, v. 24.
Nous croyons sentir des appels dans notre vie de consécration, mais
quand Dieu nous saisit véritablement, il envoie promener tous ces faux
appels, il nous empoigne en nous faisant atrocement souffrir, et nous met tout
à coup en présence d'une tâche dont nous n'avions aucune
idée. Dans un éclair éblouissant nous voyons ce qu'Il veut
de nous, et nous disons, comme Isaïe : "Me voici, envoie-moi!"
Un tel appel n'est pas fondé le moins du monde sur notre sanctification
personnelle : Dieu met Sa main sur nous, et fait de nous le pain rompu, le vin
répandu. Pour écraser la grappe, il faut bien peser dessus. Nous
protestons vivement contre les personnes ou les événements que
Dieu charge de nous écraser. Si Dieu voulait seulement m'écraser
Lui-même, de Sa propre main! Mais nous devons accepter les conditions
où il plaît à Dieu de nous mettre au pressoir. Car la grappe
ne donnera du vin qu'une fois écrasée.
Qui sait quelle est la main que Dieu avait chargée de vous saisir pour
vous écraser ? Vous ne vous êtes pas laissé faire, vous avez
glissé entre les doigts, comme une bille. Le raisin n'est pas mûr :
si Dieu vous avait écrasé, le vin aurait été âpre,
terriblement. Pour servir d'instrument à la grâce de Dieu, il faut
que Dieu vous ait transformé. Laissez Dieu agir, et il fera de vous le
pain rompu et le vin répandu dont vos frères, les autres enfants
de Dieu, pourront se nourrir.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Moments d'extase
1er Octobre
Moments d'extase
Jésus les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne.
Marc 9, v. 2.
Nous avons tous vécu des moments exaltants "sur la montagne"
où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu. Nous aurions
voulu qu'ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas. La preuve de la valeur
de notre vie spirituelle, c'est notre aptitude à descendre de la montagne
de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c'est que nous ne sommes
pas ce que nous devrions être. Il est merveilleux d'être au sommet
de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n'est utile que s'il nous rend
capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer
du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur
les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de
l'aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent
notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec
le terre à terre de l'existence : c'est là que nous devons faire
nos preuves. L'égoïsme spirituel nous fait désirer d'être
souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions
parler et vivre comme des anges. Les moments d'exaltation exceptionnels ont
cependant leur place dans notre vie avec Dieu, mais veillons à ce que
notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher
exclusivement.
Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être
exploité en vue d'un enseignement utile. Non, avant tout, cela doit servir
à produire un caractère fort. Le séjour "sur la montagne"
n'a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux
de se demander : "A quoi cela sert-il ?" Dans le domaine spirituel,
on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu'il nous
accorde, en de rares occasions, des moments passés "au sommet de
la montagne".
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Heure d'humiliation
2 Octobre
Heure d'humiliation
Si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.
Marc 9, v. 22.
Après les moments d'exaltation, nous sommes précipités
dans la triste réalité, qui n'a ni beauté, ni poésie,
ni rien de palpitant. La montagne semble d'autant plus haute et majestueuse
que la vallée est morne et sombre. Mais c'est là pourtant qu'il
nous faut vivre pour la gloire de Dieu. Sur la montagne nous contemplons Sa
gloire, mais ce n'est jamais là que nous vivons pour elle. C'est dans
les heures d'humiliation que sont révélées notre vraie
valeur et notre fidélité.
A cause de notre égoïsme naturel, nous sommes capables de faire,
dans l'enthousiasme, des choses héroïques. Mais Dieu veut nous laisser
dans la grisaille de la vie quotidienne, dans la vallée, vivant notre
communion personnelle avec lui. Pierre pensait que ce serait bien pour lui et
ses compagnons de rester sur la montagne, mais Jésus fit redescendre
ses disciples dans la vallée. C'est là qu'il leur expliqua le
sens de la vision.
"Si tu peux quelque chose..." Il faut que nous passions par la vallée
de l'humiliation pour que Dieu puisse déraciner notre incrédulité.
Interrogez votre propre expérience, et vous reconnaîtrez que, tant
que vous n'aviez pas compris qui est réellement Jésus, vous doutiez
de sa puissance. Tant que vous étiez sur la montagne, vous n'éprouviez
aucune difficulté à croire, mais revenu dans la vallée,
vous avez été confronté avec les faits. Vous pouvez peut-être
témoigner de progrès que vous avez faits dans la sanctification,
mais n'y a-t-il pas en ce moment-même quelque chose qui vous humilie ?
Lorsque vous avez été sur la montagne avec Dieu, vous avez compris
que tout pouvoir, dans les cieux et sur la terre, appartient à Jésus.
Allez-vous en douter maintenant que vous êtes dans la vallée ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le service de Dieu
3 Octobre
Le service de Dieu
Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière. Marc
9, v. 29.
"Pourquoi n'avons-nous pas pu chasser ce démon ?" demandent
les disciples. La réponse est à chercher dans la relation personnelle
avec Jésus-Christ, qui seul permet de chasser cette espèce-là.
Nous resterons toujours impuissants, comme l'ont été les disciples
ce jour-là, si nous essayons de faire l'oeuvre de Dieu en comptant sur
nos forces naturelles et non sur Sa puissance. Nous déshonorons Dieu
par notre zèle, si nous ne le connaissons pas vraiment lui-même.
Vous êtes devant un cas difficile, et, en apparence, rien ne se produit;
pourtant vous savez que la délivrance sera accordée, parce que
vous êtes en communion avec Jésus-Christ. Voici donc le principe
de votre service : veiller à ce qu'il n'y ait aucun interdit qui vous
sépare de Jésus. S'il y a le moindre obstacle il faut qu'il soit
- non pas ignoré, ni dissimulé - mais regardé bien en face,
et ôté en présence de Jésus-Christ. Alors cet obstacle-même,
et toutes les circonstances par lesquelles vous êtes passés à
cause de lui, contribueront à glorifier Jésus-Christ, dans une
mesure qu'il vous sera impossible de comprendre avant de le voir face à
face.
Nous devons pouvoir nous élever sur des ailes d'aigle, mais aussi savoir
comment redescendre. Les saints ont la capacité de redescendre et de
vivre dans la plaine. "Je puis tout par Christ qui me fortifie";
en disant cela, Paul parlait surtout de ce qui l'abaissait. Nous avons cependant la possibilité
de repousser l'humiliation, et d'affirmer : "Non, merci, je préfère,
de beaucoup, rester sur le sommet de la montagne, avec Dieu." A la lumière
de Jésus-Christ, suis-je prêt à affronter les choses comme
elles sont dans la réalité; ou bien cette réalité
ébranle-t-elle ma foi en Lui, et me jette-t-elle dans le désespoir
?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vision et la vérité
4 Octobre
La vision et la vérité
Appelés à être saints... I Corinthiens 1, v. 2.
Remerciez Dieu de vous donner la vision de ce que vous serez. La vision est
là, mais elle est loin d'être devenue réalité. Une
fois descendus dans la vallée, où nous devons faire nos preuves,
beaucoup d'entre nous lâchent pied. Nous avons réalisé ce
que nous ne sommes pas, et ce que Dieu voudrait que nous soyons, mais acceptons-nous
d'être "frappés et martelés" jusqu'à
ce que la vision prenne forme en nous ? Dieu se sert toujours, pour nous former
ainsi, des circonstances et des gens les plus ordinaires.
Il est des moments où nous discernons clairement quel est le but que
Dieu poursuit; il dépend alors de nous, et non de Dieu, que la vision
se transforme en réalité. Si nous préférons paresser
sur la montagne, en vivant du souvenir de la vision, nous ne servirons à
rien dans les circonstances banales et médiocres dont l'existence humaine
est faite. Dieu nous a accordé cette vision non pas pour que nous demeurions
dans un état d'extase et de contemplation, mais afin que la vision reçue,
se réalise pleinement en nous. Chaque détail de notre formation
est en vue de ce but. Apprenez à remercier Dieu de ce qu'il nous fait
connaître ce qu'il attend de nous.
Notre petit "moi" se rebiffe toujours quand Dieu lui ordonne d'agir.
Cet infime "je suis" doit être réduit à néant
par Celui qui, avec indignation, a dit à Moïse : "Celui qui
s'appelle "Je suis" t'envoie". C'est Lui seul qui doit dominer
sur nous. N'est-il pas stimulant de se rendre compte que Dieu sait tout de nous
et connaît les recoins où nous croyons pouvoir nous cacher ? Il
projette sur nous, comme un éclair, sa divine pénétration.
Aucun homme ne connaît les hommes comme Dieu les connaît.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La tendance au péché
5 Octobre
La tendance au péché
C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré
dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort est
étendue à tous les hommes, à la suite de quoi tous ont péché...
Romains 5, v. 12.
La Bible ne dit pas que Dieu a puni la race humaine à cause du péché
d'un seul homme, mais que la disposition au péché, c'est-à-dire
ma prétention à disposer de moi-même, est entrée
dans le monde par un seul homme. Elle dit aussi qu'un autre homme a pris sur
lui le péché de toute l'humanité et l'a aboli par son sacrifice
(Hébreux 9, v. 26), révélation infiniment plus profonde.
La disposition au péché ne consiste pas à être immoral,
à commettre de mauvaises actions. C'est la tendance à se chercher
soi-même, à faire de son moi, son dieu. Cette disposition peut
se manifester soit par une profonde immoralité, soit s'accompagner d'une
moralité très stricte. L'une et l'autre ont la même racine :
la prétention à être son propre maître. Lorsque le
Seigneur se trouvait en face d'hommes habités par toutes les forces du
mal, ou d'hommes dont la vie était pure, morale, rangée, il ne
s'arrêtait ni à la dégradation des uns, ni à la valeur
morale des autres. Il regardait à ce que nous ne voyons pas : l'attitude
intérieure.
Le péché est en moi dès ma naissance, je ne peux rien
y changer; mais Dieu s'en charge, par la Rédemption. Par la Croix de
Jésus-Christ, Dieu a racheté toute la race humaine de la menace
de condamnation qui pesait sur elle à cause de l'hérédité
du péché. Jamais Dieu ne tient l'homme pour responsable d'avoir
hérité du péché. La condamnation ne vient pas de
là. Mais je suis marqué du sceau de la condamnation, si, comprenant
que Jésus est venu pour m'en délivrer, je refuse d'accepter son
salut. C'est ici le jugement (le moment critique) : "la lumière
étant venue dans le monde, les hommes ont préféré
les ténèbres à la lumière."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La régénération
6 Octobre
La régénération
Lorsqu'il plut à Dieu... de révéler en moi son Fils...
Galates 1, vv. 15-16.
Si Jésus, le messie, entreprend de me régénérer, quels
problèmes a-t-il à affronter ? Une hérédité
dont je ne suis pas responsable m'accable. Je ne suis pas saint, ni près
de l'être. Si tout ce que Jésus le messie peut faire est de me dire
que je dois être saint, son enseignement me jette dans le désespoir.
Mais si Jésus le messie est un Régénérateur, s'il peut
substituer à mon hérédité sa sainteté, alors
je comprends mieux à quoi il veut aboutir, lorsqu'il me dit que je dois
être saint. Grâce à la Rédemption, Jésus le messie
peut mettre en chacun de nous ses propres dispositions, et ses exigences supposent
toujours qu'il donne ce qu'il ordonne. Ce que je dois faire de mon côté,
c'est d'accepter la condamnation du péché prononcée par
Dieu sur la Croix de Jésus le messie.
le Nouveau Testament nous enseigne qu'à un homme saisi par le sentiment
de son indigence profonde, Dieu donne le Saint-Esprit. Alors son propre esprit
est transformé par l'Esprit du Fils de Dieu, "jusqu'à ce que
le Christ soit formé en vous". Le grand miracle de la Rédemption,
c'est que Dieu peut mettre en moi une tendance nouvelle, qui me rend capable
de vivre une vie totalement nouvelle. Quand je sens enfin pleinement mon indigence,
Jésus proclame : "Tu es heureux." Mais il faut d'abord que
j'en vienne là. Dieu ne peut pas mettre en moi, qui suis un être
moralement responsable, les dispositions qui étaient en Jésus le messie,
si je n'en éprouve pas le besoin.
De même que la tendance au péché est entrée par
l'homme ancien dans la race humaine, de même le Saint-Esprit est entré
en nous par un autre Homme. la Rédemption signifie qu'à l'hérédité
du péché, Jésus le messie substitue une hérédité
nouvelle, sans tache : le Saint-Esprit.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La réconciliation
7 Octobre
La réconciliation
Celui qui n'a pas connu le péché, il l 'a fait devenir Péché
pour nous, afin que nous devenions par lui Justice de Dieu. Il Corinthiens 5,
v. 21.
Le péché est un mal profond, qui concerne l'être tout entier;
il ne consiste pas essentiellement en actes condamnables mais provient d'une
nature mauvaise, ouvertement révoltée contre Dieu. La religion
chrétienne fait reposer toute sa doctrine sur le fait capital, radical
"du péché". Les autres religions parlent "des
péchés". La Bible seule parle du péché. Le
point essentiel que Jésus a tout de suite mis en lumière dans
la nature humaine, c'est l'hérédité du péché.
Et c'est parce que nous n'en avons pas tenu compte dans notre annonce de l'Evangile,
que son message a perdu son aiguillon et sa force explosive.
La Bible ne nous dit pas que Jésus le messie a pris sur lui nos péchés
personnels, mais qu'il s'est chargé de l'hérédité
du péché, sur laquelle aucun homme n'a de prise. Dieu a fait
"péché" son propre Fils afin que le pécheur soit rendu
saint. Toute la Bible révèle que le Seigneur a porté les
péchés du monde en s'identifiant aux pécheurs, et non seulement
par sympathie pour eux. Il a volontairement pris sur ses épaules et porté
dans sa propre personne, tout le fardeau immense du péché. Dieu
l'a fait "péché pour nous", lui qui "n'avait
pas connu le péché", et, en faisant cela, la Rédemption
est devenue le fondement nouveau de toute l'humanité. Jésus Christ
a réhabilité la race humaine. Il l'a restaurée dans sa
destinée première, et chaque être humain peut retrouver
la communion avec Dieu grâce à l'oeuvre du Seigneur sur la Croix.
Aucun homme ne peut se racheter lui-même. La Rédemption, parfaite
et complète, est l'affaire de Dieu; à chacun de nous il appartient
de se l'approprier. Il est nécessaire de bien distinguer entre la révélation
de la Rédemption et l'expérience personnelle du salut dans la
vie d'un homme.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Christ nous veut tout à Lui
8 Octobre
Christ nous veut tout à Lui
Venez à moi. Matthieu 11, v. 28.
La pierre de touche de votre vie spirituelle est cet ordre de Jésus
de venir à lui. Sans doute, lorsque vous considérez tout ce que
vous refusez de lui apporter, en êtes-vous humilié. Car vous discuterez,
vous ergoterez, vous préfèrerez souffrir, plutôt que de
venir à Jésus. Vous ferez n'importe quoi, plutôt que d'accepter
cette attitude déraisonnable : "Tel que je suis, je viens."
Tant qu'il subsistera en vous la plus petite trace d'orgueil spirituel, vous
vous attendrez à ce que Dieu vous demande de grandes choses, alors qu'il
vous dira simplement "Viens".
"Venez à moi." Lorsque vous entendez cet appel, vous comprenez
qu'avant de venir, quelque chose doit se passer en vous. Le Saint-Esprit vous
montrera ce que vous devez faire pour ôter de votre vie ce qui vous empêche
d'aller à Jésus.
Il vous sera impossible de faire d'autres progrès tant que vous n'aurez
pas obéi. Le Saint-Esprit vous fera voir ce qui empêche son action,
mais c'est à vous de consentir que Dieu vous en débarrasse.
Que de fois vous êtes-vous approché de Dieu pour présenter
vos requêtes, et êtes-vous reparti en pensant : "Eh bien, cette
fois-ci, j'ai fait tout mon devoir." Et cependant vous êtes reparti
les mains vides. Pourtant Dieu était là, les mains tendues pas
seulement pour vous recevoir, mais pour que vous le receviez, Lui. Quelle n'est
pas la patience inlassable de Jésus, quand il dit : "Venez à
moi".
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Prenez courage
9 Octobre
Prenez courage
Offrez à Dieu vos membres comme des instruments de justice... pour arriver
à la sainteté. Romains 6, vv. 13 et 19.
Je ne peux ni me sauver, ni me sanctifier moi-même; je ne peux expier
le péché; je ne peux racheter le monde. Je ne peux pas faire que
le mal soit bien, rendre pur ce qui est impur, saint ce qui est souillé.
Tout cela, c'est l'oeuvre souveraine de Dieu. Ai-je vraiment confiance en l'oeuvre
accomplie par Jésus-Christ ? Son oeuvre expiatoire est parfaite; cette
pensée est-elle toujours présente à mon esprit ? Ce qui
nous manque le plus, ce n'est pas d'agir, mais de croire.
La Rédemption n'est pas une expérience que je fais; c'est l'acte
souverain de Dieu accompli par le moyen du Christ, et c'est sur cet acte que
je dois fonder ma foi. Si ma foi s'appuie sur mon expérience, j'aboutis
à un type de vie que la Bible ne connaît pas, une vie isolée,
où je contemple ma propre pureté. Une piété qui
n'est pas fondée sur l'Expiation faite par le Seigneur, est inutile et
ne sert qu'à entretenir une vie recluse. Elle est inutile pour Dieu et
nuisible aux hommes. Que Jésus-Christ lui-même soit la pierre de
touche de toutes nos expériences! Tant que la pensée de l'Expiation
n'inspirera pas toute notre manière de vivre, nous ne pourrons rien faire
qui soit agréable à Dieu.
L'Expiation accomplie par Jésus doit pénétrer, très
simplement, toute mon activité, toute ma vie pratique. Chaque fois que
j'obéis à Dieu j'ai le secours de Sa toute-puissance, en sorte
que la grâce de Dieu et l'obéissance coïncident. L'obéissance
implique que je croie sans réserve à l'expiation, et la grâce
surnaturelle de Dieu vient inonder mon coeur.
Gardez-vous d'une contrefaçon de la piété qui s'isole
de la vie humaine. Revenez sans cesse à la pierre de touche de l'Expiation.
Dans quelle mesure guide-t-elle vos actions et votre comportement ?
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'obéissance nous éclaire
10 Octobre
L'obéissance nous éclaire
Je te loue, Père... de ce que tu as caché ces choses aux sages
et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux
enfants. Matthieu 11, v. 25.
Quand il s'agit de la communion spirituelle avec Dieu, il n'y a pas de degrés
successifs, elle existe ou n'existe pas. Dieu ne nous purifie pas peu à
peu du péché, mais, lorsque nous sommes dans la lumière,
lorsque nous marchons dans la lumière, nous sommes purifiés du
péché. L'obéissance rend la communion parfaite. Si pour
un instant vous cessez d'obéir, les ténèbres et la mort
se mettent aussitôt à l'oeuvre.
Toutes les révélations de Dieu sont lettre morte tant qu'elles
ne sont pas éclairées par l'obéissance. Ce n'est pas la
philosophie, ou la réflexion, qui les rendront plus compréhensibles.
Mais, dès que vous obéissez, elles s'illuminent instantanément.
Il faut, pour que la vérité de Dieu agisse en nous, que nous nous
en laissions imprégner; il ne s'agit pas de la poursuivre avec de pénibles
efforts. Le seul moyen pour arriver à la connaître, c'est de cesser
vos recherches, et de naître d'en-haut.
Obéissez à Dieu sur le point qu'il vous montre, et aussitôt
votre chemin s'ouvrira. Nous lisons des volumes sur l'oeuvre du Saint-Esprit,
alors que cinq minutes d'obéissance radicale peuvent tout rendre clair
comme le jour. "Je pense qu'un jour je comprendrai tout cela",
dites-vous - Vous le pouvez dès maintenant. Ce n'est pas l'étude
qui vous éclairera, mais l'obéissance. La plus petite parcelle
d'obéissance suffit à vous ouvrir le ciel, et les plus profondes
vérités divines vous sont aussitôt révélées.
Dieu ne vous accordera pas de lumières nouvelles sur sa Personne tant
que vous n'aurez pas obéi aux lumières déjà reçues.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le silence de Dieu
11 Octobre
Le silence de Dieu
Lorsqu'il eut appris que Lazare était malade, Jésus resta deux
jours encore dans le lieu où il était. Jean 11, v. 6.
Dieu vous a-t-il témoigné sa confiance en gardant le silence
- ce silence qui a un sens si profond ? Les silences de Dieu sont ses réponses.
Représentez-vous ces jours de silence absolu, dans la maison de Béthanie.
Connaissez-vous actuellement, dans votre vie, quelque chose de semblable ? Dieu
peut-il vous témoigner de cette manière-là sa confiance,
ou réclamez-vous encore une réponse manifeste ?
Dieu vous accordera sans doute les bienfaits que vous réclamez, s'il
vous semble impossible de vous en passer; mais son silence est la preuve qu'il
veut vous faire parvenir à une plus merveilleuse connaissance de lui-même.
Vous plaignez-vous à Dieu de ce que vous n'avez pas reçu de réponse
? Vous verrez que Dieu vous a, par son silence, manifesté une plus grande
confiance, parce qu'il a vu que vous étiez capable de supporter une révélation
plus sublime.
Il ne voulait pas vous plonger dans le désespoir, mais vous rendre plus
heureux. Si Dieu vous a répondu par le silence, louez-le, car il veut
vous entraîner vers de plus hautes destinées. Le moment où
il vous manifestera qu'il a entendu vos prières viendra; c'est lui qui,
dans sa souveraine sagesse le détermine. Pour lui, le temps ne compte
pas. Vous vous dites peut-être : "J'ai demandé à Dieu
du pain, et il m'a donné une pierre." Mais vous vous trompez, et
aujourd'hui vous vous apercevez qu'il vous a donné le Pain de Vie.
Ce qui est merveilleux, lorsque Dieu se tait, c'est que ce silence est contagieux.
Vous devenez vous-même pleinement calme et confiant : "Je sais que
Dieu m'a entendu." Son silence même le prouve. Aussi longtemps que
vous pensez que Dieu doit vous bénir par une réponse à
votre prière, il le fera; mais il ne vous accordera pas la grâce
du silence. Si Jésus-Christ travaille à vous révéler
le but véritable de la prière, qui est de glorifier son Père,
il vous donnera le premier signe de son intimité : le silence.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Marcher du même pas que Dieu
12 Octobre
Marcher du même pas que Dieu
Hénoc marcha avec Dieu. Genèse 5, v. 24.
La seule façon de juger la vie spirituelle d'un homme et son caractère,
ce n'est pas tant la manière dont il se comporte dans les circonstances
exceptionnelles, mais ce qu'il fait dans la vie de tous les jours. C'est dans
l'existence quotidienne, quand il n'est pas "sous les feux de la rampe"
que l'homme se montre sous son vrai jour (voir Jean 1, v. 36).
Ce n'est pas une petite affaire d'arriver à marcher du même pas
que Dieu; cela demande, spirituellement, un "second souffle". On
apprend aussi à accorder notre pas au sien, et lorsqu'on y parvient,
la vie de Dieu se manifeste en nous. Notre personnalité propre s'estompe,
disparaît dans la communion avec Dieu, et on ne voit plus que la démarche
vigoureuse et la puissance de Dieu.
Il est difficile de marcher au même pas que Dieu, car, à peine
avons-nous fait trois pas que nous nous apercevons qu'il nous a déjà
distancés. Il a ses façons d'agir, qui ne sont pas les nôtres,
et il nous faut les apprendre. Il est écrit de Jésus, "il
ne se découragera pas, il ne se relâchera pas"; parce qu'il
n'a jamais agi d'après son propre point de vue, mais d'après celui
de son Père; et il nous faut apprendre à faire comme lui. La vérité
dans le domaine spirituel s'apprend par l'atmosphère qu'on respire, et
non par le raisonnement intellectuel. L'Esprit de Dieu change notre manière
de voir les choses, et l'impossible devient Possible. Il ne faut rien de moins
qu'une étroite communion avec Dieu pour marcher du même pas que
lui. Certes, il faut longtemps pour y parvenir; mais persévérez,
et vous verrez que, bientôt, vous aurez une vision nouvelle et un nouveau
but.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Un découragement constructif
13 Octobre
Un découragement constructif
Moïse se rendit vers ses frères et fut témoin de leurs pénibles
travaux. Exode 2, v. 11.
Moïse voyant son peuple opprimé, eut la certitude qu'il était
appelé à le délivrer; l'esprit animé d'une légitime
indignation, il se mit à combattre les injustices. Après sa première
tentative pour défendre la cause de Dieu et du bon droit d'Israël,
Dieu permit que Moïse sombre dans le découragement, et il l'envoya
pendant quarante ans garder les troupeaux au désert. A la fin de ce temps-là,
Dieu apparut à Moïse, et lui donna l'ordre de faire sortir son peuple
d'Egypte. Mais Moïse répondit : "Qui suis-je pour une telle
entreprise!" Dès le commencement, Moïse avait compris qu'il
était appelé à libérer son peuple, mais il fallait
d'abord qu'il soit préparé et formé par Dieu. Sur le plan
personnel, Moïse avait vu juste, mais il ne pouvait accomplir son oeuvre
tant qu'il n'avait pas appris la communion avec Dieu.
Il se peut que nous ayons une révélation très claire de
ce que Dieu attend de nous, et nous nous mettons aussitôt à l'oeuvre.
Puis nous faisons une expérience semblable aux quarante ans dans le désert,
comme si Dieu ignorait la révélation que nous avons eue. Enfin,
Dieu nous parle à nouveau, il renouvelle son appel, et nous disons en
tremblant : "Mais qui suis-je pour cela ?" Il nous faut apprendre
à obéir à Dieu, à lui "emboîter le pas".
"Celui qui s'appelle JE SUIS m'a envoyé vers vous."
Nous devons apprendre que toute initiative personnelle pour la cause de Dieu
est déplacée; il faut que notre personnalité soit embrasée
par un contact avec Dieu (voir Mat. 3, v. 11 : "Il vous baptisera du
Saint-Esprit et de feu"). Nous sommes hypnotisés par le côté
individuel des choses. Nous avons une vision : "Je sais ce que Dieu attend
de moi", mais nous ne marchons pas du même pas que Lui. Si vous
passez en ce moment par une période de découragement, sachez qu'elle
est nécessaire pour que Dieu puisse développer votre personnalité.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Pour être un vrai chrétien appelé
14 Octobre
Pour être un vrai chrétien appelé
Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre.
Allez et enseignez toutes les nations. Matthieu 28, vv. 18 à 20.
L'appel du chrétien se fonde sur l'ordre souverain de Jésus-Christ,
et non sur les besoins des nations. Nous regardons volontiers au Seigneur
comme à Celui qui peut nous assister dans l'oeuvre que nous accomplissons
pour Dieu. Mais Il se présente comme celui qui exerce un pouvoir absolu
sur ses disciples. Il ne dit pas que les nations seront perdues si nous n'allons
pas vers elles; il dit simplement : "Allez, et enseignez toutes les nations."
Allez, parce que vous êtes convaincus de ma souveraineté;
enseignez et prêchez en étant animés par l'Esprit de Vie
que vous recevez de MOI.
"Alors les onze disciples allèrent sur la montagne que Jésus
leur avait désignée." (v. 16). Si je veux connaître
la souveraineté universelle de Christ, il faut que je prenne le temps
d'adorer Celui dont je porte le nom. "Venez à moi" : c'est
alors que nous rencontrons Jésus. Etes-vous fatigués et chargés
? Il y a tant de chrétiens qui le sont! "Venez à moi."
Nous réservons ces paroles merveilleuses du Souverain du monde pour la
fin d'une réunion d'appel, alors qu'elles sont adressées par Jésus
à ses disciples!
"Allez...", dit Jésus. Cela veut dire simplement : "Vivez!"
Actes 1, v. 8, nous dit comment obéir à cet ordre. Jésus
n'a pas dit : "Allez à Jérusalem, et en Judée, et
en Samarie", mais : "Vous serez mes témoins" dans ces
divers lieux. Il se charge lui-même de nous montrer où il faut
aller.
"Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous...",
voilà comment nous vivons pour aller de l'avant. Où que Dieu nous
place, c'est Lui qui nous dirige.
"Je ne craindrai rien..." : voilà comment tenir ferme, et marcher
jusqu'au bout.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le message du chrétien
15 Octobre
Le message du chrétien
Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés;
et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.
1 Jean 2, v. 2.
Le centre du message du chrétien, c'est : "Jésus est l'Agneau
de Dieu, qui ôte le péché du monde." Considérez
n'importe quel autre aspect de l'oeuvre du Christ : la guérison des corps,
le salut, la sanctification, il faut des conditions particulières pour
les saisir.
Mais la proclamation "Voici l'Agneau de Dieu qui ôte le péché
du monde" n'implique aucune condition. Le témoin de Jésus
est tout pénétré de cette révélation et annonce
la valeur immense de l'oeuvre expiatoire de Jésus-Christ pour nos péchés.
Le centre du message du salut n'est pas la douceur de Jésus-Christ,
ni sa bonté, ni le fait qu'il révèle Dieu comme Père;
c'est son oeuvre accomplie pour la rémission des péchés.
Cette oeuvre-là a une portée infinie. Un tel message ne connaît
aucune frontière politique et ne tient pas compte des particularités
nationales ou individuelles; il s'adresse à tous les hommes. Lorsque
le Saint-Esprit agit en moi, il ne prend pas en considération mes préférences,
il m'unit au Seigneur Jésus-Christ.
Un chrétien est un homme lié et attaché à son Seigneur
et Maître; il n'a pas à proclamer son propre point de vue, mais
à annoncer l'Agneau de Dieu. Il est certes plus facile d'appartenir à
un groupe où l'on raconte "ce que Jésus-Christ a fait pour
moi", ou bien d'être un partisan fervent de la guérison par
la foi, d'un aspect particulier de la sanctification ou du baptême du
Saint-Esprit. Paul n'a pas dit : "Malheur à moi, si je ne dis pas
ce que Christ a fait pour moi !", mais, "Malheur à moi si
je n'annonce pas la Bonne Nouvelle !" Et la Bonne Nouvelle, c'est :
"l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde".
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comprendre les ordres du Maître
16 Octobre
Comprendre les ordres du Maître
Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.
Matthieu 9, v. 38.
La clé du problème chrétien envoyé est entre les mains de Dieu,
et cette clé c'est la prière et non l'action; du moins, pas l'action
au sens où on entend communément ce mot de nos jours, car il implique
une sorte d'évasion, par laquelle on néglige la communion avec
Dieu. La réponse, au problème du chrétien envoyé, n'est pas la solution
du bon sens, ni le secours médical, ni la civilisation ou l'éducation,
ni même l'évangélisation. La réponse, c'est la prière.
"Priez donc le Maître de la Moisson." Pour l'homme naturel,
la prière n'est pas rentable, c'est une absurdité. Il faut bien
reconnaître en effet que du point de vue du sens commun, prier est stupide.
Dans l'optique de Jésus-Christ, il n'y a pas "diverses nations",
il y a le monde. Savons-nous, nous aussi, nous élever au-dessus
de toutes les distinctions qui séparent les hommes les uns des autres,
et nous attacher à une seule personne : Jésus-Christ lui-même ?
Il est le Maître de cette moisson, produite par les détresses et
la conviction de péché, et c'est dans cette moisson-là
que nous devons demander que des ouvriers soient envoyés. Nous sommes
absorbés par diverses activités, alors que les gens autour de
nous sont prêts à être moissonnés.
Nous n'en récoltons pas un seul et nous gaspillons en activités
fébriles le temps que Dieu nous donne. Supposez qu'il se produise chez
votre père, ou chez votre frère, une crise spirituelle salutaire,
êtes-vous prêt à servir d'ouvrier dans cette moisson de Jésus-Christ
? "Oh!" direz-vous, "j'ai un travail particulier à faire."
Aucun chrétien n'a le droit d'avoir un travail particulier. Un
chrétien est appelé à appartenir à Jésus,
à le servir et à ne pas lui dicter ce qu'il doit faire. Le Seigneur
ne nous appelle pas à une "tâche spéciale", Il nous
appelle à Lui. "Priez donc le Maître de la Moisson";
Il dirigera lui-même les circonstances de votre vie, et vous enverra
dans sa Moisson.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Des oeuvres plus grandes
17 Octobre
Des oeuvres plus grandes
Celui qui croit en moi fera les oeuvres que je fais. Il en fera même
de plus grandes, parce que je m'en vais au Père. Jean 14, v. 12.
Ce n'est pas la prière qui nous rend aptes à des oeuvres plus
grandes; elle est l'oeuvre plus grande. Nous considérons la prière
comme un exercice rationnel de nos facultés spirituelles, pour nous préparer
au travail de Dieu. Mais selon l'enseignement de Jésus-Christ, la prière
est la mise en oeuvre en moi, du miracle de la Rédemption, qui, grâce
à l'action permanente de Dieu, produit chez les autres le même
miracle. C'est en réponse à la prière que les fruits sont
donnés; mais n'oublions pas que cette prière se fonde sur l'agonie
du Rédempteur, et non sur la mienne. C'est la prière de l'enfant
que Dieu exauce, plutôt que celle de l'homme sage et intelligent.
La prière, c'est la bataille; quelles que soient les circonstances dans
lesquelles Dieu nous place, notre devoir est de prier. Ne vous laissez jamais
aller à penser : "Je ne sers à rien, là où
je suis, en ce moment", car il est évident que vous ne pouvez
servir à quelque chose là où vous n'êtes pas. Quel
que soit le lieu ou le "hasard" des circonstances par lesquelles Dieu vous
a conduit, priez, criez à lui sans cesse. "Quoi que ce soit que
vous demandiez en mon nom, je le ferai."
Nous attendons pour prier d'être stimulé par des émotions :
c'est là la forme la plus grave de l'égoïsme spirituel. Nous
avons à agir selon les directives de Dieu, et il nous ordonne de prier.
"Priez le Maître de la Moisson, d'envoyer des ouvriers dans sa Moisson."
Le travail d'un ouvrier n'a rien de palpitant, mais c'est grâce
à ce travail que ce qui a été conçu par le génie
humain peut se réaliser. De même, c'est l'ouvrier de Dieu qui réalise les
conceptions de son Maître. Vous luttez dans la prière, et les résultats
se produisent au moment choisi par Dieu.
Combien vous serez étonnés en découvrant, lorsque le voile
se lèvera, les âmes que vous aurez moissonnées, simplement
parce que vous aurez pris l'habitude de demander à Jésus-Christ
ce que vous deviez faire!
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La clé du service chrétien
18 Octobre
La clé du service chrétien
C'est pour le Nom de Jésus qu'ils sont partis. 3 Jean, v. 7.
Le Seigneur nous a dit comment notre amour pour lui doit se manifester.
"M'aimes-tu ? - Alors pais mes brebis". Nous devons nous occuper des autres
comme Jésus-Christ l'entend, et non lui demander de s'en occuper
comme nous l'entendons. Dans la première lettre aux Corinthiens ch. 13,
vv. 4 à 8, le caractère de cet amour est décrit. Il est
l'expression de l'amour de Dieu. C'est dans ma vie quotidienne que je dois prouver
mon amour pour Jésus, tout le reste n'est que du verbiage sentimental.
La fidélité à Jésus-Christ est l'oeuvre surnaturelle
de la Rédemption, accomplie en moi par le Saint-Esprit. Il répand
dans mon coeur l'amour de Dieu, et cet amour agit efficacement à travers
moi à l'égard de tous ceux que je côtoie. Je reste fidèle
à Jésus-Christ, même lorsque le bon sens et les événements
de la vie courante me poussent à douter de Sa puissance.
Le secret du vrai service, c'est de n'être attaché à rien
ni à personne, sauf au Seigneur lui-même. Mais c'est un détachement
intérieur, non extérieur. Le Seigneur savait admirablement s'intéresser
à toutes les choses de la vie ordinaire. C'est intérieurement
qu'il était détaché de tout, et attaché à
Dieu. Le détachement des choses extérieures peut souvent, au contraire,
s'accompagner d'un attachement intérieur secret aux choses que nous prétendons
mépriser.
La fidélité du chrétien consiste à garder son âme
ouverte à l'influence de la nature du Seigneur Jésus-Christ. Ceux
qu'il envoie accomplir son oeuvre ne diffèrent en rien des autres hommes,
mais ils lui sont fidèles grâce à l'oeuvre du Saint-Esprit.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le royaume de Dieu est au-dedans de vous
19 Octobre
Le royaume de Dieu est au-dedans de vous
Mon Royaume n'est pas de ce monde. Jean 18, v. 36.
Ce qui fait le plus de tort aujourd'hui à la cause de Jésus-Christ,
c'est une conception de l'oeuvre chrétienne qui n'est pas inspirée
par le Nouveau Testament. On insiste sur les notions modernes d'effort soutenu,
d'énergie, d'action, de rendement, au détriment de la vie intérieure.
On insiste sur ce qui n'est pas important. Jésus a dit : "Le Royaume
de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards... car voici,
le Royaume de Dieu est au-dedans de vous", ce qui signifie qu'il est caché dans
notre coeur. Un chrétien "actif" vit trop souvent "en
vitrine". Pourtant c'est quand nous sommes seuls, dans le secret de la
communion invisible avec Dieu que nous pouvons recevoir la puissance de vie.
Il faut que nous échappions à l'influence néfaste qu'exerce
sur nous l'esprit du monde religieux dans lequel nous vivons. Dans la vie de
notre Seigneur, il n'y a jamais eu de hâte, de précipitation, d'activité
fébrile, dont nous faisons tant de cas, et le disciple doit être
comme son Maître. Le principe essentiel du Royaume de Jésus-Christ,
est la communion personnelle avec Lui, et non l'efficacité aux yeux des
hommes.
Ce n'est pas l'organisation d'activités pratiques qui prépare
au service de Dieu, mais le fait de se laisser pénétrer par Dieu.
Vous ne savez pas où Dieu vous placera, ni quel effort il vous demandera.
Si vous gaspillez votre temps dans une activité débordante, au
lieu de vous retremper dans les vérités éternelles de la
Rédemption, vous craquerez lorsque le moment de l'effort sera venu. Mais
si vous mettez à profit le temps qui vous est donné pour être
enraciné et fondé en Dieu, vous aurez la force de rester fidèle,
quoiqu'il arrive.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Est-ce que je veux ce que Dieu veut ?
20 Octobre
Est-ce que je veux ce que Dieu veut ?
Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification. 1 Thessaloniciens 4, v. 3.
Il n'y a aucun doute que la volonté de Dieu est que je sois sanctifié.
Mais est-ce bien ma volonté ? Suis-je décidé à laisser
Dieu accomplir en moi tout ce qui a été rendu possible par la
Rédemption ? Vais-je accepter que Jésus soit fait pour moi sanctification,
et que la vie de Jésus se manifeste dans ma chair mortelle ? Ne vous
contentez pas de dire : "Comme je désire être sanctifié!"
Ce n'est pas vrai, vous ne le désirez pas. Cessez de soupirer,
et prenez l'affaire au sérieux : "Tel que je suis, sans rien à
moi, je viens." Acceptez, avec une foi sincère, que Jésus-Christ
devienne votre sanctification, et le miracle de la Rédemption s'accomplira
en vous. Tout ce que Jésus a rendu possible m'est accordé comme
un don gratuit du Dieu d'amour, à cause de l'oeuvre qu'il a lui-même
accomplie.
Jésus m'ayant sauvé et sanctifié, l'attitude que je dois
avoir est celle d'une humble et profonde sainteté (une sainteté
orgueilleuse n'est pas la sainteté). Cette sainteté a sa source
dans une sincère volonté de changer, et dans un sentiment de honte et de déchéance
inexprimable; mais en même temps je fais la merveilleuse découverte
que l'amour de Dieu a fait irruption dans mes ténèbres. Alors
que je ne me souciais pas de lui, il a tout accompli pour mon salut et ma sanctification
(voir Romains 5, v. 8). Il n'est pas étonnant que Paul dise : "Rien
ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ."
La sanctification m'unit à Christ, et par lui à Dieu, et c'est
l'Expiation qui produit toutes ces merveilles. Ne prenez jamais l'effet pour
la cause. L'effet en moi, c'est l'obéissance, le service, la prière,
qui résultent de ma reconnaissance pour la sanctification opérée
en moi grâce à l'Expiation.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Nous laissons-nous diriger par nos impulsions ?
21 Octobre
Nous laissons-nous diriger par nos impulsions ?
Vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi. Jude,
v. 20.
Le Seigneur n'était ni un impulsif, ni un insensible; il était
habité par une force tranquille qui ne s'effrayait de rien. La plupart
d'entre nous vivent leur vie chrétienne selon les tendances de leur tempérament,
et non selon la volonté de Dieu. Nos impulsions font partie de notre
nature humaine, mais le Seigneur n'en tient jamais compte, parce qu'elles entravent
la croissance spirituelle. Remarquez comment s'y prend l'Esprit de Dieu pour
mettre un frein à nos impulsions : Ses entraves touchent notre orgueil,
nous font perdre la tête et nous poussent aussitôt à prétendre
que nous avons raison. Il est compréhensible qu'un enfant soit impulsif,
mais c'est désastreux chez l'adulte, homme ou femme; l'homme impulsif
est toujours un enfant gâté. L'impulsion peut se transformer en
intuition, si on se soumet à la discipline.
La vie du disciple doit s'édifier uniquement sur la grâce surnaturelle
de Dieu. Marcher sur les eaux est facile pour celui qui a du cran, mais c'est
autre chose de marcher sur la terre ferme, en disciple de Jésus-Christ.
Pierre marcha sur les eaux pour aller vers Jésus, mais dans une autre
occasion il ne le suivit que de loin. Nous n'avons pas besoin de la grâce
de Dieu pour rester fermes dans les moments de crise; nos ressources humaines
et notre fierté nous suffisent et nous permettent de faire face.
Mais il faut le secours de la grâce surnaturelle de Dieu pour vivre en
chrétien vingt-quatre heures sur vingt-quatre, accomplir une tâche
monotone, vivre l'existence ordinaire et cachée du serviteur de Jésus-Christ.
Par nature nous avons tendance à vouloir faire des choses sensationnelles
pour Dieu. C'est une erreur, il nous faut être sensationnels dans les
choses ordinaires, saints dans les rues misérables, parmi les gens médiocres,
et cette vie-là ne s'apprend pas en un jour !
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le témoignage du Saint-Esprit
22 Octobre
Le témoignage du Saint-Esprit
L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit... Romains
8, v. 16.
Lorsque nous nous approchons de Dieu, nous sommes parfois tentés de
marchander. Nous désirons le témoignage de l'Esprit avant d'obéir
à Dieu. "Pourquoi Dieu ne se révèle-t-il pas à
moi ?", nous demandons-nous. Il ne le peut pas. Ce n'est pas qu'il ne
le veuille pas, mais il ne le peut pas, parce que notre refus de nous abandonner
à lui, lui barre la route. Dès que nous nous rendons à
Dieu sans réserve, Il se rend témoignage à Lui-même.
Il ne peut pas vous rendre témoignage à vous, mais il rend immédiatement
témoignage à sa propre nature qu'il a mise en vous. Si vous aviez
le témoignage avant la réalité, tout se dissiperait en
une émotion sentimentale. Dès que vous vous appuyez sur la Rédemption
et que vous faites taire vos vains raisonnements, Dieu se manifeste à
vous et vous découvrez avec effarement que jusque là, c'est vous
qui l'empêchiez de le faire. Si vous doutez que Dieu puisse vous délivrer
du péché, alors laissez-le agir, ou bien dites-le lui. Ne vous
appuyez pas sur l'avis des uns ou des autres, mais selon Matthieu 11, v. 28 :
"Venez à moi !" Venez, si vous êtes fatigué
et chargé; demandez-lui si vous êtes mauvais, de vous changer (Luc
11, v. 13).
Nous confondons parfois l'évidence toute simple du bon sens avec le
témoignage du Saint-Esprit. Mais l'Esprit ne rend témoignage qu'à
notre esprit et à l'oeuvre de la Rédemption, il ne rend jamais
témoignage à notre raison. Si nous voulons l'y contraindre, il
n'est pas étonnant que nous soyons dans les ténèbres et
dans l'incertitude. Jetez tout cela par-dessus bord, fiez-vous à Dieu,
et il vous accordera le témoignage du Saint-Esprit.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Rien ne doit subsister
23 Octobre
Rien ne doit subsister
Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature; les choses
anciennes sont passées. 2 Corinthiens 5, v. 17.
Le Seigneur n'a aucun égard pour nos préjugés, il les
écrase, il veut les démolir. Nous nous imaginons que Dieu porte
un intérêt particulier aux préjugés qui nous sont
chers. Nous sommes certains qu'il ne nous traitera pas avec la même sévérité
qu'il appliquera aux autres. "Il faut que Dieu soit très ferme
avec eux, mais il sait bien que, moi, j'ai raison."
Il faut que nous apprenions que les choses anciennes sont passées; il
ne doit rien en subsister. Dieu n'a aucune indulgence pour nos préjugés,
il veut les abolir. Cette action de la Providence de Dieu qui démolit
nos préjugés, fait partie de notre éducation morale. Observons
comment Dieu s'y prend. Il ne tient aucun compte de ce que nous lui apportons;
il n'attend de nous qu'une chose : l'abandon total à Sa volonté.
Lorsque nés d'en-haut, le Saint-Esprit commence en nous la création
nouvelle, le moment vient où il ne subsiste plus rien de ce que nous
étions auparavant. L'ancienne routine, l'ancienne raideur, l'ancienne
mentalité disparaissent, et "tout vient de Dieu".
Comment pouvons-nous réaliser une vie sans convoitise, sans égoïsme,
sans susceptibilité; comment pouvons-nous avoir l'amour qui n'est point
envieux, qui ne soupçonne pas le mal, qui est toujours aimable ? En ne
laissant rien subsister en nous de notre vie ancienne, et en mettant en Dieu,
simplement, toute notre confiance, une confiance telle que nous ne réclamons
plus les bienfaits de Dieu, mais Dieu lui-même. En sommes-nous là
? Lorsque nous aurons vu Dieu à l'oeuvre, nous ne serons plus préoccupés
de ce qui peut nous arriver, car nous nous confierons dans notre Père
Céleste et verrons "Celui qui est invisible".
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Triompher en Christ
24 Octobre
Triompher en Christ
Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher
en Christ ! 2 Corinthiens 2, v. 14.
Dans notre travail pour Dieu, nous ne devons pas nous contenter de faire le
mieux possible, mais nous devons viser toujours plus haut. Veillez à
garder fermement l'idéal divin. Jour après jour, heure après
heure, notre effort doit être continu, incessant. Aucun pouvoir humain
ne doit nous en détourner.
Ce qu'il ne nous faut jamais perdre de vue, c'est que nous n'existons que pour
être les captifs du Christ, dans son char de triomphe.
Nous ne sommes pas destinés à figurer dans une exposition
de chefs-d'oeuvre; nous devons seulement montrer aux hommes que nous sommes
à tous les points de vue des captifs de Jésus-Christ. Ne disons
pas : "Me voilà seul à combattre pour Jésus-Christ",
ou : "Je dois soutenir la cause de Jésus et défendre
cette forteresse pour lui." Paul dit : "Je fais partie du cortège
du vainqueur, et quelles que soient les difficultés, je triomphe toujours
en Lui." Est-ce que cette pensée se traduit dans notre vie quotidienne
?
La joie profonde de Paul venait de ce que Dieu l'avait saisi, lui, le persécuteur
sanguinaire, l'ennemi de Jésus-Christ, et fait de lui son prisonnier
pour toute la vie. En dehors de cela rien, ni dans le ciel, ni sur la terre,
ne lui semblait digne d'intérêt. Un chrétien devrait avoir
honte de parler des victoires qu'il a remportées. Il n'y a qu'un Vainqueur
et nous lui appartenons si complètement que nous participons continuellement
à Sa victoire : c'est par Lui que nous sommes plus que vainqueurs.
Nous sommes, pour Dieu, "la bonne odeur de Christ". Etant enveloppés
de ce parfum, nous pourrons être, partout où nous irons, agréables
à notre Dieu.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Supporter tout !
25 Octobre
Supporter tout !
Je me suis fait tout à tous, afin d'en gagner de toutes manières
quelques-uns. I Corinthiens 9, v. 22.
Un chrétien au service de Dieu doit apprendre à être son
digne représentant dans un monde indigne. Ne dites jamais : "Oh!
si seulement j'étais ailleurs!" Les hommes dont Dieu se sert ne
sont que des hommes ordinaires, mais qui deviennent extraordinaires par les
capacités que Dieu leur donne.
Si Dieu ne communique pas à nos esprits les capacités intellectuelles,
ni à nos coeurs les sentiments qui le glorifient, nous serons dépourvus
d'utilité. Ce n'est pas nous qui avons choisi d'être au service
de Dieu. Bien des gens décident de servir Dieu, sans que sa grâce
toute-puissante et sa parole puissante leur aient communiqué les capacités
nécessaires. Paul était transporté d'enthousiasme à
la pensée de l'oeuvre accomplie par Jésus dans le monde, et il
ne perdait jamais de vue cette pensée capitale. Nous aussi, nous ne devons
savoir qu'une chose : "Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié".
"Je vous ai choisis." Ayez toujours à l'esprit la grandeur
de votre vocation. Ce n'est pas vous qui ayez choisi Dieu, mais Lui vous a choisis.
Pendant que vous vous préparez à le servir, Il est à l'oeuvre,
courbant, brisant, façonnant. Pourquoi agit-il ainsi ? Nous ne le savons
pas. Mais nous savons qu'il désire nous amener à une soumission
telle qu'il pourra dire : "Cet homme, cette femme, m'appartient véritablement."
Il faut que nous soyons des instruments dociles dans la main de Dieu,
de telle sorte qu'Il puisse par notre moyen établir des hommes sur le
Roc, comme il nous y a nous-mêmes établis.
Ne décidez jamais par vous-même d'être serviteur de Dieu.
Mais si Dieu vous choisit, malheur à vous si vous vous détournez
à droite ou à gauche. Laissez-Le faire, car après son appel,
Il agira à votre égard, différemment d'avec les autres.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Qu'est-ce qu'un chrétien envoyé ?
26 Octobre
Qu'est-ce qu'un chrétien envoyé ?
Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Jean 20,
v. 21.
Un chrétien envoyé, c'est un envoyé de Jésus-Christ, comme Jésus
fut envoyé de Dieu. Ce qui importe avant tout, ce ne sont pas les besoins
des hommes, mais l'ordre de Jésus. Si nous travaillons pour Dieu, la
source de notre inspiration est derrière nous, et non devant nous. De
nos jours, on a tendance à chercher l'inspiration dans l'avenir, à
faire des plans de conquête et à tout faire cadrer avec notre conception
du succès. Selon le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus inspire
ses disciples; leur rôle est de lui être fidèles, de réaliser
Ses desseins.
Nous attacher à Jésus-Christ, voir les choses de son point de
vue à Lui, voilà ce qui est capital. Le grand danger, dans le
travail du chrétien envoyé, c'est de négliger l'appel de Dieu pour ne plus
voir que les besoins des gens, jusqu'à ce qu'une sympathie tout humaine
nous fasse oublier entièrement que nous sommes les envoyés de
Jésus-Christ. Les besoins sont si vastes, les situations si compliquées,
que nous ne savons où donner de la tête. Nous oublions que le but
essentiel de toute entreprise du chrétien envoyé, ce n'est ni d'élever le niveau
de vie des gens, ni de les éduquer, ni de pourvoir à leurs besoins
matériels, mais tout simplement d'obéir au commandement de Jésus :
"Allez, et enseignez toutes les nations."
Quand nous étudions la vie des hommes et des femmes qui ont servi Dieu,
nous sommes tentés de dire : "Ils étaient merveilleusement
perspicaces ! Ils ont parfaitement compris la volonté de Dieu !"
Mais cette perspicacité, cette habileté viennent de Dieu et non
de la sagesse humaine. Dieu pouvait agir librement parce que ces gens étaient
assez "naïfs", assez fous pour se fier à Sa sagesse et se laisser
revêtir de Ses armes.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La méthode du chrétien envoyé
27 Octobre
La méthode du chrétien envoyé
Allez, faites de toutes les nations des disciples. Matthieu 28, v. 19.
Jésus n'a pas dit : "Allez sauver des âmes !" Car le
salut n'est accompli que par Dieu. - Il a dit : "Allez, faites de toutes
les nations des disciples", et pour cela il faut être disciple soi-même.
Lorsque les disciples revinrent de leur première tournée,
ils étaient remplis de joie parce que les démons leur étaient
soumis, mais Jésus leur dit : "Ne vous réjouissez pas d'avoir
eu du succès dans votre service; le grand secret de la joie, c'est la
communion avec Moi." Le chrétien envoyé doit avant tout rester fidèle
à l'appel qu'il a reçu de Dieu, et n'avoir d'autre but que d'amener
des hommes et des femmes à devenir disciples de Jésus. Il y a
une passion des âmes qui ne vient pas de Dieu, mais du désir de
convertir les gens à nos idées.
Ce qui peut compromettre le ministère du chrétien envoyé, ce n'est pas
que les gens refusent le salut, que les rétrogrades soient difficiles
à ramener, ce n'est pas qu'il se heurte à l'indifférence
générale, mais bien que sa propre communion avec Jésus-Christ
se relâche. "Croyez-vous que je puisse faire cela ?" Jésus
nous pose cette question pénétrante. Nous la retrouvons devant
chacune de nos difficultés.
Le seul grand défi est celui-ci : "Est-ce que je connais véritablement
mon Seigneur ressuscité ? Est-ce que je connais la puissance de son Esprit
en moi ? Suis-je assez sage aux yeux de Dieu, assez fou aux yeux des hommes,
pour m'appuyer sur ce que Jésus a dit ? Ou bien est-ce que j'abandonne
le terrain surnaturel d'une confiance absolue en Jésus-Christ ?" Si j'adopte
quelqu'autre méthode, j'abandonne par là-même celle établie
par le Seigneur : "Tout pouvoir m'a été donné... c'est
pourquoi, allez...!"
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La justification par la foi
28 Octobre
La justification par la foi
Si lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés
avec Dieu par la mort de son Fils, à combien plus forte raison, étant
réconciliés, serons-nous sauvés par Sa Vie ! Romains 5,
v. 10.
Je ne suis pas sauvé par ma propre foi; mais c'est par la foi que je
me rends compte que je suis sauvé. Ce n'est pas ma métamorphose qui me
sauve, mais elle est un signe : je me rends compte de ce que Dieu a fait pour
moi en Jésus-Christ. Nous risquons de prendre l'effet pour la cause,
et de dire : "C'est mon obéissance, ma consécration, qui
me rendent agréable à Dieu." Non ! Jamais !
Ce qui me réconcilie avec Dieu c'est avant tout la mort de Jésus.
Lorsque je me tourne vers Dieu et que, par la foi, j'accepte ce que Dieu me
révèle, le miracle prodigieux de l'Expiation de Jésus-Christ
rétablit aussitôt l'harmonie avec Dieu. Je suis justifié,
non parce que je regrette mon péché, ni parce que je me repens,
mais à cause de l'oeuvre accomplie par Jésus. En un éclair
l'Esprit de Dieu m'en donne la conviction lumineuse et sans comprendre comment,
je sais que je suis sauvé.
Le salut de Dieu ne repose pas sur les raisonnements de la logique humaine,
mais sur la mort de Jésus qui s'est offert en sacrifice. Grâce
à l'Expiation de notre Seigneur, nous naissons d'en-haut. Les pécheurs
peuvent être transformés en nouvelles créatures non par
leur métamorphose ou leur foi, mais par l'oeuvre merveilleuse accomplie par Dieu
en Jésus-Christ. Dieu lui-même garantit ma justification et ma
sanctification. Nous n'avons pas à y travailler nous-mêmes, elles
ont été accomplies par l'Expiation. Le surnaturel devient naturel
par l'intervention miraculeuse de Dieu; alors ce que Jésus-Christ a déjà
accompli devient réalité pour nous : "Tout est accompli".
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La substitution
29 Octobre
La substitution
Il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions
en lui, justice de Dieu. II Corinthiens 5, v. 21.
La conception moderne de la mort de Jésus-Christ, c'est qu'il est mort
pour nos péchés par pitié pour nous. La pensée du
Nouveau Testament, c'est qu'il s'est chargé de nos péchés,
non par pitié, mais pour s'identifier à nous. Il a été
fait péché. Nos péchés sont ôtés à
cause de la mort de Jésus.
Il est mort par obéissance à son Père, et non par pitié
pour nous. Si Dieu nous accueille, ce n'est pas à cause de notre obéissance
ou parce que nous renonçons à certaines choses, mais uniquement
à cause de la mort du Christ. Nous disons que Jésus est venu pour
nous révéler le Dieu d'amour, le Père.
Le Nouveau Testament nous dit qu'il est venu pour ôter le péché
du monde. Il révèle Dieu comme Père à ceux qui l'ont
d'abord reçu comme Sauveur. Jésus-Christ ne s'est jamais présenté
comme celui qui révélait au monde la paternité divine,
mais comme la pierre d'achoppement (voir Jean 15, vv. 22 à 24). Quand
Jésus dit : "Celui qui m'a vu a vu le Père" (Jean 14,
v. 9), il parle exclusivement à ses disciples.
Le Nouveau Testament n'enseigne nulle part que Christ est mort pour que je
puisse m'en tirer indemne. Ce qu'il enseigne, c'est que Jésus est mort
pour tous mais il n'a pas vécu ma mort. Je dois m'identifier avec sa
mort pour être libéré du péché et hériter
de sa justice même. La substitution dont parle le Nouveau Testament a
deux aspects : "Lui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait
devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice
de Dieu". Le Christ n'est pas pour moi si je n'accepte pas que Christ
soit formé en moi.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La foi
30 Octobre
La foi
Sans la foi, il est impossible d'être agréable à Dieu.
Hébreux 11, v. 6.
La foi qui s'oppose au bon sens, c'est du fanatisme. Le bon sens qui s'oppose
à la foi, c'est du rationalisme. La vie par la foi réconcilie
l'un avec l'autre. Le bon sens n'est pas la foi, et la foi n'est pas le bon
sens.
Il y a entre eux les mêmes rapports qu'entre le naturel et le spirituel,
entre l'impulsion et l'inspiration. Ce que Jésus a dit n'est pas inspiré
par le bon sens, mais par un sens plus haut, une révélation qui
atteint les hauteurs où le bon sens nous abandonne. Il faut que notre
foi soit mise à l'épreuve avant qu'elle puisse devenir pour nous
une réalité. Nous savons que "toutes choses concourent au
bien de ceux qui aiment Dieu", alors, quels que soient les événements,
l'alchimie de la divine providence transforme la foi théorique en réalité
pratique. La foi a toujours quelque chose de personnel. Dieu veut que la foi
théorique de son enfant se traduise dans la pratique.
Pour chaque détail de la vie ordinaire, notre foi en Dieu est la pierre
de touche qui nous permet de mettre à l'épreuve ce qui nous est
révélé. La foi est un principe extraordinaIrement actif,
qui met toujours Jésus-Christ en avant : "Seigneur, tu as dit de
ne nous inquiéter de rien" (voir Matthieu 6, v. 33), "cela
paraît insensé, mais je vais m'aventurer à agir selon tes
paroles." Transformer la foi intellectuelle en réalité personnelle
est toujours un combat. Dieu, pour former notre foi, nous place dans des circonstances
qui transformeront en réalité ce qu'elle espère.
Tant qu'on ne connaît pas Jésus, Dieu n'est qu'une abstraction,
en laquelle nous ne pouvions avoir foi. Mais dès que nous entendons Jésus-Christ
nous dire : "Celui qui m'a vu a vu le Père", nous avons quelque
chose de réel, et notre foi s'épanouit. La foi, c'est tout notre
être uni à Dieu par la puissance de l'Esprit de Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La foi véritable
31 Octobre
La foi véritable
...la foi comme un grain de sénevé... Matthieu 17, v. 20.
Nous avons l'idée que Dieu nous récompense pour notre foi; cela
est possible au début de la vie chrétienne. Mais la foi en elle-même
ne nous fait rien acquérir. Elle établit entre Dieu et nous des
rapports normaux, et permet à Dieu d'agir en nous. Si vous êtes
chrétien, il est souvent nécessaire que Dieu anéantisse
ce que vous croyiez posséder d'expérience religieuse, pour vous
ramener à lui. Dieu veut vous faire comprendre que vous devez vivre une
vie de foi et non une vie où l'on jouit de ses bénédictions.
Votre vie spirituelle était concentrée, au début, sur
un tout petit point lumineux, sur une expérience que vous aviez faite,
et qui vous était particulièrement douce et précieuse;
mais elle était faite de sentiment autant que de foi. Puis Dieu retira
ses bénédictions conscientes pour vous apprendre à marcher
par la foi. A ses yeux, vous avez beaucoup plus de valeur maintenant, que lorsque
vous aviez conscience d'émotions bouleversantes et où votre témoignage
était vibrant.
La foi n'existe réellement que lorsqu'elle est mise à l'épreuve.
Et l'épreuve la plus effective ne résulte pas tant de ce que nous
avons de la peine à nous confier en Dieu, que du fait que nous n'arrivons
pas à saisir clairement la nature et la puissance de Dieu.
Pour que notre foi devienne forte, il faut qu'elle soit éprouvée
par les souffrances que produit un sentiment de complet abandon. Ne confondez
jamais l'épreuve de la foi avec les ennuis habituels de l'existence.
Bien des contrariétés, que nous considérons comme des épreuves
de la foi, sont simplement les difficultés inévitables qui viennent
de ce que nous vivons sur la terre. La foi biblique, c'est une foi en Dieu qui
tient ferme contre tout ce qui peut Le contredire. "Je resterai fidèle à
Dieu quoi qu'il fasse."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Nous ne sommes pas à nous-mêmes
1er Novembre
Nous ne sommes pas à nous-mêmes
Ne savez-vous pas... que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?
I Corinthiens 6, v. 19.
Un homme ou une femme en communion vivante avec les souffrances de Jésus-Christ
ne peut plus avoir de vie privée, de "petit monde dans le vaste
monde" . Dieu détruit la vie privée de ses enfants, et en
fait une grande voie publique où tout le monde passe, mais où
il passe, Lui aussi. Personne ne peut supporter un tel dépouillement,
s'il n'est d'abord uni à Jésus-Christ. Nous ne sommes pas sanctifiés
pour nous-même, nous sommes appelés à la communion de l'Évangile,
et s'il nous arrive des choses qui ne semblent pas nous concerner, c'est parce
que Dieu veut nous introduire dans sa communion. Laissez-le agir, sans quoi,
non seulement vous n'aurez pas la moindre utilité dans Son oeuvre de
Rédemption pour le monde, mais vous serez un obstacle, une entrave.
La première chose que Dieu fait en nous est de nous dépouiller
de ce qui nous est le plus cher, jusqu'au moment où, ne nous souciant
plus de nous-mêmes, nous désirons que l'oeuvre de la Rédemption
s'accomplisse à travers nous. Pourquoi refuserions-nous d'avoir le coeur
brisé ? Dieu, par ce moyen, prépare pour nous une communion plus
profonde avec son Fils. A la première souffrance, la plupart d'entre
nous s'effondrent; nous restons là, anéantis, au seuil des desseins
de Dieu pour nous. Nous nous apitoyons sur nous-même, et toute la prétendue
sympathie chrétienne ne pourra qu'accélérer notre déroute.
Mais Dieu ne veut pas cela. Il vient à nous, il nous saisit par la main
percée de son Fils, et nous dit : "Entre dans ma présence,
lève-toi et resplendis". Si, par un coeur brisé les desseins
de Dieu, pour le monde, peuvent mieux s'accomplir, remerciez-le de vous avoir
brisé le coeur.
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"Tout pour qu'Il règne" - Autorité et indépendance
2 Novembre
Autorité et indépendance
Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Jean 14, v. 15.
Notre Seigneur ne nous contraint jamais à l'obéissance. Il nous
dit très catégoriquement ce que nous avons à faire, mais
ensuite il nous laisse libres. Notre obéissance doit résulter
de notre communion avec lui. C'est pourquoi, lorsque le Seigneur nous invite
à être ses disciples, il y met toujours un "Si". -
"Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même."
Le Seigneur ne nous propose pas de nous assurer une "bonne situation"
dans l'éternité, mais de nous utiliser en nous gardant
sous sa dépendance, c'est pourquoi ses paroles nous semblent si sévères
(voir Luc 14, v. 26) : "Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait
pas son père..." Mais attention, n'interprétez jamais ces
paroles en les séparant de Celui qui les a prononcées.
Le Seigneur ne me donne pas de règles, mais il me propose très
clairement un idéal de vie. Si j'ai pour lui un véritable amour,
je ferai ce qu'il me dit sans aucune hésitation. Si j'hésite,
c'est parce qu'il y a quelqu'un que j'aime plus que lui, et ce quelqu'un, c'est
moi-même. Jésus-Christ ne m'obligera pas à lui obéir,
il faut que je le fasse de moi-même, et en le faisant, j'accomplirai ma
véritable destinée spirituelle. Mes journées peuvent être
remplies d'une quantité de petits incidents négligeables et médiocres.
Mais si j'obéis à Jésus-christ dans ces circonstances qui
paraissent survenir par hasard, elles deviendront comme des trous d'épingles
par lesquels Dieu m'apparaîtra. Et un jour, je découvrirai que,
par mon obéissance, beaucoup d'âmes ont été bénies.
La Rédemption qui amène à l'obéissance est toujours
créatrice de salut. A travers mon obéissance le Dieu Tout-Puissant
lui-même, agit.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Esclave de Jésus
3 Novembre
Esclave de Jésus
J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est
plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Galates 2, v. 20.
Ces mots impliquent un renoncement délibéré à mon
indépendance, et ma soumission à la seigneurie de Jésus-Christ.
Dieu peut me mettre trois cent soixante-cinq fois par an devant cette nécessité,
mais il ne peut faire à ma place ce que j'ai à faire. Il faut
que la dure coque de mon égoïsme qui me sépare de Dieu se
brise, pour que ma personnalité s'en échappe et vienne s'unir dans
une communion parfaite avec Dieu lui-même. Cela non pour réaliser
mes propres idées, mais pour être fidèle à Jésus.
Quand j'en suis là, tout devient clair. Bien peu d'entre nous connaissent
vraiment la fidélité absolue à Christ : "A cause de
moi" (Matt 5, v. 11) - c'est cette attitude-là qui fait le saint authentique.
Cet abandon est-il accompli ? Tout le reste n'est que pieuse fraude. Le seul
point décisif est celui-ci : Est-ce que j'accepte de m'abandonner, d'être
soumis sans réserve à Jésus-Christ, sans poser de conditions
sur la manière dont mon esprit d'indépendance sera brisé
? Dès lors se produit l'union surnaturelle avec Christ, et le Saint-Esprit
m'en donne une claire confirmation : "J'ai été crucifié
avec Christ". Pour être un véritable disciple, je dois en
venir là : renoncer à tous mes droits, et devenir l'esclave de
Jésus-Christ. Sans cet abandon, ma sanctification ne peut pas commencer.
Il faut que Dieu puisse nous utiliser à son gré. Ce n'est pas
à nous de décider ce que nous devons faire, c'est à Dieu
seul.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'autorité de la révélation
4 Novembre
L'autorité de la révélation
Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Jacques 4, v. 8.
Il est très important de donner à tous l'occasion de mettre en
pratique chaque vérité divine. Nous ne pouvons le faire pour eux,
la responsabilité leur en est laissée. Ils doivent agir délibérément
car le message de l'Evangile doit toujours pousser à l'action. Le refus
d'agir est une paralysie qui laisse l'homme inchangé; mais celui qui
agit n'est plus jamais le même. Cela semble être une folie, et c'est
ce qui retient tant de personnes qui pourtant ont été convaincues
par le Saint-Esprit. A l'instant même où je me lance dans l'action,
je vis enfin, alors qu'auparavant je végétais. Lorsque toute ma
volonté s'élance vers l'action, je vis véritablement.
Chaque fois qu'une vérité divine vous est révélée,
mettez-la en pratique, pas nécessairement en agissant aussitôt,
mais en prenant une ferme résolution d'agir, un engagement écrit.
Alors, l'enfant de Dieu le plus faible, est affranchi de sa faiblesse; toute
la merveilleuse puissance de Dieu vient en lui. Quand la vérité
divine nous apparaît d'abord, nous reconnaissons nos fautes, mais nous
y retombons souvent; nous connaissons ainsi des hauts et des bas, jusqu'à
ce que nous comprenions que nous ne devons plus reculer. Il nous faut saisir
une parole de notre Seigneur et Sauveur, et nous en servir pour passer un contrat
avec lui. C'est la pensée du Seigneur, quand il nous dit : "Venez à
moi", il veut dire, "liez-vous à moi par un contrat". Nous
avons du mal à nous y décider. Mais celui qui se décide
enfin voit à l'instant même la vie divine envahir son coeur. La
puissance de domination du monde, de notre "moi", de Satan, est
paralysée, non par l'acte lui-même, mais par la puissance divine
que cet acte a déclenchée.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Participants de ses souffrances
5 Novembre
Participants de ses souffrances
Réjouissez-vous... de la part que vous avez aux souffrance de Christ...
I Pierre 4, v. 13.
Si Dieu veut vous employer à son service, il vous fera passer par une
multitude d'expériences qui ne vous paraîtront pas nécessaires.
Elles ont pour but de vous rendre utile et capable de comprendre mieux le coeur
des autres. Ainsi, vous ne serez jamais surpris par les circonstances. "Je
ne sais pas comment m'y prendre avec cette personne", dites-vous.
Et pourquoi ? Dieu vous avait donné amplement l'occasion de vous instruire
auprès de lui, au sujet de ce qui vous préoccupe maintenant, et
aujourd'hui vous vous cognez contre un mur, parce que vous avez méprisé
ces enseignements.
Les souffrances de Christ ne sont pas comme celles de l'homme ordinaire. Il
a souffert "selon la volonté de Dieu", et non en voyant les
choses comme nous les voyons. C'est seulement quand nous sommes unis à
Jésus-Christ que nous pouvons comprendre le but que Dieu poursuit en
agissant ainsi avec nous. Un chrétien doit arriver à comprendre
le dessein de Dieu. L'histoire de l'Église Chrétienne nous apprend
que la tendance générale a toujours été d'éviter
d'avoir part aux souffrances de Christ. Les hommes ont cherché à
réaliser le plan de Dieu en suivant un autre chemin, qu'ils ont tracé
eux-mêmes. Mais le chemin de Dieu, c'est le chemin monotone et long de
la souffrance.
Est-ce que nous avons part aux souffrances de Christ ? Est-ce que nous sommes
prêts à ce que Dieu anéantisse nos ambitions personnelles,
à ce que Dieu détruise, pour les transfigurer, nos résolutions
personnelles ? Cela ne veut pas dire que nous sachions exactement où
Dieu nous mène; car nous en éprouverions de l'orgueil. Sur le
moment, nous ne voyons pas bien le but que Dieu poursuit, nous marchons plus
ou moins en aveugles, sans comprendre, puis, un beau jour, la lumière
se fait, et nous pouvons dire : "Vraiment, à mon insu, Dieu m'avait
préparé pour ma tâche présente!"
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Un programme de foi
6 Novembre
Un programme de foi
Crois-tu cela ? Jean 11, v. 26.
Marthe croyait que Jésus avait une grande puissance; elle croyait que,
s'il avait été là, il aurait guéri son frère.
Elle croyait aussi que Jésus avait un rapport assez intime avec Dieu,
pour que, quoi qu'il demande, Dieu l'exauce. Mais cependant il lui fallait arriver
à connaître Jésus d'une manière plus personnelle.
La foi de Marthe ne trouvait son accomplissement que dans un avenir lointain;
Jésus l'amène graduellement à une foi vraiment personnelle
qui se concrétise et s'exprime : "Oui, Seigneur, je crois que tu
es le Christ..."
Retrouvez-vous ce même cheminement dans votre vie ? Le Seigneur vous
apprend-il à vivre dans son intimité ? Laissez-le vous poser la
même question : "Crois-tu cela ?". Quels sont les doutes qui
vous tourmentent ? Les circonstances où vous vous trouvez, mettent-elles
votre foi à l'épreuve ? Pour que votre foi devienne vraiment personnelle,
il faut que votre personne soit en jeu, que vous reconnaissiez votre détresse
personnelle.
Croire, c'est s'abandonner. La foi abstraite est déjà une sorte
de confiance, mais pas un véritable abandon. La foi personnelle précise
cette confiance, et la restreint à un seul objet. La foi concrète
consiste à s'abandonner à Jésus-Christ, et à ne
vouloir que lui pour Seigneur.
En présence de Jésus-Christ qui me dit : "Crois-tu cela
?", je découvre que la foi en Jésus est aussi naturelle
que la respiration, et je suis stupéfait de ne pas m'en être aperçu
plus tôt.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dieu nous dirige
7 Novembre
Dieu nous dirige
Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Romains 8, v. 28.
Les circonstances de la vie d'un chrétien sont réglées
par Dieu lui-même. Rien n'y arrive par hasard. Dans sa sagesse, Dieu vous
met dans des situations dont vous ne saisissez pas le sens. Il vous conduit
dans des lieux choisis à l'avance, vous fait rencontrer certaines personnes,
et vous place dans des conditions telles que l'intercession, suscitée
en vous par le Saint-Esprit, soit orientée dans tel ou tel sens.
Ne cherchez jamais à guider les événements, à vous
dire : "Je vais diriger et prévoir; éviter ceci et me méfier
de cela." Votre vie étant dans la main de Dieu, ne pensez donc
pas que les circonstances que vous traversez sont étranges. Votre rôle
dans la prière d'intercession, ce n'est pas de souffrir l'agonie de l'intercession,
mais de profiter des circonstances ordinaires où Dieu vous place, des
gens simples parmi lesquels vous vous trouvez, pour les apporter devant le trône
de Dieu, et donner au Saint-Esprit l'occasion de prier pour eux par votre entremise.
C'est de cette manière que Dieu, par le moyen de ses enfants, atteint
le monde entier.
Suis-je un obstacle à l'oeuvre du Saint-Esprit en restant dans le vague,
ou peut-être en me substituant à lui ? Dans l'intercession, il
faut que l'homme fasse sa part; et sa part, ce sont les circonstances dans lesquelles
il se trouve, et les gens avec lesquels il est en contact. Ma pensée
doit être comme le sanctuaire du Saint-Esprit, afin qu'à mesure
que je nomme ceux pour qui je prie, le Saint-Esprit intercède pour eux.
Vos prières d'intercession ne peuvent être les miennes, et les
miennes ne peuvent être les vôtres. Mais en chacun de nous, le Saint-Esprit
prie pour telle ou telle personne qui a besoin de cette intercession.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La puissance incomparable
8 Novembre
La puissance incomparable
L'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous
convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède
par des soupirs inexprimables. Romains 8, v. 26.
Nous sommes conscients que c'est le Saint-Esprit qui nous incite à prier,
mais nous ne nous rendons pas toujours compte que le Saint-Esprit lui-même
prie en nous, exprimant ce que nous ne savons exprimer. Lorsque nous sommes
nés d'en-haut, nés de Dieu, et habités par l'Esprit, il
formule à notre place l'inexprimable.
Le Saint-Esprit intercède en nous en faveur des enfants de Dieu, en
accord avec sa volonté. Dieu sonde notre coeur, non pour y lire nos prières
conscientes, mais pour y trouver la prière de l'Esprit Saint.
L'Esprit de Dieu se sert de l'esprit du croyant comme d'un sanctuaire dans
lequel il offre à Dieu son intercession "Votre corps est le Temple
du Saint-Esprit". Quand Jésus purifia le Temple, "il ne laissa
personne transporter un objet quelconque à travers le parvis"
(Marc 11, v. 16). L'Esprit de Dieu ne vous permet pas de vous servir de votre
corps à votre convenance. Jésus a chassé sans pitié
tous ceux qui vendaient et achetaient dans le Temple, en disant: "Il est
écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais
vous, vous en faites une caverne de voleurs."
Nous sommes-nous rendus compte que notre corps est le Temple du Saint-Esprit
? Si oui, nous devons veiller à le garder pur et sans tache, pour Lui.
Nous devons nous souvenir que notre pensée consciente, bien qu'elle ne
soit qu'une toute petite partie de nous-mêmes, doit être un sanctuaire
pour le Saint-Esprit. Il veillera lui-même sur notre subconscient, mais
c'est à nous de veiller sur tout ce qui est conscient en nous, nous en
sommes responsables.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Instruments de la grâce divine
9 Novembre
Instruments de la grâce divine
Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque
aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair... Colossiens 1, v. 24.
Le serviteur de Dieu est appelé au rôle de sacrificateur, intermédiaire
entre Dieu et les hommes. Il doit être en communion intime avec Christ
et si pénétré de la réalité de la Rédemption,
que Dieu peut continuellement, par son intermédiaire, apporter aux autres
Sa Vie créatrice. Ce n'est pas la puissance d'un homme se superposant
à la puissance d'un autre homme, mais la présence réelle
de Christ se manifestant à travers la vie de son serviteur. Quand nous
exposons, d'après le Nouveau Testament, la vie et la mort de notre Seigneur,
nos paroles-mêmes deviennent un moyen de grâce. Dieu s'en sert pour
créer en ceux qui écoutent une vie nouvelle grâce à
la Rédemption qu'Il a accomplie.
Si nous exposons seulement les effets de la Rédemption dans la vie humaine,
au lieu de parler de ce qui nous est révélé dans la Bible
sur Jésus, ceux qui écoutent ne seront pas amenés à
la naissance d'en-haut, mais seulement à un raffinement de leur culture
spirituelle. L'Esprit de Dieu ne pourra pas confirmer notre parole - car une
telle prédication est d'un autre domaine que le sien. Notre communion
avec Dieu doit être assez profonde afin que, lorsque nous proclamons ses
vérités, il fasse dans les coeurs ce que Lui seul peut accomplir.
Quand nous disons de quelqu'un : "Quelle personnalité extraordinaire!
Quel homme fascinant! Comme il est profond!", l'Évangile de Dieu
ne peut se manifester au travers de ces éloges. C'est impossible. Car
si un homme attire les coeurs par ses qualités personnelles, on est conquis
par lui, et non par Dieu; mais si au contraire il est identifié à
son Seigneur, alors on est conquis par le Seigneur lui-même. L'homme ne
doit jamais être glorifié. C'est Jésus seul que nous avons
à glorifier devant les hommes.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ouvrier avec Dieu
10 Novembre
Ouvrier avec Dieu
"...collaborateur de Dieu dans l'Évangile de Christ..." I Thessaloniciens
3, v. 2.
Après que Dieu vous a sanctifié, ne croyez pas que vous connaîtrez
nécessairement le but de votre vie, car Dieu, par le Saint-Esprit, vous
a saisi et donné une place dans ses desseins. Il veut se servir de vous
dans le monde pour réaliser ses plans, comme il s'est servi de son Fils
pour réaliser notre salut. Si vous vous efforcez de faire de grandes
choses par vous-même, en pensant : "Dieu m'a appelé à
faire ceci ou cela", vous faites obstacle à la volonté de
Dieu.
Tant que vous êtes préoccupé avant tout de votre développement
spirituel, ou de quelque autre ambition bien arrêtée, vous ne pouvez
pas servir utilement les desseins de Dieu. Il faut renoncer pour toujours à
toute ambition personnelle, et laisser Dieu vous diriger lui-même. Toutes
vos actions sont alors celles du Seigneur; ne soyez pas étonné
si vous ne pouvez jamais en comprendre toute la portée.
Il faut que j'apprenne à ne point avoir de but personnel, à n'avoir
d'autre but que celui de Dieu. Dieu fait de moi son instrument, et tout ce qu'il
me demande, c'est que je me confie en lui, et que je ne dise jamais :
"Seigneur, cela me fait trop mal, je ne peux pas!" En parlant ainsi, je
deviens pour Dieu un embarras. Quand je cesse de vouloir lui imposer ma volonté,
Il peut se servir de moi pour accomplir la sienne, sans obstacle ni entrave.
Il peut me froisser, m'élever ou m'abaisser, il peut faire de moi ce
qu'il veut. Il me demande seulement d'avoir une foi entière en lui et
en sa bonté. La pitié de soi-même vient du diable; si je
m'y laisse aller, je ne peux pas être utilisé par Dieu. Enfermé
dans un "petit monde à part", bien au chaud, Dieu ne pourra
jamais m'en faire sortir, car j'aurais trop peur d'attraper froid !
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Jusqu'en haut!
11 Novembre
Jusqu'en haut!
Prends ton fils... Genèse 22, v. 2.
L'ordre de Dieu doit être exécuté sur-le-champ : prends
maintenant, et non pas tout à l'heure. Comme nous sommes enclins à
discuter! Nous sommes conscients que nous devons obéir, mais nous cherchons
des prétextes pour différer le sacrifice que Dieu nous demande.
Quand Dieu nous dit de monter sur les hauteurs qu'Il nous désigne, il
ne faut pas remettre à plus tard, mais le faire maintenant. Le sacrifice
est accompli en intention avant d'être exécuté en fait.
"Abraham se leva de bon matin... et partit pour aller au lieu que Dieu
lui avait indiqué" (v. 3). Quelle merveilleuse simplicité
dans la foi d'Abraham! Quand Dieu parle, il ne consulte personne. Veillez à
ne pas consulter "la chair et le sang", c'est-à-dire vos
propres sympathies, vos idées, tout ce qui vient de vous et qui n'est
pas fondé sur votre communion avec Dieu. Ce sont toutes ces choses qui
font obstacle à votre obéissance.
Abraham n'avait pas choisi ce sacrifice. Méfiez-vous toujours d'un service
que vous voulez vous imposer vous-même. Un sacrifice que nous nous imposons
peut être malsain. Si Dieu vous donne une coupe agréable à
boire, buvez-la en le remerciant; s'il vous tend une coupe amère, buvez-la
en communion avec Lui. Si l'ordre de Dieu pour vous entraîne des épreuves
douloureuses, supportez-les vaillamment, mais ne choisissez jamais vous-même
le décor de votre martyre. Dieu choisit le creuset où il éprouva
Abraham, et Abraham n'hésita pas; il resta ferme. Quand on ne vit pas
dans la communion de Dieu, il est facile de le taxer d'injustice. Mais lorsqu'on
passe par le creuset, on apprend à mieux Le connaître. Dieu vise
à fondre ensemble Ses desseins et ceux des hommes.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie transformée
12 Novembre
La vie transformée
Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses
anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles.
Il Corinthiens 5, v. 17.
Quelle conception vous faites-vous du salut de votre âme ? Faire l'expérience
du salut, c'est voir tout se transformer dans notre vie. Nous ne regardons plus
les choses de la même façon; car nous avons de nouveaux désirs;
ce qui nous attirait a perdu son attrait. Une des pierres de touche d'une telle
expérience, c'est le changement d'attitude envers ce qui, pour nous,
avait de la valeur. Si vous avez toujours la nostalgie de vos anciennes inclinations,
il est absurde de prétendre que vous êtes né d'en-haut;
vous vous trompez vous-même. Si vous êtes vraiment né d'en-haut,
l'Esprit de Dieu rend cette transformation manifeste dans votre vie,
dans votre pensée, et quand l'épreuve vient, vous êtes le
premier stupéfait de voir l'extraordinaire différence que cela
fait en vous. Il vous est absolument impossible d'imaginer que c'est vous-même
qui avez fait cela. C'est ce changement merveilleux et complet qui prouve que
vous êtes régénéré.
Mon salut et ma sanctification m'ont-ils réellement transformé
? Est-ce que je vis selon l'amour décrit dans 1 Corinthiens 13, ou est-ce
que je tergiverse ? Le salut véritable opéré en moi par
le Saint-Esprit, m'affranchit entièrement. Tant que je marche dans la
lumière, comme Dieu est dans la lumière, Dieu ne voit rien à
reprendre en moi, car par son Esprit Sa Vie agit en moi sans cesse, sans que
j'en sois conscient, et jusque dans les profondeurs de mon être.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Foi et expérience
13 Novembre
Foi et expérience
...le Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même
pour moi. Galates 2, v. 20.
Nous devons livrer bataille à tous nos penchants, renoncer à
toutes nos tricheries pour nous consacrer sans réserve au Seigneur Jésus.
Pensez à la grandeur de Jésus-Christ, tel que le Nouveau Testament
nous le révèle, et à la misérable petitesse de notre
foi! Pensez à ce qu'implique la foi absolue en Jésus-Christ :
Il peut nous présenter sans tache devant le trône de Dieu, lavés
de tout péché, absolument purs et justifiés! Demeurons
dans une foi absolue, dans l'adoration. Jésus a été fait
pour nous "sagesse et justice, et sanctification et rédemption".
Comment osons-nous parler des sacrifices que nous ferions pour le Fils
de Dieu! Alors qu'il nous a sauvés de l'enfer et de la perdition. Comment
pourrions-nous prétendre faire des sacrifices ?
Nous devons vivre et fortifier continuellement notre foi en Jésus-Christ
- non pas un Jésus-Christ de certaines réunions de prières,
ou de certains livres, mais le Jésus-Christ du Nouveau Testament, qui
est Dieu incarné, et devant qui nous nous prosternons. Nous devons nous
confier en lui, car il est la source unique de notre expérience. Jésus-Christ
réclame tout notre amour et toute notre consécration.
Jésus-Christ ne peut être emprisonné, mais notre foi doit
être fondée sur une inébranlable confiance en lui.
Le Saint-Esprit condamne sévèrement tout manque de foi. Toutes
nos craintes sont coupables, et le fruit de notre incrédulité.
Comment celui qui est uni à Jésus-Christ, pourrait-il douter ou
avoir peur ? Notre foi triomphante devrait chanter sans cesse un hymne de victoire.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La direction divine
14 Novembre
La direction divine
Moi-même, pendant mon voyage, l'Éternel m'a conduit... Genèse
24, v. 27.
Nous devons arriver à une communion si étroite avec Dieu que
nous n'ayons plus à lui demander continuellement sa direction. Notre
sanctification est la preuve que nous sommes enfants de Dieu, et la vie normale
d'un enfant, c'est l'obéissance. Quand l'envie le prend de désobéir,
aussitôt sa conscience l'avertit. Dans le domaine spirituel, l'avertisseur,
c'est le Saint-Esprit. Quand il nous dit : "Stop !" nous devons nous
arrêter aussitôt, et rechercher ce qui doit être corrigé,
de façon à discerner clairement la volonté de Dieu. Si
nous sommes nés de l'Esprit, nous ne devrions pas demander sans cesse
à Dieu sa direction. "Le Seigneur m'a conduit", dirons-nous,
et en regardant en arrière, nous verrons le plan admirable que Dieu a
lui-même tracé.
Nous n'avons pas de peine à voir la main de Dieu dans les événements
exceptionnels, mais nous devons apprendre à reconnaître Dieu dans
les petits détails de notre vie. Ne pensez jamais que le hasard soit
autre chose que la manifestation de la volonté de Dieu, et soyez prêt
à découvrir en tout ce qui vous arrive la main divine.
Prenez garde de ne pas vous faire une idole de la fermeté de vos convictions
pour l'opposer à votre fidélité à Dieu. "Je
ne ferai jamais cela", dites-vous, mais vous le ferez certainement si
Dieu l'ordonne. Personne n'a paru plus inconséquent que le Seigneur,
mais il n'a jamais été inconséquent avec son Père.
La logique chrétienne ne vient pas d'un principe, mais de la vie divine.
C'est cette vie en nous qui, à tout moment, nous révèle
la volonté de Dieu. Il est plus facile d'être un fanatique qu'un
vrai fidèle, car être fidèle à Dieu peut être
extrêmement humiliant.
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"Tout pour qu'Il règne" - Que t'importe ?
15 Novembre
Que t'importe ?
Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il ?... Jésus dit : ..."Que
t'importe ? Toi, suis-moi." Jean 21, vv. 21-22.
Une des plus sévères leçons que nous ayons à recevoir
vient de notre obstination à nous immiscer dans la vie spirituelle des
autres. Il nous faut beaucoup de temps pour comprendre le danger qu'il y a
à jouer le rôle de providence pour les autres, c'est-à-dire
à nous interposer entre l'ordre de Dieu et eux. Vous voyez quelqu'un
qui souffre, et vous dites: "Il ne faut pas que cette souffrance continue."
Vous vous opposez ainsi à la volonté de Dieu, qui doit
vous dire : "Que t'importe ?".
Si votre vie spirituelle paraît stagner, cherchez-en la cause en présence
de Dieu. Peut-être découvrirez-vous que vous êtes intervenu
à tort dans la vie de quelqu'un d'autre - vous imposant comme guide -
donnant des conseils que vous n'aviez pas le droit de donner. Quand vous êtes
vraiment appelé à donner un conseil, Dieu lui-même le donne
par vous avec la sagesse compréhensive du Saint-Esprit. Votre rôle,
c'est de maintenir une communion intime avec Dieu, pour que Sa Sagesse puisse,
par votre moyen, atteindre et bénir une autre âme.
La plupart d'entre nous sont conscients de leur vie de foi, servant et
adorant Dieu. Mais ils ne sont pas encore mûrs pour la vraie vie. Cette
vie supérieure est celle du petit enfant qui n'est pas conscient, qui
vit sans s'en rendre compte. On s'abandonne entièrement à Dieu
et on ne s'aperçoit pas que Dieu nous emploie à son service. Il
vous faut aspirer à cet état, dans lequel vous ne saurez plus
ni ce que vous faites, ni ce que Dieu fait par vous. Un saint ne sait pas qu'il
est saint; il sait seulement qu'il dépend de Dieu.
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"Tout pour qu'Il règne" - Glorifier Dieu dans la vie de tous les jours
16 Novembre
Glorifier Dieu dans la vie de tous les jours
Quoi que vous fassiez... faites tout pour la gloire de Dieu. I Corinthiens 10, v. 31.
La merveille de l'Incarnation commence par la vie d'un petit enfant comme les
autres. Le miracle de la Transfiguration aboutit au retour dans la vallée
où vivent les démoniaques. La gloire de la Résurrection
s'abaisse jusqu'à un déjeuner sur le rivage de la mer de Tibériade.
Ce n'est pas une déchéance, c'est une grande vérité
que Dieu nous révèle.
Nous voudrions éprouver la sensation du merveilleux; nous confondons
les sentiments héroïques avec la véritable grandeur. Il est
beau sans doute de traverser une épreuve avec courage, mais le véritable
héroïsme consiste à glorifier Dieu chaque jour, sans témoins,
sans que personne puisse s'en douter. Nous ne demandons pas "l'auréole
des saints", mais dans notre tréfonds nous désirons cependant que
l'on dise de nous :
"Quel homme de prière! Quelle femme pieuse et dévouée!"
Si vous êtes réellement consacrés à Jésus-Christ,
vous êtes parvenus à un sommet où personne ne songe à
vous remarquer; tout ce que l'on verra, c'est que la puissance de Dieu se manifeste
sans cesse à travers votre vie.
"Oui, quel merveilleux appel j'ai reçu de Dieu", dites-vous
avec fierté. Et vous ne réalisez pas que, pour glorifier Dieu
dans les plus humbles tâches, il faut toute la puissance de l'Esprit de
Dieu en vous. La pierre de touche pour un enfant de Dieu n'est pas le succès,
mais une constante fidélité dans l'existence quotidienne. Il s'agit
de manifester dans les conditions ordinaires, où Dieu nous place, la
vie cachée avec Christ en Dieu.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'obéissance qui conduit à Dieu
17 Novembre
L'obéissance qui conduit à Dieu
Je le jure par moi-même, parole de l'Éternel, parce que tu as
fait cela... je te bénirai... Genèse 22, vv. 15-17.
Abraham en est venu au point où il est en relation directe avec Dieu,
il comprend maintenant qui est Dieu.
"Le but de ma vie, c'est Dieu lui-même... A tout prix, Seigneur,
par le chemin que tu voudras, A tout prix, je veux y tendre..." Nous n'avons
pas à choisir notre but, ni le chemin pour l'atteindre. Quand Dieu parle
à mon âme régénérée, à sa propre
nature qu'il a mise en moi, comment pourrais-je poser des questions ? Je n'ai
qu'à obéir promptement. Quand Jésus me dit : "Viens!",
je viens. Quand il dit : "Renonce!", je renonce. Quand il
dit : "Fais confiance à Dieu", je le fais. Tout cela prouve
que c'est Dieu lui-même qui est en moi. Dieu se révèle à
moi, non parce qu'il S'ouvre à moi, mais parce que je m'ouvre à
Lui.
C'est par la pratique de l'obéissance que j'arrive au point où
était Abraham, et que je comprends qui est Dieu. Dieu n'est rien pour
moi tant que je ne l'ai pas rencontré face à face en Jésus-Christ,
alors seulement Dieu est tout pour moi.
Les promesses de Dieu ne nous disent rien tant que nous n'avons pas compris
la nature de Dieu. Nous lisons certaines paroles de la Bible trois cent soixante-cinq
fois, et elles ne nous disent rien; et puis, tout à coup, nous les saisissons
parce que nous avons obéi à Dieu sur un point particulier.
"Toutes les promesses de Dieu sont en Lui, Oui et Amen." Le "oui"
doit naître de l'obéissance; quand par l'obéissance,
nous disons "amen" à une promesse, aussitôt elle devient
réelle pour nous.
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"Tout pour qu'Il règne" - La véritable liberté
18 Novembre
La véritable liberté
Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Jean
8, v. 36.
Tant qu'il subsiste en nous quelque chose de notre individualisme orgueilleux
nous affirmons : "Je ne peux pas." L'âme libérée
ne dit jamais cela, mais s'ouvre simplement à Dieu, et est avide de plus.
C'est ainsi que Dieu nous forme. Nous sommes faits pour contenir la plénitude
de Dieu; mais le péché d'une part, et notre moi d'autre part,
nous empêchent de nous approcher de lui. Dieu nous délivre du péché;
à nous de nous délivrer de notre moi, c'est-à-dire d'offrir
à Dieu en sacrifice notre "vieille nature", pour lui substituer
une nature spirituelle transformée par l'obéissance.
Dieu développe notre vie spirituelle sans tenir compte de notre ancienne
nature. Il ouvre un chemin nouveau, qui va à l'encontre de la vieille
nature; notre rôle est d'y marcher sans jamais nous opposer à Sa
volonté, ou rester immobile et figé, disant : "Je ne peux
pas!" Dieu ne veut pas nous obliger à obéir, c'est à
nous-mêmes de nous discipliner. Ce n'est pas Dieu qui doit réduire
en captivité toutes nos pensées, c'est à nous à
le faire. Ne dites pas : " Oh! Seigneur, combien je souffre de mes pensées
vagabondes..." Ne vous y laissez plus aller tout simplement. N'écoutez
plus votre "vieil homme" qui vous tyrannise, et soyez un homme libre,
une vraie personnalité.
"Si le Fils vous affranchit..." Le "Fils", et non pas
le "Sauveur". Le Sauveur nous affranchit du péché,
mais c'est le Fils qui nous rend libres. C'est ce que nous dit Paul dans l'Épître
aux Galates 2, v. 20 : "J'ai été crucifié avec Christ",
il entend par là que sa vieille nature a été brisée,
et sa personnalité non pas confondue, mais intimement unie à son
Seigneur. "Vous serez réellement libres", profondément
libres, entièrement libérés. Il ne s'agit pas de chercher
à être forts, mais d'être unis à Jésus, qui
nous rend forts.
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"Tout pour qu'Il règne" - Quand Il sera venu !
19 Novembre
Quand Il sera venu !
"Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le
péché..." Jean 16, v. 8.
Bien peu d'entre nous connaissent une profonde conviction de péché.
Nous savons ce que c'est que d'être troublés, parce que nous avons
mal agi; mais la conviction de péché opérée en nous
par le Saint-Esprit, efface toute autre pensée et n'en laisse qu'une
seule : "J'ai péché contre toi, contre toi seul." Quand
un homme est ainsi convaincu de péché, il comprend parfaitement
que Dieu ne peut pas le pardonner; car s'il le faisait, il abaisserait sa justice
au-dessous de celle des hommes. Dieu pourtant nous a pardonnés, mais
il a fallu que son coeur soit brisé par la mort de son Fils. Le grand
miracle de la grâce de Dieu, c'est le pardon de nos péchés,
et c'est seulement par la mort de Jésus-Christ que Dieu peut pardonner
sans cesser d'être un Dieu juste. C'est une erreur de dire que Dieu nous
pardonne parce qu'il est amour. Quand nous aurons été vraiment
convaincus de péché, nous ne le redirons plus jamais.
L'amour de Dieu exige le Calvaire, et rien de moins; l'amour de Dieu est inscrit
sur la Croix, et nulle part ailleurs. Dieu ne peut me pardonner qu'à
travers la croix de mon Seigneur; là, sa justice est satisfaite.
Le pardon n'implique pas seulement que je suis sauvé de l'enfer et accepté
pour le ciel (personne ne voudrait accepter un tel pardon). Mais, par le pardon,
ma communion avec Dieu est recréée, je suis uni à Dieu
par Jésus-Christ. Le miracle de la Rédemption, c'est que Dieu
fait de moi, pécheur, le reflet de son Fils, en substituant à
ma nature celle même de Jésus-Christ.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le pardon de Dieu
20 Novembre
Le pardon de Dieu
... son Bien-Aimé, en qui nous avons... la rémission des péchés.
Ephésiens 1, v. 7.
Nous devons nous garder d'une certaine manière de présenter Dieu
qui ne se trouve pas dans le Nouveau Testament. Dieu, dit-on parfois, est un
père si tendre et plein d'amour que certainement il pardonnera à
tous! Il ne peut nous pardonner que grâce à la terrible tragédie
de la croix de Christ. Supposer que le pardon puisse être accordé
d'une autre façon est, même sans que l'on s'en rende compte, un
blasphème.
Le pardon, qui est si facile à recevoir, a coûté à
Jésus l'agonie du Calvaire. Nous pouvons accepter le pardon de nos péchés,
le don du Saint-Esprit, et notre sanctification, avec la simplicité de
la foi, et oublier quel prix immense Dieu a dû payer pour que tout cela
puisse nous être donné.
Le pardon est le divin miracle de la grâce. Pour que Dieu puisse pardonner
le péché sans cesser d'être un Dieu juste, il a fallu la
croix de Jésus-Christ. Il faut repousser une conception de la Paternité
divine qui exclut l'Expiation. Le Dieu Saint ne peut pas nous pardonner; s'il
le faisait, ce serait une iniquité. Pour que nous puissions l'être,
il faut que l'Expiation nous ramène à Lui. Le pardon de Dieu ne
devient possible que par la Rédemption.
Comparée au miracle que constitue le pardon des péchés,
l'expérience de la sanctification paraît plus facile. Ce n'est
que la réalisation merveilleuse du pardon des péchés dans
la vie humaine. Mais ce qui nous remplit de la plus profonde reconnaissance
envers Dieu, c'est le pardon de nos péchés. Paul a toujours senti
cela profondément. Quand vous vous serez rendu compte de la grandeur
immense d'un tel pardon, l'amour de Dieu vous étreindra le coeur.
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"Tout pour qu'Il règne" - Tout est accompli
21 Novembre
Tout est accompli
J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire. Jean 17, v. 4.
La mort de Jésus-Christ est l'accomplissement historique du plan conçu
par Dieu. Il ne faut pas considérer Jésus comme un martyr. Sa
mort n'est pas un événement qu'on aurait pu éviter, mais
la raison même de sa venue.
Ne fondez jamais votre prédication du pardon des péchés
sur le fait que Dieu est notre Père, et qu'il nous pardonnera parce qu'il
nous aime. Cette pensée n'est pas en accord avec la révélation
que Jésus nous a donnée de Dieu. Cela rend la Croix inutile, et
la Rédemption devient "beaucoup de bruit pour rien". Si Dieu
pardonne les péchés, c'est à cause de la mort du Christ.
Car il ne peut pardonner les hommes d'aucune autre manière, et Jésus
n'est proclamé Sauveur que par sa mort. "Nous voyons Jésus...
couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort qu'il a soufferte..."
Le plus grand cri de triomphe qui ait jamais retenti dans l'univers,
c'est le cri qui jaillit de la Croix de Christ : "Tout est accompli!"
C'était le point final mis à la Rédemption de l'homme.
Tout ce qui restreint ou rapetisse la sainteté de Dieu, en donnant une
fausse conception de son amour, est contraire à ce que Jésus-Christ
nous a révélé de Dieu. Rejetez l'idée que Jésus
veut nous défendre contre la colère de Dieu par pitié,
ou par compassion, qu'il est devenu malédiction pour nous par commisération,
car Jésus a été fait malédiction pour nous par un
décret divin. Dans sa grande miséricorde, Dieu nous donne de réaliser
en nous la conviction de péché et d'éprouver la honte de
la repentance; Jésus-Christ hait le mal qui est dans l'homme, et le Calvaire
nous donne la mesure de cette haine.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Les choses terre à terre et les choses profondes
22 Novembre
Les choses terre à terre et les choses profondes
Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque
autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. I Corinthiens 10, v. 31.
N'allez pas vous imaginer que les choses ordinaires de la vie ne sont pas voulues
et ordonnées par Dieu; elles le sont autant que les choses profondes.
Ce n'est pas votre consécration à Dieu qui vous éloigne
des choses "terre à terre", mais votre désir d'impressionner
les autres en leur montrant combien vous êtes au-dessus de ces choses-là.
Cela prouve que vous vous targuez d'être spirituel. Prenez bien garde
à ne pas vous laisser envahir par ce sentiment, qui vous ferait mépriser
ceux qui semblent être plus terre à terre que vous. Ne vous posez
pas en héros sublime car Dieu lui-même s'est fait petit enfant.
S'occuper des choses ordinaires ne veut pas dire vivre mal, ni qu'il n'y a
aucune profondeur dans l'être intérieur. L'océan même
a un rivage. Les nécessités agréables de l'existence, manger
et boire, se promener et causer sont toutes voulues de Dieu. C'est cette vie-là
que le Seigneur a vécue, lui le Fils de Dieu, et il nous rappelle que
"le disciple n'est pas plus grand que son Maître".
Notre sauvegarde, ce sont les choses terre à terre, nous devons vivre
de la vie commune à tous les hommes avec bon sens. Et quand vient le
moment des choses profondes, Dieu nous les fait saisir distinctement, sans aucune
confusion. Nous sommes si imbus de nous-mêmes, que nous refusons d'agir
en chrétiens dans les détails de la vie quotidienne.
Décidez-vous à n'accorder d'importance qu'à Dieu, et vous
vous apercevrez que c'est de vous-même dont il vous faut vous méfier.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Ce qui nous éloigne de Dieu
23 Novembre
Ce qui nous éloigne de Dieu
Aie pitié de nous, Eternel, aie pitié de nous! Car nous sommes
rassasiés de mépris. Psaume 123, v. 3.
Ce dont nous avons le plus à nous garder, ce n'est pas tant de l'affaiblissement
de notre foi en Dieu, que du changement de nos sentiments chrétiens.
"Prenez donc garde en votre esprit, et ne soyez pas infidèles."
L'altération des sentiments a de terribles effets. L'ennemi trouve
là une brèche par laquelle il pénètre dans notre
âme et la détourne de Dieu. Il y a des sentiments que nous ne devons
jamais tolérer, car ils nous détourneraient de la foi en Dieu,
et nous pousseraient à mettre notre confiance dans la puissance et dans
la sagesse humaines.
Méfiez-vous des "soucis de ce monde", car ce sont eux qui
produisent de l'amertume. Il est extraordinaire de constater le pouvoir qu'ont
les petits problèmes de l'existence pour nous éloigner de Dieu.
Refusez de vous laisser submerger par les soucis de la vie.
Autre chose encore qui nous éloigne de Dieu : le désir de nous
justifier. Saint-Augustin priait ainsi : "O Seigneur délivre-moi
du désir de vouloir toujours me justifier!" Ce sentiment détruit
la foi en Dieu. "Il faut que je m'explique. Il faut qu'on arrive à
me comprendre", voilà notre désir. Notre Seigneur n'a jamais
tenté de " s'expliquer ", il laissait les erreurs se corriger
d'elles-mêmes.
Quand nous nous apercevons que la vie spirituelle de ceux qui nous entourent
ne fait pas de progrès, et que nous laissons cette constatation tourner
à la critique, nous nous coupons de Dieu. Car Dieu ne nous a pas donné
le discernement pour que nous jugions notre frère, mais pour que nous
intercédions en sa faveur.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Regardez à Dieu
24 Novembre
Regardez à Dieu
Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leur
maître... ainsi nos yeux se tournent vers l'Éternel, notre Dieu.
Psaume 123, v. 2.
Ce verset dépeint une attitude de pleine confiance en Dieu. De même
que les yeux du serviteur étaient rivés sur son maître,
nos yeux sont fixés sur Dieu, et "le bras de l'Éternel"
se révèle à nous (Esaïe 53, v. 1). Nous commençons
à faiblir spirituellement dès que nous cessons de fixer les yeux
sur Lui. Et cette faiblesse ne vient pas tant du dehors que de notre imagination
même, qui nous fait dire : "Je me demande si je n'ai pas visé
trop haut, en voulant me hisser jusqu'à Dieu, au lieu de me contenter
d'être comme tout le monde." Non, soyons persuadés que notre
effort vers Dieu ne sera jamais trop grand.
A un moment donné, par exemple, vous avez combattu pour la cause de
Dieu, et par le témoignage de l'Esprit vous avez su que Dieu vous approuvait.
Mais les semaines, les années ont passé, et finalement vous en
êtes arrivé à cette conclusion : "Après tout,
je crois que j'ai été un peu trop ambitieux." Là-dessus,
vos amis viennent vous faire entendre le langage de la raison : "On sentait
bien que vous dépassiez la mesure en nous parlant de ce réveil,
c'était un élan passager; vous ne pouvez soutenir un tel effort,
Dieu ne vous le demande pas!" Et vous dites : "Décidément,
j'ai vu trop grand." Il semblerait que ce soit le langage de l'humilité,
mais en réalité vous ne vous fiez plus à Dieu, mais à
l'opinion courante. Aussi courez-vous le danger de ne plus lever les yeux vers
Lui.
Il faut que Dieu vous arrête brusquement pour que vous vous rendiez compte
que vous avez quitté la bonne route. Chaque fois que vous vous sentez
faiblir, portez-y remède aussitôt. Reconnaissez que quelque chose
s'est glissé entre vous et Dieu, et remettez tout en ordre, sans tarder.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le fondement inébranlable
25 Novembre
Le fondement inébranlable
Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre
chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. Galates 6, v. 14.
Quand un homme naît d'en-haut, beaucoup de choses en lui sont ébranlées.
Les réalités extérieures doivent être envisagées
autrement, ses sentiments doivent être transformés. Dans l'âme
de l'apôtre Paul régnaient l'ordre et la stabilité. Aucun
événement extérieur ne pouvait le troubler, car il était
fondé et enraciné en Dieu. Chez la plupart d'entre nous, la vie
spirituelle est décousue et sans cohésion, parce que nous nous
préoccupons avant tout d'avoir une vie matérielle bien réglée
et bien stable. La vie spirituelle de Paul était édifiée
sur le roc. Les critiques rationnels, eux, construisent leur vie sur les sables
mouvants de la pensée matérialiste abstraite. Entre les uns et
les autres, il n'y a pas de compréhension possible. La logique de Paul
était fondée sur les vérités essentielles. La base
inébranlable de son équilibre spirituel était l'agonie
de Dieu pour la Rédemption du monde, c'est-à-dire : la Croix de
Jésus-Christ.
Passez en revue les raisons pour lesquelles vous croyez, et rejetez celles qui
ne sont pas essentielles, puis revenez vous placer sur le roc de la Croix du
Christ. Du point de vue historique, la croix est un événement
sans aucune importance. Du point de vue de la Bible, elle a plus d'importance
que les plus grands empires du monde. Quand nous cessons d'insister sur la tragédie
de la crucifixion du Fils de Dieu, toute notre prédication devient vaine.
Elle n'apporte pas aux hommes la puissance de Dieu; elle peut être intéressante,
mais elle est sans force, sans efficacité. Prêchons donc la Croix
du Christ et l'énergie divine sera libérée. "Il a
plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication"
et "nous prêchons Christ crucifié", dira l'apôtre
Paul dans sa lettre aux Corinthiens.
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"Tout pour qu'Il règne" - La Croix, source d'énergie spirituelle
26 Novembre
La Croix, source d'énergie spirituelle
Loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la Croix
de notre Seigneur Jésus-Christ. Galates 6, v. 14.
Si vous voulez posséder toute l'énergie que Dieu peut donner
à un être mortel et qui est la vie même de Jésus ressuscité,
alors méditez sur la tragédie de la Croix. Cessez de vous appesantir
sur les hauts et les bas de votre vie spirituelle; contemplez simplement le
drame de Golgotha, et aussitôt vous serez envahi par l'énergie
de Dieu. "Regardez à moi", concentrez votre attention sur
la source, et la force divine jaillira pour vous. Concentrons-nous sur ce qui
est essentiel! La Croix produit en nous le salut, la sanctification, la guérison,
mais ce n'est pas cela que nous devons prêcher. Nous devons prêcher
Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. Proclamer la mort
de Jésus sur la Croix produira tout son effet. Centrez sur lui tout votre
message, et même si vos auditeurs paraissent ne pas vous écouter,
ils ne seront plus jamais les mêmes. Si j'expose mes pensées personnelles,
elles n'ont pas plus d'importance pour vous que les vôtres n'en ont pour
moi. Mais si je vous annonce la vérité de Dieu, vous désirez
l'entendre encore, et moi aussi. Il faut concentrer notre attention sur la source
même de l'énergie spirituelle, la Croix, rester en contact avec
elle, et toute la puissance qu'elle contient sera libérée. Dans
les mouvements de réveil et les réunions de consécration,
il peut arriver qu'on parle davantage des effets de la Croix que de la Croix
elle-même.
De nos jours, on reproche aux Églises leur faiblesse, et cette critique
est justifiée. N'est-ce pas en partie parce qu'elles n'ont pas assez
mis en lumière la tragédie du Calvaire, et la portée de
la Rédemption ?
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"Tout pour qu'Il règne" - Consacrez à Dieu votre énergie sprituelle
27 Novembre
Consacrez à Dieu votre énergie sprituelle
... la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ... par qui le monde est
crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. Galates 6, v. 14.
Concentrer ma pensée sur la Croix du Christ, ce n'est pas devenir un
de ces piétistes préoccupés uniquement de leur propre sainteté.
C'est au contraire me préoccuper toujours davantage de la cause de Christ.
Le Seigneur n'a été ni un reclus, ni un ascète. Il ne s'est
pas coupé de la société mais, intérieurement, il
en était détaché. Sans être distant, il vivait néanmoins
dans une autre sphère. Son mode de vie était celui de chacun,
aussi les gens religieux de son temps l'appelaient-ils mangeur et buveur. Cependant
rien n'a pu faire obstacle à l'entière consécration de
son énergie spirituelle.
Une contrefaçon de la consécration consiste à chercher
à mettre en réserve de l'énergie spirituelle, dans le but
de s'en servir plus tard, mais c'est là une erreur fatale. Pour un grand
nombre de chrétiens, le Saint-Esprit les a affranchis de leur pêché,
mais il n'y a chez eux ni libération, ni épanouissement. Le genre
de vie religieuse que nous rencontrons si souvent aujourd'hui n'a rien de commun
avec la robuste sainteté de Jésus-Christ. "Je ne te prie
pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal."
Nous devons vivre dans le monde, sans lui appartenir.
Employons notre énergie spirituelle au service de Dieu et de notre prochain.
La consécration c'est notre part, la sanctification, c'est l'affaire
de Dieu, préoccupons-nous donc en premier lieu des intérêts
de Dieu. Lorsque se pose à nous un problème difficile, demandons-nous
ce qui peut promouvoir la cause de Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le bienfait du dénuement
28 Novembre
Le bienfait du dénuement
... gratuitement justifiés par sa grâce. Romains 3, v. 24.
La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu éveille fréquemment
une ardente aspiration mais en même temps une profonde répulsion,
parce que le message qu'elle nous apporte nous irrite. L'homme est fier de pouvoir
donner tant et plus; mais recevoir comme un mendiant, c'est autre chose. "Je
donnerai ma vie comme martyr s'il le faut, je me dévouerai tout entier,
je ferai n'importe quoi, mais ne m'humiliez pas en me mettant sur le même
pied que le plus grand des pécheurs qui n'a qu'à accepter le don
du salut par Jésus-Christ."
Il faut que nous comprenions que nous ne pouvons rien mériter ou obtenir
de Dieu par nos efforts. Il faut le recevoir comme un cadeau gratuit, ou bien
nous en passer. Le plus grand bienfait spirituel, c'est de reconnaître
notre dénuement. Jusqu'à ce que nous en arrivions là, le
Seigneur ne peut rien pour nous. Il ne peut intervenir tant que nous croyons
pouvoir nous suffire à nous-mêmes. C'est par la porte du dénuement
que nous entrons dans son Royaume. Tant que nous croyons être riches,
tant que nous possédons quelque capital d'orgueil, quelque indépendance,
Dieu ne peut rien pour nous. C'est seulement lorsque nous avons faim de vie
spirituelle, que nous recevons le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit nous communique
comme un don la nature divine; il fait vivre en nous la vie puissante de Jésus,
qui, pénétrant notre âme, nous élève jusqu'à
sa hauteur, dans le Royaume de Jésus (Jean 3, v. 5).
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La valeur unique de la personne de Jésus
29 Novembre
La valeur unique de la personne de Jésus
L'Esprit de vérité... me glorifiera. Jean 16, v. 14.
Les mouvements piétistes d'aujourd'hui n'ont plus rien de la rude réalité
du Nouveau Testament. La mort de Jésus-Christ n'a pour eux rien d'indispensable;
tout ce qu'ils recherchent, c'est une atmosphère pieuse, de prière
et de dévotion. Cette conception de l'expérience religieuse n'a
rien de surnaturel ni de miraculeux et n'a rien de commun avec les souffrances
de Jésus; elle n'est pas marquée du sang de l'Agneau et ne porte
pas le sceau du Saint-Esprit. Elle ne laisse pas cette empreinte, qui fait dire
aux hommes: "C'est bien l'oeuvre du Dieu Tout-Puissant." Or c'est
cela, et cela seul, que nous révèle le Nouveau Testament.
L'expérience chrétienne normale, selon le Nouveau Testament,
c'est l'attachement personnel, exclusif, à la personne de Jésus-Christ.
Toute autre forme d'expérience chrétienne, ou prétendue
telle, détachée de la personne de Jésus n'a de chrétien
que le nom : il n'y a point de régénération, ni de nouvelle
naissance et point d'entrée dans le Royaume de Christ, si ce n'est la
pensée que Jésus est notre Modèle. Or dans le Nouveau Testament,
Jésus est le Sauveur bien avant d'être le Modèle. Aujourd'hui,
il est simplement le fondateur d'une religion, un type de perfection. S'il est
bien cela, il est pourtant infiniment plus! Il est le salut lui-même.
Il est la Bonne Nouvelle de Dieu.
Jésus promet : "Quand lui, l'Esprit de vérité, sera
venu... il me glorifiera." Quand je crois à la Révélation
contenue dans le Nouveau Testament, je reçois de Dieu le don du Saint-Esprit
qui réalise en moi ce que Jésus a dit et mis en oeuvre, pour moi,
sur la croix.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis
30 Novembre
Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis
... et sa grâce envers moi n'a pas été vaine. I Corinthiens
15, v. 10.
Nos lamentations au sujet de notre incompétence sont une insulte à
notre Créateur, car nous l'accusons de ne pas s'occuper de nous. Prenez
l'habitude d'examiner du point de vue spirituel tous ces propos qui paraissent
pleins de modestie, et vous serez stupéfait de constater combien ils
sont impertinents à l'égard de Dieu. "Je ne voudrais pas
dire, certes, que j'ai atteint la sainteté; je ne suis pas un saint!"
Dire cela devant Dieu, signifie : "Seigneur il est tout à
fait impossible que tu me sauves et me sanctifies, je n'ai pas eu de chance;
il me manque tellement de choses dans mon corps et dans mon esprit; non, Seigneur,
ce n'est pas possible!" Cela peut paraître une attitude humble aux
yeux des hommes, mais c'est mépriser Dieu ouvertement.
D'autre part, ce qui sera humble aux yeux de Dieu paraîtra peut-être
orgueilleux aux yeux des hommes. Si vous dites :
"Merci, Seigneur, par ta grâce, je sais que je suis sauvé
et sanctifié", c'est pour Dieu la plus parfaite humilité,
puisque vous vous êtes totalement abandonné à Lui, et que
vous croyez à Sa parole. Ne vous tourmentez jamais pour savoir si ce
que vous dites aux gens donne l'impression de l'humilité, ou non, mais
soyez humble devant Dieu, et laissez-lui être tout en vous.
Une seule chose est importante pour vous, c'est votre communion personnelle
avec votre Rédempteur et Sauveur. Laissez aller tout le reste, mais
conservez à tout prix cette relation essentielle, et Dieu accomplira
ses desseins par vous. Car une seule vie humaine peut avoir pour Dieu une valeur
incalculable dans l'accomplissement de ses desseins. Et votre vie peut être
cette vie-là.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La loi et l'évangile
1er Décembre
La loi et l'évangile
Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement,
devient coupable de tous. Jacques 2, v. 10.
La loi morale ne nous considère pas du tout comme de faibles créatures
humaines, elle ne tient aucun compte de notre hérédité
ou de nos infirmités; elle exige de nous la perfection. La loi morale
ne change pas en faveur du plus noble ou du plus faible des hommes, elle est
la même constamment et pour toujours. Établie par Dieu, elle ne
se fait pas faible pour les faibles, elle n'excuse pas nos insuffisances, elle
reste immuable pour le temps et pour l'éternité. Si nous ne nous
en rendons pas compte, c'est parce que nous sommes inconscients, mais dès
que nous revenons à la vie, notre situation est tragique. "Pour
moi, dit l'apôtre Paul, étant autrefois sans loi, je vivais; mais
quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus."
(Romains 7, v. 9) Quand nous comprenons cela, l'Esprit de Dieu nous convainc
de péché. Aussi longtemps que nous n'avons pas fait cette expérience,
nous ne réalisons pas qu'il n'y a aucun espoir, la croix de Jésus-Christ
est pour nous une comédie. La conviction de péché nous
fait sentir la terrible contrainte de la loi, et produit le désespoir.
Je me sens, comme Paul, "vendu et asservi au péché".
Le pécheur endurci que je suis se sent trop coupable pour que Dieu puisse
le pardonner. La seule voie qui s'ouvre vers une réconciliation avec
Dieu, c'est la mort de Jésus-Christ. Il faut que je me libère
de l'idée persistante que je pourrais me mettre en règle avec
Dieu grâce à mon obéissance. Car qui de nous est capable
d'obéir à Dieu parfaitement ?
Nous comprenons d'autant mieux le pouvoir de la loi morale, que nous sommes
laissés libres de choisir. Dieu ne nous contraint jamais. Parfois, nous
aimerions qu'il nous pousse à agir, et d'autres fois nous souhaiterions
qu'il nous laisse tranquilles. Quand la volonté de Dieu règne,
toute contrainte est inutile.
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"Tout pour qu'Il règne" - La perfection chrétienne
2 Décembre
La perfection chrétienne
Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie
déjà atteint la perfection... Philippiens 3, v. 12.
Il y a quelque danger à s'imaginer que Dieu veut faire de nous des spécimens
accomplis de ce qu'il peut produire. Le dessein de Dieu est de nous unir à
lui. Certains mouvements pieux ont tendance à croire que Dieu veut réaliser
des saints modèles, qu'il pourrait ensuite exposer dans son musée.
En recherchant en premier lieu votre sainteté personnelle, Dieu lui-même
n'est pas le but final de votre vie, mais ce que vous considérez être
la manifestation de Dieu en vous. "Cela ne peut pas être la volonté
de Dieu que je sois malade", dites-vous. Mais si la volonté de Dieu
a été que son propre Fils soit meurtri, pourquoi ne vous meurtrirait-il
pas vous aussi ? Ce qui servira la cause de Dieu, ce n'est pas votre notion
de la sainteté, mais votre communion intime avec Jésus, et votre
abandon total à sa volonté, que vous soyez bien portant ou malade.
La perfection chrétienne n'est pas, et ne sera jamais, la perfection
humaine. La perfection chrétienne est une relation intime avec Dieu qui
se manifeste à travers les cheminements de la vie humaine. Quand vous
obéissez à l'appel de Jésus, vous êtes frappé
de l'étrangeté des choses que vous avez à faire, et ensuite
de cet autre fait que ceux qui vous entourent semblent vivre sans Dieu et mener
une vie parfaitement logique et raisonnable. De telles vies peuvent vous suggérer
l'idée que Dieu est inutile, que par des efforts humains et du dévouement
on peut atteindre à l'idéal divin. Mais dans un monde déchu,
cela est impossible. Je suis appelé à vivre dans une communion
parfaite avec Dieu, de telle sorte que ma vie fasse envie aux autres, sans attirer
sur moi l'admiration. Plus je pense à moi et moins Dieu peut se servir
de moi.
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"Tout pour qu'Il règne" - Ni par la puissance, ni par la force
3 Décembre
Ni par la puissance, ni par la force
Et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs
de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance.
I Corinthiens 2, v. 4.
Si, en prêchant l'Évangile, vous substituez vos propres convictions
quant à l'explication de la voie du salut, au lieu de compter sur la
puissance même de l'Évangile, vous empêchez ceux qui vous
écoutent d'en saisir la réalité. En exposant aux autres
le chemin du salut, soyez bien conscients que vous devez être vous-mêmes
enracinés et fondés dans la foi en Dieu. Ne vous fiez jamais à
la clarté de votre exposé, mais veillez à ne compter que
sur le Saint-Esprit. Fiez-vous entièrement à la puissance rédemptrice
de Dieu, et il communiquera aux âmes sa propre vie.
Quand vous êtes enracinés dans la vérité, rien ne
peut plus vous ébranler. Si votre foi repose sur des expériences,
elle sera susceptible d'être mise en question au premier accident de parcours.
Mais rien ne peut ébranler Dieu, ni la toute-puissante réalité
de la Rédemption. Que votre foi soit basée sur ce fondement, et
vous serez dans une sécurité complète. Une fois que vous
avez établi une relation personnelle avec Jésus-Christ, rien ne
peut plus vous faire dévier. C'est en cela que consiste la sanctification.
Dieu ne désire pas que nous considérions la sanctification comme
une "expérience", notre sanctification n'est jamais parfaite,
mais elle a toujours besoin d'être sanctifiée à nouveau
(voir Jean 17, v. 19). Je dois résolument livrer à Dieu ma vie
sanctifiée, pour qu'il s'en serve à sa guise et m'emploie comme
un instrument docile.
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"Tout pour qu'Il règne" - La loi des antagonismes
4 Décembre
La loi des antagonismes
"A celui qui vaincra..." Apocalypse 2, v. 7.
Toute vie suppose un combat; c'est un fait, que ce soit dans le domaine de
la grâce ou de la nature, qu'il s'agisse de la vie du corps, de la vie
mentale, de la vie morale ou spirituelle. La santé est un équilibre
entre notre organisme et le monde environnant. Elle se maintient si notre vitalité
est suffisante pour résister aux attaques extérieures - qui toutes
sont capables de nous détruire. Les éléments qui me soutiennent
et me renouvellent tant que je suis en vie, désagrègent mon organisme
dès ma mort. Si j'ai une vitalité suffisante, je garde cet équilibre
qu'est la santé. Il en est de même pour la santé mentale.
Si je veux avoir une santé mentale vigoureuse, je dois lutter, et il
en résulte cet équilibre qui s'appelle une pensée saine.
C'est également vrai dans le domaine moral, car il y a en moi antagonisme
entre le bien et le mal. La victoire sur le mal et la pratique du bien dépendent
de ma vigueur morale. Dès que je lutte, le bien l'emporte. Personne n'est
vertueux malgré lui; la vertu s'acquiert.
C'est le même phénomène dans le domaine spirituel. Jésus
a dit : "Vous aurez des tribulations dans le monde", cela veut dire
que toutes les forces contraires à la vie spirituelle seront dressées
contre vous, mais : "Prenez courage, j'ai vaincu le monde." Je dois
apprendre à conquérir tout ce qui s'oppose à la croissance
spirituelle pour parvenir ainsi à cet équilibre qui s'appelle
la sainteté; alors le combat lui-même devient joie. La sainteté
est l'équilibre entre mes dispositions naturelles et la loi de Dieu manifestée
en Jésus-Christ.
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"Tout pour qu'Il règne" - Le temple du Saint-Esprit
5 Décembre
Le temple du Saint-Esprit
... Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi. Genèse
41, v. 40.
Je dois rendre compte à Dieu de la manière dont je gouverne mon
corps sous sa domination. Paul dit qu'il ne veut pas "rejeter la grâce
de Dieu", - la rendre inefficace. La grâce de Dieu est absolue, le
salut en Jésus est parfait, éternel. Mon salut n'est pas à
venir, je suis sauvé; le salut est aussi éternel que le trône
de Dieu. Ce que j'ai à faire de mon côté, c'est d'élaborer
dans ma vie l'oeuvre que Dieu accomplit en moi. "mettez en oeuvre votre
salut", c'est là ma responsabilité. Cela signifie que je
dois manifester dans mon corps la vie du Seigneur Jésus, non pas d'une
manière mystique, mais d'une façon réelle et concrète.
"Je traite durement mon corps, et je le tiens assujetti", dit l'apôtre
Paul (I Corinthiens 9, v. 27). Tout chrétien peut discipliner son corps
au service de Dieu. Dieu nous a rendus capables de tenir en parfait état
ce temple du Saint-Esprit, de gouverner notre imagination et notre sensibilité.
Nous sommes responsables de nos affections et nous ne devons jamais laisser
entrer dans ce temple des attachements coupables. Nous sommes souvent plus sévères
pour les autres que pour nous-mêmes. Nous excusons volontiers nos propres
défauts, mais condamnons chez les autres des péchés vers
lesquels nous ne sommes pas attirés.
"Je vous exhorte, écrit Paul, à offrir vos corps comme
un sacrifice vivant..." (Romains 12, v. 1). Le point important est celui-ci
: Suis-je disposé à offrir mon corps pour que Dieu en fasse le
Temple du Saint-Esprit ? Tout est là.
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"Tout pour qu'Il règne" - L'arc dans les nuées
6 Décembre
L'arc dans les nuées
J'ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d'alliance entre
moi et la terre. Genèse 9, v. 13.
C'est la volonté de Dieu que les hommes entrent en relation étroite
avec lui, et les alliances qu'il traite avec nous tendent à ce but. "Pourquoi
Dieu ne me sauve-t-il pas" ? demandez-vous. Il vous a sauvé, mais
vous n'êtes pas encore entré en rapport avec lui. "Pourquoi
Dieu ne fait-il pas pour moi ceci, ou cela ?" il l'a fait, mais la question
est celle-ci : Vous êtes-vous conformés à ses désirs
? Toutes les grâces de Dieu sont là à notre portée,
mais nous ne pourrons les saisir qu'une fois entrés dans l'alliance de
Dieu.
Attendre que Dieu se manifeste est le comble de l'incrédulité;
cela prouve que vous attendez qu'il agisse pour croire en lui. Dieu a pris les
devants en nous offrant son alliance; nous devons faire le pas nécessaire
pour l'accepter. Il s'agit d'avoir foi en Dieu, de lui faire confiance, et c'est
la chose la plus difficile. Nous n'avons vraiment foi qu'en nous-mêmes,
en nos propres sentiments... Je ne crois en Dieu que lorsqu'il a mis dans ma
main la chose même que je désire; et alors, je proclame : "Maintenant,
je crois." Ce n'est pas cela, la foi, "Regardez à moi, et
soyez sauvés", dit l'Éternel.
Quand j'accepte réellement les termes de l'alliance de Dieu, et que
je m'abandonne à lui entièrement, il n'y a plus en moi aucune
idée humaine de mérite, mais je suis submergé par le sentiment
d'être entré dans la pleine communion avec Dieu, et tout rayonne
de paix et de joie.
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"Tout pour qu'Il règne" - La métamorphose de la pensée
7 Décembre
La métamorphose de la pensée
La souffrance conforme au dessein de Dieu produit une métamorphose de la pensée salutaire,
dont on ne se repent pas. II Corinthiens 7, v. 10.
La conviction de péché est un sentiment qui saisit rarement le
coeur de l'homme. C'est pourtant la porte qu'il faut franchir pour connaître
Dieu. Jésus dit que lorsque le Saint-Esprit viendra, il convaincra de
péché. Quand le Saint-Esprit éveille la conscience d'un
homme et le met en présence de Dieu, ce ne sont pas ses relations avec
les hommes qui le tourmentent, mais sa relation avec Dieu. - "J'ai péché
contre toi, contre toi seul, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux".
La conviction du péché, le miracle du pardon et la sainteté,
sont si étroitement liés, qu'on peut affirmer que l'expérience
du pardon conduit à la sainteté. Celui qui est pardonné
en donne la preuve en changeant de vie, par la grâce de Dieu. On peut
éprouver du remords de ses erreurs, être dégoûté
de soi-même, mais la véritable métamorphose de la pensée nous amène toujours
à dire : "J'ai péché". Lorsqu'un homme le dit
de tout son coeur, il est certain que c'est Dieu qui a agi en lui.
L'accès au Royaume de Dieu passe par les angoisses de la métamorphose de la pensée
qui réduit à néant la bonne opinion que nous avons de nous-mêmes.
C'est alors que le Saint-Esprit peut commencer à révéler
le Fils de Dieu dans notre vie. Cette vie nouvelle se manifeste par une métamorphose de la pensée
consciente et une inconsciente sainteté. La métamorphose de la pensée est la base de
départ de la vie chrétienne. A strictement parler, un homme ne
peut pas se repentir quand il le veut : la métamorphose de la pensée est un don de Dieu. Les
vieux Puritains avaient coutume de prier pour "le don des larmes".
Si vous cessiez de connaître la vertu de la métamorphose de la pensée, vous seriez dans
les ténèbres. Examinez-vous pour voir si vous savez encore ce
que c'est de s'affliger sur son péché.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dieu ne fait pas acception de personnes
8 Décembre
Dieu ne fait pas acception de personnes
Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours
ceux qui sont sanctifiés. Hébreux 10, v. 14.
Si nous pensons être pardonnés parce que nous regrettons nos péchés,
nous foulons aux pieds le Fils de Dieu. La seule explication possible du pardon
de Dieu, et de l'insondable mystère de l'oubli de nos péchés,
c'est la mort de Jésus-christ. Notre métamorphose de la pensée est seulement le résultat
de la connaissance que nous prenons de cette Expiation, qu'il a accomplie pour
nous. "Jésus-Christ a été fait pour nous sagesse,
justice, sanctification et rédemption." Lorsque nous comprenons
que Christ est tout cela pour nous, la joie parfaite de Dieu nous envahit. Mais
quand cette joie est absente, la sentence de mort n'est pas encore levée.
Qui que nous soyons, quoi que nous ayons fait, la communion entre nous et Dieu
est pleinement rétablie par la mort de Jésus-Christ. Rien d'autre
ne peut produire cette réconciliation. Elle n'est pas obtenue parce que
Jésus-Christ plaide en notre faveur, mais parce qu'il est mort pour nous.
Nous n'avons pas à gagner cette grâce, mais à l'accepter.
Ceux qui refusent délibérément d'accepter la croix frappent
à une autre porte que celle que Jésus a ouverte. "Je ne veux
pas accepter de passer par là; il est trop humiliant d'être accueilli
comme un pécheur." La Bible répond : "Il n'y a pas d'autre
Nom..." La sévérité apparente de Dieu révèle
en réalité son amour, puisque le chemin vers lui est ouvert à
tous. "Nous avons la rémission de nos péchés par son
sang." Accepter pour nous-même la mort de Jésus, c'est accepter
que soit mis à mort, en nous, tout ce qui est contraire au caractère
et à la personne de Jésus. Dieu n'est juste en sauvant des hommes
méchants et mauvais que parce qu'il a le pouvoir de les rendre bons.
Le Seigneur ne prétend pas que tout va bien en nous alors que tout va
mal. L'expiation, c'est l'oeuvre par laquelle Dieu rend saint l'homme pécheur,
à cause de la mort de Jésus.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le sacrifice complet de nous-mêmes
9 Décembre
Le sacrifice complet de nous-mêmes
Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair, avec
ses passions et ses désirs. Galates 5, v. 24.
La vie naturelle n'est pas en elle-même une vie de péché.
Le péché, lui, est une abomination dont nous devons être
entièrement purifiés; nous ne devons plus rien avoir de commun
avec lui. Le péché est du domaine de l'enfer et du diable; moi,
comme enfant de Dieu, je suis du ciel, je dépends de Dieu.
La question primordiale n'est pas que j'abandonne le péché, mais
que j'abandonne mon droit sur moi-même, mon indépendance naturelle
et mon assurance orgueilleuse. C'est là que la lutte s'engage. Ce sont
les choses justes, nobles et bonnes aux yeux de l'homme naturel, qui nous empêchent
d'accéder à ce que Dieu considère comme meilleur. Lorsque
nous nous rendons compte que les vertus naturelles nous empêchent de nous
abandonner à Dieu, nous livrons le plus grand combat que le chrétien
puisse connaître. Bien peu, parmi nous, se laissent entraîner vers
ce qui est sordide, vil et franchement mauvais. Mais en nous le bon est aux
prises avec le meilleur. Plus nous nous élevons sur l'échelle
des vertus humaines, plus nous nous opposons intérieurement à
Jésus-Christ. "Ceux qui sont à Christ ont crucifié
la chair". Ce n'est pas un fragment de votre nature humaine qui doit être
crucifié, mais toute votre nature. Jésus a dit : "Si quelqu'un
veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même", c'est-à-dire
à tous ses droits sur lui-même. Pour consentir à ce renoncement,
il faut avoir découvert qui est réellement Jésus-Christ.
Ne reculez pas devant le sacrifice de votre indépendance.
"L'homme naturel" n'a rien de spirituel, et pour qu'il le devienne,
il faut qu'il soit offert en sacrifice. Si nous n'acceptons pas résolument
de sacrifier le "naturel", le "surnaturel" ne pourra jamais
s'incarner en nous.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Le sacrifice de notre nature humaine
10 Décembre
Le sacrifice de notre nature humaine
Abraham eut deux fils, l'un de l'esclave, l'autre de la femme libre. Galates
4, v. 22.
Le sujet que traite l'apôtre Paul dans ce chapitre de l'Epître
aux Galates n'est pas le péché, mais le rapport entre ce qui est
d'ordre "naturel" et ce qui est d'ordre "spirituel". Ce
qui est naturel doit devenir spirituel en étant offert à Dieu
en sacrifice, sinon il y a dans la vie une rupture béante. Mais pourquoi
Dieu ordonnerait-il ce sacrifice ? Il ne l'ordonne pas, il le permet seulement.
A l'origine, l'ordre de Dieu était que le naturel devienne spirituel
grâce à l'obéissance. Mais, parce que le péché
est entré dans le monde, le sacrifice de notre "homme naturel"
est devenu nécessaire.
Abraham dut sacrifier Ismaël avant de sacrifier Isaac. Il ya parmi nous
des chrétiens qui voudraient offrir à Dieu des sacrifices spirituels,
avant d'offrir en sacrifice leurs dons naturels. Le seul moyen pour nous d'offrir
à Dieu un sacrifice spirituel, c'est de lui offrir notre corps en sacrifice
vivant. La sanctification est plus que la délivrance du péché :
elle suppose l'abandon conscient et volontaire de notre vie à Dieu quoi
qu'il puisse en coûter.
Si nous ne sacrifions pas ce qui est naturel à ce qui est spirituel,
l'élément naturel tournera sans cesse en dérision l'élément
spirituel, qui est la vie du Fils de Dieu en nous, et produira une perpétuelle
instabilité. C'est ce que provoque toujours le manque de discipline dans
la vie spirituelle. "On ne m'a pas appris la discipline quand j'étais
jeune", dites-vous. C'est donc à vous de vous discipliner maintenant.
Dieu ne veut pas s'occuper de notre vie naturelle tant que nous en faisons une
idole. Mais si nous l'exposons au désert, si nous la tenons assujettie,
alors il ouvrira devant nous des puits d'eau fraîche et de vertes oasis.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - L'individualité
11 Décembre
L'individualité
Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même.
Matthieu 16, v. 24.
L'individualité est l'enveloppe extérieure de notre personne
morale. Elle est exclusive, joue des coudes et nous isole des autres. Elle est
l'apanage naturel et normal de la vie de l'enfant, mais si nous la maintenons,
nous nous replions sur nous-mêmes. Elle forme une coquille extérieure
destinée par Dieu à protéger le germe fragile de notre
personnalité. Mais il faut qu'elle s'ouvre, qu'elle se brise, pour permettre
à la personne morale de s'épanouir et de s'unir à Dieu.
L'individualité est un simulacre de la personne comme la convoitise est
un simulacre de l'amour. Dieu a créé l'homme pour sa gloire; l'individualité
accapare l'homme pour sa propre gloire.
L'individualité a pour caractère l'indépendance et l'affirmation
de soi. Cette constante affirmation de soi-même s'oppose à notre
vie spirituelle. Si vous dites : "Je ne peux pas croire", c'est parce
que votre individualité n'a pas la capacité de croire. La personnalité,
elle, vit de la foi; elle ne peut être incrédule. Voyez comment
agit en vous le Saint-Esprit. Il vous pousse jusqu'aux dernières frontières
de votre individualité. Là vous avez à choisir : ou bien
résister, ou bien capituler, briser la coquille, laisser se manifester
votre personnalité. Le Saint-Esprit concentre toujours son action sur
un point particulier (voir Matthieu 5, v. 23-24) ("Va d'abord te réconcilier
avec ton frère"). Ce qui s'oppose à cette réconciliation,
c'est votre individualité. Dieu veut vous unir à lui, mais il
ne le peut pas, tant que vous ne renoncez pas à votre droit sur vous-même.
"Qu'il renonce à lui-même", à son indépendance,
dit Jésus, et la vie véritable pourra grandir en lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La personnalité
12 Décembre
La personnalité
Qu'ils soient un, comme nous sommes un. Jean 17, v. 22.
La personnalité est cet élément original, unique, échappant
à tout calcul, et qui nous distingue, chacun, de tous les autres. Les
limites de notre personnalité s'éloignent sans cesse, aussi ne
pouvons-nous la saisir. Une petite Île qui émerge au milieu de
la mer peut être le sommet d'une grande montagne. La personnalité
est à l'image de cette Île; nous ne savons rien des profondeurs
où elle s'étend, c'est pourquoi nous ne pouvons pas juger de ce
que nous valons. Il nous semble d'abord que nous pouvons le faire, et puis nous
réalisons que Dieu seul, notre créateur, nous comprend.
La personnalité est le propre de l'homme spirituel, comme l'individualité
est le propre de l'homme naturel. Pour définir notre Seigneur, on ne
peut parler d'individualité, d'indépendance, mais seulement en
termes de personnalité : "Moi et le Père, nous sommes un."
La personnalité ne s'épanouit qu'en communion intime avec une
autre personnalité. Lorsque l'amour ou l'Esprit de Dieu saisit un homme,
il est transformé et il ne se préoccupe plus de son individualité.
Le Seigneur n'a jamais pris en considération l'individualité de
l'homme, son individualisme égoïste. C'était la personne
qu'il avait en vue : "Qu'ils soient un comme nous sommes un." Si vous
abandonnez à Dieu votre droit sur vous-même, la vraie nature de
votre personnalité répond aussitôt à la voix de Dieu.
Jésus-Christ affranchit la personnalité et l'individualité
est transfigurée. Ce qui la transfigure, c'est l'amour et la communion
personnelle avec Jésus. L'amour est la fusion de deux personnalités.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La prière d'intercession
13 Décembre
La prière d'intercession
Il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Luc 18, v. 1.
L'intercession est impossible si nous ne croyons pas à la réalité
de la Rédemption. Car alors, notre intercession ne serait qu'une vaine
sympathie, qui ne ferait qu'encourager les gens à rester tranquillement
là où ils sont, loin de Dieu. Intercéder, c'est présenter
à Dieu la personne pour laquelle on intercède jusqu'à ce
que Dieu intervienne. Intercéder, c'est achever ce qui manque aux souffrances
de Christ, et c'est pourquoi il y a si peu d'intercesseurs. On dit qu'intercéder,
c'est se mettre à la place de la personne pour laquelle on prie. Non!
C'est s'efforcer de voir les choses du point de vue de Dieu.
En tant que serviteur de Dieu, veillez à rester à l'écoute
des directives divines, sinon, vous serez débordé. Si vous vous
perdez dans des connaissances inutiles au-delà de ce que Dieu a voulu
vous donner, il vous est difficile de prier, tant est grande la misère
qui vous entoure, elle vous empêche de voir l'essentiel.
Nous avons le devoir de présenter à Dieu tous nos problèmes
mais nous dérobons à ce devoir en nous lançant dans l'activisme.
Nous accomplissons des tâches visibles mais négligeons l'intercession.
Elle est cependant la seule activité qui ne comporte pas de piège,
car elle nous maintient en contact direct avec Dieu.
Lorsque nous intercédons, prenons garde de ne pas nous contenter d'un
semblant de vie spirituelle : la relation profonde avec la vie de Dieu doit être
établie. Que de gens, Dieu a placés sur notre chemin, sans que
nous ayons rien fait pour eux! Lorsque nous prions, en nous appuyant sur la
Rédemption, notre intercession permet à Dieu d'agir comme il ne
pourrait le faire autrement.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie selon Dieu
14 Décembre
La vie selon Dieu
Je vous laisse la paix, je vous donne Ma Paix. Que votre coeur ne se trouble
pas. Jean 14, v. 27.
Chaque fois que se présente une difficulté dans notre vie spirituelle,
nous sommes tentés d'accuser Dieu. Mais en réalité c'est
nous qui sommes en cause; il y a en nous quelque interdit que nous ne voulons
pas ôter. Dès que nous arrachons le mal, tout devient lumineux.
Aussi longtemps que nous sommes partagés entre le service de Dieu et
le culte de nous-mêmes, les difficultés surgissent. Il faut que
nous ayons une attitude de confiance et d'abandon complet à Dieu. Alors
rien ne nous empêche d'avoir une vie sainte. Les difficultés surviennent
lorsque nous voulons usurper, à notre profit, l'autorité du Saint-Esprit.
Toutes les fois que nous obéissons à Dieu, il marque son approbation
en nous donnant une paix profonde. Ce n'est pas une paix selon le monde, c'est
la paix de Jésus. Lorsque vous n'avez pas cette paix, attendez-la avec
confiance, ou cherchez la raison pour laquelle elle est absente. Si vous agissez
par emballement, ou par point d'honneur, la paix de Jésus ne vous sera
pas donnée. Il n'y a en vous ni simplicité, ni confiance en Dieu,
parce que l'esprit de simplicité est engendré par le Saint-Esprit,
et non par notre volonté.
Chaque fois que je cesse d'obéir, les doutes me gagnent. Lorsque j'obéis
à Dieu, les problèmes qui se posent à moi ne concernent
pas mes relations avec lui. Ce sont des questions qui tiennent mon esprit en
éveil, et le rendent attentif aux merveilles de la révélation
divine. Tout ce qui surgit entre Dieu et moi vient d'une désobéissance.
Mais tous les problèmes - et ils sont nombreux -, qui jalonnent le chemin
de l'obéissance, font grandir mon émerveillement, parce que je
sais que Dieu connaît les réponses, et que je ne tarderai pas à
voir les solutions qu'il a trouvées.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Exprimer de son mieux la parole divine
15 Décembre
Exprimer de son mieux la parole divine
Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé,
un ouvrier qui n'a point à rougir, qui dispense droitement la parole
de la vérité. 2 Timothée 2, v. 15.
Si vous éprouvez des difficultés à exprimer votre pensée
sur un point quelconque, faites des efforts jusqu'à ce que vous y parveniez.
Si vous ne le faites pas, quelqu'un, par votre faute, sera spirituellement appauvri
jusqu'à la fin de ses jours. Efforcez-vous de vous expliquer à
vous-même quelque vérité divine, et Dieu se servira de cette
réflexion pour éclairer quelqu'un d'autre. N'ayez pas peur du
pressoir de Dieu, où sont écrasés les raisins de sa vigne.
Il faut vous efforcer de trouver les mots justes pour exprimer ce que vous avez
vécu vous-même, et le moment viendra où ce que vous exprimez
sera comme un vin généreux fortifiant une personne éprouvée.
Mais si la paresse vous fait dire : "Je ne vais pas me fatiguer à
exprimer ces choses moi-même, je dirai ce que d'autres en ont dit"
, non seulement ce que vous direz ne vous sera pas bénéfique,
mais cela ne fera de bien à personne. Trouvez vos propres mots pour communiquer
ce que vous croyez être la vérité de Dieu, et vous lui permettrez
ainsi de la transmettre à quelqu'un d'autre.
Exercez votre esprit à réfléchir, même aux vérités
qui vous semblent évidentes. Une conviction n'est vraiment personnelle
que si nous avons souffert pour l'acquérir. Celui qui vous fait du bien
n'est pas celui qui vous apprend ce que vous ne saviez pas auparavant, mais
celui qui vous donne l'explication claire d'une vérité qui préoccupait
votre esprit, et que vous n'arriviez pas à exprimer.
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"Tout pour qu'Il règne" - Lutter devant Dieu
16 Décembre
Lutter devant Dieu
C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu... Faites en tout temps, par
l'Esprit, toutes sortes de prières et de supplications. Ephésiens
6, v. 13, 18.
Il vous faut lutter contre tout ce qui peut vous empêcher de vous approcher
de Dieu; vous luttez dans la prière, pour les autres; mais ne dites jamais
que vous luttez avec Dieu dans la prière; cette expression n'est pas
conforme à l'enseignement des Écritures. Si vous luttez avec Dieu,
vous en resterez infirme jusqu'à la fin de vos jours. Si Dieu vient à
vous d'une manière qui ne vous plaît pas, et que vous luttez avec
lui comme Jacob, il sera forcé de vous "déboîter la
hanche". N'essayez pas d'affronter Dieu de la sorte, mais luttez devant
Dieu contre tout ce qui s'oppose à lui, et il vous rendra plus que vainqueur.
Une telle lutte a des répercussions dans le Royaume de Dieu. Si vous
me demandez de prier pour vous, sans que je sois pleinement fondé en
Christ, ma prière ne servira à rien. Mais si je le suis, ma prière
ne peut manquer d'efficacité. La prière ne peut avoir d'effet
que si rien ne me sépare de Christ. "C'est pourquoi, revêtez-vous
de toutes les armes de Dieu."
Il faut toujours faire une distinction entre l'ordre établi par Dieu
et les événements qu'il permet. Notre réaction même
nous intègre dans l'ordre voulu par Dieu. "Toutes choses concourent
au bien de ceux qui aiment Dieu", de ceux qui se soumettent à son
ordre, qui répondent à l'appel de Dieu en Jésus-Christ.
C'est au travers des événements permis par Dieu qu'il révèle
ses enfants au monde. Ne soyons pas sans réactions, indifférents
aux circonstances, disant à tout propos : "Oh! c'est la volonté
de Dieu !".
Nous ne devons pas faire semblant de lutter devant Dieu, ni lutter contre Dieu,
mais lutter en présence de Dieu avec les événements. Nous
n'avons pas à nous étendre, paresseusement, mais à nous
lancer dans le combat, grâce aux forces qu'il a préparées
pour que nous nous en saisissions.
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"Tout pour qu'Il règne" - La rédemption crée en nous le besoin qu'elle satisfait
17 Décembre
La Rédemption crée en nous le besoin qu'elle satisfait
L'homme psychique ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles
sont une folie pour lui. I Corinthiens 2, v. 14.
L'Évangile de Dieu produit dans le coeur de l'homme, un besoin que Lui
seul peut satisfaire. Paul dit : "Si notre Évangile est voilé,
il est voilé... pour les incrédules, dont le dieu de ce siècle
a aveuglé l'intelligence." La plupart des gens sont tout à
fait satisfaits de leur état moral, et n'éprouvent pas le moindre
besoin de l'Évangile. C'est Dieu qui peut créer le besoin, dont
aucun être humain n'est conscient avant que Dieu se manifeste lui-même.
Jésus a dit : "Demandez, et on vous donnera"; Dieu ne peut pas
donner avant que l'homme demande. Ce n'est certes pas qu'il refuse de donner,
mais il s'agit là d'une condition qu'il a lui-même fixée,
inséparable de la Rédemption. Dieu se sert de notre appel pour
créer le bien désiré. La Rédemption est perpétuellement
créatrice. Elle crée les besoins et elle les satisfait.
"Et moi, lorsque j'aurai été élevé de la terre,
j'attirerai tous les hommes à moi." Quand nous prêchons nos
propres expériences, nous pouvons susciter de l'intérêt,
mais nos paroles n'éveillent aucun besoin. Par contre si c'est Jésus-Christ
que nous élevons et dressons devant les hommes, le Saint-Esprit rendra
les gens conscients qu'ils ont besoin de lui. Derrière la prédication
de l'Évangile, il y a la puissance créatrice de la Rédemption
de Dieu à l'oeuvre dans les âmes. Ce n'est jamais par notre témoignage
personnel qu'on peut sauver les hommes. "Les paroles que je vous ai dites
sont Esprit et Vie."
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"Tout pour qu'Il règne" - Comment nous prouvons notre fidélité à Dieu
18 Décembre
Comment nous prouvons notre fidélité à Dieu
Nous savons que toutes choses concourent ensemble au bien de ceux qui aiment
Dieu. Romains 8, v. 28.
Seules les âmes fidèles croient que Dieu dirige lui-même
les circonstances de leur vie. Nous prenons bien des libertés à
l'égard des circonstances que nous traversons, et, malgré nos
belles déclarations, nous ne croyons pas vraiment que Dieu en est le
Maître. Nous agissons tout à fait comme si c'étaient les
hommes qui dirigeaient les événements de notre vie. Etre fidèle
en toutes circonstances, c'est reconnaître une seule autorité,
celle du Seigneur. Lorsque Dieu met brusquement fin à tel concours de
circonstance, alors seulement nous découvrons qu'il avait tout préparé.
Nous n'avons pas compris ses intentions, et ces circonstances particulières
ne se reproduiront plus. C'est ici la pierre de touche de notre fidélité.
Si nous apprenons à louer Dieu dans les circonstances difficiles, il
pourra nous en délivrer quand il le voudra, en un instant.
Etre fidèle à Jésus-Christ, cela nous paraît aujourd'hui
terriblement difficile. Nous voulons bien être fidèles à
notre travail, à notre service, à n'importe quoi, mais qu'on ne
nous demande pas d'être fidèles à Jésus-Christ. Il
y a bien des chrétiens qui s'impatientent lorsqu'on en parle. Ils font
plus pour déconsidérer et détrôner le Seigneur que
le monde ne peut le faire. Dieu n'est plus qu'une machine à distribuer
des bienfaits et Jésus-Christ un serviteur parmi les serviteurs.
Il ne faut pas se figurer que nous oeuvrons pour Dieu; nous sommes seulement
appelés à lui être fidèles pour qu'il puisse travailler
par notre moyen. "Je compte sur vous, mes soldats, pour marcher jusqu'au
bout sans une plainte et sans une question." Dieu veut se servir de nous
comme il s'est servi de son propre Fils.
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"Tout pour qu'Il règne" - Insistons sur ce point
19 Décembre
Insistons sur ce point
Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. Matthieu 10,
v. 34.
Ne témoignez pas de compassion à une personne dont la situation
actuelle vous fait penser que Dieu est dur envers elle. La bonté de Dieu,
au contraire, surpasse tout ce que nous pouvons concevoir, mais parfois nous
devons être bourrus afin qu'il puisse manifester sa bonté. Si quelqu'un
ne parvient pas à s'approcher de Dieu, c'est qu'il a en lui un interdit
qu'il ne veut pas abandonner! "Je reconnais que j'ai mal agi, mais je n'ai
absolument pas l'intention d'abandonner ce que vous prétendez être
un interdit." Il n'est pas possible d'avoir pitié de celui qui tient
un tel raisonnement. Il faut que nous creusions jusqu'à la racine, même
s'il y a opposition à notre message. On veut bien la bénédiction
de Dieu, mais on refuse de sacrifier son péché.
Si Dieu se sert de vous, dénoncez impitoyablement le péché
que Dieu a révélé; coupez jusqu'à la racine, sinon
il ne pourra pas y avoir de guérison. Faites pénétrer le
message de Dieu, jusqu'à ce qu'il soit impossible de ne pas en tenir
compte. Prenez les gens comme ils sont, afin de les rendre conscients de ce
qui leur manque, puis dressez devant eux la volonté de Christ pour leur
vie. Ils diront peut-être : "Nous ne pourrons jamais atteindre cet
idéal" - "C'est pourtant la volonté de Jésus-Christ
!" - "Mais comment pouvons-nous y arriver ?" - "Vous ne
pourrez jamais, à moins d'avoir un Esprit nouveau" (Luc11, v. 13).
Pour que votre message soit utile, il faut que ceux à qui il s'adresse
éprouvent déjà le besoin du salut. Il y a des milliers
de gens dans ce monde, qui sont heureux sans Dieu. Pourquoi Jésus est-il
venu si on peut être bon et heureux sans lui ? Parce que cette sorte de
bonheur et de paix n'est pas authentique. Jésus-Christ est venu pour
détruire toute fausse paix qui n'est pas fondée sur une communion
personnelle avec lui.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Travailler comme Dieu le veut
20 Décembre
Travailler comme Dieu le veut
Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai
tous les hommes à moi. Jean 12, v. 32.
Bien peu d'entre nous comprennent vraiment pourquoi Jésus-Christ est
mort. Si les hommes n'ont besoin que de sympathie, la croix n'est qu'une triste
comédie; elle n'était pas nécessaire. Ce dont le monde
a besoin, ce n'est pas d'un "petit brin d'amour", mais d'une opération
chirurgicale.
Quand vous êtes en présence d'une âme qui souffre spirituellement,
pensez à Jésus-Christ sur la croix. Si cette âme pouvait
arriver à Dieu par un autre chemin, la croix serait inutile. Si vous
croyez pouvoir aider les autres par votre sympathie ou votre compréhension,
vous êtes un traître à Jésus-Christ. Vous devez veiller
à ce que votre âme soit en étroite communion avec Dieu,
et dans cette dépendance, communiquer la pensée de Dieu, mais
jamais une pensée humaine qui laisse Dieu de côté. Aujourd'hui,
on veut une religion aimable et facile !
La seule chose que nous ayons à faire est de présenter aux hommes
Jésus-Christ crucifié; que les regards soient continuellement
dirigés vers Lui seul. Toute doctrine qui n'est pas fondée sur
la croix de Jésus nous égarera. Si le serviteur de Dieu lui-même
a mis sa foi en Jésus-Christ, et compte sur la réalité
de la Rédemption, ses auditeurs doivent se sentir concernés. Ce
qui demeure et s'approfondit, c'est le contact vivant du serviteur de Dieu avec
Jésus-Christ; c'est de ce contact que tout dépend.
Le devoir du messager de l'Évangile est de dénoncer le péché
et de révéler Jésus-Christ comme le Sauveur.
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"Tout pour qu'Il règne" - Expérience ou révélation ?
21 Décembre
Expérience ou révélation ?
Nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de
Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par
sa grâce. I Corinthiens 2, v. 12.
La Réalité, c'est la Rédemption elle-même et non
l'expérience que j'en fais. Mais la Rédemption ne signifie rien
pour moi tant je ne puis la saisir de façon concrète. Quand je
nais d'en-haut, l'Esprit de Dieu me fait sortir de moi-même et de mes
expériences personnelles, et m'identifie à Jésus-Christ.
Si je reste confiné dans le monde étroit de mon expérience,
c'est qu'elle n'est pas vraiment l'oeuvre de la Rédemption. Ce qui prouve
que mon expérience est le fruit de la Rédemption, c'est qu'elle
me détourne sans cesse de moi-même. Je ne regarde plus à
mes impressions mais à la Réalité qui en est la cause.
Mes expériences n'ont aucune valeur, si elles ne me conduisent pas à
leur Source, qui est Jésus-Christ.
Si vous essayez d'enfermer le Saint-Esprit en vous, pour qu'il vous procure
des émotions religieuses, vous verrez qu'il franchira toutes les barrières
et vous ramènera au Christ historique et réel. Ne cultivez pas
une expérience qui n'a pas sa source en Dieu et n'aboutit pas à
la foi. Si vous le faites, votre expérience est anti-chrétienne,
quelles que soient les visions que vous avez eues. Jésus-Christ est-il
le Maître de vos expériences, ou bien essayez-vous de les gouverner
à sa place ? Une de vos expériences vous tient-elle plus à
coeur que le Seigneur lui-même ? Le temps viendra où grâce
à Dieu, vous ne vous soucierez plus de vos expériences, car vous
vous confierez pleinement en Lui.
Ne vous laissez pas aller à parler de vos expériences; la foi
qui se confie en elle-même n'est pas la foi; la foi qui se confie en Dieu
est la seule véritable.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Comment le Père nous attire
22 Décembre
Comment le Père nous attire
Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne
l'attire. Jean 6, v. 44.
Quand Dieu m'attire à lui, la question qui se pose à moi aussitôt
est celle-ci : Vais-je répondre à la révélation
que Dieu me donne; Vais-je aller à Lui ? Mais en pareille matière
toute discussion est déplacée. Quand Dieu vous parle, n'en discutez
avec personne. Croire n'est pas une démarche intellectuelle; croire est
un acte personnel par lequel je m'engage délibérément.
Suis-je prêt à me décharger complètement sur Dieu,
et à m'abandonner à lui pour faire ce qu'il me demande ? Si oui,
je découvrirai que je suis sur le roc de la Réalité, aussi
ferme que le trône-même de Dieu.
En prêchant l'Évangile, faites toujours appel à la volonté.
La foi doit être la volonté de croire. Croire, c'est abandonner
sa volonté à Dieu, et non céder à une puissance
de persuasion. Je me jette à l'eau, abandonnant toute confiance en ma
propre expérience, me confiant uniquement en Dieu, et le prenant au mot.
Le malheur est que je me fie beaucoup plus à mon intelligence qu'à
Dieu. Dans le domaine des sentiments, il faut que je marche à tâtons,
sans rien voir ni sentir. Je dois faire triompher en moi la volonté de
croire, et cela ne peut se faire que par un violent effort de ma part, pour
me séparer de mes anciennes convictions, et m'accrocher à Dieu.
L'homme est fait pour aller beaucoup plus loin qu'il ne peut le concevoir lui-même.
C'est Dieu qui m'attire à lui, et ma relation avec lui est personnelle
et non intellectuelle. C'est grâce à l'action miraculeuse de Dieu
qui vient au secours de ma volonté de croire, que les choses s'éclairent
peu à peu, et je suis émerveillé du résultat.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Mort avec Christ
23 Décembre
Mort avec Christ
Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre
chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. Galates 6, v. 14.
L'Évangile de Jésus-Christ m'amène toujours à un
acte de volonté. Est-ce que j'accepte le jugement de Dieu sur le péché,
tel qu'il se manifeste sur la croix de Christ ? La mort de Jésus a-t-elle
pour moi le moindre intérêt ? Est-ce que j'accepte de faire mourir
en moi tout penchant au péché, à la vie du monde, à
l'égoïsme afin d'être identifié à Jésus
au point que je consente à être dépouillé de tout,
pour le garder, Lui seul ? Le grand privilège que j'ai comme chrétien,
c'est de pouvoir m'associer à la croix de Christ et, ainsi, de mourir
au péché.
Tenez-vous seul en présence de Jésus, et dites-lui ce que vous
choisissez : refuser de renoncer au péché, ou accepter, à
tout prix, d'être associé à sa mort. Dès que vous
avez fait cet acte de foi et accepté l'oeuvre rédemptrice de Jésus
sur la Croix, vous êtes, de façon surnaturelle, associé
à sa mort; vous vous rendez compte que votre "vieil homme"
est crucifié avec Christ. Ce qui vous le prouve, c'est la merveilleuse
facilité avec laquelle la vie de Dieu en vous, vous permet d'obéir
à la voix de Jésus-Christ.
De temps à autre, notre Seigneur nous fait entrevoir ce que nous serions
devenus si nous n'étions pas unis à lui. C'est l'illustration
de cette parole : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire!" Le fondement
de la vie chrétienne est une ardente consécration personnelle
au Seigneur Jésus. Nous prenons à tort l'extase que nous avons
ressentie lorsque nous sommes entrés, par la nouvelle naissance dans
le Royaume de Dieu, pour le but que Dieu voulait atteindre. Il veut que nous
réalisions pleinement la richesse de notre identification avec Jésus-Christ.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La vie cachée
24 Décembre
La vie cachée
... votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Colossiens 3, v. 3.
L'Esprit de Dieu nous révèle la sérénité,
toute la sécurité simple et immense à la fois, de la vie
cachée avec Christ en Dieu. Il en est sans cesse question dans les Épîtres.
Nous parlons de la vie sanctifiée comme d'une chose fragile et aléatoire;
mais c'est au contraire, la chose la plus sûre, car elle est fondée
sur le Dieu Tout-Puissant. Ce qui est fragile et précaire, c'est la vie
sans Dieu. Si nous sommes nés d'en-haut, vivre en accord avec Dieu est
pour nous la chose la plus facile. La chose la plus difficile est de mal faire,
si toutefois nous sommes attentifs aux avertissements de Dieu, et marchons dans
la lumière.
Quand nous essayons de nous représenter ce que serait la délivrance
parfaite du péché, la plénitude de l'Esprit et la marche
dans la lumière, nous voyons une grande montagne, très élevée,
merveilleuse, et nous disons : "Jamais, je ne pourrai vivre là-haut
!" Mais quand, par la grâce de Dieu, nous y parvenons, nous nous
apercevons que ce n'est pas un sommet escarpé, mais un plateau où
la place ne manque pas pour vivre et s'épanouir. "Tu élargis
le chemin sous mes pas."
Quand vous voyez réellement Jésus, je vous défie de douter
de lui. Quand il vous dit: "Que votre coeur ne se trouble point",
je vous défie d'avoir l'esprit troublé, car il est impossible
de douter quand il est là. Chaque fois que vous êtes en relation
personnelle avec lui, ses paroles sont réelles. "Je vous donne
ma paix"; c'est une paix complète, qui vous pénètre
tout entier, de la plante des pieds au sommet de la tête. "Votre
vie est cachée avec Christ en Dieu."
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La naissance de Jésus et notre nouvelle-naissance, d'en-haut
25 Décembre
La naissance de Jésus et notre nouvelle naissance, d'en-haut
La vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le
nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. Esaïe 7, v. 14.
La naissance de Jésus dans l'histoire : "C'est pourquoi le Saint
enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu" (Luc 1,
v. 35). Jésus est né dans ce monde, mais il n'est pas du monde.
Il n'est pas non plus une émanation de l'histoire; il est entré
dans l'histoire, venant d'ailleurs. Jésus-Christ n'est pas l'homme le
plus parfait, il est d'origine supérieure à la race humaine. Il
n'est pas un homme qui devient Dieu, il est Dieu incarné, Dieu venant
dans une chair semblable à celle des hommes. Sa vie est la vie la plus
haute et la plus sainte, commençant de la façon la plus humble.
La naissance de Jésus fut un avènement.
Sa naissance en moi : "Mes enfants, pour qui j'éprouve de nouveau
les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Christ soit formé
en vous..." (Galates 4, v. 19). De même que le Christ a surgi dans
l'histoire humaine, venant d'ailleurs, de même il doit venir en moi du
dehors. Ma vie peut-elle servir de crèche à l'enfant de Bethléem
? Je ne peux entrer dans le Royaume de Dieu à moins d'être né
d'en-haut, d'une naissance qui n'a rien de commun avec la naissance ordinaire.
"Il faut que vous naissiez d'en-haut." Ce n'est pas un commandement,
c'est un fait fondamental. Ce qui caractérise la nouvelle naissance c'est
l'abandon total à Dieu qui permet à Christ de se former en moi.
Sa nature se manifeste alors en moi et je peux vivre de Sa Vie.
La manifestation de Dieu dans notre chair est devenue possible pour vous et
pour moi par la Rédemption.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dans la lumière
26 Décembre
Dans la lumière
Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la
lumière... le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
1 Jean 1, v. 7.
Ne nous y trompons pas. Ne pas se sentir pécheur et être délivré
du péché par l'Expiation sont deux choses différentes.
Personne ne peut savoir vraiment ce que c'est que le péché, avant
d'être né d'en-haut. Le péché, c'est ce que Jésus
a affronté au Calvaire. La preuve que je suis délivré du
péché, c'est que je connais sa véritable nature, telle
qu'elle existe en moi. Pour qu'un homme comprenne ce qu'est réellement
le péché, il faut que se manifeste en lui le résultat suprême
de l'Expiation de Jésus-Christ : qu'il soit rendu participant de sa perfection
absolue.
Le Saint-Esprit nous met au bénéfice de l'Expiation, dans les
régions inconscientes de notre esprit aussi bien que dans les régions
conscientes. C'est seulement quand nous saisissons la puissance incomparable
de l'Esprit en nous que nous comprenons le sens de cette parole (1 Jean 1, v. 7).
"Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché."
Il ne s'agit pas seulement du péché conscient, mais de ces profondeurs
subtiles et effrayantes du péché que seul le Saint-Esprit peut
sonder.
Si je marche dans la lumière comme Dieu est dans la lumière -
(non pas dans la lumière de ma conscience, mais dans la lumière
de Dieu) - si je marche ainsi, sans rien cacher, j'ai soudain cette extraordinaire
révélation : le sang de Jésus-Christ me purifie de tout
péché, de sorte que le Dieu Tout-puissant ne voit plus rien de
répréhensible en moi. Cette révélation s'accompagne,
dans ma conscience, d'une connaissance aiguë et pénétrante
de la vraie nature du péché. L'amour de Dieu, qui est à
l'oeuvre en moi, me fait haïr, avec toute la puissance du Saint-Esprit,
tout ce qui n'est pas conforme à la sainteté de Dieu. Marcher
dans la lumière, c'est rester toujours davantage dans le rayonnement
de la lumière.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Où se livre le combat ?
27 Décembre
Où se livre le combat ?
Israël, si tu reviens, si tu reviens à moi, dit l'Éternel...
Jérémie 4, v. 1.
La bataille se perd ou se gagne dans le domaine invisible de ma volonté,
et non pas sur la scène du monde. L'Esprit de Dieu s'empare de moi et
là, seul avec Dieu, je dois livrer bataille. Tant que je ne l'ai pas
fait, je suis sûr d'être vaincu à chaque fois. La bataille
peut durer une seule minute, ou une année, cela dépend de moi,
non de Dieu. Il faut que je passe résolument par l'enfer du renoncement,
en sa présence. Rien n'a de pouvoir sur l'homme qui a combattu et vaincu
en présence de Dieu.
Si je me dis : "J'attendrai le moment critique, alors je mettrai Dieu
à l'épreuve", je m'apercevrai vite que cela ne peut pas
marcher. La question doit être réglée entre Dieu et moi
dans le secret de mon coeur, là où personne ne peut intervenir;
alors je pourrai avancer avec la certitude que la victoire est acquise. Mais
si elle est perdue sur ce terrain, la déroute est certaine. La raison
de ma défaite, c'est que j'ai voulu gagner d'abord la bataille dans le
monde extérieur. Il faut d'abord remporter la victoire devant Dieu.
Quand vous avez à aider les autres, poussez-les à faire acte
de volonté. C'est par là que commence l'abandon. Parfois - rarement
cependant - Dieu nous place dans une situation cruciale. C'est alors que nous
sommes mis en demeure de nous décider pour ou contre lui. A partir de
ce moment-là, ou bien nous nous enliserons dans une vie chrétienne
toujours plus engourdie et inutile, ou bien nous serons toujours plus ardents
à faire : Tout pour qu'il règne.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - La conversion continuée
28 Décembre
La conversion continuée
Si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme les petits enfants...
Matthieu 18, v. 3.
Ces paroles du Seigneur s'appliquent à notre conversion initiale, mais
nous avons à nous convertir tous les jours de notre vie, à nous
tourner sans cesse vers Dieu comme de petits enfants. Si nous nous fions à
notre intelligence au lieu de nous fier à Dieu, il nous tient pour responsables
des conséquences.
Dès que par la volonté de Dieu nous sommes
placés physiquement dans des conditions nouvelles, il nous faut veiller
à ce que notre vie naturelle obéisse aux ordres de l'Esprit de
Dieu. Avoir obéi une fois n'est pas une preuve suffisante que nous le
ferons de nouveau. Pour que notre vie naturelle soit liée à notre
vie spirituelle, il faut une conversion sans cesse continuée, chose que
nous avons du mal à accepter. Quelles que soient les circonstances où
nous sommes placés, l'Esprit de Dieu demeure toujours le même,
et son salut ne change pas, mais nous avons à "revêtir l'homme
nouveau". Dieu nous tient pour responsables chaque fois que, nous obstinant
volontairement, nous refusons de nous convertir. Ce n'est pas notre vie naturelle
qui doit régner sur nous, c'est Dieu.
Ce refus de nous convertir continuellement est un obstacle à notre vie
spirituelle. Notre obstination vient de notre orgueil, qui se dresse contre
l'autorité de Dieu. Nous faisons une idole de notre indépendance
et de notre caprice, et refusons de les appeler par leur nom. Ce que Dieu considère
être notre faiblesse obstinée, nous l'appelons notre force. Il
y a bien des domaines de notre vie qui ne lui sont pas soumis, et ils ne peuvent
l'être que par une conversion continue; alors lentement mais sûrement,
nous soumettrons à l'Esprit de Dieu tout notre être.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Déserteur ou disciple ?
29 Décembre
Déserteur ou disciple ?
Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils
n'allaient plus avec lui. Jean 6, v. 66.
Supposons que Dieu, par son Esprit ou une parole de l'Ecriture, vous révèle
ce qu'il attend de vous et que vous perceviez cet appel. Si par la suite vous
désertez, vous serez dominé par d'autres manières de voir
situées aux antipodes de la pensée du Seigneur. Peut-être
dites-vous en pensant à quelqu'un : "Si avec de telles idées
il prospère, pourquoi ne serais-je pas comme lui ?" Votre devoir
est de marcher à la lumière de la Révélation que
Dieu vous a donnée. Vous n'avez pas à vous comparer aux autres,
ni surtout à les juger, car c'est leur affaire et celle de Dieu. Quand
vous vous apercevez qu'une manière de voir qui vous est chère
est en désaccord avec la vision céleste, et que vous hésitez
entre les deux, vous voyez se développer en vous certaines tendances
- le sentiment de vos droits et de votre valeur personnelle - choses dont Jésus-Christ
n'a rien à faire. Il a toujours considéré cela comme la
racine de l'inimitié contre lui. "La vie d'un homme ne dépend
pas de ses biens, fût-il dans l'abondance." Si nous ne comprenons
pas cela, c'est que nous n'avons pas réalisé le sens profond de
l'enseignement du Seigneur.
Nous nous plaisons à regarder en arrière, et à nous remémorer
les merveilleuses expériences que nous avons faites. Or, si vous refusez
d'obéir à un seul commandement du Nouveau Testament révélé
par la lumière de Dieu vous êtes sur la mauvaise pente; cela prouve
que votre conscience n'est plus docile à la vérité. Le
moment est venu de vous décider à être un vrai disciple
de Jésus-Christ, ou un déserteur.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Dieu fait toutes choses nouvelles
30 Décembre
Dieu fait toutes choses nouvelles
Toutes mes sources sont en toi ! Psaume 87, v. 7.
Notre Seigneur ne rafistole jamais nos vertus naturelles, il renouvelle tout
en nous, de l'intérieur. "Revêtez l'homme nouveau", c'est-à-dire
mettez le vêtement digne de votre nouvelle vie. La vie que Dieu introduit
en vous s'épanouit en vertus nouvelles, non celles d'Adam, mais celles
de Jésus-Christ.
Dieu flétrira votre confiance en vos vertus naturelles, quand il vous
aura sanctifié. Vous ne vous confierez plus en votre force de caractère,
vous apprendrez à puiser toutes vos ressources dans la vie de Jésus-Christ
ressuscité. Si vous connaissez une période de sécheresse
intérieure, remerciez-en Dieu.
La disparition de la confiance que nous avions en nos vertus est le signe que
Dieu besogne en nous. Nos vertus naturelles ne sont pas les promesses d'une
perfection future, mais les vestiges de ce que nous aurions été
sans la chute. Et pourtant nous nous cramponnons à ces débris,
alors que Dieu essaie de nous faire découvrir la vie de Jésus-Christ.
Il est bien triste de voir des chrétiens s'accrocher à ce qui
ne leur vient pas de la grâce de Dieu, mais des hasards de l'hérédité.
Dieu ne peut pas restaurer nos vertus naturelles, car elles ne sauraient réaliser
à aucun degré l'idéal de Jésus-Christ. Ni l'amour
naturel, ni la patience naturelle, ni la pureté naturelle ne peuvent
être suffisants pour ce que Jésus exige de nous. Mais si chaque
élément de notre être est en harmonie avec la vie nouvelle
que Dieu a mise en nous, il créera en nous les vertus qui caractérisent
le Seigneur Jésus lui-même.
Avec l'autorisation de la LLB France
"Tout pour qu'Il règne" - Hier
31 Décembre
Hier
Le Dieu d'Israël fermera votre marche. Esaïe 52, v. 12.
Sécurité à l'égard du passé : "Dieu
ramène ce qui est passé" (Ecclésiaste 3, v. 15). A
la fin de l'année, nous aimons regarder avec ardeur vers l'avenir, vers
toutes les grâces que Dieu nous réserve, et cependant l'anxiété
est prompte à reparaître quand nous évoquons le passé.
Notre joie présente peut être assombrie par le souvenir de nos
péchés et de nos erreurs d'autrefois. Mais Dieu est aussi le Dieu
du passé, et s'il permet que nous nous en souvenions, c'est pour en tirer
quelque leçon pour nous prémunir contre une fausse sécurité
dans le présent.
Sécurité pour demain : "Car l'Éternel ira devant vous."
Dieu nous assure qu'il nous garde mieux que nous pourrions le faire nous-mêmes.
Il veillera à ce que nous ne tombions pas dans un piège car il
est notre protecteur. La main de Dieu va jusque dans le passé, pour décharger
notre conscience et nous libérer de toute inquiétude.
Sécurité pour aujourd'hui : "Ne sortez pas avec précipitation."
En entrant dans l'année nouvelle, ne nous précipitons pas pour
jouir de l'avenir avec insouciance et légèreté. Avançons
plutôt avec cette calme confiance que le Dieu d'Israël marche devant
nous! Sans doute, il y a dans notre passé des choses irréparables,
des occasions perdues que nous ne retrouverons jamais. Mais Dieu peut transformer
notre tristesse négative en réflexion constructive pour l'avenir.
Laissons dormir le passé, mais qu'il dorme dans les bras de Christ!
Laissez aux mains de Dieu le souci de l'irréparable passé et
avancez avec Lui vers l'irrésistible avenir.